‹ Traité de pathologie interneChapitre 12 sur 277 · En general. — Parmi les maladies · texte numérisé non relu

En general. — Parmi les maladies

de la caisse du tympan se présente d’a= bord l’inflammation du périoste qui tapisse cetle cavité, et auquel vont se distribuer beaucoup de vaisseaux sanguins (93); viennent ensuite les résultats de cette inflammation , de même que les allérations des osselets de louie, causes itrès-communes de surdité.

2. Inflammation de la caisse du pe pan. — Tantôt l’inflammation. de la caisse du tympan est primitivement locale, tantôt est le résultat de la propagation d’une flegmasie du conduit auditif externe, de la trompe d’Eustache, ou de l'oreille interne. Cette espèce d’otite

(90) Rivinus, Cooper, Leprotiet Teirhmeyer, Diss. vindic. quorumdam inventorum suorum anatomicorum. Jen., 1725.

(91) Walther, Diss. de membrana tympani. Lips., 1725, p. 14. V. Halleri Collect: diss. anat., vol. v, p. 554, 551.

NRA Ur LENS 2 PO à (P —Giebeliasens Les 02.

(‘) Curtis ne c., p. 15) dit avec ed M coup de raison que L étrier est.un des;osselets de l’ouiïe les plus importants pour la propagation du son.

(92) Autenrieth (1. c.) conseille d'adapter aux deux bouts. d’un petit tube de plomb un morceau de vessie de poisson préparée et vernie, et d'introduire cet instrument dans le conduit auditif! ;|

(93) Loder, tab. 54, fig. 15. Bichat regarde comme une membrane muqueuse:

le périoste de la caisse du tympan. :

DES YEUX, DES ORFILLES ET DES NARINES

est souvent douloureuse (94) et chronique dans sa marche, surtout lorsqu’elle provient d’un coryza, chez les sujets arthritiques et hémorrhoïdaires. Dans d’autres circonstances, un refroidissement, la guérison d’ulcères anciens (95), les affections du foie ou de la rate (96), développent une maladie évidemment fébrile.

Lorsque la fièvre est de nature rhumatismale, elle survient avec une douleur violenteet aiguë (*) de l'oreille interne, qui se propage jusqu'au gosier et avec des tintements. L’organe examiné extérieurement n'offre rien de morbide, mais toutes les fois que l’on vient à comprimer l’apophyse mastoïde , le malade se pluint que ses douleurs augmentent. La Maladie, accompagnée de souffrances cruelles , fait ordinairement des progrès jusqu’au septième jour sans que le conduit auditif laisse écouler de la lymphe coagulable. Elle se juge le plus souvent par la sueur, une urine sédimenteuse , ou parles selles. Il en est qui attribuent en même temps ce résultat au passage de la lymphe de l'oreille dans la gorge ; si l’on n'obtient cette heureuse résolution que par le traitement anti-phlogistique, vigoureusement employé dans toute son extension, sans négliger vers la fin de la maladie l’usage du mercure, soit à l'extérieur sous forme d’onguent , en friction derrière les oreilles, soit à l’intérieur sous forme de calomel, on doit s'attendre à l'oblitération de la caisse du tympan, aux ulcérations des osselets de l'ouie , à la perforation ou de la fenêtre ovale ou de la fenêtre ronde, à l'hydropisie aiguë, à la suppuration et à la carie.

3. Ublitération de la caisse du tympan, altérations des osselets de l'ouïe ainsi que de la fenêtre ovale et de la fe-

pq nn ennemi)

(94) Trampel, 1. c., $ 19. (Anatomic descriptive, t. 11.)

(95) Jasser, apud Arnemann, op. c.,

(96) Je voudrais fixer davantage l’attention des médecins, sinon sur l’inflamaaation, du moins sur la douleur des oreilles, comme affection concomittante des altérations du foie ou de la rate. Dans le premier cas, le mal sefait sentir dans l’oreille droite, et dans le second dans la gauche, avec tous les signes qui annongent que la caisse du tympan est affectée,

(‘) Alard (1. c.) prétend que la douleur est peu intense dans l’inflammation de la caisse du tympan; mais Saissy (l en; p. 67) réfute à bon droit cette assertion,

Frank, ro. 1v,

nétre ronde. — Dans le fœtus la caisse du tympan est souvent remplie de mucosités (97), et plus tard elle peut être oblitérée par de la Iymphe coagulable, du mucus (98) provenant des cellules mastoïdes, de la gélatine (99), et par des fausses membranes qui, entrecroisées en sautoir, remplissent sa cavité (100), ou bouchent sa communication avec les cellules mastoïdiennes (1), vices dont la persistance ne peut qu’altérer les rapports des osselets de l’ouïe avec les parties contiguës (lesquelles aussi ne sont pas toujours exemptes de vices de première conformation, surtout chez les sourds et muets); on a trouvé, en effet, les osselets de l’ouïe plus petits (2), plus grands (3) qu’à l’état normal, manquanten partie (4)

(97) Quelques considérations sur la membrane pupillaire, et sur les matières muqueuses qui remplissent la cavité du tympan dans le fœtus humain, d’après lesquelles on peut croire que les enfants, du moins un très-grand nombre, ne voient ni entendent que plus ou moins de temps après leur naissance, par M. Portal. V. le Journ. gén. de méd. française et étrangère, t. Lxvi, janv. 1819, p. 84.

