Edit, Boerhaavii
(13). Paul d’Egine (14) attribuait la mort aux maladies primitives du cœur, et l’évanouissement aux affections sympathiques de cet organe. Les Arabes, à l’exception d’Avicenne (15) et d'Avenzoar (16), n'ont point avancé l'histoire des maladies du cœur, éclairée par les Grecs.
François de Piémont (17) en a parlé suivant les idées de son siècle ; mais plus tard, à mesure que l'anatomie fit des progrès, aux quatorzième et quiuzième siècles, les affections du cœur se dessinèrent plus clairement, grâce aux travaux de Mondini de Luzzi (18), de .
Gentilis de Fuligno (19), de Jean Arculano (20), de Hugues Boncio (21), d'Antoine Cermisone (22), de Bart. Montagnana (23), d'Antoine Benivieni (24), et
ee
(HS Leica lc henNcr
(14) L. ur, c. xxxiv, p. 91, edit. Basil., 1558.
(15) Canon., 1. ur, fen, xr, tract. n, c. 1. (Il parle d'une inflammation qui des autres parties s'était propagée jusqu'au cœur et au péricarde.)
(16) Theisir., 1. 1, tract. xn, c. vu, fol. 19, 6. Edit. Venct., 1496. (Hydropisie du péricarde et ulcération du cœur.)
(17) Comment. in Mesue, fol. 229, 252. Edit. Venet., 1562.
(18) Anat., c. xx. (Défaut et excès de sérosité dans le péricarde. L'auteur fait dépendre de la dernière de ces altérations l’agitation et les palpitations de cœur).
(19) Cons., f. 59, a. edit. Venet., 1518.
(Atrophie et absence du cœur, occasionnées par le froid et par la débilité du cerveau.) :
(20) Expos. in libr. nonum Almanzoris, p. 500. Basil., 1540. (Saignée préservant de l’inflammation et de la suppuration du cœur.)
(21) Consil., f. 27, d. 98, a. edit. Venet., 1518. (Etat froid et humide du cœur, causant l’imperceptibilité du pouls et la faiblesse générale.)
(22) Consil., f. 18, d. edit. Venet., 1518 (Palpitations de cœur occasionnées par les vents, chez lés femmes hystériques), et f. 20 (battements des artères des ventricules).
(23) Consil., n. 114, fol. 146 seqq., edit. Venet., 1564. (Mort subite due aux affections du cœur.)
(24) De abd. morb. caus., obs. 35 (polype du ventricule gauche du cœur) ; obs. 71 (item); obs. 61 (sang noir dans le cœur, chez un asthmatique); obs. 89 (abcès dans le :ventricule gauche du cœur); obs. 83 (cœur offrant çà et là des
d'Alex. Benedetti (25). Au seizième siècle, l’histoire des maladies dont il est question s’enrichissait à la même source anatomique, par les travaux de Guido Gui(26), de Nicolas Massa (27), de Vesale (28), de Réald Colombo (29), de G. Bertini (30), d’Ant. d’Altomare (31), deJ..F, Rota (32), de Brun (33), de Ry (34), de Rudius (35), de J. Fernel (36), de Ch.
Etienne {37), de Wilh. Rondelet (38), de Jacq. Houllier (39), de Christ. de
villosités, chez un voleur qui fut pendu deux fois sans résultat); obs. 65 (cœur dénudé, comme dans le cas rapporté par Galien).
(25) Anat., 1. im, c. xn. (Situation variable du cœur).
(26) De curat. membr., 1. vin, c. xvr, p. 560, edit. Francf., 1626. (Des vers (?) dans les ventricules.)
(27) Anat. lib. introd., c. xxn, edit.
Venet., 1559. (Ulcère du cœur à la suite d’une blessure à la tête.)
