‹ Traité de pathologie interneChapitre 14 sur 277 · V. Op. select · texte numérisé non relu

V. Op. select

(90) Diss. de narium morbis. Basil.,

(91) Progr. de narium morbis. Lips.,

(92) Traité des maladies des fosses nasales et de leurs sinus. Paris, 1804.

(93) Ueb. d. Krankh. der Gesichtsknochen u. ihr. Schleimhaute, d. Verhuten des Einsinkens d. gichtisch u.vene.

risch. Nase u. d. Einsetzung kunstl.

Chonen. Ilalle, 1818.

(94) Lond. med. journ. 4790. P. 1v, n. 10.

(95) Bartholinus, Act. Hafn., vol. 1, obs. 409.—Fischer, De variolis, p. 94.— Fabre, Traité d'opérations de chirurgie.

(96) Op., liv. in, consil. 75. Voici ses propres paroles : « Drobinella sentit ex intervallis appulsum fuliginis, aut vaporis calidi;utest prædita visceribuscalidis,extremitas naris incalescit, intumescit sed ut mulieri non potest eripi cura cultus corporis ; itanilnegligit, quod adid mali evi-

DES YEUX, DES OREILLES ET DES NARINES. 29

d’après Celse, donne une description

fort belle, etdont une observation remar-

uable se trouve consignée dans le journal d'Hufeland (97).

5. Wices de conformation. — Les monstruosités dues à l’absence du nez ont été décrites par Heuermann (98), Alix (99), Collomb (100), Vicq-d'Azyr (1), Rœderer (2), Maigrot (3), et autres.

On a vu en outre le nez remplacé par un œil (4), et une excroissance en forme de pénis (5). Le nez double dont parlent

mo

tandum pertinere possit ; immo etiam ad empiricos confugit. Illi calidis rem irritarunt, et infecta plane res est. Nos ea ratione ei consultum voluimus, quia malum a visceribus, iis danda opera est, ‘phlebotomia, purgatio cum cassia valet, catholico, senna; lavatio pedum; epi- 1hemata, cucurbitulæ, enhemalta refrige= rantia; caveat topica frigidiora, eaque, quæ moram in parte affecta trahant, unguentum citrinum, cera virginea lota in aqua rosarum, et nenupharis; vinum fragorum, cremor hordei, decoctum hordei, quo mangones ad mangonium puerorum et nitorem utebantur Hippocratis tempore : emplastrum molle ex gummi tragacantho, arabico, amylo, pauca cerussa et cera virgine loco cerussæ lithargyrus valebit. Pr. Foliorum salicis manipulos duos, albumina duodecim ovorum, succi limonum uncias duas, distil- : Jentur cum lacte; oleum ex seminibus frigidis, aqua liliorum cum trochiscis albis Rhasis : vel emulsiones, aqua rosarum cum pauco mucore seminis althææ et gummi tragacanthæ, frustum Carnis vitulinæ mane applicatum, valet pasta regia Fernelii et hordeurm mundatum in jusculis. » On retire un très-grand avantage des bains sulfureux, par exemple ge db de Nenndorf, (Journ. d'Hufeland, DC:

(97) 16 B., 2 st., p. 80, 102.

(98) Vermischte Bemerk. u. Untersuch., 1 B., p. 315.

(99) Observ. chirurg. Francf., 1778, fase. 1v.

(100) Reil’s, Archiv. f. d. Physiol., 1B ,p. 215.

(1) Mémoires de la société de médecine, 1776, p. 318.

(2) Descript. fœtus parasit.

soc. Goœtt., t. 1v, p. 114, 138.

(3) Roux, Journal de médecine, t. xv, p. 142.

(4) Borrichius in Bartholini, Act. med.

phys. Hafn., 1671, vol. r, obs.95, p. 182.

(5) Ploucquet, Nova act. nat. cur., 1791, t VI, obs, 7 tab. Ve

in comm.

Bartholin (6) et Borelli (7) est révoqué en doute (8). {1 n’en est pas de même du nez courbé (*), démesurément long (9), mobile (10), fendu (11) et béant (12), de ia perforation de la cloison (13), de son absence (14). On trouve souvent chez les nouveau-nés les narines trop étroites (15) ou même bouchées (16) ; les os de ces organes ont manqué quelquefois (17).

