‹ Traité de pathologie interneChapitre 152 sur 277 · V. Leske, Auserl. Abhandi., 5 B · texte numérisé non relu

V. Leske, Auserl. Abhandi., 5 B

p- 505. — Laennec, De l’auscultation médiate, t. 1, p. 217. — Baillie, Anatomie des krankh. Baues, p. 42.

(16) Fabr. Hildanus, Cent., obs. 41.

— Hollerius, Prax., 1. 1; ©. 25 in scholiis. — Ruysch, 1. ce. — Riverius, cent. à, obs. 60. — Morgagni, epist. xx, art, 1; epist. XVII, art. 49; epist. xx1, art. 30.

— Brée, I. c., p. 77. (« The lungs were very hcavy, and being pressed, a frothy liquor was made to issue from his mouth.

The substance was then cut ‘open, and the cells and bronchia were found full of serum, of a light colour, unmixed with blood. »)

(17) Floyer, 1. c., p. 29, 141.

(18) Scholz, Cons.. med. 92, p. 245.

(19) La proportion des hommes et des femmes atteints d'asthme véritable est comme six à un. Je dis d’asthme véritable, car il ne doit pas être ici question des suffocations hystériques.

(20) Frid. Hoffmann, en parlant de l'asthme d’un prêtre (De asthmate convulsivo, $ 10), s'exprime ainsi : « Quod hominum hoc genus propter crebriorem sermocinationem, humorum congestioni ad pulmones præ reliquis, obnoxium est, »

(21) Par suite du commandement des manœuvres militaires à haute voix.

(22) Diemerbroeck, 1, 11, p. 444, — Bree, 1. c., p. 165.

{25) Frid, Hoffmann, 1. c., obs. 2, p- 407.— Rupitz, Diss. de asthmate ( contact d’un bonnet froid. avec la tête). Je dois avouer néanmoins que l'asthme

MALADIES DES PAROIS THORACIQUES

la foudre (24), le chagrin (25), la colère (26), la frayeur (27), la jalousie (28), les plaisirs de l'amour (29), la course (30), le repos (31), les vents (32), les vers intesti-. naux (33), la suppression trop prompte de la toux par les opiacés (34), la suppression des hémorrhoïdes (35), des rè-

s’est moins fréquemmentrencontré à mon observation dans les pays froids que dans les régions méridionales.

(24) Eph. N. C., dec. nr, a. 2, obs.

(20) EIOYér, L €: D. 25,

(26) Van Helmont dit (1. c., p. 367):

Civis quidam, vir cordatus, ac prudens a magnate opprobrio , et publica injuria affectus, cui nec verbum respondere potuerat,; absque timore ultimæ minæ; dissimulat, atque tolerat contumeliam :

sed mox abinde asthma oboritur. »—Cfr.

Delius, Amoen., Ac, dec. r1, n. 7. — Fr.

Hoffmann, De asthm. convulsivo, obs. 4.

(27) Riedlin, Millenarius, n. 805.

(28) Je l’ai observé à Pavie sur un Jeune homme, maintenant le marquis DT

(29) Plater, obs., L. r, p. 171. — Beil, Fieberlehre, 4 B., p. 62. J’ai observé en 1814, ‘sur un personnage célèbre, un asthme terrible proveaant de cette cause.

(50) Dans la guerre du prince de Condé, son valet de chambre, de Menzerelles, devint asthmatique en courant pour son maître (Îtinerarium Hispanicum B. Ludovici).

(51) « Vir nobilissimus adsuetus venationibus, et motui corporis eximio, quamdiu liceret continuare, sanissimus degebat : a fracto vero pede exercitio pristino amisso, incidebat in asthma admodum pertinax. » Wedel, Diss. de asthmatis mechanica, p. 47.

(32) Baldinger Pr. Arectæi, Asthma rvevuodes recentioribus non ignotum.

Jen., 4772, — Schroeder, Diss. medicina flataum. Marb., 1776. —-Kirch, Asthma periodicum a nimia distensione flatulenta, tandem lethale (Act. N. C., vol.

vni, p. 296).