(98) Saunders, 1. c., p. 42. — Leschevin (par l'effet d’un vice vénérien), 1. c.

—Saissy, |. c., p. 89. ;

(99) Otto, Handb. d. pathol. Aaat., p, 484 (chez les enfants syphilitiques).

(100) Morgagni, op. c., epist. x1v, $ 15, et Epist. anatom. vi, $ 4.

(1) Morgagai (Epist. anat. v,art. 25,96, p. 55) prétendait que, dans l’état normal, il existe une membrane de séparation entre les cellules de l’apophyse mastoïde et la cavité du tympan; mais Arnemann (op. c., p. 50) assure que cette membrane n’est qu'un produit morbide.

. (2) Bonet, Sepulchr. anat,, 1. 1,-sect.

xx, obs. 4, $ 3.

(3) Cotunni, 1. c., p. 72.

(4) Ainsi le marteau et l’enclume man:

quaient chez Caldani, Epist. ad Hallerum script. , vol. vi, p. 442, 145; chez Toracca, dans le Giorn, di med., t. vr, p: 221; chez Scarpa, De struct. fen. rotund., p. 84. L’enclume seule, chez Bonet, Sepulchr. anat., 1. c., obs. 4; chez Marin Mersennus, in Epist. ad Beverwick: de calculo, p. 80. Les osselets lenticulaires n’existaient pas chez Marchetti, Anat., p. 222; osselets toutefois qui, d’après Fabricius (Method. cadayera bum. rite secandi, p. 441). et Blumenbach (Gésch.

u. Leschr: d. Knochen, p.144), devraient être considérés comme des épiphyses.

(sans que pour'cela l’onre fût toujours lésée (5)), excédant le nombre ordinaire (6), cariés (7), déplacés (83), ‘ét réunis anormalement. Par éxemple, on a vu l'étrier si fortement fixé aux bords de la fenêtre ronde, qu'il ne jouissait point de la faculté'de se mouvoir (9), et la membrane qui unit l’étrier aVec la fenêtre ronde, ossifiée (10); en outre cette membrane était rémplacée par une concrétion 0sseuse (11). Les musclés des osselets de l’ouièe ne sont pas non plus toujours éxempts d’altérations (12). On peut juger par tout ce qui précède combien sont

nombreuses ‘et variées les causes de sur-

dité et des autrés altérations de l’ouie qui résultent seulement de la lésion organique de la caisse du {ympan, et combien ilest difficile d'établir un diagnostic sans avoir recours aux signes anamnestiques! On ne connaît-d'autres moyens curatifs que la perforation de la membrane du tympan (13).

4. Hydropisie ‘aiguë de la caisse du tympan, — On ne manque pas d'exemples, dont quelques-uns tiennent nrême du prodige (14), d'hydropisie aiguë de la

{5) Portal, Coùrs d'anatomie, vol. 1v,

454. (Tous les osselèts marquaïent, excepté l’étrier, sans que l'ouie fût détruite.) *Éréss

(6) Teyÿchmeyer, Vindic. quorumdam inventorum ‘anatomicorum. Jen., 4727.

Cassebohm, I. c., tract. TV, p.55.

(7) Valsalva, 1 cc, ‘e. v, $ 5. — Morgagni, epist. x1v, 10.

(8) P.'ex. par les violences extérieures et surtout par l’hydrocéphale, qui a pour effet de disjoindre les os temporaux, ét de détruire les moyens d'union qui existent, soit entre l’enclume et l’étriéer, soit entre celui-ci ‘et Ia fénêtre- ovale. Blumenbach, 1. c., p. 19, note (‘), ‘p. 440, note (**). | 149) Valsalva, 1. :c:, $ 10.

110) Morgagni, op. c., épist. x1v, $ 14.

(12) Cotunni, 1, e., $ 72.

(12) Morgagni, 1. c:, $ 15. Epist. anat.

