Porcyanko, I. c., p
(44) Bayle, 1. c., obs. 36.—Laennec,
(12) Bayle, L. c.
(14) Baÿle, 1. €. 4 (15) Laennec, 1. c., p. 517. — Bayle,
le.
(16) Langstaff, I. c.
(17) Bayle, I. c. : 7 |
(18) Bayle, L. c., p. 109...
(19) Porcyanko, 1: 7 "1: A |
(15) Bayle, 1. c. — Laennec, 1. c., pen
DE LA PLEVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS. 261
me dans le cerveau (20), le foie {21) , et sur le péricarde (22). Les cavités de la plèvre fournissent souvent un liquide extravasé.
7. Causes. — La cause de la phthisie pulmonaire carcinomateuse doit être recherchée dans le vice général cancéreux qui n’épargne point le poumon. On verra évidemment dans un autre endroit de cet ouvrage que ce vice diffère peu de la plique (23).
8. Diagnostic. — En effet la phthisie carcinomateuse est tout-à-fait semblable à la phthisie dite pliqueuse et décrite par Stabeli (24), Vicat (25), de La Fontaine (26), Perzyna (27), Alibert (28), Chromius (29). Au reste il faut prendre garde de la confondre avec une bronchite chronique (30).
9. Pronostic. — La description même de la maladie enseigne ce qu’il faut attendre de la phthisie pulmonaire carcinomateuse. Si la plique s’y mêle, la maladie traîne ordinairement en longueur, et quelquefois, après l’évolution d’un trichoma , elle se calme. Les exemples que l’on raconte de la guérison de la phthisie par celte évolution appartiennent sans doute à une bronchite chronique (31).
* 10. Traitement. — Pour guérir la phthisie pulmonaire carcinomateuse, nous pourrions mettre en jeu l'arsenal des spécifiques vantés contre le squirrhe et le cancer. Mais comme nous n'avons ob-
. (20) Bayle, I. c., p. 306.
(21) Idem, ib., p. 513.
(22) Porcyanko, I. c.
(23) P.1, vol. 11, c. xxxvi1, S 146, n. 1.
(24) Diss. singulares observ. de plica polon. Hal., 1724, hist. 8.
(25) Mémoire sur la plique polonaise.
Lausanne, 1775, p. 58.
(26) Chir. med. Abh. verschied. Inhalts Pohlen betreffend. Leipz., 1792, 3 Becb.
(27) Lekarz dla Wtoscian. w Kaliszu
(28) Description des maladies de la peau. Paris, 1806, 1. 85.
(29) Neueste Ansicht d. Weichselzopfs.
Freiberg, 1809, p. 26.
(30) Carolus Kaczkowski, Diss. de plicæ polon. in var. præter pilos, corpo- ‘ris humani partes vi, et effectu. Vilnæ,
(31) Je rapporte encore maintenant à celte maiadie l’exemple rapporté dans mes actes cliniques (vol, ur, p. 83),
servé non-seulement rien de bon, mais beaucoup de mal de l’administration de
ces spécifiques dans la phthisie en ques-.
tion (à l'exception en quelque sorte de la grande ciguë (32)), nous donnerons à leur place quelques avertissements.
Avant tout nous exhortons les chirurgiens à ne point enlever les mamelles squirrheuses et les tumeurs encéphaloïdes , situées à l'extérieur, sans être sûrs d'avance de l’intégrité des poumons; autrement, ils tourmenteront en vain les malades et accéléreront leur mort (33).
Or, au lieu d’essayer vainement de délivrer les poumons du carcinome par les poisons, comme la grande cigué et l'arsenic, il faudrait plutôt fortifier par un régime choisi le corps affaibli (34). Enfin, il est bon de détourner des poumons la congestion du sang et d'empêcher la formation de sang éxtravasé dans les cavités de la plèvre, en appliquant des sangsues au sternum et en donnant des diurétiques. Au reste, il faut agir dans la phthisie pulmonaire carcinomateuse confirmée comme si la maladie était à sa dernière période (35).
$ V. De la phthisie pulmonaire hémorrhoïdale.
1. Définition. — L'affection du système veineux qui se monire dansles poumons par des congestions, des varices, du sang extravasé dans le parenchyme, avec danger d’altérer la structure de ce viscère, constitue la phthisie pulmonaire hémorrhoïdale.
