Tumeur graisseuse
(75) Cfe. P. 11, vol. vu, cap. xti, S59, n. 8. (Édit. de Leypsick.)
(76) Boerhaave, Opuscula omnia quæ hactenus prodierunt. Hag. Com., 1758, p. 5 (le cœur était refoulé dans la cavité droite de la poitrine, par un stéatôme), et Samml. auserl. Abhandl., L c., p.
502 (estomac passé dans la cavité pecto= rale, par suite d’use blessure du dia phragme, et cœur déplacé), — Lancisis,
par hasard le tempérament et la profession du malade, les maladies antérieu res, la présence ou l’absence de quelque symptôme extraordinaire où habituel(77) et l'exploration de l'abdomen ne viennent apporter quelque lumière.
$ IV. Pronostic. T'railement.
1. Pronostic. — Les adhérences du péricarde avecle cœur n'offrent pas beaucoup de danger quand elles sont peu étendues ct filiformes (78). Mais il en est tout autrement (à quelques exceptions près peut-être (79)), lorsque l’adhérence occupe une étendue considérable où qu’elle bride fortement le cœur (80). Il est probable que les adhérences qui dépendent de l’inflammation primitive du péricarde sont moins dangereuses que celles qui résultent de la phlogose du cœur lui-même; car dans çe dernier cas le tissu de cet organe est presque tou-
1. c. — Meckel, Mémoires de l’Académie de Berlin, 1759, p. 44. — Sennert, Med.
pract. Vitemb., 1628, 1. 11, P. 11, c. xv.
—Moœæbius, Fundam. med. physiol., c. x.
—Fabr. de Hilden, Obs., cent. u, obs, 53.—Plenciz, Acta et observata medica.
Prag., 1785, p. 162.—Haen, Rat. med., vol. v, t. x1, C. 1V (diaphragme tellement distendu dans un cas d’hydropisie ascite, qu’il refoulait le cœur jusqu'auprès de la gorge). —Senac, I. c., vol. àr, p. 459 (abcès du poumon repoussant le cœur à droite).
(77) P. ex. l’état du pouls, l’anxiété, etc. On lira avec fruit, à ce sujet, Kreysig, op. c., 2 th., p. 654.
(78) « ....Quand l’adbérence n’est que EE et formée par des filaments celuleux, plus ou moins allongés, ou même dans une adhérence immédiate, mais partielle et peu étendue, la forction du cœur n’est pas sensiblement dérangée; semblabie en cela aux adhérences si fréquentes des poumons avec la plèvre. » Corvisart, |. c., p. 32.
(79) Morgagni, epist. Lvr, 12. (Malgré une adhérence très-considérable, le pouls était normal). — Ilaen, 1. c. (Le pouls était régulier, et la respiration ne présentait qu'un peu plus de fréquence.) |
(80) « ....Je pense que l’adhérence totale du cœur au péricarde est nécessairement accompagnée d’un déréglement tel dans les fonctions de cet organe, que la mort en est la suite inévitable, » Corvyisart, le C., P+ 02
MALADIES DU D{iAPHRAGME ,
jours altéré en même temps (81). On doit surtout redouter les récidives d’inflammation et l'hydropisie, ou l’exacerbation de la phlogose.
2. Traitement.—Nous conseillerons donc de commencer le traitement ou par une petite saignée ( quand on a lieu de soupçonner une péricardite chronique), ou du moins par une application de sangsues au côté gauche de la poitrine ; d'établir ensuite nn cautère au-dessous de la région du cœur ; de tenir le ventre libre à l’aide des sels qui provoquent en même lemps la sécrétion de l’urine (82); d'administrer par intervalles une légère infusion de digitale pourprée (83); de frictionner la poitrine avec de petites doses d’onguent mereuriel mêlé à l’onguent d'althéa ; dese guider, en cas d’hydropisie, d’après les règles quenousavons exposées ailleurs (84); et, enfin, de renoncer aux moyens de l’art quand ils deviennent inutiles. La nourriture doit être de facile digestion et médiocrement nourrissante, Les boissons et les aliments échauffants doivent être interdits, de même que l’exercice.