(28) De corp. hum, fabrica, 1. vi, c. x1V, p. 515, edit. Albini. (Polype du poids de deux livres dans le ventricule gauche ; cœur ayant acquis le volume de l'utérus dans l’état de grossesse); et 1. 1; c. v, p. 17 (gangrène des extrémités, avec un polype dans le cœur gauche, et pouls irrégulier). Chirurg magna, 1. v, C. 1, p. 1040 (anéyrisme de l'aorte, suite d'un coup).
(29) De re anat., I. xv, -p. 670, edit.
Francf., 1593. (Absence du péricarde.)
(30) Medicina, 1. xn, c. x1, p. 522, edit. Basil., 1587. (Inflammation du cœur.)
(31) De med. hum. corp. mat., cap.
11V, LV, p. 424, 441, edit. Lugd., 1560.
(Mouvements convulsifs du cœur.)
(32) De tormentar. vulner. natura, c. xx, p. 116, 17, edit. Bonon., 1555.
(Blessures du cœur non mortelles.)
(33) De corde et ejus vitiis. Basil.,
(54) Diss. de affectibus cordis. Basil.,
(35) De naturali, et morbosa cordis constitutione. Venet., 1606.
(36) Pathol., 1. v, c. xu, p. 122, edit.
Traj. ad Rhen., 1656. (Ulcères du cœur, et effet des contagions sur cet organe.)
. (37) De dissect. part. corp. hum., 1. u,c. xxxv, p. 250, edit. Paris, 1546.
(Dilatation de l'oreillette droite du cœur, chez un phthisique.)
(58) Method. curand, morb., c. x, p.
185, edit. Lugd., 1575. (Péricardite.)
(39) De morb. intern., 1,1, c. xxix, edit, Geney., 1655, {Calçuls du cœur,
MALADIES DU DIAPHRAGME
Vega (40), de Fél. Plater (41), de Victor Trincavella (42), deJer. Mercurialis (43), d'Hercul. Saxonia (44), de P. Salius Diversus (45), d’Archibald Piccolhuomini (46), d'André Césalpin (47), de W.
Baillou (48), de Jérôme Cardanus (49), de Jean Riolan (50), de P. Forestus (51), de Marcellus Donatus (52), d'André Laurent (53), et de Schenk de Graffenberg (54). Au dix-septième siècle, l’œuvre fut continuée par Sennert (55), Sé=
avec difficulté d’uriner, la vessie étant saine.)
(40) De arte med., 1. arr, sect. vr, €, vi, p. 576, edit. Lugd., 1564. (Palpitations de cœur avec bruit.)
(41) Observ., 1. nr, p. 620, edit. Ba= sil., 1614. (Hernie du cœur.)
(42) Consil. med., 1. 11, consil. 40, p.
86, edit. Basil., 1557. (Influence des vents sur le cœur.) È
(43) Respons. et consult. med., t. n1, p- 270, edit. Venet., 1620. (Calculs du cœur chez l’empereur Maximilien Il.)
(44) Præl. pract., P. n, c. 1, p. 486, edit. Vicent., 1620. (IHydrocarde.)
(45) De curat. pract. morb., c. vi, p.:
247, edit. Bonon., 1564. (Inflammation et suppuration du péricarde.)
. (46) Præl. anat., 1. iv, sect. vi, 599, edit. Rom., 1586. (Paralysie du cœur.)
(47) Specul. art. med. Hippocrat., p.
571, edit. Argentin.,, 1650. (Anévrisme du cœur et de l'artère pulmonaire, avec carie des côtes.)
(48) Cons. med. 1, 109. Opera, t. n, p: 591, edit. Venet., 1755. (Adhérence du péricarde avec le cœur et anévrisme de l'artère splénique.)
(49) Comment. in Hipp., aph. vr, 49, p. 471, Opp. var. viu,-edit. Lugd., 1663. (Lésion du péricarde accompagnée de soupirs.)
(50) Method. med., f. 86, 8, 95, a.
edit. Paris, 1598. (Hydrocarde accompagnée de lipothymies et de palpitations de cœur.)
(51) Observ., L. xvin, c. 1. (Suppura-»
tion du cœur).
