‹ Traité de pathologie interneChapitre 132 sur 277 · V. Tartra, Bulletin des sciences médicales, t. v, p · texte numérisé non relu

V. Tartra, Bulletin des sciences médicales, t. v, p

(56) 3 -M. Nooth, in Transact. of a soc. for the improvement of med. and chirurg. Knowledge, vol. in, 41812.

(57) Fggerdes, in Mise. nat. cur., déc.

11, an. 10, p 124.

(58) Kirkland, Treatise on child-bed fever (G indersrot).

(59) De Pré, Diss. de phthisi pulmonali samiaterum vulgo von der Schleifferkrankheit. Erf., +719. — Coschwiz, Diss. de spadone Hippocratis lapicidarum Sebergensium hæwoptoën et phthisin præcedente. Hal., 1721. Mém. de Dijon , t. 11. flist., p. 60. — Thilenius, Med. chir. Bemerk., p. 15.

:: (60) Montjoye, Ueber d. Krankheïten 1. Wollweber u. der Walkmuller. V.

Horn’s Archiv. f. med. Erfahr., 1814, D. 251. — Schmidt ,; in Gesundheits-Taschenbuch v. einer Gesellch. Wiener

wzte, 4 B.

(61) Par ex., Odessa.

(62) Comme : Vienne, le foyer des hthisiques, dont il ne faut pas cepenlant rechercher la cause seulement dans à poussière sablonneuse, car je vois dans lœfer (Herc. med., 1. 11, €: 1), que de On temps, surtout dans la bassé Autri he, tous les ans, quelques milliers individus mouraient dé phthisie comie d’une maladie endémique et popuire. Il pense que la cause doit être r'aportée à l'abus d’un vin trop généreux.

(63) Comme il est constant, d’après S observations de Savary (Zustand d.

tenu. neuen Ægypt., p. 115),—Ludov.

fank (Collection d'opuseules de médeme pratique. Paris, 4812, p. 7), et

rOWne (Travels in Africa, Egypte and Yriay p. 534), que la phthisie pulmo- 1Ire"est extrêmement rare en Egypte, ndis: qu’il est aussi reconnu que nulle rt ailleurs l'atmosphère n’est plus argée de sable qu’en Égypte, il serait ris de douter encore, dit mon père

frank, tom. 1v. -

DE LA PLÈVRES DU MÉDIASTIN; DU THYMUS:ET DES POUMONS

sionnent une ifritation continuélle dans les bronches, qui, propagée à la fin aux.

poumons, y produit l'inflammation, puis un abcès de ce viscère. [l est aussi évident que la pleurésie, lorsqu'elle dégénère en péripneumonie , produit la vomique des poumons.

4. Signes de là vomique.. — Enfin quelle qu’ait été l’origine dela phthisie qui provient d’une vomique, sa présence s’annoncera lant par les signés qui indiqueut qu'une ancienne péripneumonie a passé à la suppuration (64), que « par une toux opiniâtre, sèche, augmentée par Ja nourriture et le mouvement; par uue respiration petite, haletante, ronflante ; par une petite fièvre continue à périodique, exaspérce par la nourriture, les boissons, le mouvement, et aCCOMpPAgnée de la rougeur les joues et.des lèvres ; par la perte de lappétit ; par une grande soif; par une sueur nocturne, une maigreur autour du couet du front; par uue urine spumeuse et une trèsgraude. faibiesse (65). » En outre, si la vomique existe seulement dass un seul poumon, que, celui-ci re soit pas adhérent à la plèvre, que l’autre poumon soit sain, et que la cavité thoraciquie qui le renferme soit exempte de toute extravasation, le malade se couchera ptus facilement sur le côté affecté; car, s’il se couchait du côté sain, le médiastin serait comprimé sur l’autre côté, et la place où se trouve le poumon sain serait tellement ressérrée qu'il ue pourrait être dilaté que très-difficilement par l'air inspiré (66).

On n'a remarqué dela dyspnée que dans un seul côté du. thorax, le côté plein de pus étant tranquille (67).

mers

(dans ses manuserits), si la poussière du sable est aussi funeste au poumon, qu’on le dit vulgairement. |

(64) Cap. 1, $ 5, n. 10.

(65) Boerhaave, Aph., $ 835.

(66) De.là Hippocrate a dit : « Si vero Suppuratio fuerit in alterutro latere tantum, el vertere (ægrum), et condiscere oportet in his, num aliquem habeat dolorem in altero latere, et an calidius sit alteruin altero, et ægro in latus sanum decumbente interrogare, si quod ipsi pondus desuper impeudere videatur. Si enim hoc fuerit, in altero latere suppuratio est, in quo pondus adfuerit. » (In Prognost. Charter., t, vit, p. 650).

(67). Wistar, in Transact, of the Americ. philos. society. Philadelphia, 1818, vol, z, |

5. Terminaison de la vomique. — A moins que la vomique ne suffoque le malade avant sa rupture, elle se fait jour ou dans les bronches, ou dans le parenchyme du poumon, ou dans les parties adhérentes à cet organe , ou dans la cavité de la plèvre, ou dans plusieurs endroits à la fois. Et il ne faut pas passer sous silence l'absorption du pus, quoique extrêmement rare.