(13) Kern (1. c.) attribue l’immobilité du l'absence des osselets de l’ouïe, à des circonstances qui laissent espérer de bons résultats de la perforation du tym-

an. | de (44) Plus d'un livre, par exemple (B'eslauer, Samml. v. Nätur und Med., 18 B., p. 466), Félibien, dans les Mém.

de l’Acad. des sciences de Paris, 1705 ; Valsalva, V. Morgagni, 1, c:, $ 5, 'et Epist. anat,, epist, vy, SG.

caisse du tympan , soit Sérêuse (15), soit purülente (16) (sans parler dés épanchements sanguins dus'à dés Violences extérieures (17)). Nous n’indiquerons point ici le moyen de porter‘un diagnostic sûr, car une inflammation précédente de la caisse dû tympan, la dureté de l’ouie avéc bourdonnément , l'absence ‘des symptômes qui annoncent une suppüration latente, et les signes de l’oblitération de la trompe d'Eustache (18), portent tout au plas à soupconner l'existence d’ane hydropisie aiguë. Lorsqu'un pareil soupcon est fondé, à moins qu'on n'ait pa réveiller l’action des vaisseaux lymphatiques (19), à l’aide des irritants mécanïiques appliqués derrière les oreilles, de l’électricité (20), du mercure et dés diurétiques, ‘et à moins encore que la nàturé ne provoque elle-même l’évacuation de Ja sérosité par le Conduit auditif

externe , les narines où la bouche (*), il.

faudraït recoûrir à Ta paracéntèse de la caisse du tympan, que nous décrirons plus loïn, et à laquelle d’ailleurs n’est attachée aucüne'espèce d’inconvénient (**).

5. Suppuration etcarie. — T1 n’existe peut-être pas de maladie plus cruelle que Ha ‘suppuration et la carie de la caisse du tympan et des cellules mastoïdes. En effét, le malade est tourmenté nuit et jour par la fièvre, les douleurs lancinan= tes, non-seulement de l'oreille, mais dé toute là tête, principalement du côté affecté , ‘et même du coù. Nous avons vü des malades qui éprouvaient en mêmé

temps des vomisséments et dès convül-

(15) Hellwig, Obs. med. xxv. Misc.

nat. cur., dec. 111, an. 5, p. 13; an. 7 et8, p. 541.—Bonet, in Sepulchr, -anat., Er; sect. xx1x, Obs. 2 ic

(16) Morgagni, op. c., épist. vi, S'4,

(17) Morgagni, op. c:, ‘epist. Li, Ç 50.

—Saissy, 1. c., p.'85.

(18) L’occlusion de l’orifice guttural de la trompe d'Eustache rend aisément compte de l'énorme quantité de sérosité qui peut s’amasser dans l’intérieur dû tympan'et de la trompe elle-même.

(19) Mascagni a très-bien représenté dés vaisseaux Tlymphatiques nombreux de la caisse du tympan. V. Vassor.

Tymph. hist, P. ri, t. xxvu, fig. 5.

- (20) Blizard, V. Arnemann, Bibl. f.

Chir. u. pr. Med., 1 B,,95st., p. 241.

(*) Saïssy, L.‘c., p. 82. Fr

(*) Säunders, L c., p, 3L.—-Zanig (Opts rationslehre, 2 (h.)

DÉS YEUX, DES OREILLES ET DES NARINES

sions (21). La région-de l’apophyse mastoide est gonflée/eteelle ne peut supporter le contact , «ce :qui ‘n’a lieu ‘quelquefois qu'en un seul pointeirconscrit de lapartie. Les :parotides surviennent dans quelques cas ,ét-enfin un érysipèle vient hàter le terme fatal. Parmi plusieurs cas de ce genre, un seul s’est présenté à mon observation, dans lequel un‘abcès formé autour/de l’apophyse mastoïde s’étant ouvértà d'extérieur, et la carie qu’il cachait ayant guéripar-exfoliation , l’oute;, auparavant assez dure , s’est complètement rétablie. Get exemple prouve suffisam ment que la perforation «ie l’apophyse mastoïde, et des injections ‘à travers l'ouverture ‘artiféielle, proposées par Rioland ‘(22)-et Rolfinck (23), et pratiquées par Valsalva (24)-et autres (25) avec succès, bien que dans d'autres cas elles aient:eu un résültat funeste (26), ne doivent pas être ‘absolument rejetées ;

non point dans la surdité qui ‘est due à

un vice de la-trompe d’Eustache:, ainsi que les auteurs l'ont cru, mais dans celle dont il estici question, c’est-à-dire dans celle qui provieut d’un abcèset de la carie de dla caisse du tympan , ‘et de l'apophyse mastoide, à la suite d’une ‘inflammation aiguë; je dis aiguë, car si cette carieétait le produit d'une inflammation chronique syphilitique, il faudraït à peine attendre quelque ‘effet salutaire ‘de la perforation de l’apophysemastoïde, dont on à trouvé en pareil cas les cellules remplies de matière crétacée (27). Dans

(21) Les ‘observations de Valsalva ‘prouvent que des vers introduits‘ dans Îa caisse du tympan ont pu occasionner des convulsions. V. Morgagni, op. c., epist. xx1, $ 7. Il paraît que c’étaient dés larves d'insectes qui avaient pénétré ‘dans la cavité du tympan, par suite dela ‘déchirure de sa membrane,

(22) Opusc. anatom. nov, p. 518.

