‹ Traité de pathologie interneChapitre 141 sur 277 · C. VI · texte numérisé non relu

C. VI

(49) Vera observatio Simsoni (Medic.

ssays, t. v, P. n1, p. 820).

(5!) De Haen pense que l’on ne renontre jamais, dans l’hydrothorax, de la érosité de cette nature. Mais c’est avec aison que Quarin appuie l'opinion conraire (Animadw. pract. in divers. mor- 0, p. 126).

(51) Stoll remarque également que lans cette circonstance le pouls est le us souvent dur et vibrant, ce qui fait encher ce médecin pour l'existence l’une inflammation, ou du moins d'une létliore, et lui fait à tort recourir à Ja aignée, (Prælect, in morb. chron.)

même, et par ceux qui l'entourent (52)), déprime le diaphragme par son propre poids. D'où résulte un gonflement de l'épigastre et des hypochondres, ou du moins de celui des deux correspondant au côté du thorax affecté. La partie qui est le siége de ce gonflement devient parfois douloureuse (53), et de plus, on voit encore cette douleur s'étendre aux lombes (4), aux épaules, au dos (55), Toutes les souffrances augmentent durant la nuit, et le malade, assis sur son siégequ'il rempliten raison de l’augmentation monstruense de volume qu’il présente, commence à peine, la tête pendante sur la poitrine, à goûter un peu de repos, qu'il s'éveilleen sursaut, brusquement et sans cause, pour gagner précipitirmment les portes et les fenêtres, afin de respirer l’air libre dont il ressent le besoin. Ses mains etses pieds sont froids, quelquefois mouillés d’une sueur visqueuse, ses ongles livides; le pouls est à peine sensible, irrégulicr. Cette scène effrayante se prolonge le plus ordinairement jusqu’au point du jour.

Après qu'elle s’est répétée plusieurs fois,

(52). Marcellus Donatus dit : « Nos binos traclavimus pulmonum (thoracis) hydrope laborantes, in quorum thoracis cavilate, dum hinc inde moverentur, aqua commota sonitum edebat, quale in utre agitata fieri quotidie observamus, »

(Hist. med. mirabilis, 1. u1, c. x1.) On lit aussi dans Morgagni, que le bruit de la fluctuation du liquide dans la poitrine est entendu non-seulement par le malade, mais encore quelquefois par les personnes qui l'entourent. (Op. c., epist.

XVI, n, 92, 55, 57.)

(53) C’est avec raison que Monro signale cette douleur comme n'’existant pas toujours. (On dropsy, $ 122.)

(54) Valsalva conclut ordinairement à l'existence d’une hydropisie de poitrine, d’après la douleur des lombes, attendu dit-il, qu'il a toujours observé ce phénomène d'une manière prononcée dans la partie du dos qui partage la région moyenne de l'inférieure, sentiment qu'il attribue à la présence d’une collection séreuse dans le thorax, laquelle irrite ou déprime les attaches du diaphragme.

(Morgagni, De sedib., et causis morborum, epist. xvi, art. 41.) Quant à moi, il me semble que cette douleur peut quelquefois résulter de la présence d'une certaine quantité de sérosité dans le canal vertébrai.

(55) Vogelius, Diss. de hydrope peçtoris. Goœtt., 1763,

le malade, en proie assez souvent à une hydropisie ascite, à l’anasarque ou à une pneumorrhagie, s’affaiblit chaque jour et meurtenfin par suffocation.

5. Autopsie cadaverique. — Les lésions que l’on rencontre sur les cadavres sont les suivantes : l’œdème du tissu cellulaire sous-cutané, la lividité de la face et des extrémités, ainsi que des ecchymoses répandues çà et là sur la peau; parfois l’ossification des cartilages costaux(56), le déplacement des côtes comme si le sujet füt bossu (57), l'érosion des plèvres (58), ie refoulement à gauche du médiastin (59); un état phthisique des poumons (60), qui d’autres fois sont sains, comprimés (61), déplacés (62); des affections du cœur, de l’aorte, le plus souvent la dilatation du premier de ces organes , son adhérence avec le péricarde, l’ossification de ses valvules et de l’aorte, ainsi que la compression des gros vaisseaux par des tumeurs polypeuses , telles que des stéatômes (63), des sarcômes (64); la dépression du diaphragme (65); des

(56) Haen, Rat. med., t. vi, p. ST.

(57) Slevogt, De infelici hydropis saccati curatione.

‘ (58) Bonet, Sepulchr., 1, n, sect. 1, obs. 75.

(59) Morgagni, op. C., epist. XVI, n. 26.

(61) Camper a vu le poumon tout, entier réduit à un si petit volume qu'il ressemblait au placenta utérin et ne renfermait auçune particule d’air entre ses vésicules. Une portion de l'organe, en effet, plongé dans l’eau, gagnait plus rapidement le fond du vase, que le poumon d’un enfant n’aÿant pas encore respiré. (Diss. x1. Opp., t.1, $ 5, p. 456.)

(62) Haen, Rat. med., vol, vi, c. 111,

(63) Lettsom. V. Abh. f. pr. Aerzte, 49 B., p. 605. (Déprimant l'aorte et la irachée.) |

(64) La Motte, Traité complet de chirurgie. (Comprimant la veine-cave inférieure).

