‹ Traité de pathologie interneChapitre 124 sur 277 · Diagnostic. — Je dis qu'ils simu · texte numérisé non relu

Diagnostic. — Je dis qu'ils simu

Jent, car loin de nous de rapporter àla phthisie tous les 1troubles :des poumons -qui-prennentinaissance dans leur rapport avec l'abdomen. :Biev plus, nous avouexons avec Barbet (60), Büchner (61),

Eichorn (62), :Abernethy:(63), Wilson Philip:(61), ArchibaldRobertson:(65), et ‘Baillie (66), quesouventiles maladies ab dominales , sans aucune lésion des poumons, en.ont imposé pour tune phthisie pulmonaire. Le soupçon de cette affection secondaire .des poumons:doit partir -d'un vicedu:foie, lorsque la maladie naît d’une vie sédentaire, du chagrin, de l'abus des liqueurs fermentées ; ; lorsque le malade est déjà morose, même au début de:la:maladie ; Jorsque: la conleur:de la face est plutôt cachectique que desséchée; ‘lorsque le ‘blanc des yeux est ‘jaune ; lorsque: le:maladesent'un malaise autour :de «la poitrine après avoir pris dela nourriture; lorsque des rapports

fréquents viennent le soulager; lorsque

les efforts de la toux sont cruels , sans

cependant rien faire rejeter:qu'un mucus collant;lorsque le décubitus sur le dos:est -préféré à

tout autre; lorsque la langue

se dessèche :la nuit; lorsque:le sommeil ‘dure trop longtemps ou troppeu; Jorsque:les selles sont rares, les/fèces gris tresou noirâtres ; lorsqu'il y a tensiontét rénitence à l'hypochondre droit et .dou-

(59) Raulin cite des faits remarquables qui s’y rapportent (I. c:), ainsi que Voee (L. c., p. 155, en note).

(60) Lib.n1. Prax. de phthisi.

(61) Diss. de :morb. viscerum abdominal. phthisin pulmonalem mentienti-

bus. Hal., 1768.

(62) Diss. de :morbis gastr. phthisin

Mmentientibus. :Goœtt., 1788.

(63) 3. Frank, Reise nach Paris, Lond.

u. S. W., 2 th.

(64) Some.observ. on a species of pul- -Mmonary consomption (the dyspeptic) very frequent in Great-Brit. NV. Medico-chir.

Transact., vol. vu, P, 1. Lond., 1816.

(65) Remarks on Hepatic affection, ds a cause:of other Diseases in Medico-chirurg. Journ. and Review. June 1818, vol. v, n. 50, p. 452.

(66) Quelques observations sur une es- ‘pèce de phthisie particulière et 1rès-fré- -quente dans la Grande-Bretagne. V. Nouveau Journal de médecine, t. xiv. Juin 4822, p. 97,

leur à l'épigastre. Cependant il ne faut pas être trop prompt à rapporter au foie les affections des poumons, car il faut savoir que souvent ilarrive aussi que les affections du foie dépendent d’un vice latent dans les poumons. Nous comprenons que cela arrive surtout lorsque les poumons gorgés de tubercules recoivent difficilement le sang de l'artère pulmonaire. Car alors il survient une pléthore du ventricule droit qui fait que la veine cave ascendante se désemplit difficilement, et le sang y refluant s’oppose au cours des veines hépatiques ; de là le gonflement du foie qui nous en a imposé plus d’une fois pour une maladie primitive. Ilne faut pas rapporter à une lésion des poumons tous les troubles de la fonction de la respiration chez les hémorrhoïdaires, car il arrive souvent aux personnes sujettes aux hémorrhoïdes d'’éprouver de la dyspnée, une anxiété dans la région du péricarde, et un sentiment de pesanteur à la poitrine, non pas, à la vérité, à cause de la congestion du sang vers les poumons, mais à cause de la pléthore du canal vertébral qui comprime les nerfs qui se distribuent aux muscles du thorax ou au cœur (67). D’un autre côté il n’est pas nécessaire que la congeslion du sang vers les poumons soit absolument hémorrhoïdale , elle peut aussi être due à la rétention des menstrues (68) et à la suppression des lochies (69). Enfin il faut prendre garde de méconnaître la complication de la phthisie sanguine dont il s’agit, avec la phthisie scrofuleuse ou arthrilique.

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