2. Histoire. — La phthisie pulmonaire bémorrhoïdale a été décrite par Alberti (36), Sigwart (37), Burgrave (38), Plenciz
(32) Cfr. Zeviani, Guarigione mirabile di un tisico disperato coll’ uso della cicuta, (Mem. della soc. Ital., t, 1v, p.
(33) Cfr. Bayle, 1, c., p. 300. — Porcyauko, 1. c.
(54) Par le régime recommandé dans
le traitement de la phthisie arthritique.
(36) Tract. de hæmorrhoid. Hal., 1722, P. 11. De consensu hæmorrhoidum cum capite et pectore, p. 159.
- (37) Diss. phthisis hæmorrh. Tub., 1756. V. Baldinger, Sylloge v.
(38) Medicinische Falle, p. 45.
ne Pohl (40), Puchelt (41), et elle coniprend ces phthisies qui : sont connues chez les auteurs sous les noms de phthisie hémoptoique (42), chlorotique (43) et de mélanose des poumons (44).
© 8. Période latente. — Toutes les fois que des individus atteints de tumeurs appelées ‘hémorrhoïdales (surtout après la suppression habituelle d’un écoulement de quelque vaisseau de l’anus), se plaindront d’un sentiment de plénitude ou de pesanteur à la poitrine, d’ anxiété, d’étouffement (45), de toux accompagnée souvent de vomissements , avec des crachats tantôt rares, tantôt nombreux , et des mucosités marquées de points noirs, aussi bien que de l'irrégularité des règles, et lorsque toutes ces incommodités seront augmentées par la chaleur atmosphérique, le repos, la nourriture, tandis qu’elles seront diminuées par un air fr rais, un exercice modéré du corps et le ; jeûne; lorsqu’ elles seront plus ou moins en rapport avec les phases de.la lune (46), on pourra alors soupçonner une Phthisie hémorrhoïdale latente.
“4. Période de l'évolution. — Cette phthisie fait des progrès lorsqu'il sur-
(59) Faits et observations médicales,
Fe (40) De varice interno morborum quorundam causa. Lips., 1785, p. 27.
(41) Das Venensystem in seinen krankbaften Verhaltinissen dargestellt. Leipz, 4818, p. 246.
(42) Morton, op. c., c. v. (Quod utrum a crasi sanguinis ob nimium ejus dispendium eversa, vel a copioso humorum ex universo Corporis habitu, qua datur via in teneros pulmones affluxu, vel a sanguinis grumosi in ipsis pulmonibus post hæmoptoën relicti putrefactione, vel tandem:abulcere aliquo:erosionem vasorum änsequenti accidat, parum scio). Sauvages, spec. 6.
(43) Morton, op. c., c. 1x. Phthisicnée de Ja chlorose et de a suppression des règles. Sauvages, sp. 10.
(44) Bayle, op. c., p. 209. (Phthisie avec mélanose. )—Laennee, L. C., P. 288 -Mélanose du poumon.)
(45) Lufthunger, comme Galien l’a dit dans Allgem. Pathologie d, menschl.
Korpers, 1817, p. 141. ”
(46) En 1816; , je traitai une femme attaquée de phthigie hémorrhoïdale. Les Symptômes de:sa maladie, et surtout la
(ire s’exaspéraient lors’ de la pleine une, .
MALADIES DES .PAROIS THORACIQUES
vientune pneumonorrhagie.ouune fièvre catarrhale. Celle-là, comme nousl’avons dit (47), est suivie d’un soulagement remarquable, mais, comme elle revient souvent, ou est mal traitée, elle finit par enlever le malade. La fièvre catarrhale est très -grave et est suivie ordinairement d’une longue convalescence.
8 Epoque confirmée. — La fièvre hectique, couronnant.les autres maux, in-
dique que la phthisie pulmonairehémor- -
rhoïdale est confirmée. Elle est accompagnée de frisson, souvent le matin, et d’une force rès - grande : la chaleur qui
lui succède occupe surtout la face, les ” oreilles et la poitrine; le pouls est nor- ,
mal pour la fréquence, mais irrégulier et intermittent; de la fièvre hectique ne tourmente plus
que la sueur. À la fin elle a coutume :
d'arriver avec tant de force, .que vous.
nul autre symptôme …
diriez que le malade est à la dernière
période de la phthisie, si l'absence d’une maigreur apparente,ne faisait penser autrement. Au reste, si.on n'y apporte un prompt remède , cette maigreur survient
à la fin,.en même temps que l’œdème
des pieds ou l’anasarque , avec des crachats purulents et les autres signes.de la phthisie au troisième degré (48).