(25) Diss. änatomica. Jen., 1656.

(25) Aïnemann, 1. c., p. 46, 65. On "peut lire sur ce même sujet, c’est-à-dire sur la perforation de l’apophyse masfoïde, Jasser, in Schmucker’s verm.

DeHvnt. ; SUB.) 499 eu Hagstrom, in Abh, f. pr. Aerïte, 14B. — Loœffler, “Beÿtr.z. Wundarzneyk, 2B., n.7. Journ.

‘de méd., chix. et pharm., févr. 1793.

(26) On attribve à ‘une opération semblable la mort du docteur Berger, premier médecin ‘du roi de Danemark,

(27) Arnemann, 1, ‘ç., p.25.

| 19 tous les cas, on ne devra entreprendre une opération de cette importance qu’avec les plus grandes précautions et après un mür examen (28). C’est pourquoi il serait à désirer qu’un autre procédé d’injection, soit à l’aide de la perforation du tympan (29), soit par la trompe d’Eustache (30), pût devenir de plus en plus facile. Mais les injections dans la trompe d’Eustache, soit par le nez d’après Ja méthode de Leschevin (*), de Cléland (31), de Wathen (32) et de Saissy (33) ; soit par la bouche d’après celle de Guyot (34), ont présenié tant de difficultés sur le vivant, qu’elles,n’ont pas eû jusqu'ici les suffrages d’un grand nombre de praticiens.

(28) T1 faut savoir, en'effet, que l’apoz physe mastoide varie ‘chez les ‘divers individus (Arnemann, 1.:c., p.20); qu'elle est moins ‘considérable chez les femmes que chez les hommes (p. 21); qu’elle est plus volumineuse et plus forte du côté droit que du-côêté gauche (p. 21);-que ses cellules ne sont convenablement développées que de la seizième à la dix-septième année, et qu'elles ‘persistent ‘en core dans la vieillesse (Murray, ‘in Neuren Schwed. Abliandl., 40 B., p. 199 contre Cassebohm); que la perforation de l’apophyse mastoïde, pratiquée à contretemps, peut 'occasionner la lésion du cerveau, et que les troubles 'les plüs graves sont quelquefois le ‘résultat des'injections irritantes dans la partie (p.‘31); que dès lors celles-ci ne doivent être composées que ‘d’eau tiède, et ‘poussées.le plus doucement-possible, de ‘peur que le fympan ne soit rompu (p: 59). Side malade est couché, la matière de l'injection ‘sort par la bouche, et s’il est debout, par-la narine du côté affecté (fp. 59), pourvu

toutefois qu'une fausse membrane n’intercepte'poïnt la communication’ des cetlulés mastoïdes avec la'caisse duitÿmpan.

(29) Saunders, }. :c., p. 81.

(50) Saissy (1. c., p. 109) démontre

très-bien les avantages que l’on ‘peut re-

tirer de’cette opération.

(51) Philos. transact:, 1741, p. 747.

(39) Ibid., 4755, p. 243, 5921. | (53) Médecin de Lyon, ‘dans ‘un ‘ow.

yrage. qui est sur le point de paraître.

Qu'on lise’ en attendant le Dictionn. ‘des

‘sciences méd., L.‘c., 'p. 101, 408.

(34) Hist. de l'académie dés ‘sciences,

‘an. 4724, p. 25, et Mach. ‘et ‘inverit. approuvés par L'Açad, dés ‘sciences, ‘t. 1v,

S III. Maladies de la trompe d'Eus- ” ‘tache.

1. Causes d'oblitération. — On rapporte aux maladies de la trompe d'Eustache l’oblitération et l’inflammation de ce conduit. L'oblitération est tantôt symptomatique et tantôt idiopathique. Dans Je premier cas, elle est due à des vices de la caisse du tympan (35), à un polype des fosses nasales descendant jusqu’au #0sier, à des tumeurs du cou, principalement des tonsilles (36), à la scarlatine, à la variole (37), à des ulcères vénériens de la gorge, ou aux cicatrices laissées par ces ulcères (38), à des aphthes (39), et à des corps étrangers qui se sont introduits dans sa cavité (40). Dans le second cas ( sans parler de l’imperforation congénitale (*) ), cette affection est produite par des matières muqueuses (41), par l’inflammation et par la suppuration.

