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ficile «même sous l'influence du mouve= ment le plusléger ; décubitus en supination (81); pouls tellement déprimé et fat= ble que ses battements sont presqu'insen= sibles au toucher. Chez certains sujets de la fièvre (82); chez d’autres, une petite
pulmonibus advenire comperii. » L
(78) Simson (Medical Essays, t, V, pa 11, p. 627) soupçonne l'existence d’un œdème du poumon, lorsque la face est
œdématiés autour des malléoles, mais" plus particulièrement encore si cet état
du pouls que celui-ci devienne presquen imperceptible. —Et Percival (1. c.) s « Pulsus est parvus, et exilis, facies tu-
mida, pallida , totumque corpus leuco= phlegmaticum. » — Dans la seconde malade de Laennec (1. c.;, p. 26), le tour.des malléoles était également le siège d’un
gonflement. À
(79) Percival ajoute (1. c.) : Æger da magna pectoris angustia conqueritur, ets si profunde respirare conatur, impossi« bilem sentit ulteriorem pectoris dilatas tionem, sed quasi subito interrumpitu respiratio. » l
(80) D’après l’observation de Maurice Hoffmann (Acta N. Curios, t. 1, obs. 215), dans l’œdème du poumon la respiration est très-diflicile, s’accompagnant d’un | sentiment de gêne et de pesanteur qui s'étend de la gorge en arrière en traversant le thorax.
(81) Percival (1. c.) dit : « Constans.
est respirandi difficultas, et a mi nimo motu augetur; quin ex Varia corporis positione differentia in respira= tionis difficultate oriatur. » Les malades:
que j'ai observés ne pouvaient repose que couchés sur le dos.
(82) Hippocrate décrit en ces termess l'hydropisie du poumon : « Febris, et tussis tenet, et acervatim respirat, ef pedes tument, et ungues contrahunturs et patiuntur talia, qualia is ; qui suppus ratus est, sed debilius, et diuturniusa Etsi quid infundas, aut fotum, aut su fitum adhibeas, pus non sequitur, atquel ex hoc sane cognoveris, non pus, 4 aquam intus esse. Etsi multo temporel aure ad latera adhibita audire tentaveris;!
ebuilit intus veluti acetum, et hoc qui dem aliquando patitur, postea erwmpit!
ad alyum, et statim quidem sanus esse
“videtur, ag a morbo liberatus, Verunx
DE LA PLËVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS
toux avec crachats spumeux (83) vient sé joindre aux symptômes de cette affection. L’hydropisie enkystée des poumons, que je n'ai jamais eu occasion d'observer , s’accompagnait chez deux malades dont parle Targioni- Tozzetli (84) , de dyspnée d’abord, ensuite de la sensation d’une rupture dans la poitrine, et enfin du rejet, au moyen de la toux, d’un fluide plus ou moins tenace.
4. Autopsie cadavérique. — L'existence de l’hydropisie enkystée du poumon qu’Hippocrate avait déjà soupçonnée (85) a été confirmée à l’aide de l’anatomie pathologique par Charles Pison (86),
progressu temporis alvus incenditur, éademque illa patitur, et adhuc amplius.
Aliqui etiam intumescunt ventre, scroto, facie. » L.in, De morbis.
(85) Laennec, I. c., p. 13.
(84) L. c., p. 83. Le premier étaitun ersonnage noble de soixante ans, qui, affecté de dyspnée, éprouvait subitement la sensation d’une rupture dans la poitrine, et rejetait aussitôt quatré pintes d’une matière semblable à du blanc d'œuf ; mais le mal récidivait, la même scène se reproduisait, et le malade n’éprouvait de soulagement qu'après avoir rendu tout le liquide. Le second était un jeune homme qui, pendant l’espace de onze jours, avait éprouvé la sensation d’un poids et de l’anxiété dans la poitrine. D'abord il ressentit comme une rupture s’opérer, et ensuite, au bout de quatre heures, il rejeta par la toux cinq pintes d’un liquide clair, et fut guéri.
(85) « Gignitur etiam, dit Hippocrate, ubi tubercula in pulmonibus exorta fuerint, et aqua repleta in pectus eruperint.
Quod autem etiam a tuberculis oriatur hÿdrops, mihi argumento sunt boves, canes, et sues. In his enim quadrupedibus maxime pulmonis tubercula oriunlur, quæ aquam continent. Sectioné namque facta, citissime cognoyeris, num aqua eéffluit, Talia autem multo magis etiam in homine, quam in pecoribus fieri Videntur, quanto morbosa magis etiam victus ratione uluntur. » (De internis afféct., e. xxiv. Chartier, t. vit, p. 696).