(65) Morgagni a tiré du Sepulchretum, et rapporte (op. c., epist. xvi, art. 27) une observation dans laquelle, par suite d’une collection de sérosité amassée dans le côté gauche du thorax, le diaphragme, à La partie de son étendue où il est traversé par l’œsophage, se trouvait tellement dé:

primé en forme de sac vers le rein gauche, que l'estomac était comme appliqué sur le foie.

MALADIES DES PAROIS THORACIQUES

obstructions au foie (66), des tubereules,!

des stéatômes (67) et des abcès (68) dans le même organe ; la dégénérescence de la vésicule biliaire (69); la présence del calculs dans le rein (70), et enfin une collection de sérosité du poids d’un livre à trois (71), six (72), sept(73), huït (74), dix (75), douze (76), et mème aus delà (77). La qualité de cette sérositt brune, jaunâtre, est d'ordinaire la mêmi que celle du sérum du sang (78). Elle cependant été rencontrée limpide (79) jaune (80), trouble (81), sanguinolente (82), spumeuse (83), muqueuse (84), gés

SNS a al ML Les Lac ee

(66) Piso, I. c., obs. 55. — Bartholis nus, Act. Havn., t. 11, obs. 118. ; (67) Act. med. Berol., dec. 1, vol. 117p) p. 36.—Bader, obs. 45. 7 (68) Eph. wat. cur., dec. 11, an. 6, obs. 194. Le (69) Morgagni, 1. c., epist. xvi, art. 30. (70) Eph. nat. cur., cent. 1, obs. 27 (71) Lieutaud, Hist. anat. med., 1. 1; obs. 847, p. 275.

(72) Morgagni, 1. c., epist. xvi, art. 8% (73) Hoffinann, De hydrope, obs. 7:

(74) Lieutaud, 1. c., obs. 854, p. 2784 (75) Lieutaud, 1. c., obs. 860, p. 2814 (76) Lieutaud, 1. c., obs 876, p. 287 (77) Larrey a observé seize. pintes d sérosité: (Mém,. de la Soc. méd, d’émul# t. VI, p. 354). Fr FA (18) Baillie, Anatomie d. krankhafts Baues, p. 34. | (79) Morgagni, L. c:, epist. xvr, arte 6 épist. xvini, art. 2; epist. xx, art 30; 52; epist. xxxvin, art, 22. —Lieutaud, 1. c., obs. 849, p. 276; obs. 856, p. 280!

J’en ai observé plusieurs exemples. | (80) Morgagni, I. c., epist. vu, art. 114 ep. xvr, art. 12, 28, 58; ep. xvui, art. 25!

ep. xxu!, art. 6; ep. xx1v, art. 34; epl xxvI, art. 9; ep. zvi, art. 26. — Lieus taud, lib. 1, obs. 847, p. 275; obs. 8564 p- 280. | (81) Morgagni, epist. xx, art. 47; eph xxt, art. 24, 54; ep. zu, art. 4. — Lieu taud, 1: 1, obs. 878.

(82) Morgagni, epist. 1v, art. 26; ep. M art. 11; ep. vi, art. 42; ep. x1, art. 14 ep. xIV, art. 55;-ep. xvii, art. 25; epl xvun, art. 18; ep. xx1, art. 15; ep. XX VE art. 21, 35, 55. — Lieutaud, 1. c., obs!

858, p. 280 ; obs. 862, p. 282. £ (83) Lieutaud, I. c., obs. 857, p. 280!

(84) Morgagni, L. c., ep. xvi, art. 254 ep. xx, art. 34; ep. xxxvin, art. 13, Le 1, art. 4, — Lieutaud, obs. 872, pi 286. 1 D. 356418

ne ÉA PLÈvRE, Db. MÉDIASTIN, DÜ ÉRPMOS ÉÉ PrS POUAONS,

latineuse (85), lactescente(86), félide (87), d’une saveur salée (88), urineu<e(89). On possède de plus des observations de sérosité renfermée dans un kyste (90).

6. Causes. — De même que l’hydropisie aiguë des cavités de la plèvre provient d’une pleurésie, d’une pleuro-pneumonie (91), et d’une bronchite à l'état iigu (92), de même l'hydropisie chronique dés.mêmes :câvités résulte de l’inlammation de la plèvre costale et des poumons , offrant une marche lente. De plus encore, l'affection qui nous occupe se développe particulièrement sous l’inluence des causes excitantes suivantes :

les affections des poumons, du cœur,

(85) Morgagni, ep. xvi, art. 49, 17, 40; p. xx, art. 50; ep. xxn, art. 8; ep.

XV, arf. 12. é

(86) Willis, Pharmaceuticæ rationalis, s.lly SeCt. ï, C. XHI, p.113.

(87) Morgagni, ep. xxr, art. 32; ep.

xx, art. 7.—Lieutaud, obs. 854, p. 278; bs. 868, p. 284.

(88) Morgagni, ep. xvi, art. 44.

(89) Morgagni, ep. Lx1v, art. 5.

(90) Schulz, De hydrope pectoris sacatos-Hal., 1742 — Kaltschmidt, Diss.

lehydrope pectoris saccatoJer., 1765.

