Hoffmann, Med. rat, syst,, vol. 1v
P,'n, SEE, 1, c. 1, Obs. 7.
(6) Act. nat. cur., vol. u, obs. 76. Paullini, çent, 11, obs. 21. ,;
viscères abdominaux, les efforts provoqués par le travail de l'accouchement (7), par le moucher (8), par l'éternument (9), par le vomissement (10), les violences extérieures (11), comme les coups (12), l’inclinaison prolongée, tête en avant (13); diverses métastases (*), comme la dessiccation des ulcères (14), des croûtes laiteuses (15), la rétropulsion des dartres (16), la suppression de la salivation mercurielle (17), la résection de la plique (18), et l'infection vénérienne. — Quant au diagnostic, on peut dire que la surdité nerveuse est ordinairement inconstante cet variable; elle se fait principalementsentir sous l'influence d'une atmosphère humide, et vice versa.
Il est des malades qui ne sont affectés de surdité que le matin (19), d’autres recouvrént la faculté d'entendre sous l’influerice du bruit (20), ou perçoivent seu-
lement certains sons (21). Quelquefois
CS
(7) Sprengel, Pragm. Geschichte d.
med., % th., p. 466.
(8) Riedlin, Lin. med., an. 5, p. 8592.
(9) Eph. nat. cur., dec. 1r, an. 9, obs.
(10) Fabr. Hildanus, cent. v, obs. 1,92.
(11) Treviranus, in Horn’s Archiv., 3 B., p. 102.
(12) Grapengiesser, in Hufeland’s Journal, 17 B., p. 168.
(13) Pendant le mois de mai de l’année 1815, une femme devenue sourde par suite de travaux propres à son sexe, qui l’obligeaient à tenir pendant long-temps la têle penchée en avant, vint implorer mon secours.
(") Lisez Saissy, 1. c., p. 4, sur un cas de cophose occasionnée par une tumeur de cou, que l'usage des cataplasmes fit disparaître. à
(14) Jasser, in Schmucker’s Verm, Schrift., 5 B., p. 122.
(15) Milaradowicz, Diss. de surditate ex crusla lactea retropulsa orla. Hal.,
(16) Brambilla v. d. phlegmone, 2 B.
Cfr. J. P. Frank, Epist. de cur. hom.
morb., cap. 11. De otitide.
(17) Hoffmann, De auditus vitiis, obs.
8, op. vol. in, p. 246.
(18) J'en ai observé ples.
(19) Sylvaticus, Consil., cent. n, n. 19.
(20) J'étais consulté dernièrement pour une femme sourde qui entendait parfaitemént bien quand elle allait en voiture sur le pavé.
(21) Ainsi le malade dont parle Stahl
quelques exem-
la surdité nerveuse alterne avec l’ambliopie (22), ou avec l’accroissement de l'ouïe dans l'oreille saine (23). Les personnes affectées de cette maladie entendent ordinairement mieux en tenant la bouche ouverte ou avec le secours de cornets acoustiques ; mais elles ne peuvent percevoir le mouvement d’une montre tenue entre les dents (24), et elles se plaignent d'entendre un bourdonnement dans l’encéphale même (25): L'espèce de cophose dont il s’agit guérit très-difhicilement. D’après les différentes causes qui ont donné lieu à celte maladie , et en suivant n6s indications générales (26),
on doit essayer contre elle les évacuations sanguines (27), locales surtout :
(savoir aux endroits qui étaient primitivement le siége des hémorrhagies supprimées, ou même à la tête (28), derrière les
oreilles), les ulcères artificiels, principa-.
lement les cautères (29), les vésicatoires" (30), l’ustion (31), les embrocations (32),
les purgatifs (33), les pédilaves irritants CEE PPT ONPRE ENS DE LOU TARA AR TEE Le 1
(Coll. cas., n. 76) n’entendait que le son du chalumeau.
(22) Bartholinus, Epist., cent 1v, n. 40, (23) Curtis, op. c. | (24) Cooper, Saissy, 1, c., (25) Curtis, op, c.
(26) P. 11, sect. 1, c. 1, S 6. (Édit. de Leypsick.) (27) Surtout si le malade perçoit les battements des artères dans l'oreille.
