C., 6B., 44 Th., kap. 1, $ 9, p
(86) Joseph Frank, Ratio Instituti Clinici Ticinensis. Vindob., 1796, Cap. IX.
* (Ge cas extrêmement remarquable a été
représenté sur acier. Le péricarde avec le cœur pesait onze livres. Quoiqu'il parût vide d’ailleurs, il renfermait environ six livres de sérosité purulente, En effet, le cœur, adhérent avec la partie postérieure du péricarde et recouvert antérieurement par une pseudo-membrane, était entièrement caché. La seule chose qui pût décéler sa présence consistait en une sorte d'espace triangulaire du péri= carde, qui présentait une plus grande épaisseur en cet endroit.)
(87) Voy. chap. vur.
(88) Chap. 1x.
(89) Baillie, 1. c. Toutefois les obsera vations de Morgagni (Epist, vi, 2; epist.
x1, 15) et de Sandifort (Obs. anat. pathol., lib. 1v, cap. vi, p. 55) prouvent que le liquide qui baigne le péricarde peut manquer sans qu'il y ait état anormal de cette enveloppe séreuse ou du cœur.
(90) Hunter et Baillie, 1. c.
(91) Borrichius apud Morgagni , epist.
xx11, 20. — Riolan, Anthropogr. , lib.
NT, Cap. XII. — Hautesierk, 1. c., p. 553.
Act. nat, cur., vol. 11, obs. 20. « Die 5 octobris 4807, coram oculis mihi positum fuit a professore Clinices chirurgicæ Petropolitanæ Busch cor pueri duodecim annorum. Hic puer per mensem laboraverat induratione utriusque testiculi, præterea nullis aliis morbis obnoxius fuisse visus est, nisi quod tussim subinde pateretur. Nullam ille respirationis difficultatem accusaverat, hilaris semper erat, sæpe ob suam petulantiam insolitam a patre correctus. Ob testiculorum illum morbum susceptus ante mensem :
in Clinicum, quondam noctis tempore tussi vehementissima çcorreptus in paroxysmum, epilepsiæ similem, sed subito .
lethalem, incidit, Cor nihil quidem a consuela magnitudine, et forma aber- .
rare conspectum est; sed periçardium *
lames osseuses (92); nous voulons parler
enfin des tumeurs en suppuration (93), et des ulcères du péricarde(94),de mêmeque de la destruction de la membrane qui recouvre extérieurement la substance musculaire du cœur (95). (B) On a trouvé le tissu musculaire du cœur (96) rouge (97), blanc (98), noir (99), ramolli, friable
tantæ crassitiei fuit, ut quibusdam in locis ultra pollicem densitatis habuerit, et ad attactum cartilagineam duritiem manifestaverit. Pinguedinosa quasi steatomatosa videbatur, modo durior, hujus pericardii substantia, non tamen ubique sibi æqualis, sed crassior versus locum, cum quo diaphragmati pericardium incumbit. Admiratione vero dignum est, hoc a vitio pericardii non prius, quam brevi ante mortem, symptomata producta fuisse consueta. An haec pericardii constitutio cum induratione testicu-
lorum quodammodo conspirat? » (Ex-.
trait des notes de mon père.)
(92) Aurivillius, Nova. act.soc. scient.
Upsal., 1773, vol. 1, p. 101. — Walter, Obs. anat., p. 63. Ejusdem anat. Museum, 4 B.,p. 148, 149, 297. — Senac, 1. c., p. 68. — Haller, addenda ad Elem, Physiol., p. 128. Voyez plus bas chap.
(93) Bell, Zerglieder. des menschl.
Korpers, 1 B., p. 191.
(94) Plater, t. in, c.5.—Van Doeveren, 1. c., p. 58. — Schmiedel, Diss. de exulceratione pericardii, et cordis exemplo illustrata. Jenæ, 1742. — Stoerk, Ann.
med. 11, p. 255.
(95) Meckel, dans les Mém. de Berlin, L:-c.p: 51.
(96) Corvisart explique admirablement les effets del’inflammaticon dela substance musculaire dans les signes suivants :
« Quant à l’inflammation du tissu musculaire, ilsemble, d’après les opérations citées, que cette affection convertit à la longue la partie musculaire du cœur en une substance molle et pâle; lesfibrescharnues conservent peu de tenacité, le tissu cellulaire qui les unit paraît lâche ; quelquefois il est pénétré de matière lymphaticopurulente ; dans certains cas, il est en partie détruit ; le système vasculaire est
plus apparent, plus développé que dans :
l'état ordinaire... » (L. c., p. 249.) (97) Davis, 1. c., p. 62.