In kyste’ semblable renfermait ‘huit li-

res. de sérosité (Stork, Annus med. 1,

(91) C. n, S5, n. 8. Le développeïent de cette espèce d’hydrothorax dans èS péripneumonies est confirmé par les Seryations rapportées dans Act. med, erol., dec. 1, vol. in, p. 54; vol. wi, .,10; par Morgagni, op. c., epist. xvr, rl. 2, 4, 17; par Stoll, Rat. med., P. 1, + 878; 11, P. D5; VI, p. 2:6. A

(92) Déjà nous avons dit que souvent à bronchite était accompagnée et suivie ‘uu hydrothorax aigu (chap. 11, $ 4, #15). C'est surtout pour la bronchite ui accompagne les affections exanthéiateuses que cela a lieu, Il faut lire les bservations de développement d’hydroisie dé la plèvre à la suite de la rou:

cole, dans Hufeland’s-Journ:, 47 B., wt., p. 69, 2; à la suite dé la scarlatine,

ans: J.-P., Frank, De cur. hom: morb.,:

0Ùnr, p.74; et dans Kühn, Phys. med.

ourn., 1820, p. 416, ét à la suite: des ections varioleuses, dans Eph. nat, ar., cent, 1x;: obs. 620: La coqueluché e doit pas non plus être exceptée de ette influence. |

de l’aorte, du foie (93), des reins (94), les violences extérieures (95), les efforts (96), les hémorrhagies (97), la disparition!

Ou la guérison intempestive de Ja gale (98), d’ulcères (99), de sueurs (100), d'un?

(93) Quand on se rappelle l'influence que le foie exerce dans la production de la pneumonorrhagié (c. nr, $ 4, n. 16) et de là phthisie hémorrhoïdale (c. IV, $ 5), il devient facile de se rendre compte de la production de l’hydropisie de la plèvre par l’obstruction du même viscère. Le foie, en effet, d’un volume énorme et affecté d’obstruction, agit ici de deux manières : 4° le sang provenant:

de l'artère hépatique se trouve gêné dans.

son cours, d’où résulte un état pléthorique du thorax; 2 Je foie lui-même, par.

Son augmentation de volume, refoule:le diaphragme en haut et comprime le poumon. L'expérience nous prouve également que, parmi les causes les plus fréquentes de l’hydrothorax, il faut placer les maladies du foie. Et quant à celles qui donnent lieu à ces dernières, cé sont entre autres l'abus des liqueurs fermentées, la colère. (Act. med. Berol., dec, 1, vol.

X, Obs. 54.) :

(94) Bruckmann, Diss. de hydrope pectoris a renum calculo oriundo. Giess.,

(95). Act. med, Berol., dec, 1, vol. *, P..8, Edinb. Versuche, 2B., n. 22 {blessure du thorax). Eph. nat. cur., dec. 1lI, an. 4 et 5, obs. 277 (fracture des côtes) ; cent, 11 et v, obs. 141 (un coup de pied de cheval); cent. vu et vin, obs. 100 (chute sur un terrain pierreux). Haen, Rat. med., P. 1x, p. 41, — Morgagni, ep. C+, epist. xvI, art, 28.

(96) Act. nat: cur., vol. v, obs. 34.

(Efforts pour élever des fardeaux.)

(97) De Haen a donné l'observation d’un cas d'hydrothiorax: survenu à. la’ suite d'hémorrhoïdes d’une abondance exces= sive. Rat. med., P. vr, c. 1v.

(98). Act. nût. cur., vol. v, pe 147. —:

Morgagni, |. c., epist. xy1, art. 34.

(99) Stoll, Prælect., p. 82. Edinb.

Versuche , 2 B., n. 22, — Archier, dans Journal de médecine, t. Lxvin, p. 280.

V2Abb. f. pr. Acrzte, 12B., D'Or PU

(100) Bang, in Auswabl aus d. Tagebüchern. d. K. Krankenhauses in Ko= penhagen, 1 B., 1785, nov. (durant la fièvre). Fa |

œdème externe (1); le refroidissement(2), et l'ingestion de liqueurs fermentées (3) ; toutes ces causes ayant une action d’autant plus marquée, qu'elles agissent sur des sujets chargés d'embonpoint, scrofuleux, bossus, ou affectés de quelque vice de construction du thorax, ou bien encore exerçant une constriction au moyen de bandes sur cette cavité importante de l'économie ; « aut qui exercendis pflatu musicis instrumentis, aut vocis » modulationibus vel cantui, vel concio- » natorum, oralorum officio per annos » maxime intenti, qui noxiis fumis me- » tallicis acidornmque mineralitim nimis » frequenter expositi fuerunt, quorum » guitur a strumis cingitur, opprimitur ; » quorum anima longa spiritus dejec- »tione, curis, mœærore, suspicionibus 5 frequenter impedita est (4). » On a dit qu’en Catalogne l’hydropisie des cavités de la plèvre constitue une maladie endémique (5).

EEE

(4) Sroll, Prælect., vol. 1, p. 81. J'ai vu quelquefois l’hydrothorax résulter de la coutume nuisible de comprimer avec des bandes l’œdème des articulations, œdème fort souvent salutaire. On lit dans Hoff., Comment., 5 B., et Stoll, 1. c., p. 82, quelle influence peut avoir sur la production de l’hydrothorax la disparition de la goulle.

(2) Morgagni, epist. xvi, art. 40, 45 (par suite de l’ingestion d’un liquide froid après un purgatif drastique). J'ai vu fort souvent, à Vilua, l’hydropisie des cavités de la plèvre exister simultanément avec un anasarque, chez des gens du vulgaire, qui, durant la saison de l’hiver, sortaient la nuit des cabarets dans un état d'ivresse, tombaient dans les rues et y passaient le reste de la nuit.