6. Vomique non rompue.—Le malade est suffoqué par une vomique, si, par son volume , elle rétrécit la cavité aérienne des poumons, et en empêche la dilatation.

Car, après une toux opiniâltre, sèche, ou accompagnée de crachats muqueux, après la dépravation du goût (68), la parilysie de la langue ou des membres (69), la dyspnée, et une grande anxiété (surtout après avoir mangé ou marché}, il survient un état stertoreux, et le malade succombe (70).

1. Rupture dans les bronches. — Si c’est dans la cavité des bronches que s'ouvre l'abcès, le pus sort, ou en petite quantité, et alors il est facilement expulsé par la trachée, ou en trop grande abondance pour pouvoir être rejeté; dans le premier cas, le malade est sauvé, du moins du péril imminent (71); dans le second, lorsque les bronches et la trachée sont remplies {72), comme il ne

(68) Zimmermann, Von der Erfahr., 4 Th., 5 B., 8 St., p. 406.

(69) Vogel, De cognoscendis et curandis morbis, $ 645.

(70) «Si vero non possit multo tempore rumpi, neque sponlie, neque a imedica= mentis, contabescit æger a vehementissimis doloribus, et inedia, et tussi, et fe- ‘bribus et plerumque perit.» (Hippocrates, e morbis, 1. 1, €. vit. — Charter, t. vit,

:». 841.) « Vidit in cadavere hoc morbo

lefuncti Boerhaavius unius lateris pulnonem in saccum pure plenum conversum adeo p'odigiosæ magnitudinis, ut non tantum cor ex situ suo dimoverit, et alterius lateris pulmonem in minimum spatium compresserit, verum etian dia phragma in abdomen protruserit et prominere fecerit. » Swieten, Comment., S 836.

(71) Ma pratique particulière m'offre plusieurs exemples; d’aulres sont rapportés par Rademacher dans le Journal de Loder, 4 B.,1 St., p. 66. — Vogel, Samml. med:u. chir. Falle, À B., p. 125.

« (72) Quoiqu’unevomiquen’existeseule:

ment que dans un seul lobe du poumon,

reste plus de passage à l'air inspiré, il survient une grande anxiété, des verli- | ges, du tremblement, de lalipothymie,et | enfin la suffocation (73). La rupture peut | avoir lieu, ou d'elle-même. ou par terreur (74), ou par effort (75), dans un | conflit(76), par l'émétique (77), ou par | une chute (78).

8. Rupture dans le parenchyme:— Si le pus se répand dans le parenchymew des poumons, outre l'augmentation de la difficulté de respirer, il vient s’y ajouter. des symptômes comme d’une nouvelle inflammation des poumons. À

9. Rupture dans les parties voisines des poumons. —Si la vomiquese fait jour, dons les parties voisines des poumons , | alors tantôt elle adhère à la plèvre, et l’ab=, cès se fait entré les côtes (79), tantôt se

oo,

elle peut néanmoins inonderles bronches du poumon sain; c’est ce que mon père | a vu sur le cadavre d’une jeune personne | de dix-neuf ans, fille du priuce H: Sch..

F.,etmorte à Vienne en 1802. La vomique.

était nichée dans le lobe supérieur dus poumon gauche, et les autres lobes des, poumous étaient sains; cependant lesw bronches étaient remplies de pus (tiré dé ses manuscrits). Au reste, les bronches, auraient pu contenir une lymphe coagus lable sécrétée par l’irritation. que leur, aurait causée la vomique. J'ai soupçonné | un pareil état de choses lorsque l’abon: | dance des crachats rejetés par les mal des ne s’accordait nullement avec je volume de la vomique trouvée sur le cadavre.| (73) Arétée à noté cette suite funeste! de la vomique, lorsqu'il dit: « Si véro in pülmonem cum impelu pus prerumpat, sunt qui suffocentur, et ob confectam ef-!

fusionem et rejectionis angustiam. » (De causis et signis morb., 1. 11, ©. 1, p. 114) Cfr. Bonet, Sepulchr., L. 11, sect. 1x, obs:

99, et Horn’s Archiv. f. med. Erfahr:,4 B., p. 524. $ (74) Bohn, De officio medici duplici, p- 25. | (15) Bartholin, Hist. anat., cent. VI hist. 12. H (16) Bartholin, 1. c., obs 14. | (77) Stark, Klinisches Institut, p. 85:

(78) Vateri, Diss. de pulmonum V0 mica, thes. xnr. 4 (79) Acrel, Chirurg. Vorfalle, 4 B:Mpl 502. — Soemmerring , Anmerk.. 69 oz, Baillie, Uber d. krankhaft. Bau, p+ 54 — Wrisberg, Comment. Gœtting, vol:6 n. 3. J'en ai vu plusieurs fois et récem ment sur une femme phthisique habitant des faubourgs de Zarzecz. Un abcès part) au çôté gauche du thorax, entre la hui

DE LA PLÈVRE) DU MÉDIASTIN, DU THYMUS FT PES POUMONS

dégorgeant dans la cavité du péricarde, il y produit les symptômes d’une hydropisie, ou bien il se dirige par le diaphragme vers le foie (80), l'estomac, la rate et l’abdomen: ou enfin, pénétrant dans la cavité antérieure ou postérieure du médiastin , il y produit des phénomèpes propres à chacun de ces endroits.