2. Inflammation de la trompe d'Eustache. — L'inflammation de la trompe

EE

(35) Robbe, dans une notice adressée à Curtis, op. c., p. 51. « Denn sammeln sich einmal ausgetretene Feuchtigkeiten in der Trommelhole an, und gerath ihr Ausgang ins Stocken; so muss sich die Eustachische Rohre leicht mit verstopfen, und es ist daher keinem Zweifel unterworfen; dass die Fehler der Trommelhole auch Krankheïiten der Gehortrompeten nach sich ziehen, und so auch umgekert. » ! 3

(36) Sims, Med. Abh. einer Gesellsch.

Y. Aerzt. in London, 1 B., p. 22.

(37) Saissy, 1. c., p. 95.

(38) Swediaur , Cooper, Saissy, 1. c.,

(39) Saunders, 1. c. |

(40) Valsalva (op. c., c. v, $ 10) parle d’une vesce qui, s'étant introduite dans la trompe d'Eustache, avait suspendu l'usage de l’ouïe jusqu’après son extrac- 1ion. x |

(‘) « Il y a des enfants qui viennent au monde avec la trompe d’Eustache imperforée : dans ce cas les sujets sont sourds-muets. » Saissy, 1. c., p. 95. Il guérit l’imperforation de la trompe à {aide d’une opération chirurgicale.Idem, 1. c., p. 94

(41). Otto a trouvé sur des cadavres de vieillards affeotés de surdité, la trompe d’Eustache bouchée par des mucesités endurcies : Seltene Beob. z. Anatomie, ÉPySIQU u, Pathol, Bresl., 4806. Gfr. $ 22, Ne e

d’Eustache se rapporte à l’esquinancie ; avec laquelle elle est ordinairement compliquée. Le malade accuse alors une douleur aiguë qui suit le trajet de la trompe jusqu'aux oreilles , et augmente pendant la déglutition , celle de la salive surtout. Ces symptômes apparaissent principalement dans l’esquinancie catar- :

rhale et scarlatine, dans l’angine vénérienne , mercurielle, et dans celle des phthisiques affectés d’ulcères, soit du poumon , soit du larynx, soit du pharynx (42).

3. Diagnostic de l’oblitération de la trompe. — L'affaiblissement de l’ouie, dû à l’imperforation, ou à l’oblitération, ou … au rétrécissement de la trompe d’Eustache, se reconnaît 1° par l'exploration (*) ; 20 par l'existence antérieure ou actuelle de maladies de la gorge ; 3° par l'impossibilité de remplir d’air le tympan; 4° par l'influence nulle qu’exerce l’ouvertures de la bouche sur la faculté d'entendre, et.

5° par l'habitude que prennent les malades de parler à voix haute (*). D’après Sprengel (43), le malade entend moins bien encore sa voix propre que celle des autres personnes, et il percoit des bourdonnements d'oreilles. Saunders (44) prétend au contraire que dans la surdité ce dernier signe annonce plutôt que la trompe d'Eustache est libre. Quoi qu’il en soit, il est bien certain que la cophose et la dureté de l’ouie, qui sont dues à l’oblitération de la trompe d’Eustache, et principalement de son orifice guttural, sont avantageusement modifiées par la perforation du tympan. On peut lire sur cette opération, à laquelle, peut-être à tort (45), on n’a presque plus recours aujour-

(42) Des matières muqueuses, mêlées au liquide amniotique, remplissent. également la trompe chez le fœtus, d'après Hérold, Desault, etc. V. Saissy, 1. c., p- 98. Je puis à peine croire que le mucus soit susceptible de se congeler par le froid dans la trompe d’Eustache, ainsi que le prétend Wathen. (Trnka, Historia cophos.)

(*) Saissy (1. c., p. 101). « A la faveur d’une algalie, on porte un stylet boutonné dans la trompe. »

(”*) Robbi,1. c., p. 57. Dans une note.

(45) Handbuch der Semiotik, p. 336.

(44) L. c., p. 44. Saissy dit (1. c., p. 99) : « Le bourdonnement n'est point un signe de l’obstruction des trompes. »

DES YEUX», DES OREILLES ET DES NARINES. 921

d'hui, Trnka (46), Cooper (47), Saunders (48), Michaelis (49), Himly (50), Neuss (51), Hunold (52), Neuwenhuis (53), Nasse (54), Beck (55), Maunoir (56), Fuchs (57) ; Paroisse (58), Harless (59), Asbury (60), Rust (61), Kern (62), “et Saissy (63). Les obstacles peu considérables, comme des matières muqueuses , par exemple, qui oblitèrent les trompes d'Eustache, sont entraînés quelquefois par une forte expiration, le nez et la bouche étant fermés (64), ou par de la fumée de tabac retenue long-temps dans la cavité buccale, ou bien enfin à l’aide de masticatoires et de gargarismes (65).

(47) On the operation of a particular species of deafness. Phil. trans. of the year 1801.

(48) Op. c., p. 44.

(49) Himly, Bibl. f. d. Ophthalm.

Kenntniss u. Behandil. d. Sinne uberhaupt. Hannov., 1819.