Swieten rapporte des cas semblables (Comment, t. 1v, $ 4219, p. 150). Voici ses propres paroles : « Moris est, inquit, apud Batavos, ut statutis boris, scapliæ ab una urbe ad alim tendant; cum autem ad ipsum campanæ pulsum solvatur scapha, sæpe veloci cursu peregrinantes illam jam jam abeuntem assequi conantur, et sudore madentes illam ingressi, per aliquot horas sedent quieti : si autem ventus validus, vel frigida hyemalis tempestas fuerit, tune sæpius contingit, ut a tali causa asthmatici fiant, et copiam seri aquosi in pectoris cavis Colligant. »

… (5) Voyez plus haut (93).

… (4) J.-P. Frank, Epit. de cur. hom, morbis, lib. vi, P.1, p. 555. (5) Romeho, dans le Journal de mé-

MALABIES DES PAROIS THORACIQUES

7. Diagnostic. — Pour établir le diagnostic, il faut rechercher : 1° s’il existe réellement un épanchement liquide dans les cavités de la plèvre ; 2° s’il n’existe point quelque affection latente occasionnant des symptômes analogues à ceux de l'hydropisie de ces cavités; 30 si le lis quide épanché est de la sérosité, de la lymphe coagulable ou du sang; 40 si l'épanchement affecte les deux cavités de!

la séreuse, ou seulement une seule 5° enfin si l’hydropisie dépend d'une autre affection présente ou passée ; 60 si elle est essentielle et quelle est en dernier lieu sa nature. — 1° Quant à la déter= mipation de l'existence d’un épanchement, comme on ne possède aucun signe véritablement pathognomonique, soit de l'hydrothorax en général, soit de l'hydropisie des cavités de la plèvre en par= ticuliér, rien n’est plus incertain que le diagno:tic(6).On aremarqué,en effet, des hydropisies des cavités de la plèvre sans dificu!té de respirer (7). sans impossibilité de demeurer couché le tronc bas(8), sans toux ét sans œdème des pieds (9), sans réveil en sursaut (10) et sans que le

decine, chirurgie et pharmacie, 1815; mai. |

(6) IL faut lire à ce sujet, Reinmanns dans Act. phys. med. Acad. nat. cur# vol. 1, obs. 170. J'aime surtout la frans chise et la bonne foi avec lesquelles les hommes les plus distingués dans leun art confessent les erreurs commises à cet égard, ainsi que l’on peut le voir dans Vieusseux (Traité du cœur, c. 1), Stoll (Prælect. in morbis chronicis), Wisemann (Chirurg. Treatise, ‘vol. 1, $ 4, pe 200), etc. |

(7) Ruffius rapporte l'observation d'une jeune fille qui conserva jusqu’à l'instant de sa mort une respiration facile, quois que son thorax fût complètement rempli d’une sérosité verdâtre.

(8) Wepfer, chez un sujet adolescent (Sepulchr., sect. va11, obs. 91, et dans le Supplément, obs. 48). Morgagni a noté l'exemple d’un boucher qui couchaif toujours la tête basse et sur l’un et l’aus tre côlé, sans éprouver de gêne dans la respiration. Après sa mort, on trouvä cependant les deux cavités de la poitrine pleines de liquide. (Op. c., epist. xviy art. 28.) ds

(9) Morgagni, I. c., art. 33. in

(10) .On trouve dans le Sepulchretumi de Bonet l'observation d’une jeune de moiselle noble chez laquelle le sommeil était très-prolongé, et durait même uné

DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS

Lhorax convenablement percuté fit enléndre un son plus obscur que dans l'état bormal. C’est à Hippocrate que l’on doit

ittribuer la première idée de cette per-:

cussion, car déjà ilavaitconseillé de prendre les malades par les épaules, de les secouer et d'écouter si le bruit de l’agitation d’un liquide ne se faisait point entendre 11). Un genre de percussion plus exacte üt imaginé par Avenbrugger, médecin, xerçant autrefois à Vienne et que j'ai ncore connu à l’âge de 80 ans (12). Il onseillait de pratiquer la percussion de à poitrine, lentement et doucement avec e sommet des doigts, tenus droits et rapprochés les uns des autres. Selon lui, an son clair (comme celui que rend un onneau vide) aurait été l'indication de état normal, et, au contraire, un son bseur (semblable à celui d’un tonneau ein), celle d’un épanchement latent ou l’une disposition morbide quelconque des iscères que renferme la cavité. Les médeins allemands, si l’on en excepte Stoll, rent généralement fort peu de cas de cette lécou verte; les médecins français au conraire ÿ ont attaché un grand prix, ainsi ue le prouvent les œuvres de Rozière le la Chassagne (13), de Corvisart (14), OT dt be pin d E0 artie du jour (1. n, sect. 11, obs. 5, in chol), et celle d’un sénateur polonais ont le sommeil n’était nullement interompu par l’'imminence d’une suffocaion. On trouva cependant une grande uantité de liquide dans l’un et l’autre ôté de la poitrine (Commerce. liter. an.

155, hebdom. 11). J'ai plusieurs fois obervé l’absence de ce symptôme, et je irai plus loin dans quelles circonstances

>S choses se sont passées ainsi. D’où il ésulte que c’est bien à tort que Ri-

ière (Prax. med., 1. vn, c. v) et Charles,

ison (op. c., sect. ur, €. vir) ont regardé : réveil en sursaut comme un signe inüllible d’hydrothorax.