10. £’'mpyème. — Si la vomique se rompt dans les cavités de la plèvre, il s'ensuit l’empyème(81); le pus alors

tième et la neuvième côte. L'ouverture fut faite par le docteur Wroblewski, et plusieurs onces de pus s’échappèrent, au grand soulagement de la malade. Néanmoins, elle finit par succomber. Le cas de Kheraius paraît avoir été plus heureux, car la matière purulente fut excrétée par un ulcère qui s'établit entre la première et la seconde côte. (Misc. Acad. N. C., dec. 11, A. 5 et.6, p. 105.) Je doute cependant qu’il y ait eu une vraie phthisie pulraonaire.

(80) Lichtenstein, in Hufeland’sJourn., 27 B., 2 S1., p. 83. Medical Essays, T. 1, p- 275.-— Bell, Zergliederung d. menschl.

Korpers, 1 B., p. 44. J’ai vu moi-même deux fois, dans l'hôpital civil de Vienne:

l'un des malades rejetait, après un sanglot, des crachats amers qui ressemblaient à de la bile, d’où il fut possible d’établir le diagnostic de la communication maladive pendant la vie entre le lobe inférieur du poumon droit et le foie par l'érosion du diaphragme.

… (81) L'empyème à été bien défini par Aëétius : « Empyici, hoc est pectore supnb vocantur, quibus abscessus in sucingente costas extrinsecus membrana, aut in aliquaalia pectoris pellicula factus, acervatim ruptus est, ac in. vacuum pectoris locum effusus, inter pulmones, et membranam costas succingentem. » (Serm.

VIU, C. LxV, p. 85.) Ceux qui ont écrit sur l'empyème (en négligeant souvent la distinction avec l’hydropisie purulente des cavités de la plèvre) sont : Wobenius (Diss. de empyemate, et phthisi. Ros., 1603), — Arnisæus (Diss. de empyemate, Leid., 1620), — Schalier (Diss. de empyemate, Viteb., 1622), —Slegelius (Diss. de empyemate. Jen., 1639), — Baldi (Diss.

de empyemate. Leid., 1646), — Crampfer (Diss. de empyemate. Leid., 1647), — Aedes (Diss. de empyemate. Ultr., 1653), —Steinfels (Diss. de éempyemate. Marb., 1662), — Florian ( Diss. de empyemate. Lugd. Bat., 1664), — Israel (Diss. de em.

Pyémate. Heidelb , 1665), —Kelner (Diss.

de empyemate. Helmst., 1670), — Bartholomé (Diss. de empyemate. Leid., 1672), — Van Ruyman (Diss, de empye-

flotte librement dans la cavité, ou se répand dans les pseudo-membranes résistantes qui unissent le poumon à la plèvre; On en a vu qui pesaient jusqu’à onze livres (82). La rupture de la vomique se manifeste par la déclaration même du malade, qui éprouve un senti-

mate, Leid,, 4674), —Kermann (Diss. de empyemate. Leid., 1674), — Harderus (Diss. de empyemate. Basil., 4675), — Hurter (Diss. de -empyemate. Argent., 4679), — Drelincourt (Diss: de empyemate. Ultr., 1683), — Waldschmid (Diss.

de empyemate. Marb., 1683), — Rivinus (Diss. de thoracis empyemate. Lips., 1686), — Wedel (Diss. de empyemate.

Jen., 1686. Diss. de peripneumonia, eme pyemate, elc. Jen., 1717), — Sperling (Diss. de empyemate. Witeb., 1702), — Bollmann (Diss. de empyemate. Lugd.

Bat., 1705), — Krausius (Diss. de empyemate. Leid., 1706), — De Lith (Diss. de empyemate. Lugd. Bat.), — Holdthenius (Diss. de empyemate. Ultr., 1704), — Muller (Diss. de.empyemate. Alid., 1707), —Vesti (Diss. deempyemate. Erf., 4707), — Van Eckhout (Diss. de empyemate.

Lugd. Bat.,,, 1709), — Hertogh. (Diss. de empyemate. Lugd. Bat., 1719), — Van Leeuwen (Diss. de empyemate, Lugd. Bat., 1719), — Coschwiz (Diss. de empyemate spurio.. Hal., 1725), — Fischer (Diss. de empyemate. Erf., 1728), —Van Overschver (Diss. de empyemate et paracentesi. Lugd.Bat., 1729), —Vater (Diss.

febris tertiana ab empyemate vomica pulmonis rupta. Witeb,, 1732. Diss. dans laquelle on parle d'une fièvre tierce causée par un empyème survenu après. la rupture d’une vomique du poumon, dans la cavité droite de la poitrine, et qui alors, comprimant le poumon du même:côté, en le privant entièrement de ses fonctions, amena la mort. Wiceb., 1751), — Goelicke (Diss. de empyemate. Francf., 1752), — Charlevix (Diss. de empyemate.