(50) Commentatio de perforatione tympani. V. Salzb. med. chir. Zeit. 1806, J'B,, D. 19, 4 B.,;,p-, 97.

(51) Diss. de perforatione membranæ tympani. Gœtt., 4801. ;

(52) V. Hufeland’s journ., 24 B., 2st., p. 172.

(53) Diss. momenta quædam de surdi-

tate per puncturam membranæ tympaui

curanda. Traj. ad Rhen., 1807.

(54) Hufeland’sJourn.,24B.,5st.,p.163.

(55) De tympani perforatione in surditatis cura cautius, rariusque adhibenda.

Erlang., 1806.

(56) Journal de médecine continué, vol. 1v, p. 106, 109.

(57) Diss. de perforatione membranæ tympani. Jen., 1809.

(58) Opusc. de chirurgia, p. 307.

(59) Opera minora academica medica, vol. r, 1815.

(61) Salzb. med. chir. Zeit.,1813,n. 62.

(64) Valsalva, 1. c., p. 84.—Sims, in Mem. of the med, soc. of Lond., vol. r, n, 5. — Cleland, in Phil. trans., n. 461.

V. Leske, Auserl. abh., 2 B., p. 29. — Robbi, |. c., p. 59, note.

(65) Celsus, 1. vi, c. vi. — Decker.

V. Schulze, I. c., 6 18. (Parmi les gargarismes, on recommande beaucoup le vinaigre scillilique, remède très-ancien et très-empleyé autrefois par les sectateurs de l’école pythagoricienre.) Morgagni, ep. anat, VU, n. 144. — Autenrieth, 1. c.

(Toutefois le gargarisme qu'il propose,

Pour rétablir les oscillations du tympan, on a recours, dans quelques cas, à la succion de l'oreille (66), ou à la raréfaction de l'air du conduit auditif externe au moyen d’une ventouse ou d’un petit moxa , dont l’un des bouts est introduit dans l'oreille, tandis que l’autre brûle (67). Il n’est pas besoin d'indiquer avec quelles précautions il faut procéder en pareil cas.

CHAPITRE IX. —= DES MALADIES DU LABY+ RINTUE ET DES ALTÉRATIONS DE L’OUIE.

$ Ier. Maladies du labyrinthe.

1. Anatomie pathologique. — L’analomie pathologique du labyrinthe est fort peu avancée; nous savons seulement qu’on a trouvé cet organe non ou imparfaitèment développé (68), la fenêtre ronde rétrécie (*); les membranes qui bouchent cette ouverture et la fenètre

“ovale desséchées, indurées (**); le liquide

de Cotunni dégénéré en une masse caséeuse (69), desséchée (70); le conduit auditif interne bouché par une membrane (71); les nerfs acoustiques desséchés (72), atrophiés (73), comprimés par des tumeurs et des liquides extravasés (74),

fait avec la décoction d’écorce de daphne mezereum, et de l’ammoniaque caustique, me paraît trop âcre.)

(66) Eph. nat. cur., dec. n, an. 4, obs. 125.

(67) En Lithuanie, le bas peuple emploie cette méthode avec succès.

(68) Mundini, Comment. Bonon., vol.

vis (anatomie d’un sourd-muet, p. 422).

Saissy, 1. c., p. 114.

(") Lobstein, Rapport sur les travaux anatomiques de l’école de médecine de Strasbourg, premier trimestre de l’an xn.

Scarpa (op. c.) enseigne que la fenêtre ronde décroît à mesure que l’on avance en âge. |

(”) Leschevin, I. c.

(69) Haigton, Mem. of the med. soc.

of Lond., vol. in, p. 4, et Abh. f. pr.

Aerzte, 15 B., p. 588.— Duvernay, 1. c., p. 4. Cline apud Saunders, 1. c., p.4, 6.

(70) Richerand. V. Saissy, L. c., p. 117.

-(71) Valsalva, apud Morgagni, epist.

xLvII, Ç 48.

(72) Arends, De cephalalgia. Ludg, Batav., 1675.

(75) Fr. Hoffmann, De auditu diffcili, $ 2, sur un chien. -

(74) Boneti, op. c., 1.1, sect. 11, obs.

53, vol. 1, p. 455,—Severinus, De recon :

même: à leur’ origine. Quelquefois, cependant , les cadavres des sourds n’ont présenté aucune altération des organes de l’ouie (75).

2. Surdite' due à un vice de l'oreille interne: — Il résulte de ce qui précède que la surdité due à un vice du labyrinthe, et qui est la plus commune de toutes (76), dépend tantôt d'une conformation vicieuse de celte partie, tantôt de maladies de l’encéphale, tantôt d’une inflammation locale, et tantôt d’une altération de sensibilité dans le nerf acoustique.

