‹ Traité de pathologie interneChapitre 110 sur 277 · sect. 1, obs. 55, 57; — Haller, De · texte numérisé non relu

sect. 1, obs. 55, 57; — Haller, De

Corp. hum. fabrica, t. vi, p. 280, not. H; | —Morgagni, De sédibus, et causis morb.,!

epist. xvi; —Baumes, Observations et ré-!

flexions sur quelques maladies occasion-!

nées par les hydatides. V. Annal. de la!

soc. de méd. de Montpellier, t. 11, p. 8.!

—Dietrich, in Zadig’s u. Friese’s Archiv. | d. pr. Ileilk. f. Schlesien, 3 B.,.2 st.,.

p. 164; — Ruysch, Museum anat. Ruys-! chianum, p. 4%, n. 8. Cfr. infra, ch: v.

(66) Fernelius, Pathol., 1. vi, ce. xvi, !

— Benivieni, De abd. morb. causis,!

©. Lxxvi. — Schenk, Obs. med., I. n,!

obs. 55, p. 116. — Lieutaud, Hist. anat,!

med., vol. 11, Obs. 572 et 721. — Mor-:

gagni, 1. c., epist. x1x, n. 41; epist. xx1, 0 n. 45.

(67) C’est ce que j'ai trouvé ,sur un | |

grand nombre, surtout de femmes mortes de phthisie scrofuleuse.

(68) Dolæus, sur un polype remarqua-* ble trouvé dans le cœur d’un phthisique.w V. Miscell. act. nat. cur., dec. 11, an. 8.1 — Hartmann, Anatomie d’un polypel trouvé dans le cœur d’un enfant phthisique. Ibid., dec. 11, an. 5 et G. |

(69) Lawrence, in D. medicinisches chir. abh., 5 B. |

(70) The Edinb. med. and surg. Jour. \ 4817, n. 50, april. J'ai trouvé plusieurs À fois la phthisie scrofuleuse compliquée »

avec des lésions de l’aorte.

nsmeneraitc-2é;

DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS

jorne pas ordinairement à la cavité thoacique. Rien de plus fréquent que de rouver, dans les cadavres d'individus norts de phthisie scrofuleuse, des tuber- ‘ules dans le mesentère (71), le foie (72), es’intestins (73) et les autres viscères 74), même dans le péritoine (75) et dans es muscles. On observe aussi fréquemnent que les os sont moins fermes et moins compactes (76).

7. Causes prédisposantes.— Parmi les sauses générales des scrofules (77), celles qui prédisposent surtout à la phthisie ont : le vice héréditaire, un père phthisique (78), l’âge de dix-huit à trente-cinq

” (71) Nous les avons rencontrés sur presque tous les cadavres.

(72) «.…. le foie, dans lequel les tubercules forment des masses très-volumineuses , et arrivent rarement jusqu'au ramollissement complet. » Laennec, L. c., p. 55.

(75) « Il est rare que chez les phthisiques le poumon seul contienne des tubercules; presque toujours les intestins en contiennent dans leurs parois. » Laennec, |. c., p. 32. Cfr. Thebesius, Dissection d'un phthisique mort d’un ulcère du colon intestinal, in Eph. nat. cur., cent.

In et 1V, p. 272.

(74) « L’épididyme, le conduit déférent, les testicules, la rate, le cœur, la matrice, le cerveau et le cervelet. » Idem; ibid. Et Wenzel (Beobacht. über d. Hirnanhang falsüchtiger Personen), et Krimer (Hufeland Journ. 1821, 6 st., p. 51) confirment les lésions du cerveau chez les phthisiques.

(75) « Le cas le plus remarquable de ce genre que j'ai vu est un phthisique qui présentait des tubercules dans presque tous les organes que je viens de nommer... l'extrémité inférieure d’un des muscles sterno-mastoïdiens également transformée en matière tuberculeuse ferme et constante. » Laennec, p. 52.

(76) Portal, 1. c.

(77) P. 1, chap. des Scrofules.

(78) Hippocrate a dit : « Qui secundum naturam ad tabem dispositisunt. »(Aph., sect. vit, n. 8). Les paroles de Fernel sont très-remarquables : « Qui tabida stirpe nati sunt, quasi hæreditario jure omnes tabe marcescunt, hocque malum sæpe vidimus in omnes ejusdem familiæ grasSari. » (Pathol., 1. v, c. x. De morbis pulmonum). Morton a dit : Dispositio etiam hæreditaria sæpe sæpius. phthisin pulmonalem infert, cum omnibus sit sat notum, natos à phthisiçis parentibus in

ans (79), sans excepter l'enfance (80), le sexe féminin (81), le climat humide et

mn +

eundem morbum esse proclives, » (Op. c., L'n,c. 1, p. 27). Fracastor (1. 11, De morb. cont., c. 1x) a écrit : « Mirum esse quasdam familias usque in quintam et sextam generationem omnes eadem tabis conditione perire, et quasdam eadem ætate. » Portal assure la même chose, 1. c., et Considérations sur la nature et le traitement de quelques maladies héréditaires. Paris, 1808. J.-P. Frank (Epit.

de curand. hom. morbis., vol. v, P. n, p: 189); Portal, Observ. sur la phthisie de naissance (Mém. de Paris, an. 1781, bist., p. 9, mém., p. 551); Van Stichel, Essai sur la phthisie héréditaire (Actes de la société de méd. chir. et pharm. de Bruxelles, t. 1, P. 1, p. 79); Chavet, Sur la phthisie pulmon. héréditaire. Münst., 1787, et beaucoup d’autres. J’ai vu des familles dont chaque individu, tantôt du même sexe, tantôt de l’autre, périrent de phthisie pulmonaire.