Ultraj., 1735), — Le-Maire (Diss. de empyemate. Lugd, Bat., 1755), —Juch (Diss.

de empyemate. Erf., 1748),—Garre (Diss.

de empyemate. Paris., 1760), — Aselmayer (Diss. de empyemate singulari.Erl., 1765), — Keller ( Diss. de empyermatis singularis hist. et ipicrisi. Argent., 1769), — Van Rossum (Diss. de empyemate Lo Yan. , 1785), — Groschke (Diss.. de empyemate. Goett., 1784), — Koehler (Diss.

deempyemate.Giess.,1789),—Zernentsch (Diss. deempyemate. Erf., 1796),—Bolies

mer (Diss. de empyemate, Viteb., 4801):

(82, Sœmmerring, Anmerk 71, ad Bail.

lie, Uher den kraukhaften Bau, p. 34,

276 MALADIES DES PAROÏS THORACIQUES

ment, surtout comme de fluctuation, lorsqu'il setourne dans le lit (83); par un soulagement subit mais court des symptômes (84); qui est bientôt suivi de nouveaux maux (85); par une toux. tantôt sèche, tantôt accompagnée de crachats muqueux ; par une douleur au côté malade, par un sentiment de pesanteur à l'épigastre et aux hypochondres, lorsqu'ils sont refoulés dans la station (86); par une dyspnéeaugmentée dans l'expiration et Le décubitus sur le côté opposé(87), parune fièvre hectique qui croit de jour en jour, par l’œdème des muscles dorsaux, du

(83) Pour celte raison, Hippocrate ordonne que le malade soit placé sur un siége d’aplomb, que l’on tienne ses épaules, tandis que le médecin percute le malade, en même temps qu'il approche son oreille du côté pour entendre le frémissement du pus renfermé dans l’une où l’autre cavité du thorax. 11 avertit cependant en même temps qu'à cause de l’épaisseur du pus où de $a trop grande quantité, on n'entend quelquefois aucun bruit, quoique lé thorax soil rempli de pus : « quibus suppuratis dum concutiuntur humeri, multus fit Strepitus, minus puris habent, quam ïlli, quibus paucus (strepitus), si difficilius spirent, et minus colorati fuerint. Quibus autém strepitus quidem nullus fit, vérum difficultas spirandis fortis, et ungués lividi, hi pleni sunt pure, et perniciose habent. » (Coac.

præn. 877. Charter, t. Vin, p. 877.)

(84) H faut encore entendre Hippocrate :

« At si per infusum pus minime éducatur, id ex pulmone in thoracem erumpit ; postque ruptionem sanus Videtur, quod pus ex angustia in ampliorem locum venerit, et spiritus, quem reSpiramus in pulmone sedem habeat. Sed procedente tempore, pure pectus implétur, tussis et febres, aliique dolores omnes magis ipsum vexant, morbusque declaratur. » (De morb., L. ur, c. xv. Charter, t. vu, p.

(85) « .... a pure diaphragma depri-

mente viscera thoracis alluente, mace-

rante. » Swieten; 1. c., S 1187, p. 672.

(86) Saviard a observé une fluctuation évidente sous le cartilage ensiforme. On sentait de ce côté une tumeur assez grande qui disparaissait en faisant la paracentèse du thorax: (Observations chirurgicales.)

(87) « Quum longius tempus progressum fuerit, febris. vehemens ac tussis prehendit, latus dolet, neque in sanam quidem partem decubitum ferre potest, sedin dolentem. » Hippocrates, Demorb., 1, 3, ç. av, Charter, t, Vn, p. 568,

carré des lombes et des bras (88), et aussi par les autres symptômes de la phthisie proprement dite. | 11. Absorption du pus. Le vrai pus qui constitue la vomique ou l’empyème paraît pouvoir être absorbé ou plutôt être évacué par les urines(89), comme ma propre expérience paraît l’appren- | dre (90). - 4

(88) Céla est trés-bien expliqué par | Vincent Onoffrio : « In pectoris, dit-il,

hydrope, et empyemate œdema observatur, interdum in uno tantum, interdum in utroque brachio, prout in üna, aut

altéra thoracis cavitate morbifica ali

qua substantia colligitur. Hoc enim in casu Semper pulmo elevatur, quia in imo pectoris stagnans maäteria inferiorem dilatationem impossibilem reddit, | ideoque ob pulmonem sursum evectum | artuum superiorum Œœdema generatur, :

simulque rubicundus faciei color nun- ; quam deficit : oritur enim (a compressa !

per pulmonem elevatum subclavia Yena |} illius lateris) à difficili transitu sanguinis ab arteriis superioribus in venas. » (De | narium hæmorrh. Comm. 1779, p. 38.) (89) Ce qu'attestent les observations de Langius (Op, 1. 11, ep. 40), de Zacutus Lusitanus (Prax. med. admirab., |. 1, !

