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Traitement de l'asthme gastrique

À, Durant l'accès. — Il convient,

d’exciter un léger vomissement au moyen soit de l’eau bénite de Ruland (38), soit du. vinaigre scillitique, ou de l’oxymel

etiam, quæcumque urinam movent ; », et Fr. Hoffmann (t. ar, sect. 11, C. u) : «In statu cachectico, cui jungitur asthma, opem ferre deprehenduntur diuretica; »

et Floyer (1. c-, p. 182) : « I faut entretenir le ventre libre, faire couler l’urine en suffisante quantité, et procurer par l'exercice une sueur modérée. » Baglivi avait déjà dit en général : « Pluries adnotavimus in pectoris morbis semper ducendum esse ad. vias. urinales.,:natu?a id monstrante. »

(35) Faïtes cuire une livre de miel avec une quantité suflisante d’eau, pour avoir quatre livres de résidu. Ajoutez alors :racines de gingembre, trois drachmes. Filtrez, laissez refroidir et conservez dans une carafe de verre. munie de son bouchon, D.S. Pour boisson. Floyer, p. 196:

(36). J.-Bapt. Davini, Tract. de potu vini ealidi. < Illustris vir prope sexage= parius; a pueritia- tantam spirandi diff:

eultatem per intervalla passus erat, ut oh eamdem per plures menses lectum deseere non potuerit, donee suasu , el Consilio hujus medici, vinurm calidum in prandio ; et cœæna sumpsit, CuJus solius usu continuato tantas vires. SUCCEssive acquisivit, ut ab omni asthmatis insultu immunis itinéra, aliaque negotia, etiam tempore frigido obire potuerit. » Cfri Diss. Vateri (1. c:):

(37) « infusion of coffee may be considered as medicinal in every species of asthma, except (plethorical):. » Brée , 1. c., p. 256. Pringle l’employait dans le paroxysme même. Percival le loue , Essays, P. 1, p. 269. V. Abh. f. pr. Aerzte, 5 B., p. 720: Arétée: avait recommandé les semences de l’ortie, les amandes amères, les grains torréfiés du poivre.

(38) Ruland, Obs; cent. 1; obs. 56; cent. mr, obs. 96; cent. v; obs. 95. A la dose d’une drachme à une once. L'auteur l'appelle panacée des: asthmatiques. — Riverius (Prax., cap. de asthmate) dit qu'il n’est pas rare de voir l'accès géder

SALADIES. DES PAROIS. THORACIQUES

de la même substance uni à l'huile d’amandes douces, et en buvant de l'eau.

tiède (39). Ce n’est point ici le cas d’employer les purgatifs (40).

B. Durant les intervalles.— À moins.

d’une contre-indication particulière , on devra une ou deux fois par mois ou par an (41) faire vomir le malade au moyen.

de la racine d’ipécacuanha ou de l'oxymel scillitique (42). Après le vomissement , il faudra, suivant l’état des sujets, les purger, tantôt doucement, par exemple, :

avec l'huile. de ricin, l’électuaire lénitif ;; une eau saline amère; tantôt par des irritants (43), par exemple, les feuilles de: séné, la racine de jalap, la gomme gutte. Depuis long-temps l’on recommande pour fortiñier l’estomac, les racines de gentiane jaune, les feuilles de:

chardon bénit, de petite centaurée, de trèfle d’eau, et la graine de moutarde noire (44). Le plus souvent cependant, on doit employer les résolutifs dé préférence aux toniques. Parmi les

(59) « I1 suffit de donner une once d'oxymel. scillitique, et-autant d’huilé d'amandes douces dans... de l’eau chaudé... J'ai coutume d’avaler peu à peu environ une demi-once de vinaigre scillitique tout pur. » Floyer, 1. c., p. 156.

(40) De Saint-Yon, Diss. non ergo in asthmatis paroxysmo purgandum. Paris,

(41) « On pourra réitérer ce, vomitifl une fois chaque mois. dans les asthmes invétérés, lorsque les accès reviennent tous les dix jours ou environ, , et une ou deux ou quatre fois par an dans les,autres asthmes. dont les accès. ne reviennentqu’une fois chaque année. « Floyer L Ces P:. 170. Ê

(42) Schulze , Diss. æger asthmaticus usuradicis scillæ sublevatur. Hal,, 17354 — Wagner ad Werlhof; Obs. de admis randis quibusdam scillæ in. pulvere ex« hihitæ virtutibus. Lubec, 1737.

(45) Je: me souviens d’un asthmatique qui prit d’un charlatan des, pilules qui lui procuraient vingt ou trente selles, et cela le soulagea beaucoup parce qu’il était sujet à l'hydropisie. » Floyer, 1. cs P: 474. | Î

(44) Floyer, 1. c., p. 227. Le docteut Helm rapporte que le général Brody fut guéri. d’un asthme ancien et rebelle. pan la graine, de. moutarde noire grossières ment concassée ; qu’il prit à la dose de deux cuillerées à café par jour durant un mois (Salzb. med, çhirurg, Zeit., 4819, ni J4y De 187) “4

DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS

premiers, les anciens avaient surtout vanté le muriate d’ammoniaque ( 45).

Lorsque les plexus des nerfs abdominaux jouent un rôle dans l’asthme, nous avons reconnu une grande efficacité à l’oxide de zinc (46). I1 faudrait alors essayer également de la vertu de l’oxide de bismuth ; dans le cas d’une grande sensibilité de l'estomac, et, après avoir inutilement employé les autres préparations pharmaceutiques, on a vu l’émulsion dite arabique (47) produire la guérison de la maladie.

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