‹ Traité de pathologie interneChapitre 128 sur 277 · Diagnostic. — Dans le diagnostic · texte numérisé non relu

Diagnostic. — Dans le diagnostic

de la phthisie scorbutique äl y à deux conseils à suivre, l’un de ne pas prendre!

pour des phthisies scorbutiques ‘primiti=:

ves les autres phthisies qui, par le séjour!

-des malades dans Îles ‘hôpitaux, les endroits humides et malsains , ‘contracten quelque chose du scorbut; l’autre de m pas juger de Ja présence de la phthisi scorbutique par la séule fétidité des cra chats ,:car nous avons observé cette fé” tidité dans une phthisie étrangère aûl ‘scorbut. 3

8. Pronostic. — Plus la maladie dl ancienne, plus le malade est âgé, et plus son état, tant physique que moral, e mauvais, plus aussi le danger.de la moxl

est prochain , ct réciproquement. Dans Je cas le plus heureux, la maladie n’ad.

met de traitement que dans Ja période latente. 1%

9, Trailement..—Le traitement con:

siste dans Je régime anti-scorbutique qu sera ailleurs décrit plus aulong (87). Ut air.pur et montagneux:n'est plus à évite comme dans les autres phthisies; 1e promenades surtout dans les forêts ds sapins et de pins sont ‘très - utiles. Lei

(86) Galien a dit: « Periculosum pre terea est, consuescere his, qui tabe 1e nentur, atqué in totum cum omnibus!

qui putridum adeo spirant, ut domicili® in quibus décumbant, graviter oleant” (De ‘febrib., 1.41, e. nr. Charter, t. vL p. 408). Tulpius avoue qu'il aurait WC Jontiers examiné sur un cadavre les on sions d'un ‘poumon tuberculeux, ma qu'il fut détourné de le disséquer pa une odeurfétide non moins nuisible au médecins qu'aux parents eux-mêmes {L.m,c. n). | h..

(87) Chap. du Scorbut.

DE LA PLÉVRE ; DU -MÉDIASTIN:s :DU»THYMUS ET DES POUMONS.

exhalaisons que, répandent ces forêts remplacent.les fumigations aromatiques (88)..I1 faut y joindre les végétaux tirés des crucifères, avec la viande de jeunes animaux. Leifraisier surtout a été préconisé.à juste titre (89).-Pour boisson, le jus d'oranges avec du sucre et de l’eau (90), la décoction de pommes dans de l’eau. (91), l'hydromel (92), et la bière chargée de gaz acide carbonique, ou celle dans laquelle on aura infusé dans de petits sachets des: bourgeons. de pin ou la racine du raifort sauvage. Au printemps, outre les sucs exprimés des-herbes indiquées, on pourra prescrire ceux du grand beccabunga, du cresson (93).et du cerfeuil, ou les conserves de ces,herbes. Le sérum. du lait, mêlé.à du vin ou à de l’eau de roses, n’est pas.à dédaigner (94). Au reste, le lait est peu.employé dans ce cas. Plus. le maïade.est exempt de tout mouvement fébrile, plus on prescrira sûrement l’eau de poix (95), la myrrhe, le baume du Pérou, le copahu, la térébenthine , les fleurs du benjoin, les,baies du genévrier, la racine de l’acore odorant, les graines du fenouil > de la cigué aquatique, de emploi desquels il sera parlé plus au long (96). Morton pré-

(88) Voyez plus bas, $ 9, n. 18.

(89) Raulin, Op., c. 11, p. 216. —Vo- >el, ib.,.en note.

(90) Raulin, I, c.

(91) Floyer, Hist. of cold bathing, D: 514.—Lobb, De dissolv. calc., p. 136.

(92) Morton, 1. c.

(95) Musche a Moschau, De la phthisie uérie par la natation et le lait caillé.

Misc. acad. nat. Cur., dec. 11, an. 8, ). 304.)

(94) Allemand, Molkenrosen. On inuse les fleurs nouvelles de roses rouges lans du sérum de lait bouillant, et on en ait une colature.

(95) De la poix cuite, eau visqueuse le poix. En allemand, Theerwasser. Hi] eprépare en mêlant deux-livres de poix oire liquide à huit livres d’eau, qu'il aut filtrer après douze heures. La dose St une livré par jour. Lisez sur ce renède remarquable, Siris, Or inquiries Oncern. the virt. of Tar-water. Lond., 44, 11 y à une traduction allemande en 145, publiée à Leïipsic.— Prior, An auhent. narrative of succes of Tar-water.

10nd., 4745. —S.-Th. Quelmatz, Progr.

ans lequelil préconisel’infusion aqueuse le poix liquide. Lips., 4745, dans le )isp. pathol. d'Haller, 4, vu, n,.241,

fère.à tous les:médicaments les:eaux:minérales chalibées (97). Le raisonnement.et l'expérience proscrivent l'usage des narcotiques et.des-ulcères artificiéls.

On traitera d’après des règles générales (98) la phthisie .scorbutique confirmée, ou, ce qui est la même chose, la phihisie au troisième degré.

$ VIT. De la phihisie pulmonaire syphilitique.

1. Définition, — L'érosion de:la membrane muqueuse des bronches, du parenchyme et des glandes du poumon, causée par le vice vénérien, constitue :la phthisie pulmonaire sypbilitique.

2. Histoire. — Cette phthisie a été traitée par Morton (99), Er. Hoffmann (100), Morgagni (1), Sauvages :{2) et Tandon (3). |

3. Periode latente. —:La phthisie Sy= philitique est dite latente lorsque:le malade vénérien se plaint de dyspnée, de toux accompagnée de crachats, tantôt.en petit nombre et purulents(4) , {antôt.en

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