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pres aux grandes villes. Il faut rapporter, ici les causes mêmes qui propagent et entretiennent les scrofules dans les fa=« milles, et qui ont été décrites par Hufe-" land (Ueber d. Natur. Erkenntniss u. Hei-* lung d. Skrophulkrankheit., 3 Aufl. Berl.,® 1819, p. 16). À {:
(85) P. 1, vol. 1, c. vi, $ 65, n. 5.
(87) C. m1, S 3, n.2. î (88) Glabbach, Diss. sur.les maladies
provenant de l'insuffisance des vêtements contre le froid, Francf. , 1761. Ejusdem Beschreibung der Krankheïten, welche von d. jetzigen Kleidung kommen, die fur d. Kalte nicht genugsam yerwahret.
Frankf.,1763.—Davidson, Ueber d. Einfluss d, jetzigen Kleidertracht uns. Damen auf d. Gesundheït d. Korpers. Berl., 1798, | 4!
(89) « Si virgines, quæ ex superbia, et | amore pulchritudinis omni cura pectus | in angustias cogunt, ut demissis sint hu- | meris, et graciles appareant, scirent, per» | quam docte inquit Sperling, quanta cum sanitatis ac vitæ id fiat dispendio, tale :
quid haud attentaret. Pulmo enim, ar- !
teriæ, venæ, omnesque partes in thorace | contenta misere, comprimuntur. Hinc mala mille, destillationes, marcor, tabes, | et mors præmatura sequitur. » Institut, | physiolog., lib. 1x, cap. 111, quæst. 6, pa, 1322. sept | a (90) Volf, Erorterung d. wichtigstens Ursachen d, Schwache uns. Generation in Hinsicht auf d. Walzen. Hal., 1737. | (91) Portal, I. c., et mon expérience quotidienne. Mon père se rappelait tou-, jours avec un vif sentiment de reconnaissance son ancien maître de l’ordre des” jésuites, qui, le voyant jeune encore” jouer d’un instrument à vent appelé clarinette, le lui défendit sévèrement, dans, la crainte que sa poitrine n’en souffrit. Le | vieillard, en faisant ce récit, avait cou!
tume d’ajouter : « Ubinam, nostro nunC | tempore lanta habetur studiosæ juyventutis cura? » |
(02) Les exemples de phthisie occas |
DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS, 239
ge des liqueurs fermentées (93), l'abus des eaux minérales (94), les excès dans le mauger (95), les affections morales, surtout un amour malheureux , l’enthousiasme, le chagrin , l’onanisme, le coit surtout prématuré (96) et trop souvent répété , les purgatifs (97), l’accouche-
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phthisie.
- (95) Je veux parler surtout de cette boisson perfide préparée avec le taña, que l’on nomme punch, surtout s’il est pris au temps des danses. Mais quelle que soit la boisson forte et fermentée, si êlle est avalée par un jeune homme scrofuleux, elle pourra produire la phthisie.
(94) Palumbini (Præsid. Faschio), De phthisi. Jenæ, 1679, c. v. L'auteur en appelle à Wedelius, qui avait dit que l’eau même acidulée (dont on fait tous les jours abus en différents lieux) prédisposait à la phthisie,
(95) « Unde mala ciborum confectio yiscidos, acresye succos parat, qui et siomachum vellicando, tussim excilent, et in pulmonibus tandem subsistendo ir- TRUE causam præbeant phthisi, »
Morgagni, De sed. , et aus. morb., 1. 11, epist. xxn, art. 20.
(96) Je me rappelle plusieurs jeunes individus de l’un et de l’autre sexe, qui; quoique disposés surtout à la. phthisie, cependant allèrent assez bien jusqu’à ce que l’idée funeste de se marier les eut pris, car les noces marchaient en même temps que la phthisie.