obs. 418), — Diemerbroeck (Anat., 1.1, | €. xvini). Cfr. et Acta N. C., vol. n, obs.\ 46). | (90) Jacob Worek, domestique, âgé de dix-huit ans, né d’une mère morte de phthisié pulmonaire, fat apporté à la cli-

pa E RD E Lou 9 PNA Dan

cagsars-

nique de Vienne en 1817, au mois d’ayril atteint, depuis cinq jours, d’une grave pneumonie inflammatoire et rhumatis- | male qui avait été négligée. La première | saignée exaspéra le mal; la seconde, la | troisième, les ventouses scarifiées applis | quées sur le thorax, jointes aux autres | anti-phlogistiques, apportent du soulage: | ment, mais n’enlèvent pas la maladie. !

La quatrième saignée abat les forces, les | symptômes de la preumonie reviennent!

avec tant de force, que le malade est près!

de suffoquer. Un vésicatoire ést prescrit} à la poitrine, ainsi qu’une infusion de!

feuiiles de digitale pourprée, du calomel, | et l'inspiration de vapeurs. Cette mé-!

thode détourne, à la vérité, le danger de!

fa suffocation : mais aucuné crise ne s’en“!

suit, et le malade, après trois semaines!

de maladie, a souvent le frisson à midi,!

chaud Ta nuit et de la sueur le matins!

Le sommeil le fuit. Il maigrit, il tousse continuellement, il rejette en petil nome bre des crachats muqueux, et se plaint surtout de l'oppression de la poitrine, de, Fa diffiçulté de respirer, d’une doulenr

DE LA PLEVRE, DU MÉDIASTINy DU THYMUS ET.DFS POUMONS:

12, Diagnostic. —Je dis, paraît , car fant que le diagnostic de la vomique ne sera pas confirmé par l’autopsie du cadavre, il sera permis de la révoquer en doute (91), car, quoiqu’on ait fait de grands travaux sur la distinction du pus de la lymphe coagulable (92), néanmoins on n'a pas encore trouvé le critérium pour pouvoir faire cette distinction; du moins personne de nos jours ne prendra pour du pus des crachats suspects, seulement parce qu’ils vont au fond dans l’eau salée (93), ou que, mis sur le feu, ils répandent une mauvaise odeur (94), ou que, mêlés à de l'huile de tartre, ils se transforment en gélatine par deliquium (95), ou parce qu'ils contiennent

au côté droit du thorax et de l’impossibilité de se coucher. sur le dos. Cependant il désire de la nourriture. Les urines sont rares et claires. On diagnostique une yomique, on ordonne la diète lactée, l'eau de $eltz, les graines de la ciguë aquatique, le lichen d'Islande et la racine de polygala senega. A peine ce médicament est-il prescrit (c'était au Vingt -septième jour de la maladie), voici une urine abondante si purulente que l’on aurait cra voir du pus sortir l’un abcès. Cette évacuation se prolonge nviron pendant le cours d’une semaine ; >endant ce temps-là, les symptômes de a Yomique diminuent tous les jours, et nfin disparaissent. Après que les forces rent réparées par le quinquina et la ire, le jeune homme, entièrement uéri, sortit de la clinique au cinquanième jour de sa maladie,

(91) Tulpius avait dit : « Vomicam pulnonum non multo difficilius cognoveris [uam curaveris. »

(92) Outre les auteurs cités dans P. 1, O1. 1, $ 58, no 8 (éd. de Leyps.), jerappel:

erai la dissertation de Titius sur le dias mostic des crachats dans la phthisie; — itetzzi, De phthisi pulmonali specimén hemico-medic. Fascic. secundusin Mém.

étJ'Acad. ‘de Turin. À. 1805-1808, 1. IX, Ciénc. phyÿs. el mathér. Iist.; p XXXIF, (93) Hippocrate avait dit : « Phthisico- UM, in aquam salsa exspuentium sputa:

Ÿ ad fundum tendant, cito pereunt. »

ka 1 prænot., n, 455. Charter, t. vin, ». 877.) |

(94), Parmi les signés mortels chez les hihisiques , Hippocraté range l'odeur rte des crachats. (Aphor. n, sect. v.

hartér, t, 1x, p. 200.)

(95) Grasmeyer, Abhandl. y, de Eiter

des globules entourés d’anneaux colorés (96), ou parce qu'ils ont un aspect purulent. [IL Ya d'autant plus de danger.

à confondre le pusavec la lymphe coagu= lable que la phthisie née d'une vomique ressemble beaucoup à certaines maladies dâvs lesquelles: la sécrétion morbide de la lymphe coagulable est due, ou à l’inflammation chronique .des bronches et de la plèvre, ou à une affection de cœur et de l'aorte.

13. Distinction de la vomique d'avec une bronchite chronique. — L'inflammation chronique des bronches décrite quelquefois sous le nom de phthisie pituiteuse (97), ou de fausse consomption (98), a été depuis long-temps distinguée de la phthisie véritable, caractérisée. par la destruction des. poumons (99); mais sa ressemblance avec la phthisie produite par une vomique sera frappante d’après la description suivante de la bronchite chronique. Avant d'éprou-

nent

und v. d. Mitteln. és v. allen ahnlich Feuchtigkeiten zu unterscheiden. Gott.,

(96): Young, An introduet. to medical Literature. Lond., 1813.

