Symptômes de l'hydropisie chra
nique «des cuvités de la plèvre. — EH est presque toujours précédée de symptômes d'affection, soit des poumons, soit du cœur, des gros vaisseaux, des viscères® de l'abdomen et des reins. Ce n’est quel bien rarement que Ja maladie se déve loppe d’une manière spontanée et pré sente les sympiô:uies suivants : La face] devieut légerement gonflée, ou du moing offre un aspect tout-à-fait spécial qué l'on à peine a exprimer, mais tout-à-fail retnarquabie par la disposition des yeux du nez et des lèvres. En effet, les pre* miers de ces organes sont languissants’,] à fleur de tête et parcourus par des vais-M seaux sanguins variqueux. La pointe du nez, de rouge qu’elle était, devient livide;# les lèvres, d'abord légèrement pâles ,!
deviennent également livides, Les veines!
jugulaires se gonflent. On ob+<erve en même temps (a moins qu’il n'existe d'ail) leurs de l’anasarque où une hydrojisiel ascite), l’œdème du scrotum (47), du dos; des extrémités inférieures où d’un bras Lorsque la collectiou de sérosité n'existe que dans une seule plèvre, le côté affecté est œdemalié, et quelquefois ié membre est dans un état de torpeur ou même de
al
(47) Les médecins de Breslaw pen-| sent que dans cette espèce d’hydropisie ,f le scrotum se gonfle plutôt que toute autre partie. (Histor, morb. Vraiisl.,i 4699, 1700. De hydrope pectoris, cap. 1,f sect. vin). Monro reconnaît également l'hydropisie isolée du scrotum comune:
le symptôme d’une grande collection del liquide dans la poitrine; je l'ai cependant vu manquer souvent, ES Ÿ A
DE LA PLÉVRE, DU MÉDIASTIN , DU THYMUS, ET DES POUMONS
jaralysie (48). Dans ce cas, en outre, le ôté du thorax où siège l’affection, offre ine convexité des plus manifestes et assez rononcée pour que, presque toujours, a différence puisse être démontrée à aide d’un fil porté de la ligne médiane lu. sternuu à la colonne vertébrale.
Jnelquefois les côtes elles-mêmes offrent tre leurs bords un plus grand écartenent. La percussion du thorax, conveäblement opérée, ne produit qu’un son nat. La respiration, souvent devenne siilante, éprouve une gêne inaccoutumée lus vive dans les temps humides que Jar un temps sec. Le plus siuvent cette lyspnér est en raison inverse de l'é'at edémateux des parties inférieures (49).
a voix est. enlrecoupée, anhéleuse et omme glapissante, tandis que la parole st languissante, quoique plus claire. Il xiste de la toux, tantôt sèche, tantôt ac- ‘ompagnée d'une expectoration séreuse, pumeuse purulente, quelquefoissanguiiolente (50). Le malade répugne au déubitus sur le dos ou l’un des deux côtés t désire se tenir sur son séant. La quanté des urines diminue de jour en jour ; elles-ci sont brunes, d’un noir roueâtre, chargées d'un sédiment briquequelquefois rosé. Le pouls, souvent ibrant, plein, dur (51), ne se monre pas toujours égal dans les deux ras ; devient petit sous l'influence d’une lus grande oppression de poitrine , ingal, et parfois intermittent. À mesure jue la maladie fait des progrès, la colection de liquide renfermé dans le sac le la plèvre (et dont la fluctuation est ïercue parfois, et par le malade lui-
(48) Charles Piso a quelquefois obérvé la paralysie de l’un ou l’autre ras. (De morb. a colluvie serosa, sect.