$ II. Des vices de l'olfaction.

1. En général. — Les vices de l’odorat, dont Faeslin (18), Berger (19), Lan-

(6) Hist. anat. rar., cent. 1, hist. 25, t. 1, p. 41.

(7) Obs. med. phys., cent. 111, obs. 43.

(8) Voigtel, Handb. d. pathol. Anat., 2 B., p. 120.

(*) Quelmalz, Progr. de narium, earumque septi incurvatione. Lips., 1750. In Halleri, Coll. disp. pr., vol. 1, p. 240.

(9) Bartholinus, I. c., cent. 11, hist. A4, 1.1, p. 240. Cfr. Ballonii, op., toi. 1, p.

(40) Paullini, De naso mobili in Misc.

nat. cur., dec. 1, 1695, 1696, p. 312.

(41) Van Dovern, Spec. obs. acad., c. ur, p. 10, tab. v, fig. 4 et 3.

(12) Lycosthenes, Chronic. xvr. De prodig. et ostentis. Schenkii, Obs. med., 1. 1. De capite hum., obs. 329, p. 579.

(13) Hildebrandt, Lehrbuch d. Anatomie d. Menschen., 3 Ausg., 5 B., p. 179.

—Otto, Handb. d. pathol. Anatoraie, p.

(14) Otto, 1. c., p. 202.

(15) Sylvaticus, cent. n, consil. 24. — Levret, dans le Journal de médecine, 4772, t. xxxvii. Abh. f. pr. Aerzte, 1 B., A st., p. 103. La succion des mamelles est empêchée par là chez les nouveaunés, et la bouche ‘reste continuellement béante. Cette espèce de rétrécissement des narines disparaît de lui-même avec le temps; on soulage momentanément l’enfant, en introduisant avec précaution, dans les cavités nasales, une petite plume imprégnée d'huile.

(16) Littre, Mémoires de l’Acadèmie des sciences, 1704, p. 120. — Plaknus, Mémoires de l’Académie de Berlin, 4761,

. 15.—Callisen, Instit. chir. hodiernæ, p. 583. — Oberteuffer, in Stark’s, N. Archiv. f. d. Geburtshulfe, 2 B., p. 640.

(17) Roloff, De monstris. Venet., 1749, — Morgagni, Advers. anat., an. 28, p.

59. — Van Dovern, Obs. acad. spec., c. x111; p. 496. — Schulze, Act. phys.

med., vol. 1, p. 227.

(18) Diss. de odoratu ejusque Iæsione.

Basil., 1687. |

(49) Diss. de odoratu ejusque præci-

gius (20), Quelmalz (21)et'autres ont fait mention en général, peuvent être rapportés au defaut, à l'excès et au mode de perception désodeurs. é 2. Perte de l'odorat. —1I1 y a perte de l'odorat (arosmia (22)) toutes les fois que le malade ne peut percevoir et discerner les odeurs. Ce vice, qui a ‘été spécialement décrit par Scheffel (23), Buchner (24) et Jantke (25), est tantôt un symptôme d'autres maladies, par exemple des fèvres, du coryza, de lapoplexie, et tantôt il existe par lui-même. Dans certains cas, il n’est que passager; dans d’autres, îl est constant. La perte de l’odorat primitive et constante est souvent un vice congénital. Sinon, il pèut dépendre de la suppuration du cerveau (26), d’un abcès dans les éminences mamilläires (27), d’une pierre à la base de l’encéphale (28), de l'absence, des nerfs olfactits (29), de lacarie de l’ethmoïde (30), de la perte des os du nez (31), d’un polype des fosses nasales (32), de l’üsage des errhins (33), de l’arthritis (34), du dérangement. des règles (35), de l’abus du tabac (36), surtout lorsque cette:sub-

puis læsionibus, coryza, polypo, et ozæna. Witeb., 1698,

(20) Diss. de odoratu ejusque læsionibus. V. Op., vol. 11, p. 92.

"(29 /"Op. c

(22) Du grec 0ou#, odeur, et & priv.

Perte de l’odorat, de Sennert; chasemie d’Haly-Abbas.