(97) Rœderer, Diss. de catarrho phthi= sin mentiente. Goett., 1758, —Westphal, Pr, de symptomatibus tabis pulmonalis non semper, ab exulceratione pulmonum oriundis. Gryphiswald., 1774.— Murray, Pr. de phthisi pituitosa. Goett., 4776. — Stoll, Rat. medendi, vol. 11, p. 10. — May, Diss. phthisis pituitosæ constructio et medela. Jen., 1805. — Wichelhausen, Ueber d. Erkenntniss) Verhütüng ‘und Heïlung d. schleimigtéen : Lungensucht.

Mannh:, 1806. — Chalmer; Account: of the weather and diseases :of South-Ca rolina, 1776.—Haen;, Rat. medendi, t. 1, P. 416. Cfr. plus bas, ch. vi:

(98) Badham, An Essay an. bronchitis with a suplement containing remarks on simple pulmon. Abscess. Lond., 4814.

(99) J'ai disséqué plusieurs cadavres, surtout -d’enfants morts d’une bronchite chronique, et je n'ai -pu-trouver- dans le. thorax rien, autre. chose qu’une:inflammation .de la: superficie: interne de:

la membrane muqueuse et une liqueur séreuse extravasée dans les cavités de la plèvre. Bayie (1, c., p.395) parle d'un malade chez lequel. l'inflammation des bronches n'était pas même visible sur Le cadavre, quoique les marques de sa présence, comme de la lymphe coagulable, ne laissassent aucun doute sur linflam-

ver un catarrhe, la scarlatine, la rougeole, la variole, la coqueluche, le malade sent du frisson après le manger, saivi de chaleur, surtout au creux des mains, et d’une sueur nocturne abondante. Il se plaint en même temps de difficulté de respirer, de tension de toute la poitrine, surtout d’une douleur sous le sternum et d’un sentiment d’une démangeaison désagréable, se dirigeant de cet endroit vers le gosier ; d’autres sont attaqués d’un enrouement rebelle, en outre la respiration, souvent à des heures fixes du jour ou de la nuit, est plus fréquente que dans l’état sain, et remarquable par un sifflement et un râte particulier. La toux a lieu surtout la nuit dans le début de la maladie, le matin quand elle est avancée. Elle est provoquée quelquefois par une profonde inspiration qui augmente la douleur. Le décubitus est possible en l’un ou l’autre côté; cependant la position sur le dos augmente souvent le mal; rarement elle est accompagnée d’une douleur de côté.

Les craMats sont dès le début nuls ou rares, mais peu à peu ils deviennent si abondants, que non-seulement le malade remplit le bassin destiné à cet usage, mais qu’il salit encore son mouchoir et des servieltes avec ses crachats, etc. Ils sont jaunes, jaunes-verdâtres, tenaces, fi- Jants, très semblable à du pus, quelquefois entremêlés de, pseudo - membranes(100); souvent la même matière qui compose les crachats s'écoule en même temps des narines avec persistance de la pesanteur de tête, de la blancheur de la langue, de l’anorexie, d’un sédiment briqueté dans les urines, et il survient, sinon de là maigreur, du moins de la flaccidité dans les chairs. La maladie dure depuis trois semaines (surtout en automne et en hiver). jusqu’à trois mois et plus. Dans ce cas , on ne peut la distingner autrement, qu’en examinant la constilution du malade, les maladies

Eee nan enr ennnnnnen)

(400) Jusqu'ici je révoquerais du moins en doute cette portion de membrane que le malade, dit-on, rendit par la bouche,

et qui fut prise pour le kyste d’une vo-

mique par Revolat ; v.Journ. de médec., t. xxx, 1808, novembre, p. 222. Cfr.

Consbruch, De membranosis concrementis cum purulentis sputis ejectis. (Nova Acta Ac. nat. cur., vol. vi, p. 165.1 Marcorelle, Observat. sur un corps organisé ou ramifié, rendu par l’expectoration (Mém. de Paris, a, 1762, Hist., p. 53).

MALADIES DES PAROÏS THORACIQUES

qu'il a faites, et surtont la marche de la nouvelle affection (1), car cette maladie a coutume d'aller plus vite que la phthisie suite d’une vomique, et à plus forte raison, plus rapidement que toutes les autres ; bien plus, nous sommes de l’opinion que les phthisies dites à marche rapide (2) ne constituent que des bron- | chites chroniques, à moins qu’elles n'ap- « partiennent à une phthisie tuberculeuse | à laquelle survient quelque maladie aiguë mal traitée. En outre, cette maladie, | accompagnée d’une prostration des forces rare chez les phtuisiques, offre souvent les symptômes d’une fièvre typhoïde lente | (3), et quelquefois s’allie à une plique latente (4). Le catarrhe chronique, selon

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(1) Au mois de septembre 1815, madame C. W. fut transportée à Vienne :

comme phthisique. Le médecin docteur | Virion, qui était âgé, avait regardé la maladie comme tout-à-fait déclarée. | Ce jugement avait été confirmé par plu-, | sieurs autres. Pour moi, lorsque j'ap- | pris que la maladie ne durait que depuis: | trois mois, que la malade auparavant jouissait d’une bonne santé et n’avait ja-w mais été sujette aux maladies de la poitrine, lorsque je rapportai l’origine den la maladic actuelle à un catarrhe négligé, qui avait été traité par des médicaments.