(53) Thonerus, lib. 11, obs. 1.

(34) Juncker, Conspect. med, theoret.

pract.

(35) Lupin, Hist. morb. difficil., p.

417. — Hufeland’'s Journ., 14, B., 1 st., p. 189. — J'en ai rencontré un exemple frappant en 1821, chez une dame lithuanienne âgée de quarante-huit ans.

DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES FOUMONS

gles (36), de la sueur (37), d’exutoires (38), la rétrocession d’une affection herpétique (39), de la gale (40), de la teigne (41), d'un érysipèle (42), d'une éruption miliaire (43), et des autres maladies de la peau (44); enfin la disparition de la goutte (45), d’un œdème (46), d’une fièvre intermittente (47), et l’affrction saturnine (48).

3. Causes excitantes des accès. — Chacun des paroxysmes de l'affection qui nous occupe peut ètre occasionné par les changements brusques de l'atmo-

EEE enane tel

(36) Zacutus Lusitanus, De med. praxi hist., ln, hist. 2. — Heister, Wahrnehm , 4 B. N. 350, 442.

(37) Jocrdens, dans Hufeland’s Journ.

19 B., 3St., p. 45 (des pieds).

(58) Riedlin, Lin. med., 1695, p. 91.

(39) Vicau, Delect. obs. pr., n. 36. — Aaskow, in Act. soc. R. Havn., vol. 1, n. 18.

(40) Eph. nat. cur., dec, 11, a. 4, obs.

46; dec. 11, a. Bet 6, obs. 417. App, p:

448. — Fabricius Hildanus, cent, mi, obs. 39. — Hufeland’s Journ., 15 B., 2 St., p. 124; 15 B., 2 St., p. 55.

(A1) Pelargus, Med. Jahrgange V, p.

(42) Bonet, L. c., obs. 120. —Fr. Hoffmann, 1. c., obs. 8. Opp., t. 17, p:. 105.

(43) Vater, Casus singularis asthmatis ex febre purpurata. Viteb., 1730. Breslauer Samml,, 1724 may, p. 555.

(44) Riedlin, Millenarius, n. 150 (exanthème serpigineux derrière les oreilles).

— Rivinus, Diss. de morbo retrogrado.

In Coll. Diss., Lips., 1710 (gutta rosea).

Bryant, Diss. hist. asthm. spasmod.

Erlang., 1785.

(45) Benvenuti, Asthma gravissimum ex irregulari , et intercepto podagræ hereditariæ decursu obortum (Nov. Act.

Acad. Nat. Cur., 7, 2, p. 4).

(46) Riedlin, Lin. med., 1696, p. 485.

— Fr. Hoffmann, De asthm, convulsivo, obs. 5.

(47) Rau, De asthm. spasmodico ex /

febre quartana incongrue suppressa (Nova Acta Ac. N. Cur., t. 111, p. 842). — Foyer, L. c., p. 29.

(48) On t'ouve dans Ephem. Germ.,

dec. in, à. 4, la description d’un asthme,

qui atteignit un grand nombre de personnes par suite de l’usage de vin:s0phistiqué par de la litharge.

sphère (49), son humidité froide(50); quelquefois aussi par un froid sec (51), par la Chaleur (52), les phases de la lune (53),

to er Te

(49) « Un changement de la gelée au dégel m'a souvent causé un accès avec douleur rhumatismale aux tempes... un changement de vent qui se tournait à l’est produit souvent un accès. » — Floyer, L. e., p. 47. L'auteur parle de lui-même. J'ai souvent observé la même chose sur mes propres malades.

(50) Ryan, l.c. « Dans un temps pluvicux ou neigeux, ou dans un temps de brouillards, j'éprouvais souvent une grande oppression d’estomac,et ce tempslà me disposait à avoir un accès, avant même qu’il tombât de la pluie ou de la neige. »—Floyer, 1. c., p.16.

