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Pneumonorrhagie rhumatismale

— La pneumonorrhagie rhumatismale ou catarrhale (58) survient sous une constitution atmosphérique prédisposant

‘au rhumatisme; le rhumatisme, con-

traire aux vaisseaux sanguins des poumous et des bronches, paraît lui donner lieu. On observe dans celte espèce une toux opiniatre. € 16. Pneumonorrhagie gastrique. — Nous subdivisons la pneumonorrhäügie gastrique : (A) en saburrale, bilieuse et vermineuse , ce qui s'explique faciiement par le rapport que les nerfs pneunio-gastriques établissent entré les poumous et le tube digestif. Puisque déjà les:

aliments, par une idiosyncrasie particu=.

lière, peuvent engendrer l’hémoptysie (59), pourquoi l’état saburral ne pourrait-il pas agir de même? Stoll (60) et Tissot (61; assurent qu’il existe un caractère bilieux de pneumonorrhagie ; il faut prendre garde cependant de con= clure qu’il existe d’après la seule couleur jaune des crachats; le diignostie doit être plutôt tiré de la constitution a mosphérique, des causes précédentes, d8 l'habitude du malade, des symptômes gastriques évidents, que de la couleur des crachats. Ces précautions pour le diagnostic doivent aussi s'étendre à la pneumonorrhagie vermineuse; quoiqu après av'ir lu les observations d'Andry (62) on ne puisse la nier, cependant, comme les vers atlaquent de préférence les seroluleux, et comme ceux-ci sont

(57) Observalio Stahlii. V. Disp. de hæmopiysi auctore a Bergen. Fref, ads Viadr., 1711, p. 8. |

(58) Sauvages (1. c., p. 28), spec. vs.

(59Y Ch. 1u,2$5,4n7 9,

(60) Rat. med., P, nn, p. 115; P. vu, p. 164.

(61) Tissot, OEuvres, t. x1, p. 355.

(62) De la génération des vers. « Il rapporte l’histoire d'un homme de trente ans, affecté d'un crachement de sang très-opiniâtre qui avait déjà résisté à la saignée, lorsque ce médécin s'’aperçut que le malade avait plusieurs symp'ômes qui indiquaient la présence des vers dans le canal intestinal. Ayant fait l'inspection d'içelles, il en trouva plusieurs, ce qui

disposés à l'hémoptysie, il faut faire attention de ne pas assurer que ce qui arrive cum hnc arrive propter hoc. (B) En pneumonorrhagie hépatique (63); Hippocrate en avait déjà fait mention , et elle a été confirmée par Baillou (64) et par notre expérience. Onofrius (65) explique la source de la pneuinonorrhagie hépatique par l’obstruction d’un viscère abdomirnal qui, en comprimant le poumon du même côté, fait que la partie du poumon libre se dilate davantage, et que les vaisseaux se rompent. Nous pensons plutôt que par l'obstruction du foie l'artère hépatique peut difficilement se désemplir, d’où le cours du sang étant ralenti dans l'artère cœliaque, l'aorte et le ventricule gauche du cœur, il y a obstacle au cours du sang . dans la veine pulmonaire, ce qui cause nécessairement la pléthore des poumons.

Quoi qu'il en soit, il faut prendre garde, dans les pneumonorrhagies , d’en rejeter la faute sur le foie, à cause de la seule tension de l'hypochondre droit; car, à moins que nous ne nous trompions gros-

lui ft recourir aux anthelmintiques dont l'administration fut suivie d’un plein succès. » Dict. des sciences médicales, 1. c., p. 318.

(63) « Quibus hepaticis multum est Sputum cruentum sive subputridum, sive biliosum meracum, statim perniciosum est.» Coac prænot.: « Quicumque sanguinem spumosum spuunt, dextrum præcordium dolentes, de hepate spuunt, et multi pereunt. » Idem, ibid.

(64) « Andreæ Baillio, consulis regii filio, annos 20 nato, magna sanguinis per os rejectio : valde de pulmonibus metui- {ur : omni arte pulmonibus studetur ; forte fortuna dum hypochondria manu blande continguntur, pulsus percipitur, ac veluti palpitatio quædam : nec non ab hypochondriis decurrentis sanguinis, ac partes superiorcs affectautis cursus per- Cipiebatur, ac si manu sanguis duceretur : prout partes superiores petebat, horror quidam excitabatur ; at tum confertim rejiciebatur e pulmonibus. Talis rejectio erat hæmorrbagiæ loco, quæ ju- -venibus erat familiaris. Relictis tum præ-

sidiis, quæ pulmoni dicabant, conversum est ad hypochondria studium, Expurgata IMmnumera colluvie, prærepta est ei rejectionis sanguinis occasio. Quid notandum valde est? Epid. et Ephem., 1. 1. Con- Stit hyemalis À. D., 1754, edit. Genev.

Op., P. 4, 6.

(65) De narium hæmorrhagiis com- Mmentarius, p. 35,

sièrement, cetle tension arrive souvent lorsque le poumon rempli de tubercules reçoit plus difficilement le sang de l’artère pulmonaire; dans ce cas, la cavité droite du cœur, gorgée outre mesure de ce sang, ne présente plus un libre passage à la veine cave. (C) En pneumonorrhagie splénique, dont Sauvage (66) parle ainsi: Ccux qui sont en proie aux obstructions et aux squirrhes de la rate et des autres viscères sont exposés aux différentes hémorrhagies et à l’hémoptysie, parce que la circulation du sang étant inlerrompue dans ces endroits obstrués, elle se dirige vers d’autres parties moins résistantes; dans cette espèce la pâleur s'empare des membres, les malades sont tout-à-fait débilités; viennent ensuite l'insomnie et la prostration. On comprend que les maladies du foie et de la rate jouent un rôle dans la pneumonorrhagie hémorrhoïdale, d’après l’origine et la direction de la veine porte , qui est le foyer des affections hémorrhoïdales,

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