(52) De medic. hist. mirabil., 1. v, c. 1V,.f. 285, edit. Venet., 1597. (Recueil d'observations sur les maladies dus cœur.)
(53) Hist. anat., 1. 1x, quæst. 18, p- 805, edit. Francof., 1602. (Cœur considérablement augmenté de volume.)
(54) Observ. med., p. 270, edit. Fran= cof., 1665. (Hydatides sanglantes, désor= ganisation, polypes, rupture, calculs, sarcome du Cœur.) |
(55) Praçtica, (Pi ll, P: 705, ed, Lugd.s |
DU PÉRICARDE , DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES. 391
bastien Pissini (56), Hannibal Aïlbertini (57), Fabrice Bartholetti (58), Charles Pison (59), Fried. Ranchin (60), Jean Riolan (61), Lazare Rivière (62), Nicol, Tulpius (63), Zacutus Lusitanus (64), Harvey (65), Thomas Willis (66), Isbrand Diemerbroeck (67), Fr. Ruysch (68), Hartenfels (69), Dominique de
en mme
1650. (Cœur passé dans le côté droit de
la poitrine.)
(56) De cordis palpitatione, lib. ii.
Francof., 1609. (Diabète et polype du cœur. Milan, 1654.)
(57) De affectionibus cordis. Venet. À
1618. (Affection du cœur, cause de l'hystérie).
. (58) Methodus in dyspnœam., Bonon., 1630. (Adhérence des poumons avec le péricarde, masse graisseuse entre celuici et le cœur, suppuration du cœur, oblitération des artères par des polypes. )
(59) De morbis a serosa colluvie ortis, p: 220, édit, Boerhaavii. (Hydropisie du péricarde.)
(60) Opusc. med., p. 380, édit, Lugd., 1627. (Mort des vieillards due à la dessiccation du cœur.)
(61) Enchirid. anat., 1. v,c. xrvi.
(Hypertrophie du cœur adhérent aux côtes par le péricarde devenu cartilagineux, chez la reine Marie de Médicis.)
(62) Obs., cent. 1, obs. 87, p. 490, ed, Lugd., 1679. (Adhérence de la plèvre avec le péricarde et le diaphragme.)
(635) Obs. med., 1, 1, c. Lxxn, p. 52, ed. Amstel., 1685. (Polypes du cœur et de l’aofte.)
(64) Praxis admiranda., 1. 1, obs. 198.
(Suppuration du péricarde.)
(65) Exercit. de circul. sanguinis., ad Riolan., p. 149, ed, Lugd. Bat., 1737, (Rupture du cœur, augmentation de volume de cet organe, et anévrisme de l'aorte.) Exercit. de gener. anim., n. 59, p. 208, 209. (Cœur visible à l’extérieur à Ja suite d’une fracture des côtes.)
(66) Pharmacia rationalis, sect. vi, C. 11, p. 264. (Aorte ossifiée.) |
(67) Opera, p. 615, ed. Ultraject., 1685. (Hydropisie du péricarde et bles- Sures du cœur.)
(68) Observ. anat., n. 37, 58, 69, edit.
Amstel., 1691. (Anévrisme de l’aorte avec ossification des valvules.) Respons.
ad epist. prob. xvi, ed. Amstel. , 1696.
(Emphysème du cœur.)
Dr corde , ejusque affecti- Se r .? L1
Marchettis (70), et Théophile Bonet(71).
Au dix-huitième siècle, Albertini (72), Vieusseux (73), Lancisi (74), Barceyrac (75), Herm. Boerhaave (76), Morgagni (17), Senac (78), Meckel (79), Juncker (80), Spaventi (81), Fr. de Petragha (82), J.-G. Walther (83), J.
Bell (84), Reil (85), et Hopfengaertner (86) suivirent la voie tracée par leurs
Rene
(70) Obs. med. chir., n. 47, 48, ed.
Pat., 1664. (Ulcération du péricarde et du cœur, et adhérence de cet organe avec le diaphragme.)