(51) « Die 22 novembris 1799, Viennæ ad féeminam. 53 annorum :Vocaitus sum asthmaticom. Hæc, ab anno ætatis decimoquinto primum menstruata ,. modo ante annum hoc profluvio privata fuit.

À tribus annis, eum nullum antehac morbum passa esset, ab asthmate humido corripitur sub cœlo frigido, et sicco; ubi vero pluviæ cadunt, ac sub cœlo humido, bene se habebat. Ubi tempestas cum tonitru instat, asthma recrudescit. » (Tiré dés notes de mon père.)

(52) « J'ai observé qu’en hiver j'avais jusqu’à seize accès, et en élé vingt. Au mois d'août j'avais toujours les accès les plus fâcheux. — Van Helmont observe aussi que les accès de l'asthme sont plus fréquents et plus violents en été qu’en hiver, ce qui est généralement vrai, quoique j'aie vu des asthmatiques qui souffraient plus en hivér. » — Floyer, I.

c., p.72. Le commandant militaire dont il a déjà été question ne ressentait que de légers paroxysmes en hiver, mais de très-violents en été. La dame lithuanienne était Complètement débarrassée de son asthme en hiver, mais aussitôt l’équinoxe du printemps, les accès recommençaient.

(55) Van-Helmont dit : « Exacerbatur (asthma) lunæ stationibus, et aeris tempestatibus, quas ideo præsenti præsagit.»

— Horstius fait mention d’un jeune homme qui était pris d’une difficulté de respirer durant toute la période croissante de la lune. Franseri rapporte des faits semblables (Obs. sur une difficulté périodique de respirer, qui prouve l'influence de la lune sur le corps humain, Y. tome 1 de l’Acad. de Madrid, et Bulletin de la Soc. philomat., t. 1, p.119 et suite, etc., t. 11, p. 72).— Floyer diffère de sentiment lorsqu'il dit : « Je

l'air vif des montagnes (54), la fumée (55), le gaz acide carbonique (56), l'odeur de la rose (57), une boisson sucrée (58), et l’ingestion de liqueurs spiritueuses (59), par les émétiques, les purgatifs , et l’état de vacuité de l’estomac (60), par la menstruation (61), ainsi

pense qué comme les différentes phases de la lune causent des altérations dans l'air, élles en produisent aussi dans le corps des asthmatiques. » L, c., p. 17. — Pour moi, je n'ai jamais pu reconnaître l’influence de la lune sur les asthmatiques.

- Lisez à ce sujet Darwin, Zoonomie, vol. 1, XXXI1, 3.

(54) Van Helmont dit en parlant d’un sujet asthmatique : « Montanis locis pejus se habebat, ideoque Bruxellis vix pernoctare audet. » Un asthmatique écrivait à Floyer : « J'ai trouvé que l'air de Londres et de la Hollande me convenait le mieux; et dès que j'ai été dans un air vif, j'ai eu aussitôt une difficulté de respirer. » L. C., p. 27.

(55) « Toutes les fumées offensent les esprits des asthmatiques... L’odeur puante d’une chandelle éteinte, ou l’odeur de graisse fondue, produit souvent un accès d’asthme... Pendant l'asthme la fumée de tabac est nuisible. «—Floyer, 1. c., p. 76. Cépéndant le commandant militaire Nasiékin fumäit impunément.

(56) « I bavè known the inspiring of the vapour of fermenting substances in brewing, to be followed immediately by the paroxysm. » Bree, L. c., p. 166.

(57) Van Helmont, 1. c.; p. 565. — Timæus, Cas., p. 216.— Floyer, I. c., p. 79.

(58) Van Helmont, 1. c., p. 365. J'ai plusieurs fois observé la suffocation hystérique résultant évidemment de l’ingestion de substances douces.

(59) « Toutes les liqueurs fortes sont très-préjudiciables aux asthmatiques.… Mais de toutes les liqueurs fortes, la plus pernicieuse aux asthmatiques, c’est l’eaudé-vie. Pour moi, le punch me cause surle-champ une difficulté de respirer. »

Floyer, 1. c., p. 96-97.