(98) Riverius, Obs. centuria 1, obs. 87,
p. 490. Lugd. Bat., 1679,
à qu Sue » Specilegium m$tel) .
anaf,
MALADIES DU. DIAPHRAGME »
(100), tantôt augmenté (4), tantôt diminué (2) de volume, en suppuration et ulcéré (3), induré (4), gangrené (5). (C) La
(100) Voyez plus loin, chap. xur.
(1) Voyez plus bas, chap. xir. Le volume du cœur était constamment augmenté sur les cadavres dont il a été question, ainsi qu’on peut le voir par le tab. 1, op. c. |
(2) Ibid.
(3) Des cas de ce genre sont rapportés par : Blancard, Anat. rar., cent. 1, obs.
40, p. 95 ; cent. 1, obs. 6, p. 203; — Bonet,-Sepulch. anat., lib, 11, sect. var, obs. 8, 38, 41; sect. 1x, obs. 10, 42; sect. x, obs. 2, 8, t. 1, p. 549; — Schmiedel, 1. ©. ; — Morgagni, Epist. xxv, 17, 48, 19, 21, 22; épist. xxxvin, 10; — Senac, lib. 1v, cap. vn, p. 385; — Lieutaud, Hist. anat, ,t. 1, p. 161, lib. 11, sect. xx, obs. 510, 516; — Schaarschmidt, Med. u. chir. Nachricht. Berlin, 4745, Jahrg. 1, p. 45; Jahrg. 3, 1745, p. 244; — Haller, Elem. physiol., t. 1, p. 285 et 452 ;— Junker, De morbis cordis tabula synoptica. Hal., 1763; — Fantoni, Obs. anat. 16, 22, 28; — Rive:
rius, Obs. med., lib. 11, p. 298; — Schenk , Obs. med., lib. n, obs. 202, 204, 207, p. 377; — Fabricius Hildanus, Obs. chir. Basil., 4606, cent. 1v, obs. 51; — Fr. Hoffmann, De hydrope pericardii rarissimo. Hal., 1697; — Baader, obs.
xxxvi, Ephem. nat. cur., dec. 1, an. 1, obs. 31; cent. 1x, obs. 15, etc. Mais on ne doit point ajouter foi à toutes ces observations, attendu que plusieurs d'en.
tre elles ne sont fondées que sur une confusion de la lymphe coagulable avec le pus. On trouve des exemples authentiques de véritables abcès et ulcères du cœur chez : Lancisi, De motu cordis et aneurysmatibus, P. 11, cap. xxui, p. 181; — Trecourt, 1. c., p. 50 ; — Boerhaave, 1. c., p. 476; — Van Doeveren, I. c., p. 70; — Stoerk, Ann. med. 11, p. 262; — Baldinger, Krankh. einer Armee.
Lang., 1774, p. 501 ; —Carcasson, Mém:
de la société R. de médecine, 1778; — Sandifort , Obs. anat, pathol., lib. 1, cap. x, p. 109 ; —Chambon de Montaux, 1. c., p. 153; — Cruikshank, Geschichte u. Beschreibung der Saugadern. Ueber= setzt. V. Ch. F. Ludwig. Leipz., 179%, 3 B.; — Stanley, 1. c.
(4) Schaarschmidt, 1. c., 5 Jahrg, p. 244. — Bartholini , Hist. anat. rar., cent. 1v, hist. xx, t. 11, p. 266. — Ic.
Peyer, Method. hist. anat. med., cap. Vh p. 87. —Miscell. nat. cur., dec. n, ans 1, obs. 89; dec. n, an. 6, obs. 494, —
DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES
membraneinterne du cœur rouge (ses vaisseaux paraissent Commeinjectés (6)), gonflée et épaissie (7), recouverte d’une fausse membrane , tantôt uuie (8), tantôt comme polypeuse (9). (D) Des rétrécissements et des dilatations des cavités du cœur et des orifices des artères et des veines (10). (E) Les valvales et les colonnes charnues rouges et recouvertes de lymphe coagulable (11), indurées (12), adhérentes aux parois du cœur (13), assiégées de tubercules et d’excroissances, (14), tendineuses etépaissies (15),ossifiées (16). (F) Les vaisseaux coronaires du cœur remplis d’une matière semblable à celle
co
Lieutaud, 1. c., lib. 11, sect. n, obs. 544, 1, p. 169. — Morgagni, 1. c., epist.