» (86) De colluvie serosa, p. 216. « In üvene orthopnœa inveterata, et febre funesta à multis annis adfecto , repente a Yi morbi jugulato, præter inflammatorium in hepate tumorem, repertus hydrops thoracis, sed in uno dumtaxat latere, et pulmo vesicis tumore consistente, lentoque, et pellucido, instar al:
buminis ovi prægnantibus refertus, »
Bonet(87), Barrère (88) et Malvet (89). À l’autopsie cadavérique de trois femmes alteintes d’œdème d’un seul poumon, lorsque l’on eut ouvert la poitrine, cet organe n'était pas affaissé. La couleur en était plus foncée que dans l’état normal; enlevé en même temps que la trachée,, il était fort pesant. Lorsque les poumons eurent été incisés, de la sérosité s’en écoula de toutes parts, et de plus, en comprimant leur parenchyme, on l'en voyait sortir comme d’une éponge imbibée d’eau. Les observations de Laënnec concordent tout-à-fait avec les miennes (90). La maladie n'était qu'à un degré
(87) Sepulchr., obs. 33 et 56. On y trouve la description de tubercules, tantôt distendus par de l’eau, tantôt renfermant un liquide semblable à du blanc d'œuf.
(88) L. c., p. 109. « Aperto cadavere, pulmonés tumidi, pleuræ agglutinati, maculis rôseis hinc inde notati, a pressione digiti fluctuatio; remoto digito, fovea evanescebat illico, sectis diversis pulmonis locis aqua copiosa effluxit ; nulla tamen erat in thorace effusa, nullum nullibi vitium, nec in corde, necin pulmone ullum tuberculum. »
(89) L. c., p. 550. « J'ai trouvé, dans lés deux poumons du même sujet, dans chacun un kyste rempli d’eau, dont la grand diamètre était d'environ trois pouces. Je n'ai trouvé aucun épanchement d’eau dans la cavité de la poitrine.
La tumeur était ovale, Le malade était un invalide. Il était tonrmenté d’une difficulté de respirer considérable, accompagnée de fièvre lente; il nepouvait se tenir couché sur les côtés, ni à plat sur le dos qu'avec beaucoup de peine, ce qui l’obligeait à être toujours sur son séant. Ses bras et ses mains étaient enflés, aussi bien que ses jambes et ses pieds. Les urines étaient briquetées. Il n'avait aucune fluctuation dans la poitrine. Il mourut après avoir langui deux ans. Les deux tumeurs étaient d’une grandeur à peu près égale, celle du poumon droit contenant plus d’un demi-setier de sérosité claire et limpide. Aussi dans le foie l’on trouva un kyste de la même nature. |
(90) L’œdème du poumon présente les caractères Suivants : lorsqu'il occupe la totalité du poumon, et qu’il à une date un peu ancienne, le tissu pulmonaire présente la couleur légèrement rosée qui lui est naturelle; ses vaisseaux paraissent contenir moins de sang que dans l’état ordinaire, Le poumon, plus dense ét
moins avancé, où même l'affection ne pouvait que difficilement être rangée au nombre des cas d’œdème du poumon, dans les sujets dont les autopsies ont été décrites par Bonnet (91) et Morgagni (92).
5. Causes. — Les trois cas d’œdème du poumon que nous avons observés et ceux en même nombre rapportés par Laënnec (93) étaient tous sur des femmes; de plus, dans deux des miens il y avait une disposition chlorotique cachée.
L'affection qui nous occupe reconnait comme prédispositions les maladies catarrhales, les péripneumonies (94), la
plus pesant que dans l’état naturel, ne s'affaisse nullement à l’ouverture de la poitrine. Il est cependant encore presque aussi crépitant que dans l’état naturel.
L’impression du doigt y reste un peu plus fortement marquée que dans un poumon sain. Lorsqu'on l'incise, .il en ruisselle une sérosité abondante, presque incolore ou très-légèrement fauve, transparente et à peine spumeuse. » L, C., p. 11.
(91) Sepulchr. Anat. pract., 1. 11, s.1, obs. 26 ex Hildano , cent. 1, obs. 11.
« Filius dom. ab Haltzevelt, a commotione cerebri post casum asthmaticus factus est. Tandem, novo incidente catarrho in pulmonem, decessit ex vivis.
Cadayere inciso, pulmo ubique pituitosis, et viscidis humoribus oppletus re- ‘pertus. »
(92; Op. c., epist. xx1, art. 33. « Hominis pulmo dexter durus compactus ut jecur, et aquæ sanguinolentæ non modicam habuit, thorace vacuo. » Epist. xin, art. 3. « Cardinalis Barbadicus, catarrhis obnoxius, febre catarrhali epidemica morilur. Graves erant ipsi pulmopes, sed a catarrhali materia, quam coutinebant, mulla passim a bronchiis, quacunque incideres, erumpente. » Le cas rapporté dans la lettre xx11, art. 49, parait cependant se rapporter à un véritable œdème du poumon. « Pulmones ubique multo sero referti in homine, qui per biennium anhelus respiravit, maxime,ad motum corporis. » On ne peut guère non plus, des observations de De Haen (1. c., p. 117), tirer autre chose, si ce n’est que les malades avaient rejeté des crachats spumeux et aqueux.
(95) L. c., p. 19, obs. 52, p. 26 ; obs, 33, p. 52; obs. 54.
(94) « La péripneumonie terminée par résolution paraît aussi laisser après elle une grande disposition à l’infiltration du tissu pulmonaire, et les sujets chez les-
MALADIES DES.PAROIS THORACIQUES
scarlatine (95), et surtout les affections éruptives (96).