échauffants, et lorsque je vis que les, bras de l’illustre dame n'étaient pas aussi, maigres qu’on s’y serait attendu, avec | une telle fièvre (le pouls battait 146 fois | par minute), avec tant de sueurs (elle était | obligée de changer plusieurs fois dans.

cours d’une nuit), avec tant de troubles | dans la poitrine (car elle toussait continuellement et rendait des crachats puru- | lents), non-seulement je ne pris pas cette !

maladie, qui était une bronchite chroni:, que: pour une phthisie confirmée, mais | même je déclarai qu’il y avait grand es=\ poir de guérison ; et en effet, après avoir rejeté les échauffants, et employé la.dis, gitale pourprée, le nitre, l'eau de Seltz et les exutoires, la malade, dans l'espace!

de six semaines, fut rendue à une santé parfaite, et.est encore mère de plusieur] enfants. Ë | |

(2) En français, phthisie, galopante/; en allemand, Gallopirende Lungensuchts Cfr. Portal, Von d. Lungensucht, 2 Th) p. 100. — Percival, in Mem. of the medics} soc. of Lond., vol. 11, p. 288.

(8) P.1, vol. 1, cap. 1v, $ 55 (édit. del Leyps.). cg

{4) Au mois de novembre 1819, la femme d’un habitant de Vilna, qui s’occupait] de musique, présenta, après une fièvre)

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DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS

d’autres l'asthme’ pituiteux, selon nous la blennorrhée des bronches ressemblent beaucoup à la bronchite chronique, mais il en sera parlé ailleurs (5).

14. Distinction de la vomique avec la pleurésie chronique —La pleurésie chropique aussi bien que l’aig ié peut donn'r Jieu à un pseudo-abcès (6). Cette maladie {dont Bayle(7)}, Mainoury (8), ont rapporté des exemples. et qe nous avons observée nou:-mêmes plusieurs fois, se distingue par un sympiôme particulier et constant, qui est une douleur dans Van des cÔô és du thorax; cette douleur ést augmentée par toutes les positions qui accélèrent le mouvement de la poitrine , ausi bien que par le décubitus sur le côté. À cela se joint une toux, souvent cruelle, vaine, accompagnée de crachats muqueux, semblables à l’albumine de l'œuf, quelquefois abondants.

La percussion du thorax selon les règles de l’art donne un son obscur du côté affecté; enfin survient une fièvre en quelque sirle hectique sans que le corps cependant maigrisse beaucoup. Les symptômes mentionnés, excepté la douleur de poitrine, ont coutume de disparaître pour un temps, et de reparaître à de

catarrhale négligée, les principaux symptômes d’une vomique; car aux frissons de l’après-diner succédait une chaleur brûlante (avec délire et, de temps à autre, soubresauts des tendons), et la nuit des sucurs très-abondantes. La malade amaigrie était tourmentée par une difficulté ans la respiration et une toux fréquente, avec des crachats purulents: On fit une consultation, et un des médecins soutint qu’il n’avait aucun doute sur une vomique; l’autre partagéa mon opinion que peut-être il y avait une vomique latente, mais que ‘probablement la maladie ap- Partenait à une bronchite chronique. A la fin de la sixième semaine, un trichoma $e forma : après son évolution, toute la maladie disparut.

© (5) Infra cap. vr, n. 9.

(6) Cap. u, S2,n:2.

(7) Op. c., sect. vir. Obs. de pleurésies

chroniques qu’on aurait pu preudre pour des phthisies, p. 355-564.

M8) Annuaire de la soc. de médec. du département de l'Eure, 1807, p. 87, 161.

Cr Perreymond fils, Réponses à ces Questions, 1. Comparer le diagnostic de la Phthisie pulmonaire avec ceux du catarrhe pulmonaire et de la pleurésie chronique. V. Sédillot, Recueil périod. de la soç. de méd, de Paris, t, Lin, p. 345.