Curtis, op. c.
(28) Principalement les scarifications.
Cfr. Pezold, Obs. med. chir. pract., n.91.
(29) Dans la cophose qui est due à la disparition des impetigo, ou au vice arthritique, à moins que le mal ne soit très-ancien, les cautères doivent être mis au nombre des remèdes les plus efficaces.
Nous les plaçons sous l’apophyse mastoïde ; d’autres les ont établis à la nuque (Act. Hafn., vol. 11, obs 77), au bras (Ettmuller, op. 11, p. 758), ainsi que sur le pavillon de l'oreille même (Riedlin, Curat. mill., n. 853).
(30) Riedlin, Lin. med. 1695, p. 923.
Wendt, Nachricht v. d. klin. Institut, zu Erlang.
(51) Salzb. med. chir. Zeitung, 1805, p. 52. Loder, Chir. med, Bemerk., 1 B., p. 258.
(52) Jasser, in Schmucker’s verm.
Schrift.
#(53) J'ai devant les yeux un cas de dureté de l’ouie d’une seule crcille, guérie à la suite d’une diarrhée spontanée. Je ne néglige jamais, à moins que le malade nc soil épuisé, l'usage des purgatifs;même
DES YEUX, DES OREILLES ET DES NARINES
(34), le mercure (35), les bains (36), les injections (37), les fumigalions (38), et
oo
drastiques, contre l'affection dont il s’agit. Cfr. Fr. Hoffmann , Med. rat. syst., t. 1v, p. 4, c. vi, obs. 5, 7. Schulz, bé:
48, 19, et Trnka, 1. c.
(34) Ranæ, in Act. reg. soc. med.
Havn., vol. 1v, p. 50.
(35) Dans la cophose syphilitique, j'ai principalement recours au sublimé et aux frictions d’onguent mercuriel derrière les oreilles, et plus d’une fois j'ai eu à me louer de cette pratique. Il en est qui exaltent les vertus du calomel (Saunders, l.e., p. 49); dans tous les cas, on doit donner ce médicament jusqu’à la salivation (Ettmuller, op. c., p. 739).Cependant il faut se garder d’opposer un semblable moyen à la dureté de l’ouïe qui serait le résultat de l'abus du mercure. Ainsi, il y à quelques mois, j'ai considérablement soulagé , à l’aide de bains sulfureux, un malade que l’on avait cru syphilitique, et auquel on avait administré beaucoup de mercure. Je crois devoir avertir, au reste, que le mercure est encore indiqué dans la surdité qui reconnaît pour cause une inflammation antérieure du nerf acoustique. j
(36) Fallopius, De aquis medicatis, c. xxvi. Wepfer, Obs. de affect., n. 188.
(57) Busson (Diss. an absque membranæ tympani apertura topica in concham in]Jici possint.V. Halleri, Diss. obs., vol. 11, n. 44) avait prétendu qu’une forte expiration, lorsqu'on retient un liquide dans la bouche, suffisait pour injecter l'oreille interne; mais entre autres auteurs, Portal (Précis de la chirurgie pratique, t. ar, p. 481), Leske (Auserl. abh., p- 270) et Lentin (Beytr., 2 B., p. 157) ont démontré que la chose était tout-àfait impossible.
(38) Dioscoride (1. v, c. Lxxvin) a vanté les vapeurs de soufre doré ; Fonscca (Consult., n. 15) recommande celles d’eaux sulfureuses; Wittichius (Vade mecum, - p. 129), Rayger (ad Spindleri Obs., n.
19), Pauli (Quadripart. bot., cl. 11, p.