6. Autopsie des cadavres. — La:substance des poumons tantôt en totalité, tantôten partie, n’est pas dans un état normal. En effet , elle est tantôt dure, tantôt molle ; là où elle est dure elle a une teinte noire, resplendissante, métalhique , et se déchire avec bruit. Si l'on comprime la partie molle, il en sort un peu de liquide rouge, mêlé à des grumeaux noirs, fermes et friables (49). La partie attaquée est tantôt enfermée dans un kyste (50), tantôt non (51). Ici elle est à peine grosse comme une noix, là quelquefois elle égale la grosseur d'un œuf. Lorsque la substance du poumon est molle, le mal se répand au loin (52).
Cette substance contient quelquefois des
cavernes quisont tapissées par une membrane percée de ‘trous ronds (53); les .
fih bar an, ge, n.:3.
(49) Laennec, op. c., p.289.
(50) Mélanose enkysiée de Lacnnec.
(51) Mélanose non enkystée du même.
(52) Infiltration des organes par da’ |
D des mélanoses. Laennec, 1. ci
F (63) Bayle, I. ç., obs. 20,
DE LA PLEVRE,, DU MÉDIASRIN,, DU THXMUS JET DES POUMONS, 263
bronches sont remplies d'un ;pus blanc (54); le volume du cœur,est quelquefois augmenté :(55). On .remarque.très -souvent. un .épanchement dans .les ,cavités de la plèvre;rarement.on.rencontre dans ce cas des tubercules. du. ‘poumon. Oa ‘trouve beaucoup de veines variqueuses, surtout autour des glandes bronchi- -ques.(56).
. 7. Causes. — La.cause de la phthisie -pulmonairehémorrhoïdale;qui n’était pas nconnue.à .Hippocrate,(57.),.se trouve dans la définition. Elle.sera encore plus détaillée dans. notre traité .sur les maladies des veines, surtout sur les-varices.
Quant à la congeslion .du sang dans le système veineux des poumons, elle doit être principalement .attribuée .aux :ob- Structions des.viscères abdominaux, .surtout.du.foie.(58).:Æt en effet, comme.ces viscères recoivent des rameaux de l'arère. .cœæliaque, que la çcœliaque provient de l'aorte, iet.que.celle-ci sort du ventricule gauche, du cœur quirecçoit-la veine pulmonaire, Alest.évident.que:.les obstacles qui s’opposeront au cours-du Sang dans les branches de. l'artère cœliaque devront:occasionner une congestion sanguine dans les vaisseaux des poumons; ajoutez à cela que par. l'augmentation du volume des .viscères abdominaux, le diaphragme est repoussé.en haut, et que des poumons resserrés dans un ‘espace étroit diminuent de capacité ; :outre que l'irritation causée par les plexus des nerfs abdominaux est portée aux plexus thoraciques par le nerf vague.et inter- -costal. Cette cause paraît surtout jouer un grand rôle lorsque des calculs enfermés dans la vésicule biliaire simulent
RS D Em
(54) Idem, ib., obs. 19.
(55) Idem, ib., obs..20.
(56) Pohl, 1. «. Je m'étonne que ni Bayle ni Laennecn'aient.point parlé de,ce phénomène.
(57) « At si vena quidem non ,omnino œupta fuerit, sed tractus in ipsa fiat, fit autem velut:varix, quod.etiam confestim ubi factum fuerit, dolorem quemdam ienuem, et tussim siccam exhibet. Si vero diutius morata, et neglecta fuerit, primum quidem paucum, et subatrum sanguinem dimittit, mox etiam copiosioæem, dein etiam pus. » (De morb., d. x, c. vr. Charter, t. vu, p.537).
(58) Il faut lire à ce sujet, Raulin, Op. c., 1:th.,.cap.v,.et Herboldt i in Hardess Jahrbuçher, 2.B., 2:st., p. 461.
les symptômes d'une phthisie pulmonaire.(b9).