(60) L’accès de l’asthme arrive souvent après une purgation, un Yomissement où un jeûne. Floyer, 1. e., p. 14.

En 1799, je guêris à Vienne, par une médication anti-spasmodique, un capitaine atteint d’un asthme violent. Une fois rétabli, il me pria instamment de le purger; je refusai, mais en vain, et ses instances devinrent tellement pressantes, que je dus céder enfin, Mais à peine quelques garde-robes se furent-elles pro-

MALADIES DES PAROÏS THORACIQUES

que par l’influence des causes productrices de l'affection elle-même (62).

4, Cause prochaine. — Ona recherché la cause prochaine de l’asthme dans la rate (63) , dans une convulsion des poumons (64)ou des muscles thôraciques(65), dans un mauvais état du chyle , et la raréfaction des esprits animaux (66); dans un mélange de vents avec le sang (67), lesquels vents auraient distendu le poumon et les vaisseaux (68); dans une contraction spasmodique des organes respiratoires, mais surtout des membranes celluleuses qui entourent les poumons (69). Nous nous garderons bien d’augmenter, pour notre compte, le nombre de

ces hypothèses. :

duites que survint aussitôt un accès d'asthme terrible. Je revins alors au premier mode de traitement, et le mal fut :

complètement guéri,

(61) Wainwright, Mechanical account ofthe non naturals, p.14. (Le sujet avait un accès tous les mois, ce qui dura pendant l’espace de sept ans; mais la maladie finit par se dissiper énsuite.

(63) Van Helmont (1. c., p. 375) :

« Unde certe conjeci... quod in casu proposito, duumviratus recta feriat pulmonem; præcipue robore inæquali pessumdatum, proritantem, et radicalem asthmatis causam in splene esse. »

(64) Willis (De morbo convulsivo, cap.

XU, p. 158: « Porro interdum observavi, graves asthmätis paroxysmos sine quavis notabili pulmonum labe accidisse; revera ut putaverim, huncé morbum aliquando esse mere convulgvum, éjus insultus solummodo excitari, quoniam serosa colluvies particulis explosivis referta nervos pulmonum diastolen perficientes subiens, Spiritibus ibidem scatentibus acerevit. » |

(65) Galenus, rv, Delocis affectis, c. 7.

(66) Floyer (1. c.; p. 51) : « Et parce que les esprits coulent sans cesse dans les nerfs susdits (du cœur, et les intercostaux), ils doivent être plus ouverts et plus capables de recevoir les esprits flatueux qui viennent du sang, ce qui produit le gonflement asthmatique dans la poitrine asthmatique et les premières voies. » |

(67) Heurnius, De morbis pectoris, cap. 4, À L

(68) Fienus, De flatib., c. 9. — Bartholinus , De pulmonib., ç. 47, obs. 48.

(69) Fr, Hoffmann, I, ç, $ 12.

DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS

$ IIT. Diagnostic. Pronostic.

1. Du diagnostic en general. — Pour que la difficulté de respirer puisse être rapportée à l'asthme, 1l faut non-seulement que celte difhculté revienne périodiquement , mais encore qu’elle ne soit symptomatique d'aucune affection appréciable. Les maladies qui s’accompagnent

de difficulté de la respiration, et qu’il :

importe de bien distinguer de l’asthme , sont les suivantes : le cauchemar, la suffocation spasmodique des hystériques et des hypochondriaques, le croup, la phthisie laryngée, trachéale et pulmoaire, l'hydrothorax, et les affections du Cœur et des gros vaisseaux.

- 2, Distinction entre le cauchemar ct l'asthme. — Le cauchemar diffère de l'asthme par les caractères suivants :

Cauchemar.

1. Cette maladie n’a lieu que durant le sommeil, et se dissipe aussitôt que le sujet seréveille.

- 2, Elle s'accompagne de visions.

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