XX1, 4, et autres. Toutefois, plusieurs inlurations dont parlent les auteurs que 1ous venons de citer, paraissent plutôt levoir être attribuées aux diathèses scrouleuses et carcinomateuses qu’à l’inflamnation.
(5) Lieutaud, 1. c., t. nn, p. 168, bs. 11, sect. 11: obs. 539. — Trecourt, : C. — Stoerk, I. c., p. 262. — Meckel,
(6) Kreysig, 1. c., p. 87. — Portal, nat. med , p. 77.
(7) Portal, 1. c.
(8) Burns, 1. c., p. 206. —- Corvisart j , C., p. 460 : « J'ai trouvé, dit-il, dans la avité du ventricule gauche une concréon lymphatique épaisse, dure et très-
dhérente à la partie moyenne de la .
irface de la cloison des ventricules. »
(9) Burns , 1. c., p. 2925. — Kreysig, ., p. 90. Voyez plus bas, chap. x, Den. 2.
(10) Cap. xi1r.
11) Baillie, 1, c.
“l Warren, New England Journal of edecine and surgery, t. 11, vol. r. Boston, 312. — Davis, I. c., p. 48.
(15) Raïger, in Ephem. nat. cur., 2C. 1, an, 3, obs. 282, p. 498. — Littre, ins les Mém. de l’Acad. des sciences, à ris, 1713. — Lieutaud, 1. Ce, LEE IT:
ct, 11, Obs. 596, t. 11, p. 484. J'en ai vu oi-même plusieurs cas.
(14) Morgagni, Epist. x1, 41; epist.
D 18; epist. Xxxix, 12; epist. xL, 23; ist. Lx1V, 2,—Lancisi, De subit. mort, “Sandifort, I. c., lib. r, Cap. 1, p. 31, bein, fig. 4; lib. in, cap. 1, p. 41. — rlani, Obs. anat, —- Sæmmering apud illie, p. 24.
(15) Morgagni, Epist. xxv; epist. xxvi, ; Cpist. XLVIr, 58; epist. Xxx, T. — illie und Sæmmering, 1, c, (16) Cap. x1, $ 1, n. 5.
Frank, tom. 1v.
quesécrèle la trachée-artère dansle croup, et ossiliés (17). (G) Des grumeaux de lymphe coagulable autour des oreillettes du cœur et à l’origine des gros vaisseaux (18). (H) Les vaisseaux cérébraux gorgés de sang (19), un épanchement de sérosité dans cet organe (20) ; les poumons très-rouges , remplis de sang noir (21); le diaphragme et l'estomac offrant des indices d’inflammation (22); le foie volumineux et les intestins remplis de sang (23) ; enfin des collections séreuses nonseulement dans les cavités thoraciques , mais encore dans le péritoine, et sous le peau (24).
$ III. Causes.
{. Causes prédisposantes, — Les individus d’un tempérament athlétique, ceux qui sont atteints de maladies congénitales du cœur (25) et d’autres affectious chroniques (26), celles des poumons non exceptées (27); les femmes enceintes et en couche (28), les vieillards
es Ds
(17) Voyez plus bas, chap. xxvi.
(48) Davis, I. c., p. 52.
(19) Davis, L. c., p. 45.
(20) Idem, ib., p. 48.
(21) Meckel et Davis, 1. e., p. 48. Les poumons étaient aussi le plus souvent enflammés, d’après Huber.
(22) Davis, 1, c., p. 48.
(23) Davis, 1. c., p. b2.
(24) Testa, vol, m, cap. vin. Huber, J, c., a vu également l'hydropisie péritonéale aiguë compliquer la péricardite.
(25) Chap. v, $ 2.
(26) Il en est du cœur comme des yeux et des poumons, qui, par cela seul qu'ils sont affectés de maladies chroniques, deviennent aisément le siége d’ophthalmies et de péripneumonies,
(27) Senac, 1. c., t, 11, p. 584. « Le sang ne peut passer facilement dans les poumons enflammés; les efforts redoublés du cœur irritent son tissu, y arrétent le cours des fluides. »
(28) Meckel, dans les Mém. de Berlin, 1. c., p. 56. — Burns, L. c., p. 78. — Testa;, 1.0, volaxr, Cap. vu, n. 7, et vol.