(11) De morbis, L. 11, $ 45, edit. Van.

er Linden,

(12) Inventum novum ex percussione oracis ut signo, abstrusos interni pecto- S morbos detegendi. Vindob., 4761. .

(13) Déjà avait paru, en 17170, la trauction française de l'ouvrage d’Aventugger : De la percussion de la poitrine lusuite du manuel des pulmoniques.

(14) Nouvelle méthode pour connaître S maladies internes de la poitrine par , percussion de Ja cavité, traduit ‘Avenbrugger, avec des commentaires.

aris, 1808. |

Frank; tou. 1.

de Dessans (15), de Double (16) et de Merat (17). Si en effet (ainsi que l'observe fort judicieusement l'OEuillart d'Avrigni(18)) on veul tenir un compte exact de l’état plus ou moins prononcé de l’'embonpoint du malade, du développement plus ou moins grand des mamelles et des omoplates, de l’état de réplétion ou de vacuité de l’estomac, de la différence si grande du volume du foie et des autres viscères abdominaux (circonstance d’où résulte un déplacement plus ou moins considérable du diaphragme), du temps d'inspiration ou d’expira= tion, de l'existence ou de l'absence d’adhérencés entre la plèvre et les poumons, de la direction oblique ou droite dans Jaquelle la percussion est pratiquée, soit encore sur les côtes elle-mêmes ou dans leurs interstices, et avec plus ou moins de force, durant le calme silencieux des nuits ou le bruit qui a lieu pendant le jour ; si, disons-nous, on tient un compte exact de l’influence que doivent nécessairement exercer des circonslances si différentes sur l'intensité du son produit par la percussion du thorax, on comprendra facilement combien doivent être grandes et nombreuses les difficultés qui viennent s'opposer à la justesse du jugement à porter sur la nature d’un son fourni par ce procédé. Nous n’avons pas encore fait un usage assez fréquent du stéthoscope ou pectoriloque (19), pour

em

(15) Essai sur la percussion de la poitrine dans le diagnostic de quelques maladies du thorax (Dissertation inaugurale). Paris, 1815.

(16) V. Journal général de médecine, t. XxXIX, p. 241.

(17) Remarques sur l'écrit précédent inséré dans le même tome, p. 252, et Dict. des sc. de médec., tom. x, p. 288, article Percussion.

(18) De la percussion dans les maladies de la poitrine (Mémoire inséré dans le tome zxvi du Journal général de Méd, , p. 56).

(19) Du mot pectus, poitrine, et du verbe Zoqui, parler; nom d’une espèce d'instrument inventé par le docteur Laennec (De l’auscultation médiate, ou Traité diagnostic des maladies des poumons et du cœur, fondé sur ce nouveau moyen d'exploration, 1.1, Paris, 4819), et dont on Se sert pour établir, à l’aide des différents bruits qui se produisent dans la poitrine, le diagnostic des maladies de cette

MALADIES DES Parolë THORACIQUES, ritable hydropisie des cavités de la plèvres | (b) L'hydropisie ascite qui, par le refous, } lement en haut du diaphragme qu’elle | détermine et l’écartement excessif des } côtes inférieures, donne lieu à plusieursh des symptômes propres à l’hydropisie des cavités de la plèvre (22). (c) Une masse adipeuse dans la cavité thoracique; phé+ Ë nomène d'autant plus propre à induire en erreur, que les sujets surchargés d’em-\ bonpoint sont plus disposés à l’hydrothorax (23). (d). L'asthme (24). (e) L’em-# pyème qu'il devient impossible, pour ainsi dire, de distinguer de lhydropi-#

nousprononcer sur son mérite. Mais nous avons éprouvé d'un autre côté que la compression en haut de l'abdomen, lorsqu'il existe un épanchement séreux dans les cavités de la plèvre, détermine un état spécial de gêne, ce qui nous porte volontiers à admettre ce. signe (20). — 20 Déterminer s’il n'existe point par hasard quelque affection latente, simulant les symptômes d’une hydropisie des çavités. de la poitrine? IL faut ranger au nombre desmaladies susceptibles de produire cet effet : (a) Une collection de sérosité entre les’ muscles intercostaux et

la plèvre, laquelle se.trouve renfermée dans une poche; cette espèce de kyste, poussé dans l’une ou l’autre des cavités de la poitrine, comprime le poumon correspondant et donne ainsi lieu à une grandegène delarespiration.Nousn'osons pas-nous hasarder à assigner à cette affection (21) un signe distinctif de la vé-

mo

cavité, Voici comment l’auteur décrit luimême cet instrument : € Je me sers d’un cylindre de bois percé dans son centre d’un tube de trois lignés de diamètre, et brisé au milieu à l’aide d'une vis, afin de le rendre plus portatif, L'une des pièces est évasée à son extrémité, à une profondeur d'environ un pouce et demi, en forme d’entonnoir.. Le cylindre ainsi disposé est l'instrument qui convient pour l'exploration de la respiration et du râle. On le convertit en un simple tube à parois épaisses pour l'exploration de la

voix et des battenients' du cœur, en introduisant dans l’enitonnoir ou pavillon

un en-bout de même bois qui le remplit exactement, et quise fixe à l’aide d’un petit tube de cuivre qui le traverse, et entre dans la tubulure du cylindre jus-

qu’à une certaine profondeur, » Cette.

extrémité s'applique sur la poitrine du malade, ét l’autre à l’oreille de l’observateur, »... En tous les cas, le cylindre doit êtré ténu comme une plume à écrire, et il faut placer Ja main très-près de la poitrine du malade, afin de pouvoir s’assurer que l'instrument est bien appliqué.»