(79) Hippocrate le dit : « Inter ætates, illæ demum ostentant periculum phthisis, quæ sunt ab anno decimo octavo, ad trigesimum quintum. » (Coac., |. 1). Et « Tabes maxime fiunt ab anno octavo decimo, usque ad quintum, trigesimum (sect. vin, aph. vu). Bayle a donné le calcul suivant sur la phthisie en général.

Sur 100 phthisiques, sont morts : depuis l’âge de quinze à vingt ans, 10; depuis vingt à trente, 25; depuis trente à quarante, 25; depuis quarante à cinquante, 21; depuis cinquante jusqu’à soixante, 45; depuis soixante jusqu’à soixantedix, 8.

* (80) Les enfants scrofuleux sont à la vérité plus souvent atteints de phthisie pulmonaire, mais, même dans le premier cas, on ne trouve pas les poumons exempts du germe de la maladie. La seule différence que j'ai pu trouver, c’est que les tubercules du mésentère étaient déjà en suppuration et ulcérés, tandis que ceux des poumons étaient à l’état cru. Ainsi mon père, le 30 novembre, en 1802, dans la clinique de Vienne, fit l’autopsie d’un petitgarçon d’un an, dont les poumons étaient criblés de tubercules.

(Tiré de ses cahiers).

* (81) Sur 17 phthisiques, je compte 10 femmes. Dans le siècle passé, il paraît que c'était le contraire ; comme on le voit d’après Stahl (Path. dogm., P. im, Membr. 2, art. 2) et Coschwiz (Sur les causes de la phthisie, moins fréquente dans le sexe féminin que parmi les hommes, Ilalæ, 4720). I dit : « Non solum

238 MALADIES DES PAROIS THORACIQUES

froid (82), les régions maritimes (83) et les grandes villes (84).

ex propria nunc per annos plus quam viginti exercita praxi, et observalionibus collectis, vix ac ne vix quidem 30 feminini sexus personas, vera phthisi laborantes observavi, cum e contra juvenes, ét viros eidem malo obnoxios salis numeérosos videre, iisque consilio succurrere licuerit; sed a B. parentis mei experjentia, per 25 annos exercita, idem accepi. » Il attribue la cause pour laquelle les hommes sont atteints plus fréquemment de phthisie, aux violences extérieures, à une nourriture abondante, aux liqueurs fermentées, aux courses, au froid et à la colère. Au reste, déjà Junker (Conspectus med, theor. pr. in tab. xxvi) a dit : « Sexus femineus phithisi magis expositus est quam virilis. « Galien avait déjà dit la même chose (1. 11, Epid.).

(82). Arétée a dit : « Regiones autem frigidæ, atque humidæ hujus affectus germanæ sunt, » (L. c., c. vin.) Comme un tel climat prédispose aux fièvres intermittentes, je m'étonne que Well (Transact. of a soc. for the improvement of med. and chir. Knowledge, vol. 111, n. 52) ait prétendu qu'elles ne sévissaient pas là où se rencontrait la phthisie, et vice versa. Sur l'influence du climat sur la phthisie pulmonaire, il faut lire: Finke, Versuch e. allgem. medicinisch-prakt. Geographie, 1 B., p. 68; 2 B., p.32, 54, 53, 55; — et Southey, |.

C.» P. 20, 56, art | (83) Bemerk. über salzfürende Stürme u. dein Einfluss d. Salzes u. d: Salzluft auf d. Leben d. Thiere u. Pflanzen v.

Beck (The Americ. Journ. of science.

New-York, 1819, vol. 1). Et Sutton prétend que le climat de Malte et de la Jamaïque prédispose à la phthisie. (The Lond.. med. and phys, Journal publ. by Fothergill, 4817, febr.). V. Robert, Rapport sur le concours relatif à la quéstion sur les causes, la naturé et le traitement de la plithisie pulmonaire, qui règne sur les côtes maritimes, depuis Perpignän jusqu’à Nice. Dans les Mém, de Marseille, t, vin, an. 1809 ; t. 1, p. 65.

(84) Si Je considère que la phthisie scrofuleuse se propage à Naples, à Vienne, à Paris, à Londres, à Saint-Pétersbourg, à peu près avec la même fureur, tandis que, dans les provinces de l'Italie, de l'Allemagne, .de la France, de. l’Angleterre et de la Russie, elle paraît bien plus rarement, je suis forcé de croire que le climat par lui-même prédispose bien moins à la phthisie scrofuleuse que. la réunion des circonstances qui sont pro-

8, Causes excilantes, — Les causes | qui provoquent à la phthisie scrofuleuse | sont : les fièvres catarrhales (85), les pneumonies (86), les pneumonorrhagies (87), des vêtements trop légers, l’habitude qu'ont les femmes de sortir la poitrine, les épaules et les bras nus (88), de serrer leur poitrine par des corsets et d’autres liens (89); les veilles, les danses appelées valses (90), le jeu des trom-.

pettes (91), un liquide froid pris lorsque le corps est en sueur (92), l’usa-”

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