3. Surdité due à une conformation vicieuse du labyrinthe. — Le Jabyrinthe, de même que les autres parties, est sujet à des vices de première conformation. fl résulte de notre expérience personnelle, et de celle de beaucoup d’autres (77), que ces sortes de vices sont quelquefois héréditaires dans les familles, ou congénitaux (“). El est probable que le rachitis, qui affecte en général le système osseux, n’épargne point celui du labyrinthe. S'ilen est ainsi, on peut juger du peu d’espoir que doit laisser le traitement des sourds de naissance.

4. Surdile due aux maladies de l'encéphale. — Il existe plusieurs exemples de céphalées terminées par la surdité (78), lesquelles dépendaient sans doute d’une inflammation latente ou des résultats de cette itiflammation, siégant dans les divers points qui entretiennent des rapports avec le nerf acoustique (79), sans excepter la moelle épinière élle-même (80). Ce n’est pas sans raison que nous

dita abseessuum natura. 1724, L 1v, cap.

XxxVI, & 2.

(75) Saunders, I. c., p. 46.

(76) Curtis, op. @

(77) Schenk, Obs., L. v, n. 354.—l'ernelius, Pathol., 1 v, c. vr. — Hoffmann, Eonsult, et respons., cent. 1, cas. 40. — Morgagni, op. c., epist. xLvIu, art. 48.— Troka, 1. ©, p. 6.—Michaelis. V. Himly, Bibl., 1 B., 2 st., p..297.

(*) Nasse: in Deutsches Archiv. f. Physiologie. V. Meckel, 1 B., 4 Heft. (Des parents tout-à-fait sains ont donné naissance à dix enfants, parmi lesquels neufs étaient sourds-muels.) R

(78) Celsus, 1. vr, c. vi. — Smetius, Miscell., 1. x, p. 548. — Timæus, cas.

JL. 1,0. 51.—Tozzi, Op., t. 1, p. 73. —Breslaucr Samul., 1722, p. 212.

(79) Savoir, le quatrième ventricule, le calamus scriptorius, le pont de Varole. *

(80} Raçghetti, b @, pe 58,

avons mis la surdité parmi les prodrômes de l’apoplexie. (81) ; nous avonsmême vu celle-ci se dissiper par l'apparition de la première (82). En comparant tout ce que nous venons de dire avec les observations anatomo-pathologiques rapportées, plus haut (83), il nous sera permis de conclure qu'il existe une surdité que l’on pourrait appeler encéphalique.

5. Surdité due à une inflammation précedente du labyrinthe. — Test dé montré, surtout par les observations de Duvernay (84), que le périoste du labyrinthe, les canaux demi-circulaires; et le sac demi-ovale, l’aqueduc du vestibule et du limaçcon, enfin le névrilème du nerf acoustique, qui est un prolongement de la dure-mère, sont susceptibles de s'enflammer. Cette espèce d’otite, due à des causes traumatiques, et surtout au rhumatisme chez les individus syphilitiques (85), débute par des douleurs très vives, l'intolérance du bruit, les insomnies, le délire, le vomissement, une fièvre violente, et dans l’espace de peu de jours, à moins que le malade ne soit :

promptement secouru, elle se termine pi. la mort, précédée d’assoupissement et de convulsions. On concoit facilement que celte maladie, surtout chez les enfants (86), peut à peine être distinguée

(82) Un homme de cinquante ans environ, affecté depuis plusieurs années d’une céphalée arthritico-hémorrhoïdale périodique dont presque chaque paroxysme rendait l’ouïe plus difficile, et affaiblissait de plus en plus la mémoire, eutuneattaque d’apoplexie le 11 mars 1818, à la suite de laquelle il devint hémiplégique du côté gauche. Dès le lendemain, l'ouïe et la mémoire étaient entièrement rétablis.

(85) 11 résulte des observations d’otite interne, recueillies par moi, que cette affection atteint le plus ordinairement les individus syphilitiques qui sont exposés aux injures extérieures et au refroidisse»

ment.

(86) Au mois de juin de l’année 4818; je fus appelé auprès d’un petit enfant de quatorze mois, qui ne présentait d’autres symptômes morbides que la fièvre et de cruels vagissements. Pendant que j’examinais chaque partie de son corps pour tächer de découvrir le siége de la dou:

leur, ma main étant parvenue à l'oreille gauçhe, l’enfantsetut aussitôt, çommes'il

DES YEUX, DES ORHILLES ET DES NARINES

de l'encéphalite: céphalalgique (*): Nous soupconnons (**) que l’hydropisie aiguë est la terminaison. à plus ordinaire de l'inflammation du labyrinthe, partie remplie d’ailleurs,.de sérosité (87), âcre peutêtre. (**); mais, sans exclure toutefois la dessiccation du liquide contenu dans la cavité labyrinthique, comme cause fréquente de surdité chez les vieillards (88).