(71) Sepulchr. anat., 1. 11, sect. var, ed. Genev., 1700. (Affections de tous genres.) +
(72) Acta Bononiensia , t. ji, p. 582.
(15) Traité du cœur. Toulouse, 1715.
(74) De subitaneis mortib. Romæ, 1707. Et de motu cordis et aneurysmatibus. Ib., 1728.
(75) Diss. nouveiles sur les maladies de la poitrine, du cœur , etc. Amster.,
(76) Pathologische Betrachtungen des Herzens in : Genees natuur en Huishoudkundig Kabinet, uitgegeven door J. Voegen van Egelen. Leid., 1779, deel. 1, p. 562. Il en existe une traduction dans:
Abhandl.f. pr. Aerzte, 9 B., p. 483, 575. (Boerhaave lut ce traité devant ses élèves, en 1756; il est digne de ce grand homme, et mérite le tribut de notre reconnaissance.)
(77) De sedibus et causis morborum, epist. XVNI, XXI11, XXXVI, XXXVII, (Quelles richesses !
(78) Traité de la structure du cœur, de son action et de ses maladies. Paris, 1749. (Monographie classique.)
(79) Sur les maladies du cœur, Dans les mémoires de l’Académie des sciences, à Berlin, 1755, p. 56. (Cet ouvrage renferme des observations précieuses. )
(80) Diss. cordis morbos proprios in tabula exhibens. Hal., 1765.
(81) Diss. de frequentioribus cordis vasorumque majorum morbis internis.
Viennæ, 1772.
(82) De cordis affectibus syntagma. Romæ, 1779,
(83) Nouveaux mémoires de l’Acad,, à Berlin, 1785, p. 57. (Diverses anomalies des vaisseaux sanguins, tumeurs avec figures.)
(84) Anatomy of the human body, V. 11, p. 201. V. Sammi. auserl, Abh.
f. prakt. Aerzte, 17 B., p. 475.
(85) Diss. analecta ad historiam cordis pathologicam. Hal., 4790.
(86) Von einigen organischen Veran-
prédécesseurs. He commencement du dix-
neuvième siècle a présenté ce phénomène
particulier, que les médecins les plus célèbres de cinq nations ont enrichi presque en même temps l’histoire des maladies du cœur par des ouvrages remarquables ; ce sont : Corvisart (87) et Laennec (88), en France ; Baillie (89),
Farre (90), Allan Burns (91), Hogdson (92), H. Reeder (93), en Angleterre ; J.
deruugen des Ilerzens u Herzbeutles. In Hufeland’s Journ., 4816, p. 5.
(87) Essai sur les maladies et les lésions organiques du cœur et des gros vaisseaux. Paris, 4806, 2e édit., corrigée et augmentée, 1811. On trouve un extrait de cet ouvrage dans Abhandl. f. pr.
Acrzte, 25 B., p. 597.
(88) De l” on médiate. Paris, 4819, t. 11, sect. n.
(89) Series of engravings, etc. Fasc. 1, comprehending the chief morbid appearences of the Heart and of the Aorta near its origin.
(90) Pathological Researches, essay 1, Malformations ‘of the human heart illustrated by numerous cases and fine plates containing fourteen figures and preceded by some. Observations on the method of improving the diagnostic part of medecine, Lond., -1814. V. Neu. Samml.
auserl. Abh., L B., 5 st.
(91) Observ. on some of the most fréquent and important diseases of the heart , on aneurism of the thoracic aorta, on preternatural pulsation in the epigastric region and on the unusual origin and distribution of some of the large arteries of the human body. Illustrated by cases. Edinb., 1809. La traduction allemande dont je me sers a été éditée en 1813 par Nasse,
(92) Engraving intended to illustrate some of the diseases of Arteries accompained with explanations. Lond., 1815.