51), etc., conseillent les fumigations à l’aide des vapeurs de fèves. La vapeur de pain aromatique est préconisée par Hoffmann (Diss. de præstantia remediorum domesticorum, $ 7). Les fumigations de marjolaine , de sauge, à l’aide d’un entonnoir, apportent quelquefois un soulagement passager. Michaelis (V. Richter’s Chir. bibl., 5 B., p. 126) affirme la même chose de l’ammoniaque, que l’on dégage en mettant dans un vase plein d’eau bouillante, et fermé avec un bouchon à
diverses substances (39), que l’on intro-
duit dans le conduit auditif externe, par exemple, le verjus (40), le suc d’oignon (41), d'ail (42), le muse (43), la civette (44), mais surtout le castoreum (45) et le camphre (46). L'électricité (47), le galvanisme (48), que nous avons très-souvent employés dans la surdité nerveuse, n'ont produit quelque effet et seulement pour un temps dans la plupart des cas, que lorsque le mal était le résultat de violences extérieures, et que le malade était tout-à-fait exempt de congestions sanguines vers la tête. Quand ces moyens ont été inutilement employés, il faut se con-
bec, une once de sel ammoniac et de souscarbonate de potasse.
(39) Je dois prévenir que les plus grandes précautions sont ici nécessaires,
40) Celsus, I. vr, c. vir, n. 7.
mn Eph. nat. cur., dec. 11, an. 7, obs. 181.
(42) Hoffmann, Med. rat. syst., 1. c., obs. 5.
(45) Forestus, 1. x11, obs. 7, 15.
(44) Trnka, 1. c.
(45) Schulze, I. c., $ 22. Il ne faut point dédaigner aussi la mixture acoustique de Fuller, dont l’essence de castoreum constitue la principale partie.
(46) Je tiens de mon père la formule suivante, qui quelquefois n'est pas sans effet : Pr. Huile d'amandes douces, deux gros ; camphre, esprit de corne de cerf, icinture d’opium, par parties égales, cinq gouttes, M. On en imbibe du coton que l'on introduit dans l'oreille.
(47) Qu'on lise surtout, sur l’emploi de l'électricité dans la cophose, Sigaud Lafond, De l'électricité méd., p. 282. — Spengler, Briefe v. Erfahr. d. Electricitat in Krankheïten, 1 B., $ 2, 2 B.,$ ult.et penult.—Blizard, in Lond. med. journ., vol. 1, p. 213. — Hunczowski, in Richter’s Chir. Bibl., 7 B.
(48) Bischoff, in Hufeland’s Journ., 13 B., 2 st., p. 129. — Grapengiesser, Versuche, p. 111, 164, 220, et Hufeland’s Journ., 17 B., 1 st., p. 161.—Ritter, ibid., 8 st., p. 41. — Sprenger, Anwendungsart d, Galvani-Voltaischen Metall-Electricitat zu Abhelf. d. Taubheit. Jever 1802. — Walther, Ub. d. therapeut. Indication d.
Galvanismus, cap. x. — Schubert, Diss.
dubitata quædam supra hominum a nativitate surdorum medelam galvanismi ope suscipiendam. Jen., 1803.—Haldat, dans le Précis analytique des travaux de la société de Nancy, 1807. — Volta, in Annali di chim., et Storia naturale, de L.
Brugnatelli, t. xxr, p. 200.
tenter de soulager la condition des malades affectés de surdité nerveuse, à un faible degré du moins, au moyen d’instruments acoustiques; tels sontles.cornets que l’on adapte à l'oreille (49), ou les conducteurs du son dirigés par l’une de leurs extrémités vers les corps sonores , et par l’autre, appliqués contre les dents (50), ou sur la portion dure de la septième paire de néris (51). Il ne faut pas tout-à-fait dédaigner non plus la pralique qui consiste à diriger le son de la voix sur le sommet de la tête (52),
SIT. Pices de Vouïe. |
1. En général. — Les altérations de l'ouie (pseudocoïe), c’est-à-dire la perception de tintements (53), de murmures (4), comme de cataractes qui tombent,
(49) Ces sortes d'instruments, font le même effet pour les oreilles, que les lunettes pour les yeux. On les trouve représentés chez Arnemann, Magazin f. d.
Wundarzneiwiss, 2 B.,p. 380. Bell, Syst.
Wundarzneik, 3 B., (ab. xiv, fig. 174.
Curtis, 1. c. On doit en montrer.des modèles dans les cours.
(50) Cardanus, De subtilitate rerum.