. (97) Dr. Backer (Med. trans., vol. ü1) raconte que le docteur Blanchard lui a assuré que, parmi quatre-yingt-dix peronnes auxquelles on inoculà la variole, dix furent atteintes de phthisie, pour avoir pris trop de purgatifs, afin de se Préparer à l’inoculation. J'ai vu plusieurs fois la marche de la phthisie être accélérée par des purgatifs anthelmintiques répétés, qu’il faut, je pensé, attribuer nonseulement à la débilité produite par les évaçuations, mais à l'irritation du sys-
ment, l'allaitement, les différentes maladies , Surtout les fièvres intermittentes # la rougeole, la variole, la syphilis. On demande si la phthisie scrofuleuse peut se communiquer par contagion? Si nous réfléchissons que des centaines de phthisiques, tout couverts de sueur, ont expiré entre nos bras, que nous avons appro:
ché de mille autres phthisiques sans au:
cune précaution et cependant sans rien éprouver, et que les garde-malades dans les grands hôpitaux soignent jour et nuit lés phthisiques sans être plus exposés aux maladies du poumon que le reste des hommes; si, dis-je, nous faisons attention à toutes ces choses, il sera pour nous hors de doute que la maladie dont il s’agit n’est point contagieuse , du moins d’après l’idée que nous avons de la conlagion , comme dans le typhus, la scarlatine, la rougeole, la variole et l'hydrophobie, Il est vrai que la maladie arrivée à sa dernière période peut se communiquer lentement s’il existé un commerce intime, comme de coucher avec dés malades en sueur, de $e servir de leurs ustensiles, de leurs vêtements. Et nous sommes d'autant plus portés à l’admettre, que le nombre de nos observations se multiplie tous les jours. Nous avons rassemblé d'innombrables exemples de mariés qui périrent les uns après les autres de phthisie, sans qu’un pareil malheur püt être attribué aux autres causes > comme les chagrins et les veilles, ou bien au hasard. Or, quel est celui qui oserait nier les exemples qui confirment là nature coùtagieuse de la phthisie pulmo:
naire, rapportés par Aristote (98), Gälien (99), Schenk (100), Rivière (1), Fra-
tème lymphatiqiie abdominal provoquée surtout par les drastiques, et communiquée aux poumons,
(98) Problem, 1v, lib. vii,
(99) De febribus, 1. 1.—Charter, t. vri, P. 188. « Periculosum præterea est, consuescere his, qui tabe tenentur, atque in totum cum omnibus, qui putridum adeo exSpirant, ut domicilia, in quibus dé cumbunt, gravitér oleant, » ;
(100) Obs., 1. 1, obs, 135, mel Obs, cent. 1, n. 35, 99; cent, 1v,
Le
castor (2), Morton (3), Swiéten (4), Morgagni (5), Raulin (6), Hildenbrand (7), Cirille, et Cotugno (8), et par tant
(2) Lib. 1, De morb. contag., c. 1x :
« Potest fieri, ut optime sanus existens ex consuetudine tamen, et convictu cum phthisico, aut ex fomite labem illam contraxerit : nam mirum profecio est, quanta tenacitate servetur virus illud in fomite, ita ut vestes, quas phthisici gestavere, sæpe visæ sint post biennium allulisse contagionem : quin imo tales etiamnum fiunt et cameræ, et lectuli, et tabulata, ubi phthisici periere. »
(3) L. c., O. u, 1. 1. «Contagium etiam hunc morburn propagat : hic enim affectus (uti frequeuti experientia observavi) lecti socios miasmate quodam, sicuti febre maligna, inquinat. »
(4) Comment., $ 1206. « Certe juvenis ille, cujus modo mentionem feci, infecit sororem, et ancillam, quæ ipsi in morbo assidue ministrarunt. »
(5) Epist, anat. xxu, n. 5: « Illas (sectiones cadaverum phtbisicorum) fugi de industria adolescens, et fugio vel senex, tum ut mihi, tum ut studiosæ, quæ mihi circumstat, juventuti prospiciam, cautius fortasse, quam opus sit, at tutius. » Le docteur Bayle, qui fit tant d’ouvertures de cadavres phthisiques, mourut luimême de phthisie. V. Dict. des sciences méd., 1. c., p. 46.
(6) L. c., 1 B., p. 23. Un jeune homme mit des bas tissus par les mains en sueur d’une phthisique; aussitôt il eut unesueur aux pieds, ce qu'il n'avait jamais éprouvé auparavant. La sueur sensiblement se répandit sar tout son corps, accompagnée de toux. Le malade guérit cepéndant.
(7) Hufeland’s Journ., 8 B., 4 s1., p. 16.
(8) Istruzioni al pubblico sul contagio della tisichezza, scritte per sovrano comando della facoltà medica del supremo magistrato di sanità di Napoli. Napoli, 1782. On peut juger combien grande est à Naples la crainte de gagner la phthisie, par l’ouvrage de M. Creuzé de Lesser, Voyage en Italie et Sicile, fait en 1801 et 1802. Paris, 1806, p. 168. « Nous ne pûmes pas voir un des appartements (de Portici) qui était fermé, parce qu’une princesse napolitaiue y était récemment morte d’une maladie de poitrine. On est persuadé, à Naples, queces maladies sont contagieuses; on l’est au point, que tous les meubles précieux, boiseries, et jusqu'aux cheminées que contenait cet appartement, venaient d'être arrachés et
MALADIES DES PAROIS THORACIQUES
d’autres (9)? Les seuls qui l'ont osé fu-
reut Castellani (10), Portal (11), Battoli
(12), Tonelli (13), Cochi (14), et Sal- |
made (15).