Pneumonorrhagie spasmodique
— Si nous examinons l’origine, le trajet et la terminaison des nerfs pneumo-gastriques , leur union avec le cœur et les gros vaisseaux (67), nous ne serons pas étonnés que les passions de l'âme et les autres stimulations données par le cerveau , la colonne vertébrale , l'abdomen (68) et les parties génitales, favorisent la Pneumonorrhagie. Nous l'avons appelée Pneumonorrhagie spasmodique ou nerveuse. — On reconnaît cette espèce d’après la condition des malades doués d’un Système nerveux très-irritable, d’après la cause de la maladie, tout-x-fait contraire au système nerveux; au pouls petit, serré, sans être fébrile ; aux urines limpides et copieuses ; et aux autres signes Spasmodiques (69). Mais nous exhortons à ne pas attribuer la pléthore qui excite l’irritation des nerfs à une affection primilivement nerveuses (70), et à ne pas prendre des symptômes nerveux accidentels produits par la frayeur à la vue
(66) L. c., p. 36. Spec. xvi.
(67) Per /wol.r1f sector, {et 4818 n. 27. (Edit. de Leyps.)
(68\ Lisez sur l’hémoptysie des hypochondriaques, Lupin, Histor morb. difficiliorum. De hæmoptysi ex spasmis; Stoll, Rat. med., P. m1. p. 20.
(69) P. 11, vol. r, sect. 1, c. x1v, $ 72, n, 4. (Edit. de Leips.)
(70) Pur, vol, 1, seet, 1, $ 4, a, 14. (Ib.)
du sang, pour les sigaes d’une maladie provenant du spasme.
18. Pneumonorrhagie arthritique. — L'influence que la diathèse arthritique exerce sur le cœur et les vaisseaux sanguins, l’affinité qu’elle a avec les hémorrhoïdes, les concrétions crétacées rejetées
par les hémoptysiques (71), le retour pé*.
riodique de l’hémoptysie, lié à différentes époques de l’année; voilà autant de faits qui donnent droit d'établir une pneumonorrhagie arthritique.