(20) Ph: Jos: Roux; V: Mélanges de chir, et de physiol:, Paris, 1809, p. 196- 9294. Et Neue Samml. auserl, Abhandl., 1 B., 42$t., p. 51. Ueber den auf d. Erkennung dér Brustkrankheiten angewendeten Druck auf d. Unterleib.

(24) Hydrothorax faux, J.-P. Frank, 1: c., p. 225. Il faut lire sur cette maladie Bergerau, Traité sur l’hydropisie de la poitrine; Schulz, 1. €., et Haller (Op.

pathol,, obs, 14, p. 15), Ce dernier au-

sie des plèvres, lorsque cette. premièreh affection se trouve être une. compli-" cation de la phthisie pulmonaire-et ré-\ sulter d’une collection de pus dans cetn organe, — 30, Déterminer si le liquide” épanché est de la sérosité, de la-lymphe»

coagulable ou du sang ? Où arrive à las solution de celte question en tenant" compte des maladies antérieures et du!

mode de développenient de l'hydropisie.| des cavités de la plèvre.Si en effet cette affection est survenue lentement et sans aucun $symptôme d’inflammation antérieure,. la nature séreuse de l’épanche-# ment ne saurait être révoquée en doute.

Si, au-contraire, la maladie est survenue d'une manière aiguë, s’accompagnant de rat inflammatoires ét des caractè=l res dé la fièvre dite dé suppuralion, ces phénomènes indiquent Ja nature puru= lente de l'épañchemeñt. Dans le cas où, ce dérnier , de naturé sanguüinolente, se | compose de sang pur ,-il se rapporté!

bien plutôt aux hémorrhagies internes |

teur rapporte lé fait suivant : e In cada* vere pro hydropico habito..... repertum, est : aquam eam inter musculos inter costalés et pleuram effusam fuisse, eam que membranam a costis avulsam, ut saccum nihilo pectoris ipsius cayea mi“ norem efficeret. Quare compressus inter hunc saccum, dextramque thoracis cas veam pulmo sinister ita elisus fuit, ufl manus ciaséitié tenuior, neque id latus pectôris chirothéca-amplius esset. + Cfru Môrgagni (op. c.; epist. cm, n. 52). Et lecas de Chambon de Montaux (Merkwür= dige Krankéngeschichten. Bemerk. , 13, p- 48), d’une collection de sérosité entré les lamelles de la plèvre, d’une épaisseur de hüit lignes, mérite également d’être.

cité. pr.

(227706: “il

(25) Camper, Diss. x, t. m1, Ç5, p, 4404

(24) Cfr, cap. vu, S5; n 74 |

DE LA brkvat, Dt MEDIASTIN, DO THEMUS PT ré poumons?

dt thorax (25) qu'à une hydropisie sanguinolente, afféction qui reconnaît le plus souvent un mode aigu de production (26). — 4° L'hydropisie a-t-elle son siége dans l’une ou l’autre des cavités de la plèvre , ou bien affecte-t-elle les deux en même temps? C’est ce que fait reconnaître. surtout la possibilité de se coucher sur un seul côté, ou l'impossibilité de le faire sur aucun des deux. Dans le premier cas, il est de connaissance vulgaire que c’est sur le côté malade que se couche ordinairement le sujet ; néanmoins il arrive encore parfois que ce soit uniquement sur le côté sain qu’il puisse se reposer et respirer. C’est ce qui arrive plus particulièrement lorsque la cavité de la plèvre , répondant au côté exempt d'épanchement, se trouve elle-même affectée d’une lésion, de nature à gêner davantage la respiration que la présence du liquide qui, de l’autre côté, se trouve entourer un poumon sain d’ailleurs.

Quoi qu’il en soit du reste , lorsqu’un malade repose sur le côté où n’a pas lieu l'épanchement la plus grande partie de ce dernier se porte alors vers le médiastin, ce qui fait que le poumon affecté sé trouve moins gêné par le liquide qui l'entoure et peut mieux se développer pour recevoir l'air qu’y introduit la respirätion (27). La percussion du. thorax fait encore connaître laquelle des deux cavités de la plèvre est affectée d'hydropisie ; encore bien qu’il puisse arriver que , par suite dé quelque affection du cœur, le côté gauche du tliorax donne un son plus obscur que le droit, celui- Ciétant cependant réellement le siége de l’épanchement. — 5° L'hydropisie des cavités de la plèvre est-elle l'effet d’une autre affection antérieure ou concomianté? constitue-t-élle une mäladie essentielle ? quel est enfin le caractère dé celle-ci? Sur vingt cas d’hydropisie des

avités de la plèvre, à peine en rencon-

rera-t-on un seul de primitif , Car presjue toujours ce phénomène n’est qu'un effet d’affections différentes. L’étiologie 28) fait assez connaître celles qui donsent lieu à cette hydropisié chronique.