111, Cap, IX, 1. 2, 5, 4. — Jahn in Hufeland’s Journal der prb Héilkre29 ps, S St., pe 57. — Kreysig, 2 1h., 2 Abth., p. 170. Dans l'état de grossesse, l'utérus exerçant une compression sur l’aorte abdominale, doit nécessairement occasionner des congestions du côté du cœur gauche. De plus, la tendance aux exsudations que l’on remarque dans le péritoine des femmes en çouçhe est égale-
(29), les. personnes qui ont une hypertrophie du foie et de la rate (30), celles qui sont sujettes aux maladies venteuses (81), qui portent un vice arthritique (32)
ment propre au péricarde. Ce dernier doit même ressentir de préférence les effets de la suppression du lait, attendu qu'il est voisin des.mamelles.
(29) Pendant que j'étais médecin de l'hôpital général de Vienne, j'eus occasion de soigner un grand nombre de vétérans qui faisaient le service du palais.
Plusieurs d’éntre eux paraissaient atteints de fièvre catarrhalé avec quelqués crachats sanglants, anxiété, grande prostration, voix plaintive , et langue sèche.
Ils moururent presque tous, comme de mort sénile, dans l’espace de peu de jours. J’eus permission d'ouvrir deux cadavres , sur lesquels je trouvai le cœur desséché et aride comme la langue. On trouve des observations à peu près semblables chez Ranchin ; Op. medica , p.380, édit. Lugd, Bat., 14627 ; — Morga*
ni, op. c., epist. xzix; — Boerhaave, .c., p. 495, in Misc. nat. cur., déc, 21, an. 5, obs. 65 ; dec. 111, an. 3, append.
(30) Testa (1; e., vol. 1, cap. vni) confirme entièrement nos observations. Il en est de mème de Corvisart quand il dit (1.
@, p.445): «Dans presque tous les cas de maladies du cœur, le foie devient le siége d’unengorgement sanguin que j'ai souvent constaté sur les cadavres... » Gorvisart regarde cette affection du foie comme un effet dé la maladie du cœur, quand il ajoute : « Par suite des dérangements de la cireulation, et particulièrement du dégorgement difficile de la veine cave inférieure dans l'oreillette droite, le foie, dans les maladies du cœur, éprouve des altérationé particulières, » Sans nier qu’il en soit ainsi, j'avouerai néanmoins que j'ai souvent observé des affections du foie dans des cas où l’on n'avait pas même pu jusque là soupçonne l’existence d’une maladie du cœur. Qu’y aurait-il d'étonnant, au reste, que dans le cas où les artères hépatique et splénique éprouveraient un obstacle à leur dégorgement, le sang refluät dans le tronc cœliaque, l'aorte et le cœur, et qu’une semblable congestion ne déterminât l'inflammation de ce viscère? Kreysig (op. c., 1 th, p.363) dit que un 4 maladies du cœur il y a quelquefois prolapsus du foie, qui est sain d’ailleurs, et il soupçonne comme cause de cet accident le relâchement du diaphragme.
(31) Testa, I, c.
(52) Nous verrons ailleurs (chap, xt,
DIAPHRAGME s
ou scorbutique (33), les individus qui n’ont point encore éprouvé les affections exanthémateuses de l'enfance, surtout si lä constitution annuelle (34) ou un vice
- héréditaire viennent s'ajouter à ces prédispositions (35), sont exposés de préfé-
rence à contracter la péricardite. |
2. Causes excitantes.—La péricardité est provoquée par les violences extérieurés, savoir : les blessures (36), les contusions, les chutes (37), les coups (38), la compression du thorax (39), les secous-
& 5, n, 4) quelle influencé la diathèse arthritique éxérce sur lé cœur ét sur les artères.
(35) La diathèse scorbutique affectant principalement les muscles et les vaiss seaux sanguins dont elle détruit la force, et le cœur étant un muscle qui reçoit le sang, on conçoit que cette diathèse né doit pas être étrangère aux affections du cœur. es 1
(34) Trecourt, 1. ©., parle d'une car:
dite épidémique; et en effet, attendu que la constitution annuelle renferme souvént la cause sous l'influence de la quelle les poumons, les yeux, la gorge €l les intestins s’eénflamment, pourquoi n’en serait-il pas de même par rapport au cœur? Huber fait aussi mention d’une cardite épidémique.
