‹ Traité de pathologie interneChapitre 199 sur 277 · Commerc. lit., Norimb., 1756, p · texte numérisé non relu

Commerc. lit., Norimb., 1756, p

356. — Reiimann, in Act. nat. cur., t. 1, obs. 170. Museum der Heïlk., 2 B.,'p. 81.

(58) Kreysig, op. c., 2 th., p. 440, 656, 782. — Corvisart, p. 45. — Tesla, t. II, C., VIT.

(59) Morgagni (epist. xvr, 20) et mon père (L. c., p. 245) avouent n'avoir Jamais observé cette maladie. J'en dirai autant pour mon compte, s’il s’agit de l’hydropisie séreuse chronique du péricarde ; mais il n’en est pas de même relativement à l’hydropéricarde aiguë purulente.

(60) Après avoir rapporté quatre obscrvations de ce genre, mon père ajoute (l: c., p. 547) : « Atqui sic ne unicum ‘quidem ex quatuor hic allatis hydropericardiæ, quamvis solitariæ, exemplis;, phænomena nobis offert æqualia? »

(61) Barrère (1. c.) a observé les sym-

ptômes suivants chez cinq malades qui furent trouvés atteints d’hydropéricarde après la mort : « Un sentiment de pression et de resserrement à la partie antérieure de la poitrine, correspondante au péricarde; la compression du poumon, et par suite la dyspnée, la toux sèche, irritante ; les mouvements du diaphragme rendus difficiles par les palpitations du cœur; l'inégalité du pouls, et quelquefois des syncopes précédées d’un sentiment de suffocation imminente. D'après

DIAPHRAGME

la dyspnée, l'orthopnée , la douleur des

lombes (62), la difficulté du décubitus sur le dos (63) (du moins au début de

cel état, l’auteur que nous venons de citer

a établi, comme signes diagnostiques de.

l'affection dont il s’agit, l’œdème des, pieds, la pâleur de la face, la petitesse

et l'accélération du pouls, la dyspnée, la

difficulté du décubitus sur le dos, en”

même temps qu'un sentiment de suffocation revenant par accès. »

(62) « Præterea quandoque aqueus humor intra pericardium non sensim, sed

derepente, et celeriter effunditur, idque M immaniter distendit, tunc mole sua itaw urget deorsum diaphragma, ut ejus appendices prolrusæ et distractæ atrocem

in lumbis dolorem excitent. » Borsieri,

Free toST

(63) Lancisi (1. c.) a donné pour signes de la péricardite rouges, épaisses, et subissant une décomposition prompte, avec un sentiment de pesanteur et de tremblement à la région du cœur, difficulté de la respiration et anxiété précordiale. Viennent ensuite la tuméfaction œdémateuse des extrémis\ tés inférieures, et les autres symptômes qui accompagnent d'ordinaire l’hydropisie de poitrine. Enfin on observe un phénomène particulier, qui est commu nément lié au prolapsus du cœur, savoir l'impossibilité où sont les malades de rester couchés. Mais, tandis que dans le principe ils ne peuvent respirer que lors:

qu'ils sont levés, aux approches de la mort ils sont forcés de se coucher sur le dos, par la raison que le péricarde gorgé de liquide, au point d’en contenir quelquefois une livre ou une livre et demie, pèse sur le centre phrénique, et ne permet pas au patient de choisir d'autre po:

sition que la position horizontale, dans laquelle le péricarde, remontant vers la gorge, ne comprime plusle (re | Vieussens assure aussi que les malade se couchent sans difficulté sur le dos. Be malade de Westringius pouvait égales ment rester couché sur le dos, mais no sur les côtés. Testa » vu un individu ats teint d’hydropéricarde, qui se couchail de préférence sur le côté gauche (1. c

Le malade de Sidern ne pouvait se cou

cher sur le dos dans le commencement de la maladie, mais vers la fin il en était autrement; ce qui confirme l'opinion de, Lancisi, plutôt que celle de Kreysig, qui fait dépendre la facilité du décubitus,, dans les derniers instants de la vie, de la perte de la sensibilité et d’un commencement de paralysie (1. c., 2 th.»

p. 644). Tous mes malades (à l'excep-

:« Les urines rares,

DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES. 435

la maladie), la toux sèche (64), la pesanteur (65), les palpitalions de cœur (66), ou un mouvement, soit ondulatoire , entre la troisième et la quatrième côte (67), soit vague (68) ; la pelitesse,

tion d'un seul qui choisissait de préférence le décubitus sur lc dos) gardaient très-volontiers la position assise. Ces différences par rapport au décubitus paraissent être dues aux maladies qui viennent compliquer l’hydropéricarde.

