‹ Traité de pathologie interneChapitre 144 sur 277 · Traitement de l'hydrothorax aigu · texte numérisé non relu

Traitement de l'hydrothorax aigu

— Lorsque l'affection primitive aura présenté un caractère inflammatoire et aigu, c’est d’après les principes émis dans le traité de la péripneumonie(?) qu’il faudra se conduire, et à moins que toutes les ressources du traitement anti-phlogistique n'aient déjà été épuisées, on devra y avoir recours. Ce n’est cependant qu'avec précaution qu’il faut user de l’ouverture de la veine, car ce moyen, s’il n’est manifestement indiqué par une péripneumonie latente (3), encore bien qu’il procure un soulagement passager, précipite néanmoins la fin des malades (4),

3. Traitement de l’hydrothorax joint à la phthisie pulmonaire. — À moins qu’une pleurésie ne vienne à se développer d'une manière fortuite sur un sujet phthisique et n’occasionne ainsi une hydropisie des cavités de la plèvre, alors même que l'affection première n’est pas encore très-avancée, ce n’est que dans la dernière période de la phthisie que l'on doit s'attendre à voir survenir l’hydrothorax. Mais dans ce dernier cas si les décoctions de branches de douceamère, de racine d’ononis spinosa , de polygala senega (5) et des cinq racines apéritives , ainsi que le Kkermès (6), ne peuvent plus en aucune facon di-

(2) Cap. 1, S 6, n. 2.

(5) Lisez Stoll, Rat. med., p. I, p.

. (4) Quarin dit : « Nihil venæ sectione perniciosius fieri potest. Vidi, cum sanguis, improbante me ac invito , extraheretur, ægrotos ad breve tempus levatos quidemn, atiidem, ingravescente spirandi difficultate, paucos post dies extincti sunt. » (Animadvers, pract., p. 150.) -— Les paroles de Celse viennent à ce sujet se présenter d’elles-mêmes à la mémoire :

« Sanguinem incisa vena mitli, novutm non est, sed nullum pene morbum esse, in quo non miltatur, hoc novum est, »

(5} Milman le recommande beaucoup.

Page 1