(35) J'ai vu mourir les deux frères W de maladies du cœur, à Vilna. Ayant our vert l’un d’eux (en présénce de l'auti frère, alors âgé de huit ans, et qui suc comba plus tard à la suite d’une cardité chronique), je trouvai le cœur hypertro phié avec dilatation des ventricules e épaississement des parois,
(36) Sebiz, Examen vulnerum partiun dissitarum, P. n, $ 71. — Senac, 1. c.
cap. vu.—Triller, Diss. de mirando cor dis vulnere post 14 dieslethali. Vittemb.
4775. == Bose, Pr. de vulneribus cordi in foro absolute lethalibus. Lips. , 1785 — Metzger, Diss. de lethalitate vulnerun cordis. Regiom.,1799.—Morgagni, l'Æ epist. Lin, 4, 26, 27. Ejusdem Dissetl anat., n. 45. — Larrey, Med. chir. Denk wurdigk. A. d. Franz. ubers., 181 p. 620. — Buchner, in Geneeskundig Mengelingen. Derde Stuk, 1819, Amster dam. (Il s’agit d’une aiguille ayant nétré des parties extérieures dans le tissi du cœur, chez un enfant de neuf mois.
(37) De cheval, de voiture. V. Ogla;i Abhandl der Londner med, Gésellsch:
(38) Principalement chez les soldais les juifs pauvres, les enfants que l'©
unit.
(59) En 1821, les leçons du professeu
DU PÉRICARDE, D COEUR) DES ARTÉREÉ P? drs Prives. 419
ses (40) ; les efforts pour porter (41) et pour soulever (42) des fardeaux, pour
sonner les cloches (43), pour la course
(44), la danse (45), les exercices gymnas- 24 agit ill Nat le + en lets hat ah
d'histoire universelle de l’Université de Vilna attirèrent une si grande foule d’élèves, que l’un d'eux, s'étant trouvé violemment serré dans un espace très-étroit, éprouva plusieurs symptômes d péricardite, qui firent craiñdre une affection grave du cœur, |
(40) J'ai plusieurs fois rencontré des traces de péricardite chez des courriers, des voyageurs, à la suite des secousses OCCcasionnées par une voiture incom-
mode sur des chemins pavés. Cfr, le cas rapporté par Corvisart, op. c., p. 262.
(41) Testa, L, c., cap. xni, n. 3.
(42) J'ai observé la péricardite à la suite d’efforts pour retirer un seau d’eau d'un puits profond, pour soulever une voiture , pour la retenir à une descente rapide , pour porter des fardeaux, pour
Chausser des bottes trop étroites, etc.
En 1812, il y avait à la clinique de Vilna une malade qui, après avoir soulevé, À l'âge de seize ans, la partie supérieure d'un pressoir à linge, chargé de lourdes pierres, avait éprouvé tout-à-coup une vive douleur de poitrine, et une sensation comme si quelque chose s'était rompu avec bruit dans cette cavité. Cet état avait été suivi d’une syncope.
(43) C'est ce qui eut lieu chez un moine de Vilna, et chez deux autres malades. Testa, 1, c., p. 245 et p. 245,
(44) On voit, d’après Valsalva et Testa (1. c.), que les coureurs sont très-sujets aux affections du cœur. Kreysig a vu survenir la péricardite chez un individu qui s'était fatigué à la poursuite d’un cheval fugitif (1. c., p. 149). Je l'ai observée moi-même LEA fois chez des hommes qui, assistant de trop près à des exercices militaires, avaient été con- Lr'aints de prendre précipitamment la fuite par des détachements de cavalerie qui avaient ordre de faire écarter la foule.