—Porta, Mag. natur., p. 200.—Schottus, Mag. natur., |. 111, art. 9, n. 1.—Welsch, Episagm., n. 24.—Camerarius, Memorab. cent., n. 71. — Jorrisan, Diss. sistens nov. meith. surdos reddendi audientes physicas et medicas rationes. Hal., 1757. -— Roberson, Munchner, Zeitung, 1815, 14 novembre. Zeit. f, d. elegante, Welt, 14815, n. 254. Erinnerungen u. Bemerkungen ub. Behandlung und Unterricht d. Taubstummen von Brentano, mit Bericht von Troxler. V.
Archiv d.Med., Chir. u. Pharm., 2 B., Aarau, 1816.
(51) Swan, L c. V. Himly, Bib]., 1 B., 2 st, p. 451.
(52). Troxler, d'après de, Castro, Bevius et Duverney, 1. c. Cfr. P. n, vol..1, sect. 1. App. ad. c. x1v, an. 16, maii.
(53) Zeidler, Diss. de aurium tinnitu.
Lips., 1650.—Brehm, Diss. de auditu in genere, et. tinnitu aurium, perpetuo. Ingolst., 1651. — Crausius, De tinnitu aurium. Jen., 1681.—Schcuk, Diss. de. tinnitu aurium. Jen., 1667. — Helbick, De sonitu, et tinnitu aurium. Altd., 4699.
—Finkenau, De tinnitu aurium. Regiom., 1706. — Leidenfrost, Diss. de tinnitu et susurro aurium. Duisb., 1784.—Schedel], Diss. de susurro aurium. 1785.
(54) Cartheuser, De susurratione, et tüinnily aurium, V, Seiect, Diss., n, %—
syntagm. 4,
de flots qui se précipitent, ou semblables à ceux que font entendre les.essaims d'abeilles qui volent, ou les mouches bruyantes; de sifflements, de bourdonnements (55), tels que ceux qui résultent des cloches en branle , des sons doubles ou trop aigus ; ces diverses altérations, dis-je, sont dues sans doute, dans la plupart des cas, à un vice du système nerveux de l'oreille, soit primitif, soit symp'omatique, et sont, relativement à la surdité, les analogues des altérations de la vue par rapport à l’amaurose; mais elles reconnaissent en outre quelques autres causes. pere
2. Tintement (56), murmure. (51), bourdonnement (58). — Ces. trois espèces de bruits peuvent bien, se rencontrer passagèrement chez un individu trèssain ; mais, dans le plus grand nombre des cas, ils sont dus à la surabondance
du cérumen desoreïlles, ou à son endur-
cissemenl; à des insectes, tels quedes puz ces, qui sautent dans l’intérieur de l’oreille ; à la lésion du nerf facial(59), par exemple , à la suite d’une luxation ou d'une fracture de la mâchoire inférieure; à un afflux trop considérable de sang vers la tête (60), par exemple, aux approches des règles, du flux hémorrhoïdal, d’une épistaxis, d'une crise (61); à Pexercice de.la nage, à la disette, à la débilité (62), et à des maladies antérieures (*), à des
Wesener, Diss. de susurro aurium, Duisb., 1785. :
(55), Menjoti, Diss. de bombis aurium.
App. ad hist. febr. malign. Paris, 1622.
(56), « Tinnitus dicitur, si tintinnabuli presse repetilos, Sonos, acutos referat.. »
Sauvages, I. c.
(57), « Susurrus diciltur, si murmur, gravisque sonus presse repelitusaudiatur, ut rotæ, fluminis, vel fortis, ut tonitru. »
Sauvages. |
(58) « Bombus dicitur, si percussiones vel iclus interpolatos repræsentat. » Sauvages. |
(59) Sprengel, Handb. d. Scemeotik., p- 528 (à cause de ses rapports avec la corde du tympan). |
(60), Syrigmus plethoricus de Fr. Hoffmann.
(614) Syrigmus criticus de Sauvages.