En outre, il paraît vraisemblable que le nerf acoustique et ses ramifications. sont sujets aux mêmes altérations, que le nerf optique etla rétine ; d’où il résulte que l’on. peut chercher la cause de la surdité dans une inflammation antérieure du labyrinthe, contractée queiquelois dès les premiersmoisaprèsla naissance ; Mais un diagnostic semblable ne saurait être établi que d’après les signes anamnestiques.

Le traitement de l’inflammation du labyrinthe ne diffère en rien de celui de l’encéphalite (89).

6. Surdité due à uné altération de sensibilité du nerf acoustique. — De même que nous AVONns reconnu une amaurose produite par un vice dynamique (souvent paralytique) du nerf optique et

eût voulu m'indiquer quej’avais rencontré l’endroit malade. Ayant retiré ma main, il commença à crier de nouveau, et ainsi alternativement à différentes reprises.

L’oreille cependant n’offrait rien, de morbide; mais je n’en reconnus pas moins une otite, et des sangsues furent appliquées derrière l'oreille, en même temps que. j'administrai du nitre à l’intérieur.

La fièvre et les vagissements. cessèrent presque aussitôt. |

(*) Case of inflammation of the ear, attended with symptoms of compression of the brain. By R. Grattan, in Transact.

of the college of physic. in Ireland., vol.

n, 15; ibidem, n. 14. Case of inflammation and abscess of the brain, attended wiLh disease of the ear. By I. S. Brien.

(**) Ce soupçon est confirmé par Viricel, selon le témoignage de Saïssy, 1. c., D. 115. | | |

(87) Meckel, 1. c., p. 15, dit que tout le labyrinthe est gorgé d’eau, ce que nie Brugnon, 1. c., sans douter cependant de la présence. d’une certaine quantité d’eau.

Cfr. Scarpa, L. ©.

(“**) Friedland, in Himly, Bibl., 1 B., 2 st., p. 434, qui invoque les expériences de Chaussier et de Ribes. Cfr. Morel, Principe acoustique nouveau et universel de la théorie musicale, Paris, 1816.

(88) Curtis, L. ç. Cfr. n. 1.

(89) P. 11, sect. 1, ÇaP. Hi S 18. (Édit.

de Leypsick.)

de. la rétine (90), de, même noïis admettons. une cophose.dépendante d'un vice dynamique du nerf acoustique et de ses ramifications, d'après Saunders (91), entre autres.auteurs. La cophose nerveuse s'annonce. ordinairement par diverses altérations de l’ouie, que. nous déterminerons-bientôt. Elle reconnait pour cause un, bruit violent, un cri, par exemple (92), le, son des.cloches (93), l'explosion d’une, bombe (94), les coups de marteau des ouvriers qui frappent le fer (95), les cataractes du Nil (96), le tonnerre (97), les affections morales, comme la terreur (98), l'amour, (99), l’onanisme surtout (100), le froid, principalement lorsqu'il est humide (1), par exemple dans les maisons récemment bâties ou blanchies (2), à l'issue d’un bain (3); les hémorrhagies, celles du rectum surtout (4), mais bieu plus souvent leur suppression (5), la grossesse (6), les obstructions des.

(90) GC. v, $ 3, 1, n. 15.

(92) Schufze, Diss. de auditus difficultate, S 25.

(93) Fabr. Hildanus, cent. 111, obs. 5.

(94) Idem, obs. 6. Camerarius, Memor., Cent. x1I, n, 07.

(95) Ferguson, in Med. and phys. journ. 1802, may. V. Hufeland, Schreger u. Harless Journ. d. ausland. med. Liter.

(96). Lenzius, De. hominibus ad çataractam Nili obsurdescentibus. Wittemb., 1699. Riclavus, Encb. anat. path., L. 1v, p. 239. a

(97) Borellus, Observ. cent., n. 5.

(98) Eph. nat. cur., cent, 1v, 0bs. 6.

(99) Sylvaticus, Consil., cent. 11, n. 18.

(100) Chez un, jeune sourd que J'ai traité en 1815 à Vilna, conjointement avec le professeur Niszkowski; il m'a élé impossible de découvrir d'autre cause de la surdité que l’onanisme.

(1) Sylvaticus, Cons., cent, m1, n. 20, 91,— Forestus, 1. xu, obs. 14.—Lentilius, Misc. med. pract., P. 1, p. 64. J'ai sous les yeux des faits analogues.

(2) Desrnonceaux, op. c., p. 395.

(3) Hbedr, in Salzb. Med, chir. Zeitung, 1805, 2 B., p. 41:—Marcçard, V. Badern, p. 501.

(4) J'ai observé la dureté de l'ouie, par suite de l’ouverture trop fréquemment répétée des veines hémorrhoïdales.

(5) Wepfer, Obs. de aff. capitis, n.

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