(45) Les danseurs de théâtre (dont j'ai soigné un assez grand nombre, soit à Paris, soit à Vienne) sont très-sujets aux maladies du cœur et des gros vaisseaux, ainsi qu'on l’a très-bien observé dans le lournal général de médecine française et trangère, t. zxx, 1x de la seconde série 820, mars, p. 342. Kreysig a dit aussi \yec raison (1. c., p. 149) : « Ich zweifle icht, dass schnelle Todesfalle, welche uf unmassiges Tanzen bei jungen ‘rauenzimmern nicht selten erfolgen, fimals nicht in den Lungen, sondern in len Herzen ihren Grund haben. » Cfr,
tiques (46) et pour retenir sa respiration (47); les travaux de la Campagne qui exigent la flexion du corps en avant (48), les affections vives de l’âme et surtout le chagrin (49), une inquiétude prolongée (50); la frayeur (51), l'amour (52), l'a-
nr pures ns
nn
Testa, 1. c., p. 91. Davis, 1. c., p, 81.
(46) Testa, L. c. — Senac, I. e., t. xx, p. 580. C'est sans doute aux cas de ce genre qu'il faut rappôrter la Syncôpe des gladiateurs, dont parle Galien (Opp.
edit. Charter, t. vii, P. 481. De locis affectis, 1. v, c. 11).
(47) Testa, 1. c. (par l'exercice deg instruments à vent, et par le chant).
(48) Testa, 1. c., p. 90.
(49) Kreysig, |, c., p: 450, dit : « Von Sœmmerring meldet mir, er habe mehrmals Herzentzundungen in den Leichnamen junger Soldaten gefunden, wo sie ais Folgen eines grossen Heimwehs eingetreten sey. »
(50) Les juifs polonais, qui se livrent au commerce de marchandises défendues, après être restés long-temps dans l'inquiétude sur le sort de leurs entreprises, m'ont souvent présenté des symptômes de péricardite chronique, 1i en est de même des individus adonnés aux jeux de cartes.
(51) En 1812, une jeune fille de Vilna, âgée de vingt ans, fut poursuivie par des soldats de l’armée de Napoléon, qui se livraient au pillage, et qui avaient voulu Ja tuer à coups de fusil. Frappée d'une terreur indicible à la vue du danger auquel elle était exposée, la malheureuse eut une longue syncope, à la suite de laquelle elle se sentit saisie d’une chaleur fébrile intense, et bientôt de vives palpitations de cœur et d'une grande difficulté de respirer. La fièvre disparut peu de jours après, mais les au tres Symptômes, c'est-à-dire les palpitations et la dyspnée, persistèrent. (Nous donnerons la suite de cette observation au €. x, $ 5, n. 4). En 1822, une autre jeune fille de dix-huit ans, de la ville de Minsk, revenant d’un petit voyage, rencontra un convoi funèbre, et apprit que c'était celui de son père. Frappée de désespoir, elle tomba sans connaissance, et, après qu'on l’eut transportée chez elle, elle ressentit une vive douleur sous-ster=
nale avec des battements de cœur trèss
violents et des étouffements. Au lieu dé la saignée, on a recours aux anti-Spasmodiques échauffants, et, six moisaprès Je trouve la malade avec des indices de dilatation du cœur!
(52) Ge n’est certainement point un
bus des plaisirs vénériens (53), le refroidissement du corps (54), surtout par l’ef-
fet des boissons à la glace lorsque le:
corps est échauffé (55), l'abus des liqueurs fermentées (56); la disparilion prématurée des impétigo et des exanthèmes, principalement de la gale (57), des dartres (58), de l'érysipèle (59), de
PE SR NS SE EN IE OUR d
métaphore de dire que le cœur souffre par l'amour; et j'ai vu plus d'une fois des affections graves de ce viscère être la suite de cet état moral long-temps prolongé, toutefois avec le concours d'autres causes.
(53) Testa, L c., n. 7.
(54) La plupart des péricardites que j'ai pu observer devaient leur origine au refroidissement, le corps étant échauffé.
(55) Si l’on considère les rapports de proximité de l’œsophage et du péricarde, on comprendra que les boissons à la glace, surtout quand le corps est échauffé par l'exercice, doivent produire la péricardite.
(56) Mon expérience personnelle m'a appris que les buveurs de profession sont sujets à la péricardite et à ses suites; ce qui paraît résulter de plusieurs causes, telles que l'obstruction du foie, l'échauffement du corps, le trouble des facultés de l'âme, etc. Testa assure (1. c., n. 5) que les professions qui conduisent à l'abus du vin prédisposent singulièrement aux affections du cœur : « Nei mestieri più intemperanti, nei quali |” eccesso della fatica, e delle pene induce sovente quelli, che gli esercitano a seppellire e dimenticare le infinite loro miserie nel vino, fra i quali non sono gli ultimii vetturini, o quelli che conducono bestie, che someggiano (veredarii, cisiarii dei.
latini), sono questi negli spedali gli esempj di si fatte infermità li più comuni. »
(57) Meckel, 1. c., p. 81.—Pressavain, Nouveau traité des vapeurs, p. 81. — Osiander, Denkwurdigkeiten aus der Geburtshulfe, 2 B., 1 Th., p. 146.