(62), Syrigœus, a debilitate de Sauvages. :
(*). « Plusieurs maladiesgraves laissent après leur guérison différentes anomalies des sens, parmi lesquelles on compte le bourdonnement ou le tintement d’oreilles, » Lesçchevin, 1. cç. |
DES YEUX; DES OREILLES ET DES NARINES
affections gastriques (63), aux boissons fermentées, aux/ vents, à l’onanisme, aux hémorrhagies, à unesyncope imminente, au galvanisme, au refroidissement des pieds, au coryza (64), el à la plique. — Nous avons déjà dit (65) que le murmure qu’entendent les individus affectés de la plique s'accompagne ordinairement de la sensation comme d’un insecte qui rampe dans l'oreille (66), ou d’un vent qui sort du conduit auditif. Il en est encore parmi ces malades qui disent percevoir le même bruit, non point dans les oreilles, mais dans l’encéphale. Au reste, ainsi que l'observe très-bien Itard (67), les tintements, les bruits d'oreille, etc., ne sont pas toujours de pures hallucinations, mais doivent souvent être attribués à des causes réelles, comme à l’irritation du nerf acoustique par le sang, par une espèce d'irradiation galvanique (68), par Vair qui rencontre un obstacle dans le conduit auditif externe; on peut même dire que l'atmosphère qui nous environne n’est jamais assez tranquille pour que les personnes douées d’une ouïe très-sensible ne doivent pas entendre un certain bruit de: l'air, imperceptible au commun des hommes.
8. Acuilé de l'ouïe. — On trouve souventchez quelques personnes, surtout parmi les femmes, le sens de l’ouie tellement exquis, que non-seulement elles entendent de loin les paroles prononcées à voix tout-à-fait base (69), mais qu'une prononciation plus élevée peut leur occasionner dela céphalalgie (70), et mème
(65) Syrigmus a ventriculo de Fr. Hoffmann.
(64) Syrigmuscatarrhalis de Sauvages.
(65) P. 1, c. xxxvi, S 144, n.2. :‘‘æ
(66) Le peuple deLithuanie en attribue la cause à des grillons, et cette erreur s’est tellement accréditée, qu’il est presque impossible de faire croire le contraire aux malades.
(67) V. Salzb. med. chir. Zeit., 1815, n. b1. ;
(68) Sprengel, Institut, vol. 1xr, p. 524.
(69) J'ai été étonné de trouver des femmes. qui, au milieu d’une conversation, entendaient parfaitement bien ce qui se disait à voix basse dans une cham:bre voisine.
(70) L’habitude de parler à voix basse a pris tellement d’empire dans la société de la classe élevée, que les déclamateurs y sont évités comme la peste. Les femmes d'Italie, en général, doivent être assimilées à çes derniers, |
des syncopes et des convulsions (71) quand elle est très-forte, effet qu’un son aigu peut également produire. (Cette excessive sensibilité est quelquefois le résultat de l'existence d’un triple nerf auditif de chaque côté (72), ou d’une tumeur occupant la terminaison centrale du même nerf. En général, les sons aigus , ou faux, ou très-agréables (73), provoquent des maux de dents, et sont capables de faire naître des spasmes. Il a déjà été question de l’acuité de l’ouïe (") comme symptôme de fièvre (74), de céphalée (75) , d’encéphalite (76), et de diverses autres maladies du système nerveux. ,
4, Ouïe double. — Au petit nombre
d'exemples (77) d’ouie double (**) con-
nus, nous ne pouvons en ajouter qu’un seul, tiré de notre propre pratique (78).
Chaque parole que.la malade (c'était une femme) entendait lui semblait venir de deux personnes, dont l’une parlait à voix haute, et l’autre à voix basse. Cette affection, comme on le voit, correspond à la dyplopie. k
5. Traitement. — Les diverses altérations de l’ouie doivent être combattues par des moyens différents employés suivant les règles de l’art, d’après les différentes causes qui leur ont donné lieu.
Nous avons plusieurs fois fait disparaître des tintements d'oreilles fatigants ou rebelles, en introduisant légèrement dans le conduitauditif un peu de coton imbibé d'huile de jusquiame noire.
(71) J'ai vu une dame de très-haut .
rang, qui relevait à peine de couches, tomber en défaillance au son de. la trompette. J'ai connu des femmes et des, enfants qui, sans. craindre l'explosion du canon, ne pouvaient supporter ce bruit sans éprouver des palpitations, de cœur et des convulsions.
(12) Bonet, Sepulchr., 1.1, sect. x1x, add., obs. 7. STE
(73) Par exemple, celui de liastrument de verre, appelé vulgairement harmonica.
(") Syrigmi ab oxycaca de Sauvages...