Mais , pour l'exactitude de l’histoire de

ER

(25). Chap. in, 6 4, n. 5. (26) Chap. nr, S 2, n. 2. el

(27) Lisez Lieutaud , Synopsis univers.

ned. , t. 1, p. 218; Borsieri, Institut,, AV, Ce. V; $ 168, Pe 114,

cette dernière, il faut donner les moyens de découvrir leur existence. Le plus souvent la cause s’en manifeste malgré la présence de lépanchement qui lui sert pour ainsi dire de voile. C’est ainsi, par exemple, que l’hydropisie des cavités de la plèvre accompagnant une phthisie pulmonaire $e manifeste lentement après la suppression de la diarrhée ou des sueurs et le développement du gonflement œdémateux des pieds, Tout l’ensemble du sujet dénonce assez l’affection

‘principale, La rougeur, la lividité du

nez et des lèvres ainsi que la dilatation des vaisseaux du globe de l’œil sont manifestes (29). Le pouls n'offre à noter qu'une fréquence extrème, de la débilité ; l'urine est puriforme. La difficulté de la respiration se fait ressentir d’une manière égale, la toux continuelle s’accompagne de crachats distincts, et rarement des accès graves de dyspnée se manifestent dans-la nuit. Ces accès de dyspnée nocturne, en effet, dépendent le plus souvent de l’hydropisie des cavités de la plèvre qu’accompagnent les affections du cœur et de l’aôrte; bien plus même, plusieurs médecins illustres (30) ont prétendu qu’ils provenaient exclusivement et directement de ces affections, mäis nous ne pouvons adopter cetle manière de voir trop. absolue ; car notre propre expérience nous a fait reconnaître que les affections du cœur et.

de l’aorte donnent rarement lieu à des accès nocturnes avant que les progrès de l'hydrothorax ne soient confirmés par l’œdème du scrotum ou des pieds. De plus; les œdèmes. de cette espèce se développent sur des sujets parfaitement sains d’ailleurs, souvent même d’une force athlétique et nullement affaiblis par une évacuation colliquative quelconque ; l'urine est fortement colorée et

chargée d’un sédiment briqueté. Le plus

ordinairement le pouls se montre fort,

dur, irrégulier, intermittent, tremblant.

La toux revient par accès , souvent avec

des crachats puriformes, abondants, con-

fluents, sans parler des symptômes gé-

néraux des affections du cœur et de

(29) Camper (Diss. x, t.1r, 4; p. 458) dit: « Hydropséx asthmate, vel pedeten-

tim ex adfectis pulmonibus ortus cogno-

scitur certo Certius ex rubore, et livore nasi, labiorumque, atque ex vasorum oculi admirabili dilatatione. »

(30) Corvisart, Portal ; etc

l'aorte qui seront exposés plus loin en,

leur lieu. L'hydropisie des cavités de la plèvre, résultant d’une affection du foie, s'accompagne souvent d’une hydropisie ascite. Le malade, d’un teint jaunâtre, affecté auparavant de fièvres intermittentes et d’un ictère, se plaint surtout de la perte de l'appétit, de vomissements ou de diarrhée. L’urine est fortement colorée et chargée d’un sédiment rosé.

Une circonstance qui mérite d’être notée, c'est que l’espèce d’hydrothorax dont il est présentement question est très-facilement produit par les maladies du foie, si ces dernières se compliquent d’affections du cœur et de l’aorte. L’hydropisie primitive des cavités de la plèvre provient d'ordinaire des mêmes causes que l’anasarque spontanée (31).Toutes les fois que la maladie attaque des sujets sains

d’ailleurs, adonnés à l’usage des liqueurs spiritueuses, ou bien à la suite d'une

suppression du flux hémorrhoïdal ou,

menstruel, il faut lui reconnaître une nature inflammatoire. On ne doit pas oublier non plus la complication rhumatismale, si surtout il s’est manifesté une lésion de la transpiration. La disparition intempestive des ulcères, des affections de la peau, des évacuations habituelles et leur suppression, qu'il faut ranger parmi les causes métastatiques , sont autant de phénomènes qui attestent une sécrétion morbide de sérosité.

L'atonie ne joue un rôle dans la production de l’hydropisie des cavités de la plèvre qu'à la suite d'une perte considérable de sang ou de toute autre cause d’affaiblissement.

8. Pronostic. — Le pronostic de l’hydropisie chronique des cavités de la plèvre devient plus ou moins variable suivant les circonstances. Lorsque le mal se développe à la suite d’une phthisie pulmonaire, comme c’est uniquement dans la dernière période de cette affection que survient une telle complication, il faut s'attendre à une mort prochaine (32); l’art ne peut alors apporter de notable soulagement. L'hydropisie au contraire qui survient dans les affections organiques de l’aorte et du cœur (si l'on excepte toutefois les cas d’adhérence générale de ce dernier organe avec le péricarde , et de complication d'un squirrhe du foie), tant que le gonflement œdéma-

(51) P.1, vol. ani, cap. x.

(32) Chap. 1v, $ 10, n. 3.

MALADIES DES PAROÏS THORACIQUES

teux n’a pas encore envahi lesmains (33),:

peut fort souvent être combattue, jusqu’à ce quele sujet succombe à plusieurs, retours successifs de la même affections (34).L'hydropisie primitive, inflammatois, re, rhumatismale et atonique des cavités" de la plèvre, laisse encore parfois de“ l'espoir de guérison, sans qu’il soit pos- 1 sible néanmoins de rien promettre de po- À sitif. On possède aussi des exemples“ d'hydropisie de poitrine guérie par les W seuls efforts de la nature (35). L

S LI. Hydropisie du médiastin.

1. Définition. — Une collection de li- \ quide dans la cavité du médiastin, telles est l’hydropisie de cet organe. *

2. Littérature. Cetie maladie, révoquée en doute par Swieten (36), a été décrite par Rivière (37), Schenk (38), Columbo (39), Heister (40),. Blancard, (41), Mead (42), Haller (43), Lieu-, taud (44), Donald Monro (45), et Wrisberg (46).