(58) Testa, I. c.
(59) En avril 4817, je fus appelé à Vilna, auprès d’un malade chez lequel on avait soupçonné d’abord une affec-.
tion chronique du cœur, mais qui était alors atteint d’une péricardite grave; dès le lendemain, un érysipèle se montra à la face, et aussitôt disparurent les symptômes inflammatoires de la région du CŒUT
DIAPHRAGME
l’urticaire (60), des cautères (€1)3 Ha contagion de la peste (62), de la rougeole :
(63), de la scarlatine (64), de la rage canine (65), de la syphilis (66); le mercure
(60) La dyspnée, l'anxiété, le délire, les lipothymies, qui précèdent quelquefois l’éruption de l’urticaire, ou succèdent à sa disparition (P. 1, vol. 11, C. v, 6 23, 5), démontrent suffisamment Ja liaison de cet exanthème avec le cœur.
(61) Portal, Cours d'anatomie médicale, t. in, p. 92.
(62) Salius Diversus, De febre pestil.
. Bonon., 1584, et Quesnay, Des fièvres,
t. UD. 449:
(63) Les observations de Portal (1. e., p. 127) et autres (Medic. Comment, von Edinbourgh., dec. 11, 2 B., p.14), montrent que la contagion de la rougeole provoque quelquefois la péricardite.
Dans une épidémie de rougeole qui, en 1822, régna dans une grande étendue de la Lithuanie, depuis le mois d'août jusqu'au mois de septembre, il m'est arrivé :
plusieurs fois d'observer la péricardite.
Le cas le plus remarquable de ce genre, que j’aierencontré, est celui d’une jeune fille de onze ans, qui, pendant l'éruption de la rougeole, eut une épistaxis de deux livres par la narine gauche, avec fièvre .
intense, pouls serré, anxiété, délire, engourdissement du bras gauche, douleur sous-sternale, et violentes palpitations de cœur. Des sangsues appliquées sur le côté gauche de la poitrine, et des sinapismes aux pieds, réduisirent bientôt la rougeole à l’état de simplicité.
(64) Kreysig, 1. c., p. 151. En septembre 1819, je fus appelé à Vilna, auprès d’un enfant de treize ans, affecté de scarlatine. 11 y avaiten outre crainte de la mort, vomissement, pouls irrégulier, douleur au côté gauche de la poiirine, toux légère et lipothymies. Attribuant ces symptômes à la péricardite, je fis appliquer des sangsues d’abord, en suite un vésicatoire sur la région du cœur; et l'enfant fut ainsi retiré des
ortes du tombeau. :
(65) Nous prouverons ailleurs (P. 1y, chap. de la Morsure des animaux en“ ragés) que l'hydrophobie de la rage ac compagne quelquefois l’inflammation du* cœur , et qu’il existe une certaine ana logie entre les phénomènes présentés pan cette affection et la péricardite; mais.
c’est une opinion erronée que de consis dérer la rage elle-même comme un effet de la péricardite (Kreysig, 1. c., p. 151:
159). En effet, sur trois cadavres d'’indi=,
vidus morts d'hydrophobie à la clinique”
DU PÉRICARDE, DÜ COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES. 421
(67), l’arsenic (68) et surtout l'influence simultanée de plusieurs de ces causes (69).
nee
de Vilna, le cœur et les gros vaisseaux, examinés avec beaucoup de soin, ne m'ont jamais offert la moindre trace d’inflammation, L'argument que l’on tire de l'effet des saignées, en faveur de la nature inflammatoire de l'hydrophobie, n'est d’aucun poids, et les louanges pro diguées à ces saignées ne peuvent qu’induire en erreur les gens crédules.
. (66) Les observations de Lieutaud (Hist. anat. med., t, 1, obs. 510, 516), de Carcassone (Mémoires de la Société de médecine, an. 1778, p. 597), de Penada (Saggio d’osservazioni medico-pratiche.