É (23) Diss. de olfactu deficiente.Gryph.,

(24) Diss. de-olfactus ad capienda signa usu. Hal., 1752, :

(25) Diss. de odoratu abolito. Altdorf, 1781. ;

.. (26) De Roose, in Verhandelingen van het genootschapte antwerpen. 1, dec.

1h inc ovrét

(27) Bonet, Sepulchr., 1. 1, sect. xx, obs. 1.

(28) Id., ibid., obs. 4.

(29) Id., ibid., obs. 2, 3, 6.

.. (80) Ballonius, Paradygmata, n. 7.

(81) Horning cista, p. 454.

(32) Vogel, in Loder’s Journ. f. d.

chir., 2 B., p. 456. — Lutzelberger, in Hufeland’sJourn., 20 B.,:5 st., p. 2, 6.

. (53) Eph. nat. cur., dec. n, an. 5, obs. 151,

(54) J.-P. Frank, Epitome, L v, p.132.

(35) Lentin, Beobachtungen einiger.

Krankh., 1 B., obs. 8. |

(36) Weisius, Tetras dissert,, ‘ete, n.5,-p. 70,

stance a été conservée pendant long temps dans des vases deplomb.Ontrouve consignés dans les auteurs (37) des exemples de perte de l’odorat pour toutes les substances en général, excepté pour des choux préparés à la saumure «et pour le fumier lorsqu'on le transporte dans les champs. Nous lisons ‘encore des ‘cas de recouvremeñt de l’odorat peu de temps avant la mort (38). Le genre de médication à opposer à cette maladie ‘doit être déterminé d’après les différentes causes du mal.

3. Acuité de l'odorat. — Les enfants, les femmes en couches (39), hystériques, les individus dans l'état desommeïl ma= gnétique, sont ordinairement doués d’une finesse d'plfaction telle, qu'ils ne peuvent supporter les odeurs tant soit peu fortes, surtout celles qui sont suaves èt pénétrantés, sans éprouver de graves accidents, comme des maux de tête, des ver- # tiges, des défaillances ; circonstance que | les médecins surtout ne doiventjamais oublier, principalement, quand il s’agit de l'administration des médicaments exter= nes. Au reste, la physiologie et la pathologierendent suffisamment compte de l’influence des ôdeurs sur l’économie-animale. É

4, Perversite de l'odorat.— T1 y à pervérsité de l'olfaction toutes les fois que l’on croitsentir une‘odeur qui n’existé point, ou qu’on trouve du plaisir à flairer les odeûürs vireuses ét fétides. Les hallucinations dû séns de l’odorat sont occasionnées par un état particulier dû système nerveux, par l'influence de limagination, par des tumeurs comprimant

re À

(37) Comme il est très-important que le médecin ait l’odorat délicat, et les doigts extrêmement propres, il doit éviter avec grand soin la sale habitude de prendre du tabac.

(38) Grenvel, in Misc. nat. cur., dec.

ur, ann. 5 et 6, p. 568.

(59) En Italie surtout, on regarde comme mortelles pour les femmes’en couches les odeurs sûaves, ce qui, je crois, ne doit point être attribué à-une opinion préconçue ; car, si chez.les autres nations, les femmes-en couches su pportent sans inconvénient les émanations odorantes, il faut sc rappeler que les fleurs (que les Italiennes redoutent surtout) sont bien moins chargées de -principes odorants dans/les :pays septentrio=

naux,

DES YEUX, DES ORÉILLES ET DES NARÎNES

les nerfs olfactifs (40), par dés lésions de la tête (41), par les vers intestinaux, et sartout le tænia. Mais comme les personnes douées d’une grande finesse d’odorat peuvent quelquefois sentir des odeurs qui n’affectent pas le commun dés hommes, il ne faut point se hâter de prendre pour une hallucination toute pércéption inaccoutumée de ce genre. On doit mettre aù nombre des véritables hallücinations d’odorat les plus rémarquables celles de terre moisie (42), d’é- Manations douceatres (43), de gazon (44), ét'de cadavre (45), en tant qu’elles étaient dés signés de mauvais augure , èt présageñient là mort. L'odeur fétide avait moins d'importance comme signe avantcoureur dés menstrues (46). Ce sont principalement lés maniaques, les femmes hystériqués et'en couches qui aiment les odeurs fétides, ce qui prouve un rapport évident entre l'utérus ‘et és fossés nasales. Tout le monde sait qu'en général lés odeurs exercentl'une grande inflaence sur les organes génitaux (*). IL paraît même qu'il faut attribuer bien souvent à l'éffet produit pär la transpiralion d’un individn sur l'organe de l’odorat d’un

autre, les sympathies et les antipathies -

(40) P.'1r, ect. 1, ©. x1,°6 10, n. 12.

