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le lait (96), le vinaigre (97), les feuilles de marrube blanc (98), et autres plantes aromatiques (99), l'opium, les baumes et les emplâtres (100), les animaux trèsjeuves appliqués sur la région épigastrique (i);ilen est de même du succin et desamulettes (2). L'éternument (3), la vapeur d’une chandelle éteinte (4), la fumée de soufre (5), la rétention de la respiration (6), une grande inspiration (7), les cris (8), le silence (9), ladéglutition d’eau faite d’un seul trait (10), la frayeur (11),

EEE ES

(96) Morgagni dit (1. c.) : « Valsalvæ memini facile, obviumque remedium in notabili Comite respondisse, lac videlicet, quo fovebat abdomen; quamdiu enim lintea lacte madebant, tamdiu singultum ægro molestissimum sistebant :

in qu tamen nec inutilis fuerat theriaca imposita. »

(97) Appliqué à la nuque avec des briques pulvérisées. Schenk, Diss. cit., p. 50.

(98) Schenk, IL. c.

(99) P. ex. l’absinthe, la rue, la sauge, le romarin, arrosés avec du vin de Malvoisie, et appliqués sur l'estomac dans un sachet. V. Diemerbroeck, Obs. et cur, vi, n. 53. Galien, dars le hoquet, appliquait un cataplasme sur l'épine dorsale.

(100) Faits avec de la croûte de pain, des baies de laurier et de l'huile essentielle de menthe malaxées ensemble.

(4) Riverius, 1. c.

(2) Alexandre de Tralles, I. c.

(5) Hippocrate, I. vr, aph. 13. « Singultu fatigante, sternutatio liberat. » — Aetius, 1. v, ©. xxxvu. — Riverius, |. c.

(Ainsi, c'estenexcitant l’éternument,'que le médecin Chrysimaque, chez Platon, guérit Aristophane d’un boquet dont celui-ci n’avait pu se délivrer ni en arrêtant sa respiration, ni en se gargarisant avec de l’eau froide). Paullini, Lanx sat., dec. 1, obs. 7.—Rigaud, I. c.

(4) Epbh. nat. cur., dec. 11, an. 5 et 6, obs. 288.

(5) Ibidem, dec. nr, an. 5 et 6, obs.

(6) Aristote, sect. 11. Problem. — Galenus, Lib. de med. fac. parab. Lib. n, De caus. sympt.

(7) Fr. Hoffmann, }. c., $ 9.—Gehema, Decas Obs. med.

(8) Aetius, Tetrab. 11, serm. 1, C. v.

(9) Plutarque, à la Gn du livre de la loquacité.

(10) Sauvages, 1. ce.

(41) Occasionnée, par exemple, par de l’eau froide jetée brusouement sur le

DIAPHRAGME

l'imagination frappée (12), un soufflet (13), la compression latérale du doigt médius (14), et une ligature fortement serrée autour de la poitrine ou de l’abdomen (15), suffisent ordinairement pour faire disparaître le hoquet léger.

CHAP, IV.— DES MALADIES DU PÉRICARDE, DU CORUR, DES ARTEÉRES, ET DES VEINES EN GÉNÉRAL.

$ Ier. Importance du sujet et histoire.

1. Importance du sujet. — Le plus puissant de tous les muscles, celui quis le premier exécute ses mouvements chezw l’embryon, qui les cesse le dernier à l’ins-« tantdela mort ; celui qui, par ses contrac tions et ses dilatations incessantes, in nombrables pendant tout le cours de la vie, reçoit et chasse alternativement , à travers des canaux qui eux-mêmes ne sont point dépourvus de toute action dans ce mécanisme, le liquide vital, c’est-à-dire le principe de la chaleur animale , la source de la nutrition et des sécrétions; l'organe qui entretient l'union la plus étroite avec le cerveau, la moelle épinière, les ganglions nerveux et les poumons, et qui est tellement subor donné à un grand nombre d’affections morales que l’on pourrait le considérer comme leur centre; le cœur, en un mot, non-seulement participe, de mème que les artères et les veines, à plusieurs maladies, fébriles surtout, mais peut être aussi primitivement et essentiellement affecté. On comprendra l'importance de ce dernier genre de maladies si l’on considère que, sous leur influence, certaines parties du corps humain se gorgent de sang , s’enflamment, tandis que d’autres, ne recevant pas une quantité suffisante de ce liquide, se trous vent dans un état morbide contraire; que

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visage, un bruit subit, le sentiment de I@ honte.

(42) Eph. nat. cur., dec. 111, an. 5 et 6% obs. 165; dec. 11, an. 9, obs. 103. (Læ promesse d’un cadeau.)

(13) Ibidem, dec. m1, an. 4, obs. 44%

(14) Hollerius, 1. c. Ce phénomène s’explique aisément par l’origine cervis cale du nerf phrénique, qui est aussi celle des nerfs du bras (lesquels communis quent d’ailleurs avec le grand sympas thique).

(45) Hartmann, Prax. chim., K u»

C, CXXIX, p. 69. FF

DU PÉRICARDE,, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES

le sang, venant à surmonter la résistance des parois qui le contiennent, s’épanche dans les cavités contiguës ou à l’extérieur , d’où résulte souvent un état de débilité qui met la vie en danger; que les humeurs, qui dans l’état normal devraient être éliminées, séjournent au sein de l'organisme et préparent une mort lente; que les facultés de l'âme sont troublées ; enfin, que les malades souffrent davantage ici que dans toute autre affection, à cause des graves altérations survenues dans les fonctions respirafoires.

2. Histoire au sujet. — Les médecins anciens n'ont nullement compris l’importance des maladies du cœur, des artères et des veines: Hippocrate parle bien à la Vérité des blessures du cœur (1), ainsi que de la dilatation de cet organe et des gros vaisseaux (2); mais, quand il fait mention de l'affection du cœur dans les fèvres (3), on peut mettre en doute si par le mot xxp0in il a voulu désigner le cœur lui-même, ou bien le creux de l’épigastre (4). Bien plus, il est dit, dans les livres faussement attribués à Hippocrate (o), que Le cœur ne saurait être malade.

La matadie cardiaque dont parle Celse (6) avait probablement son point de départ à l'estomac. Plineavait prétendu que le cœur n’était pointsujetaux maladies (7).

Mais Galien (8) annonce déjà une opinion différente quand il parle : 1° de l’analogie qui existe entre les symptômes de l'érysipèle du cœur, et ceux des contusions de cet organe chez les gladiateurs ; 2° de malades morts avec évanouissement et palpitations de cœur (9); 3° de l’hydropisie du péricarde (10); et 4° de la dénudation du cœur (11) (par suite de la carie du sternum et de la putréfaction du péricarde). Arétée faisait dépendre du cœur les syncopes (12) et les dypsnées

(1) Aph. vi, 18.

(2) De la maladie sacrée, p. 595. Edit.

de Foes.

(3) Aph. 1v, G4.

(4) De morbo. 1v, 500.

(5) Epidem. va, 50.

(OL Leur, ©. x1x.

(7) L. xr, sect. Lxix.

(8) De locis affectis. Edit. Basil., 1558.

(9) L. ©. 1v, p. 295, et Comment. in Ilippocr. Aphor., 1. n, 41, p. 248, 49.

(10) De locis affectis, 1. v, p. 297.

(11) De adm. anat., 1. vu, p. 182.

(12) De caus. morb, açut., À, nr, 2, p.

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