Et — a Treatise on the Diseases of Arteries and Veins, containing the Pathology and Treatment ofAneurisms and wounded Arteries. Lond., 1815. Von d. Krankheiten d. Arterien u. Venen mit besonderer Rücksicht auf Entwickelung u. Behandl.
d. Aneurysmen u. Arterien-Wunden. A.
d. E. V. Koberwein, miteigenen Anmerk, übersetztu. mit Vorrede von Dr. Kreysig.
Hannover, 1817. (Je me sers de cette traduction.)
(93) À practical Treatise on the inflammatory organic and sympathic diseases of the heart, Lond,, 1821.
MALADIES DU DIAPHRAGME
Warren (94), en Amérique ; Testa (95), en Italie; et Kreysig (96) et Puchelt (27), en Allemagne ; sans compter encore des écrivains qui nous ont donné des monographies, des dissertations (98) et des observations particulières sur chaque affection du cœur (99). Nous faisons d'autant plus de cas des assertions de ces auteurs, que, exempls de jactance, ils se rapprochent davantage de la simplicité des écrivains qui les ont précédés (100).
$ II. Difficulté, ordre et utilité du sujet.
{. Difficulie du sujet. — Cette diff-
culté s’est accrue à mesure que les observations se sont multipliées. Elle dépend de.la struclure même du cœur et des vaisseaux sanguins, qui, quoique simple au premier abord, est réellement:
(94) Cases of organic diseases of the heart. Boston, 1809.
(95) Delle malattie del cuore, loro cagioni, specie, segni e cura. Libritre, volumi tre. Bologna, 1810, 1811. Firenze,
(96) Die Krankheiten d. Herzens , sys“ tematisch bearbeitet u. durch eigne Beobachtungen erlautert, Berlin, 1814, 1817,
5 th.
(97) Das Venensystem inseinen krankhaften Verhaltnissen dargestellt. Leips.,
(98) A.-Jos. Schoen, Diss. de curandis cordis affectibus. Jen., 1817. — J.-W.- Adr. Lueck, Diss. aduimbratio morbor.
cordis generalis. Berol., 1819. — J.-A.
Walter, De statu quodam cordis/abnormi.
Berol., 1818, c. tab. lithogr. — F.-W.-L.
Peters, Diss. observ. anat. pathologicæ.
( Certaines affections organiques du cœur.) :
(99) Nasse excelle en ce genre. V.
Horn’s Archiv. f. medicinische Erfahr., 1819 July. August., p. 77.
(100) « Ingenue de me fateri debeo, dit Albertini (1. c.), licet multa assiduaques contentione in contemplandis ægris, e0% rumque cadaveribus perscrutandis longo annorum Cursu versatus sim, me tamerl eousque minime profecisse, ut quod se= mel, iterum ,;»sæpiusque conspexi in mortuis ; ne agnoscere valeam in vitam agentibus , ut signa nempe diagnostica ex plora th 1abeam. atque perspecta , quibus dijudicem structuræ vitium, quando subest sive in caudice venæ cavæ, sive in auriculis aut ventriculis cordis, sive in arteria aut vena pulmonali, sivein aorla,.
sive in universo corde, aut pericardio. »
DU PÉRICARDE, DU COEUR ; DES ARTÈRES ET DES VEINES. 393
très-compliquée. Il est rare en outre que le cœur et les vaisseaux sanguins ne soient affectés que d’une seule maladie, et quand ils présentent plusieurs altéralions à la fois, ce ne sont point les signes propres à chacune de ces dernières que l’on voit apparaître, mais des symptômes tout-à-fait différents, qui jettent souvent dans le plus grand embarras (1). Enfin la dificulté dont il s’agit est encore augmentée par les lienssystématiques à l’aide desquels quêlques écrivains modernes ont prétendu réunir en un seul tout les diverses observations de ce genre (2).
