Histoire. — Morton (81) et: Sauva
ges (82):ont parlé deicette maladie.
3. Epoque latente. —1On soupçonne que le vice scorbutique :attaque les poumons, lorsque les hommes avancés en “âge ,:tourmentés par des souffrances morales, adonnés auitabac (83),auxiliqueurs fermentées, imbus de mercure, sujets:à J'érysipèle:,;à la psydracie (84), aux ecchymoses, sales, ayant les gencives spongieuses, l’haleine fétide, rendant le matin une salive abondante, éprouvent.une toux douloureuse, Sèche (qu'ils provoquent souvent à dessein pour se débarrasser d’une pituite peu abondante, vis- .queuse , salée , et itilillant le gosier), et une difficulté de respirer avec sifflement, -constriction.et pesanteur,dela poitrine.
4. Epoque de l'évolution. — Tous ces accidents n’empêchent pas que la vie
ne puisse être prolongée assez longtemps (85), à moins qu'une phéumonormhagie ne survienne inopinément, ou que le malade ne commette quelque écart dans le régime. Tôt ou tard cependant la maigreur, causée par une anorexie Continuelle et une soif insatiable ,.croit de jour en jour, et la fièvre hectique s'empare du malade. , 5. Lpoque confirmée. — Lorsque les choses sont.arrivées à ce point, le ma-
sucre blanc: Il arrive qu’il produit des
«coliques, d’où il faut agir avec prudence.
(81) L. c., cap. 11.
+ (82) L. c., species 4.
(83) « Etiam fumi tabaci multus .usus in-bac phthisi non immerito suspicandus est.» Morton, 1. c.
(84) « Instar-herpetis miliaris. » Morton, 1. c.
(85) Portal rapporte l'exemple d’une veuve de :Senac qui, quoiqu'atteinte depuis rente ans d’une phthisie scorbutique, ‘arriva cependant à l’âge de quatre- “ingt-dix ans (dans Méd. éclairée par les
sciences physiques, t. 1, p- 202, et Abh.
f, pr. Aërzte, 45 B., 4 st, p. 595). J'ai vu un exemple assez semblable, chez la veuve du chirurgien:de Vienne Sçhlegel,
-et de Ja mort est facilement reconnue.!
:Car de même que le vice scorbutique
MALADIES :DES :PAROIS :THORACIQUES
:lade rejette des crachats ichoreux, san- | :guinolents et.si fétides qu’il est impossti- | ble de cohabiter avec lui (86). ‘Enfin sur- -viennent l'œdème des extrémités infé-
ne me
rieures (d'ailleurs souvent dures; livides et ulcérées) et une diarrhée, quelquefois® sanguinolente , qui détruit ce qui-restes de forces. Nous n'avons pas ‘ouvert les} cadavres de personnes qui sont mortess
de la sorte. 4