(74) P. 1, c. iv, $ 49, n. 9: (Édit. de Leypsick.)
(75) P. 11, 0. M, $ 8, ne, 2.
(76) Ibid., c. u1,.$ 14, n. 5.
(77) Vogel, in Diss. de ças. obs. med, chir. Gœtt., 1768. — Priestley, in. Med.
repository, vol. 1v, 0.3, art. 8.
(‘*) En grec, dmharouaus. |
(78), Vol, 1 ç, xxxvs, 0, 2 pe 0AT:
CHAPITRE X.—= SUR LES MALADIES DES FOSSES NASALES EN GÉNÉRAL ET LES ALTÉRATIONS DE L'ODCRAT, ET SUR L'ETERNUMENT EN PARTICULIER.
$ Ier. Sur les maladies des fosses nasales en general,
1. Importance de l'organe de l'olfaction. — Quoique la structure des fosses nasales (laquelle varie chez les différentes nations) paraisse moins compliquée que celle des yeux et des oreilles, les maladies qui peuvent les frapper n’en sont pas moins d’une grande importance, ce qui dépend ct du nombre et de l'étendue des parties qui composent ces organes, savoir du nez extérieur, de sa cloison, de ses ouvertures, des cornets, des fosses nasales proprement dites, des méats, des cellules ethmoïdales, des sinus frontaux, sphénoïdaux et maxillaires, de la vaste muqueuse qui tapisse toutes ces parties, des artères (79), des veines (80), des vaisseaux lymphatiques (81) et des nerfs (82) qui la parcourent, du siége de l’odorat, et enfin des rapports étroits qu’entretient l’organe dont il s’agit avec ceux de la parole (83), de la vision (84) et de l’ouïe (85), de même qu'avec la gorge, le larynx et les bronches (86), avec l’estomac et les intestins (87). Les narines ont en outre de l’importance , comme signe, dans les maladies (88).
(79) Les artères ethmoïdales proviennent de l’ophthalmique, les autres rameaux de la maxillaire interne.
(80) Elles aboutissent toutes à la faciale antérieure:
(81) Ils se jettent enfin dans les ganglions du cou.
(82) 19 le nerf olfactif; 20 le rameau nasal de la première branche de la cinquième paire; 5° les rameaux nasaux du vidien et les nerfs naso-palatins du deuxième rameau de la seconde branche de la cinquième paire.
(85) Par exemple, le parler du nez.
(84) À cause de l'artère ophthalmique et du rameau nasal de la première branche de la cinquième paire, lequel s’anastomose avec les ciliaires.
(85) A cause des branches faciales du nerf communiquant de la face, et de ses rapports avec le nerf acoustique.
(86) À cause des nerfs émanés de la branche palatine.
(87) À cause du nerf intercostal , qui
tire son origine du vidien.
(88) Buçhner, Diss. de morborum sig-
2. Littérature. — On doit lire en général sur les maladies des fosses nasales , Montagnana (89), Peyer (90), Haase(91), Deschamps (92), Weinhold (93), de même que les traités de chirurgie que nous avons eu déjà plusieurs fois occasion de citer. | 3. Ordre des matières. — On range,
parmi les maladies dont il s’agit, les vices
de l’odorat, l’éternument, le coryza, l’ozène et l’épistaxis. Nous abandonnons à la chirurgie tout ce qui concerne les fractures , les blessures , le cancer et les polypes des fosses nasales ; mais avant de traiter de ces affections, nous dirons .
quelque chose des maladies qui sont communes au nez et au reste de la peau, et des vices de conformation de cet organe.
4. Maladies communes.— Le nez est sujet, comme le reste de la peau, à l'érysipèle, à la teigne, aux aphthes (94), aux = exanthèmes , et surtout à la variole. En effet, notre expérience est d’accord ici avec celle des autres:(95) pour prouver que cette dernière affection a souvent pour résultat une adhérence entre les parois des narines qui réclame les secours de la chirurgie. La peau des narines est sujette encore aux dartres et aux érythèmes, principalement aux engelures, rougeur des narines, dont Ballonius{(96),
nis, quæ a naribus desumuntur. Halæ,
(89) Consil. de ægritudinibus narium.