Padova, 1795, p. 3) et de: Testa, L c., prouvent au moins que la péricardite chronique et ses suites peuvent naître de la syphilis.
(67) Cfr. Penada, 1. c. — Astbury, in The new England Journal of medecine and surgery, 1. var, 1819. —Orlila, Toxicologie générale. Paris, 4818, 2e édit.
(sublimé). ‘
(68) Orfila, 1. c. « L’arsenic agit sur le cœur, dont il anéantit [a contractilité, et doat il enflamme souvent le tissu. »
(69) Je n'ai jamais vu de péricardite née seulement de l’une des causes énumérées. Celles qui se réunissent le plus souvent pour produire cette maladie sont les efforts, Les affections morales et le froid. J'ai observé deux cas de péri- Cardite par le concours de causes semblables, à la suite d’un grand incendie qui eut lieu à Vilna le 25 septembre v.
st. 1817, dans |a maison du juif Zawel, J'ai trouvé plusieurs fois des indices de péricardite, au bout de quelques jours, chez des personnes qui venaient me trouver de loin et implorer mon secours avec anxiélé, pour une maladie grave ct subite de quelqu'un de leurs proches. La péricardite survient très-fréquemment parmi les militaires, ce que l’on doit attribuer à leur constitution athlétique, à la course rapide, aux violences extérieures, aux affections morales, au scorbut, à la gale, à l'infection vénérienne, au mercure, au refroidissement lorsque le corps est échauffé, ainsi que l'a démontré Lukomski, l'im de mes anciens élèves, aujourd’hui médecin de Podolie, dans sa Dissertation sur l’état et la condition des soldats, comme propres à produire la péricardite. Vilna, 1815. Un autre de mes. élèves, Georges Pietrow, à écrit en 1821, sur la cardite comitiale épileptiforme?), une belle dissertation jui n'a point encore été imprimée. En
$ IV. Diagnostic.
1. Confusion facile de la péricardite avec d’autres maladies, — La péricardite peut être confondue (sans parler des
éffet, pendant dix-neuf ans d'exercice en Lithuanie, je me suis principalement occupé des maladies qui surviennent le plus souvent dans ces contrées, et qui sont le résultat des coutumes et mœurs des habitants. Les assemblées comitiales dont il s’agit sont de deux sortes : les unes sont appelées en langue vulgaire kontrakty, les autres seymiki. Leë premières ont lieu à l’époque du recouvrement des impôts, les dernières lorsqu'on veut élire un magistrat, ce qui arrive le plus souvent pendant l'hiver ou au commencement du printemps. Pour les unes comme pour les autres, les nobles Sarmates, la plupart d’un tempérament athlétique, et habitués à une manière de se vêlir en rapport avec le rude climat de leurs campagnes, se rendent aux villes les plus voisines. Là, ils prennent des habits plus élégants et moins propres à les garantir du froid, en même temps qu'ils S’occupent nuit et jour de leurs affaires. Mais comme les désappointements ne Sont point rares sous ce dernicr rapport, soit à cause du défaut d’hypothèque publique, soit par l'influence des factions inséparables des élections, il survient souvent des altercations, qui ne Peuvent manquer d’affecter vivement le moral. On s'efforce alors de noyer les soucis dans la boisson, Iles festins, et après s'être fortement échauffé, on est saisi par le froid en rentrant chez soi.
La nuit amène bientôt Le frisson, la chaleur, la soif, le vomissement et la douleur de poitrine, Un domestique juif (Faktor) propose le médecin (dont il espère reccvoir une récompense pour cet office). Celui-ci est appelé, souvent Lorsqu’il a l'esprit non moins tourmenté par les affaires que le malade. La maladie est attribuée à des erreurs de régime es à la bile, et l’on donne l'émétique, qui, loin d'apporter du soulagement, est suivi, vers le soir, de l’exacerbation de tous les symptômes, auxquels se joint l4 toux, On diagnostique alors une fièvre catarrhale, et les moyens diaphorétiques sont recommandés. Cependant la nuit actuelle est pire que la précédente, et la malade, plein d'anxiété, parle d'envoye
un courrier chez lui. On se rit de sa vaine terreur, et on réitère la sentence :
que la maladie n’est autre chose qu'une fièvre catarrhale compliquée d'un vice gastrique, Mais dès le soir même, l’ex-
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