(41) Pelargus, Medicin. Jahrgange, © B., p.151.

(42) Eph.nat.'cütr., déc. r, an. 4, obs.

(45) 1b., dec. nr, an. 7'et 8, obs. 65.

(44) Paüllini, cent. 11, obs. 74.

(45) Eph. nat. cur., ‘dec. nr, àn. 9, obs.

34, 59: ; (46) GϾlicke, Obs. Phys. med. chir.,

fagrrumene repnedreede ogelse [6] fléurs!

L’amour dont vos parfuins enflainment le.désir, ‘Souvent par vos bosquets étendit son empire. FoNTaïxEs.

(47) Cent. iv, obs. 1. (L’odeur du fromage produisit l’effet d’un poison.)

(48) ,Amnor. ad L. Lemn. (La haine‘des Méchants était innée daus une famille entière.)

(49) Au rapport de Kramimer, in Diss.

‘de idiosyncrasia. Télmst.,1606 (un moine tombait en syncope toutes les fois qu'il avait senti l’odeur de la rose).

:. (50) Thonetus, Lib. 1, obs. — Sect. de “febr, fiñtérm, "(Un lord anglais avait tel-

(51), et aütres, que l'olfaction aaussi ses idiosyncrasies.

$ II. De l'éternument.

1. Définition. — L'expulsion violente, sonore êt subite-de l’air des poumons par le nez et par la bouche, constitue l'éternument (52).

2. Ecrivains. — L'élernument, con- Sidéré comme symplôme, a été décrit par Hippocrate (53), Galien (54), Aetius (55), Avicenne (56), Lieutaud (57) et autres (58), Mais on trouve des exemples de l’éternument comme maladie essentielle, chez Amatus Lusitanus (59), Cardanus (60), Benedict (61), Forestus (62), et Horst (63). Nous avons de plus, sur cétle affection, les monographies de Merlet (64), de Schook (65), d’Alberti (66), de Birnbaum (67), de Faustius(68), de M,

lement en horreur l’odeur des roses, que Ja simple application d'une de ‘ces fleurs sur sa joue pendant qu’il dormait, ‘fit sortir immédiatement des pustules. Une jeune fille éprouva des-accidents mortels pour avoir pris un lVavement purgatif dans lequel il eñtrait ‘du miel rosat.)

(51) Cent. 11, obs. 71. (Un garçon boucher'aÿant senti des odeurs pénétrantes dans une pharmacie ‘où il éfait entré, éprouva une défaillance telle, qu’il fallut le transporter dans un cloaque pour rappélér ses sens.)

(52) Grec, rTappoc; latin, stérnutatio ; üllemand, das Niessen; anglais, sneer zing ;.polonais, kichanie.

(53) Progn., $ 15, et Conc., $ 5.

(54) Lib, 1, De sympt. caus., c. 1v,

(65) Tetrab. 11, serm. 9, ‘ce. xCvir.

. (56) Canon., I. 11, fen. 5, tract. 12, ‘CC. xIr :

(57) Précis, t. 11, sect. 11, .p. 407,

(58) P. 1, c. va, S 65, 3.

(59) Cent, 1w, cur. 1tr.

(60) Lib. 1v, aph. 45.

(61) Lib. iv, De cürand. morb., ©.'1v.

(62) Lib. x, obs. 197.

(65) Opp., lib..v, obs. 51.

(64) Est:sne sternutatio naturalis actio?

Paris, 1654.

(65) De sternutatione. Amstel,, 1664.

(66) Diss. ‘de sternütatione. Lips., FOTTANS ,

(67) Diss. de sternutatione. Lips,

(68) De sternulatione, Argent,, 1688.

Hoffmann (69), d'Eyselius (70), d'Unzer (71), de Porta (72), de Buchner (73), de Fasellus (74), de Sidren (75), de Leempoel (76), et de Metzger (77).

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