6. Diagnostic el pronostic. — Autrefois la dénomination d’hydropisie des poumons était employée à désigner l'hy= dropisie de poitrine (97). Quant à nous; nous l'employons pour indiquer l’œdème pur et simple des poumons (dont le diagnostic se lire surtout d’un état spécial de petitesse du pouls, de l’orthopnée et d’un certain état œdémateux externe) et des kystes remplis de sérosité , annexés aux poumons. La complication de l’œdème des poumons avec une hydropisie:
des cavités de la plèvre n’est pas un phénomène fert rare (98); mais jusqu'à ce
quels j'ai rencontré les œdèmes du pou:
mon les plus universels et les plus ins tenses , étaient morts peu de temps après avoir éprouvé une péripneumonie grave, et pour ainsi dire dans la convalescence de cette maladie. Le catarrhe chronique y prédispose également, et beaucoup de sujets attaqués de celte raaladie meurent suffoqués par le développement de l’œdème du poumon. » Laennec, 1. c., p. 10.
(95) Obs. on fever attended with u'= cerated sore-throat, as it appeared at Newcastle upon Tyne the year 11778, p. 210. |
(96) « L’orthopnée suffocante, qui em:
porte quelquefois les enfants à la suite de la rougeole, n’est probablement . aus tre chose qu’un œdème idiopathique du poumon. Je n'ai point eu occasion de vérifier cette conjecture , parce que j'ai été assez heureux pour n’avoir jamais perdu un malade parmi ceux que J'ai traités de la rougeole. » Laennec, p. 11. Pour moi, j'ai été plus malheureux dans treute cas, et, toutes les fois que l’ouveriure a été faite, j'ai rencontré un œdème des pour mons.
(97) On en trouve.un exemple dans Marcellus Donatus, De med, hist. miras bili, l. 11, €. x1.
(98) On trouve en outre des exemples de complications d’hydropisie des pous mons avec celle des cavités de la plèvre;, dans Hercule Saxonia (Pract., part. 14 c. 26) et Cardan (De causis et signis morborum. V. Bonet, Sépulchr., lib. 18 sect. 1, obs. 77), dont le dernier s’exs prime ainsi : « Hydrops pulmonis casus rarissimus est, Cujus meminit Hippos crates (1. 1 De morbis) ; et ego hunc hyÿs dropem vidi ante septem annos in quo= dam clarissimo ex familia Marcella, cui, post mortem dissécto," inventæ sunt ii-
€ > DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN , DU THYMUS ET DES POUMONS
Que l’autopsie cadavérique ait été prati- Juée , à moins toutefois que l’extrème Petitesse du pouls n'ait fait suffisamment connaître cet état, nous le comprenons dans la désignation générale d’hyürothorax, La présence d’hydatides dans les poumons (99) peut encore se rapporter à l'hydropisie de ces organes. Nous ne révoquons nullement en doute non plus que les bronches ne puissent se trouver remplies par de la sérosité ou de la lymphe, mais nous laissons à chacun la liberté de reconnaître cet état pour une hydropisie des bronches ou non (100). Le pronostic de l’hydropisie des ‘poumons ressort suffisamment de la description de cctle maladie.
© SV. Traitement de l’hydrothorax.
1. En general. — L'hydrothorax primilif doit être traité suivant les principes énéraux exposés dans le traité de l’hydropisie (1). Quant à celui dépendant
ne
bræ multæ aquæ spumosæ in capacilate (horacis , et in pulmonibus. »
(99) Chap. 1v.
… (100) Quoique dans l'observation du.
Cardinal, rapportée par Morgagni (epist.
Xu1, art. 13) et dont nous avens plus haut fait mention (92), il soit dit qu'une grande quantité de matière catarrhale sortit des bronches après qu’on les eut ncisées, personne cependant, avant mon père (Epitome de curandis hom. morb., L. VI, p. 1, p. 255), n'avait osé parler de hydropisie des bronches. Il cite, à l’appui. de son opinion, un exemple observé par lui-même à Pavie sur un homme icérique , mort d’esquinancie laryngée, et chez lequel il s’échappa avec force, après l'incision d’un rameau des bronches, six onces et même plus d'un liquide séreux égèrement trouble et jaunâtre , dans lequel flottaient des. pellicules de couleur blanche. Il ajoute : « Quanta sit sputo- ‘um spumosorum, aquosorum , in per= nultis catarrhis, in asthmate ; quod hunorale vocarunt, ubertas, quanta illoum, quæ pneumoniæ sub initiis, sæpe sanguine tincta, per tracheam expellunur, abundantia sit, nemini medicorum gnotum est. » Le docteur Baynton a obervé un exemple remarquable de ce genre à Bristol , sur une femme qui, à läsuite d’une crise de suffocation, rejeta au moyeu de la toux de quatre à cinq Mesures (pintes) d’une sérosité spumeu- 56 (Considerat. on the med. power of actitious airs by Dr. Beddoës and M, Watt, p- 1v, p. 55). 1 (1) P.1, vel, chap, xt, S 172.
ss
d'une autre maladie, c’est en tenant compte de l'affection primitive qu’il faut le combattre.