(33) Quarin dit : « Mali ominis sunts manus œdemate affectæ, sputa cruenta ;* aut subcruenta ; qui hæc exscreant , ets medicamentis interdum levari videantur, sæpe inopinate pereunt. » L. c.

(34) J.-P. Frank s'exprime ainsi !

« Überior hydrothoracis recidivi, aique* citius tune lethalis, quam alterius hy# dropis proventus est. » L. c., p. 578.

(55) Mayer, Diss. exémplum hydropis pectoris in femina 71 ann. per natur® vires sanati. Fr. ad. Viadr., 1780. Cfr.

Engelhard, Diss. de hydrope naturæ beneficio sponte curato. Ingolst, 1780.

(36) « Ille mediastini locus, ubi thymus hæret, parvus est, nec memini me legisse quod ibi hydrops inventus unquam fuerit; a posteriore vero parte inter des hiscentes mediastini lamellas si collige= retur aqua, per tunicam cellulosam fas cile diffunderetur. » (Comment., t. IY; & 1219, p. 135).

(57) Observ., cent. 1., obs. 60.

(58) Obs. Med., L. rr, obs. 254, p. 487%

(59) Anatom., L. 11, €. in.

(40) Anat., n. 39.

(41) Anat. pract.

obs. 58, p. 274. 4

(42) Præcepta et monita med., c. vais

(43) Opusc. pathol., obs. 42. |

(44) Hist. anat. med., lib. 11, sect. # obs. 213, tom. 11, p. 71. |

(45) Abhandi, von d, Wassersucht ue:

ihren besondern. Gattungen. A. d. E.

Leipz., 1777, $ 177. ‘2

(46) Gotting. gelehrte Anzeig, 1784; 5 St., p. 44,

rational., cent. 11

DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DÜ THŸMUS EX DES poUMONs. 309

3. Symptômes.—Comme il ne s’est présenté à mon observation aucun exemple d’hydropisie du médiastin exemptde complication, j'emprunterai la description de cette maladie à un autre auteur ; voici comme il s’exprime (47) : « In hydrope mediastini anterioris, sub corporis positione erecta, ingratus ponderis sensus diaphragmati propior videbitur, in supina anhelitus erit difhcilior; in ventrem conversa anterior pars thoracis oppressa pondus omne ferret ; in latus unum, vel alterum electa, in illud, quodinferius est, aquæ declinare sentientur. » Quant à ce qui concerne l’hydropisie du médiastin postérieur, J.-P. Frank se rencontre tout-à-fait avec Swieten lorsqu'il fait remarquer que l’eau épanchée dans cette cavité, et qui devrait comprimer l’œsophage et la trachée-artère, aussi bien que l'aorte; ne peut aisément y séjourner longtemps, mais doit bien plutôt se frayer une issue vers la tunique celluleuse des muscles du dos (48).

4. Causes, — C’est le plus souvent dans l’inflammation qu’il faut rechercher les causes de l’hydropisie du médiastin.

C'est ce que paraissent démontrer surtout les cas observés par Rivière (49), Morgagni (50), et Wrisberg. Néanmoius quelques observations établissent 1e développement de la maladie d’une manière chronique (51).

5. Diagnostic. — On comprend combien doit être difficile le diagnostic de l'hydropisie du médiastin , quand on songe que celte cavité peut être le siége d'un grand nombre d’autres collections morbides et de beaucoup d'affections différentes que, durant la vie des sujets, on peut à peine distinguer d’un épanchement de Jymphe coagulable ou de sérosité. Je

(47) Monro, 1. c.

(49) « Mulier refrigerio exposita subito a dyspnœa, tussi, ponderis in medio pectoris gravis, ardoris interni, et doloris variis thoracis in locis sensu vexata fuit. Venæ sectio hæc symptomata mitigavit quamplurimum; vigesimo vero morbi die, cum optime se habere viderelur, ac domestica negotia peragens in Sellula sederet, ex improviso concidit €xanimis. Aperto cadavere inventum est Mediastinum plenum sero cruento.» L. c.

* (50) Op. «., epist. xx1, art. 30.

(51) Bonet, Sepulchr., lib, 11, sect. 1, 0bs, 26; sect, 1v, obs. 5. Haller, L c.

veux parler des collections de graisse

(52), de sang (53), de pus (54), d'air (55), ainsi que de la transformation du médiastin en une masse , soit chärnue (56), soit osseuse (57).

6. Pronostic. — « Mediastini anterioris hydrops , modo certa sit ejusdém diagnosis, si aliis resistat, suppurationis hac in parte exemplo à chirurgicis auxiliis levamen expectat (58). »

$ IV. — Æydropisie des poumons.

. 1. Définition.—L'hydropisie des poumons est constituée par une collection de sérosité dans le parenchyme même de ces organes (59), ou dans les poches qui leur sont attenantes (60).

2. Littérature. — On ne trouve dans Hippocrate qu’une trace incertaine de cette maladie (61). Elle a fort bien été

(52) Voigtel, Hand. d. path. Anatomie, 2 B., p. 187. Lieutaud, 1. c., obs. 755, p. 256 ; obs. 754, p.257. Medic. obs. and Inquiries, vol. 11, p. 69. Portal, dans le Mém. de l’Ac. r. des sc., Paris, 1784, p.

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