certains intervalles plus ou moins longs; ainsi la maladie traine pendant plusieurs années, jusqu'à ce que surviennent la fièvre, la maigreur, | œ ‘ème du bras du côté affecté, ou même l'app+rition d’un faux alcès entre deux côtes, et que le malale meure avec tous le signes d’une phthisie pal'nosaire proprement dite. A l'ouverture du cadare, on ne trouve aucuve lésion dans les poumons (9), mais queiqelois ils paraissent manquer; cette espèce de disparition du poumon est due à la pseudo-membrane qui l'enveloppe et le comprime dans un espace étroit, de sorte que le parenchyme privé d’air devient dur. D’autres fois, le poumon, sans être couvert d'aucune membrane, adhère par sa superficie à l& plèvre costale (10). an médirstin, au péricarde, au diaphragme; ces adhére:ices membraneuses forment quelquefois un sac rempli d’une lÿymphe coagulable; ce sac, en comprimant le poumon qui l’avoisine, y laisse un espace creux. La plèvre costale est souvent épaisse. La cavité du côté malade de la poitrine renferme presque toujours un sérum purulent (11). D'après ce qu'on vient de dire, on voit très-bien que la pleurésie chronique, tant qu’elle ne détruit pas les poumons, n’appartient pas à pro-

prement parler à la phtuisie; plüt à

(9) « In cadavere hominis, cujus morbura non noveram, cum a vespillone furtim ablatum redemissem in usus anatomicos, inveni pulmonem sinistrum firmiter accretum pleuræ lata admodum plaga, dum scalpello solvebam banc, ut pulnonem educere possem, ingens copia puris effluxit : interim tamen patuit, examine instituto, pulmonem non fuisse purulentum, sed tantum accretum firmiter huic sacco purulento ex suppurata pleuritide nato. » Swieten, Comment., $ 895. Cfr. Bleuland, Observation d’un sac rempli de pus qui, prenant son origine près le péricarde, descendait, entre les poumons jusqu’à la colonne vertébraie. Les poumons étaient sains, mais déprimés vers les côtes. (Diss. de difficili.aut, impedita alimentorum depulsione, Lugd.

Bat., 1780, Abh. f. pr. Aerzie, 9 B., p.

9352. — Dolæus, 1.11, Prax., C: 1v.

(10) Cfr. observation à peine mentionnée de Swieten,

(11) À cause de cette complication, je suis forcé de rapporter cette partie de la doctrine de la pleurésie chronique à celle de l’hydropisie des cavités de la plèvre.

Dieu que le moyen de distinguer ces maladies entre elles, au lit des malades , füt aussi évident ! nous croyons que cette distinction ne peut avoir lieu que dans le premier début de la maladie, en tenant compte de la douleur fixe de poitrine , qui domine tous les autres symptômes,

15. Avertissement. — Il est bon ici d’avertir, que le pseudo-abcès de la plèvre qui paraît entre les côtes, ou la vomique elle-même qui se fait jour au dehors par une adhérence du poumon avec la pièvre, peuvent être confondus avec un abcès des muscles du thorax, ou bien avec un anévrisme des artères intercostoles, ou enfin avec une hernie des poumons. L’abcès des muscles du thorax provenant d’un ancien rhumatisme aigu (12), ou, comme l’on dit, d’une fausse pleurésie, n’est pas du tout rare; on le connait à la maladie ancienne , à la fluctualion superficielle, au volume de la tumeur qui ne change pas par l’inspiration ou l'expiration , et à la douleur plus grande quand on élève le bras, ou que l'on tourne le corps du côté opposé. Le siége du pas est entre lés muscles et la pièvre. Comme cette tumeur proémine quelquefois dans la cavité de la poitrine et y forme un creux, lorsque la rupture se fait à l'extérieur d’une manière , soit spontanée, soit artificielle, en explorant l’ulcère avec un stylet; il peut arriver que le médecin croie avoir pénétré dans la cavité même du thorax, lorsque réellement il n’est parvenu que dans l’espace compris entre les muscles externes el la plèvre, L'anévrisme des artères intercoslales n'est pas à la vérité commun, mais nous nous rappelons un cas où un chirurgien, habile du reste, l’ayant pris pour un abcès, l’onvrit, et le malade mourut à lPinstant. Il sera donc importint de se rappeler les signes chirurgicaux de cette espèce d’anévrisme ; il en est de même de la hernie du poumon (13).

(12) P 1, vol. n, c. xu1v, Ç 184, n. 5 (édit. de Leyps.). |

(43) I! faut lire sur ce sujet : Pelargue, Medicinische Jahrg.,3 B., p.85; — Brund's Sendschreiben an Henkel. Hann., 1771 ; — Michaelis Richter’s Chir. Bibl.,6 B., P. 728; — Sabatier, Médecine opératoire, tel, p. 501; — Richerand, Nosographie chirurgicale, t. n1, p.167; — Grateloup, dans Journ. de méd, (ancien), t xxx, P. 116; — Mercier; dans Journ: gén, de

MALADIES DES PAROIÏS FHORACIQUES.;

16. Distinction de la vomique, des | lésions du cœur et de l'aorte. — Les! | lésions du cœur et encore plus celles de: !

l'aorte, occasionnant souvent par une!

action mécanique sur les poumons et la |!

trachée, au reste intacts, de la dyspnée ,; | une pesanteur sous le sternum, de la toux. :

avec des crachats purulents, peuvent:

êlre facilement confondues avec la phthi- !

sie produite par une vomique; au reste, !

nous éclaircirons ailleurs ce point im-, !

portant (14), en y ajoutant nos observa- :

tions remarquables.

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