2. Ordre du sujet. — Dégagés, quant a nous, de toute idée systématique, nous exposerons ainsi qu'il suit l’histoire des ffections du cœur, des artères et des veines : 4° maladies congénitales ; 2° cyanose ; 3° inflammation du péricarde et du cœur; 4° adhérence du péricarde avec lecœur; 5° hydropisie et hémorrhavies du péricarde ; 6° polypes et autres excroissances du cœur ; 7° ossifications lu cœur, et angine de poitrine ; 8° hypertrophie, atrophie, déplacement, proapsus, rupture du cœur ; 9° inflammaion et lithiasis des artères ; 10° ané-
vrismes, de l'aorte surtout; 11° mala- -
Les simulant les affections du cœur ct jes artères ; 12° inflammation des veines; 13° varices et hémorrhagies. Un raité sur les défaillances terminera le ivre. U
3. Utilité du sujet. — Plusieurs des naladies que nous venons d'énumérer r'étant point susceptibles de guérison, même après avoir été bien reconnues 3), on a prétendu (4) qu’il n’était nulle-
(1) Sander a très-bien traité ce sujet dans Hufeland’s Journal, 14820, novemb., p. 19.
(2) Corvisart divise les affections du
que classe se subdivise enres et en espèces. (L. c.,
AN
(5) Sénae (l. ec, p. 9) dit: « Après avoir approfondi de telles maladies, on N'a, ce me semble, que l’inutile satisfaclion de mieux connaître l'impossibilité de les guérir. »
(4) Voici ce que dit Broussais (Examen
ment important d'apporter beaucoup de soin dans leur diagnostic. Ceux qui émettent cette opinion manquent au devoir du médecin, se plongent eux-mêmes dans l’obscurité, négligent honteusèement de traiter des malades qui pourraient être guéris, tourmentent ceux qui sont réellement incurables par des essais inutiles, pires à supporter que la maladie elle-même , et renoncent à l'honneur de confirmer quelquefois leur diagnostic par l'ouverture des corps. Mais ici encore il y a un milieu à garder , et quand il s'agit d'établir un diagnostic difhcile au sujet des affections du cœur et des gros vaisseaux, on doit également se tenir en garde et contre j’incurie, l’indifférence, et contre l’ostentation et la présomption.
CHAPITRE V.— DES VICES ET DES ANOMALIES CONGÉNITAUX DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES.
$ Ier. Du sujet en general.
1. Fréquence. — Aucun système du corps humain ne présente à l'étude du médecin et du chirurgien des vices congénitaux si nombreux et de si grandes anomalies que celui de la circulation du sang.
2. Literature. — Il faut lire à ce sujet les auteurs qui ont écrit sur l’anatomie pathologique (1), sur les maladies
des doctrines médicales, p. 754): « Mais j'ai soutenu que, dans les affections du cœur, par exemple, cette détermination précise est de pure curiosité, qu’elle ne fournit rien à la thérapeutique, et que s’opiniâtrer à la chercher, c’est s’exposer au hasardeux, à l’hypothétique et même à l'imaginaire, dans l'interprétation des phénomènes pathologiques qui peuvent frapper l'observateur. Ainsi vouloir absolument prédire avant la mort s’il y aura déchirure de quelques colonnes charnues, des ulcérations, ou des végétations dans les ventricules ou dans les orifices artériels, de l’endurcissement aux valvules, une hernie des parois du cœur, leur dégénération tuberculeuse, fibreuse, cariilagineuse, l’ossification des vaisseaux cardiaques, c’est avoir des prétentions exagérées. »
(1) Ajoutez aux auteurs déjà cités (P. 1, vol. 1, $ 9): Conradi, Handbuch d. patholosischen Anatomie. Hannov., 1796; — Vetter, Aphorismen aus d. patholog.
Anatomie. Wien., 1805; —J.-Fr, Meckel,
du cœur et des vaisseaux sanguins, et les autres écrivains que nous aurons bien- 1ôt occasion de citer,
6 II, Des vices congenitaux du péricarde el du cœur.
1. Des vices congenitaux du pericarde. — Quoique l'absence du péricarde ne soit bien souvent qu'apparente (2), on doit cependant la regarder quelquefois comme réelle (3). |