(64) « Tussim quoque vel multam vel modicam adjunctam habet, et fere siccam, sive cum sputis tantum salivalibus. »

Albertini, |. c.

(65) Chez la religieuse d’Albertini (1.

€.), la respiration était également facile, soit que la malade restât levée, soit qu'elle fût couchée sur le dos ou sur l’un des deux côtés indifféremment; le pouls n’était ni tendu, ni dur, ni vibrant, ni inégal; il n’y avait aucune douleur dans la région pulmonaire, point de toux, point de palpilations ou de grands battements dans la poitrine ; mais la malade accusait un poids considérable sur le cœur, qui lui semblait comme comprimé par une lourde pierre, et un sentiment de constriction du même organe pendant les efforts de la parole et des mouvements du corps.

(66) Barrère (1. c.), Reinmann (1. c.), et Morgagni lui-même (epist. xvi, 28), ont prouvé par des faits que les palpitations manquent quelquefois dans l'hydropéricarde. Diemerbroeck dit n'avoir observé des palpitations de cœur sur aucun des sujets morts d’hydropisie du

péricarde, qu'il a disséqués. J'en ai

rencontré, mais elles étaient obscures, ainsi que l’exprime très-bien Corvisart (L c., p. 48) : « En appliquant la main sur la région du cœur, on sent des battements tumultueux et obscurs.

(67) Voyez plus bas $3, n. 4. «....On dirait que l’organe ne fait sentir ses battements qu’à travers un liquide placé entre lui et les parois thoraciques. » Corvisart, 1. c., p. 48. Mais je dis avec Testa (1. c., c. vu, n. 5) : Io confesso, che in moltissimi casi di questi infermi la mia

fortuna mi ha favorito giammai.»

(68) « .….à tous ces signes, enfin, J en ajouterai un qui s’est offert deux fois à mon observation, et me paraît mériter plus de confiance que les derniers; Je veux parler des battements du cœur, qui se font sentir tantôt à droite, tantôt à gauche, ou, pour m’exprimer plus clairement, dans différents points d’un cercle assez étendu.» Corvisart, 1. c., p. 50.

l'inégalité , la faiblesse du pouls (69); des syncopes (70) précédées d’un sentiment de suffocation imminente , Surtout pendant le mouvement des paupières (71) ; la lividité des lèvres (72), le froid

Testa (ib.) confirme l'observation de Corvisart, en disant : « Ho potuto bensi verificare un altro iñdizio assai analogo ai precedenti, che il battito del cuore, cioè in quesli idropici sembra che si eseguisca successivamente in più luoghi, quasi il cuore mutasse la sua sede, e si movesse liberamente dentro un area più capace di quella, che sia il solito volume del pericardio; nè in altra guisa ho potuto far riconoscere talvolta ai giovani allievi della mia scuola clinica in mezzo alla mancanza di tutti gli altri segnali la presenza dell” idrope che qui si discorre, e che fu poscia confermata pienamente colla sezione dei cadaveri. »

(69) Morgagni (epist. xvr, 44) assure que, loin d’être toujours le même, l’état du pouls varie beaucoup dans cette affection, mais qu’il est cependant, dans le plus grand nombre des cas, petit, faible et fréquent. Albertini dit : « Pulsus itaque comparate molles, potius frequentes ac parvos (hydrocardia) sibi adjungere consuevit, ubi structura cordis, sive im modice flaccida evaserit, sive hic illic in suis fibris inceperit fracescere, sive restagnans in pericardio humor lentus, vel mere aqueus sit. Parvos vero, frequentiores adhuc, vibratos ac tensos, cum sapor ejus salinus et vellicans est.

Exiles etiam, celeriores deficientesque, si tanta humoris copia in pericardio contineatur, quanta fere maxima in eo contineri potest. Ât ea pulsus inæqualitate, et inltermittentia nunquam stipari solet, qua stipatur, dum cum eo complicantur aliqua vel plura ex antedictis vitia. »

(70) « Animi deliquium sæpe (in hydrocardia) observatum fuisse ; fateor scilice ubi alterius morbi causæ non defuerant. Non vero semper illud signum subest, ita ut pra characteristico haberi posset. » Morgagni, epist. xvi, 45.

(71) « Et quamwvis a mediocri quocunque locali motu ingravescat cordis motus ad tremorem accedens, et una cum eo spirandi difficultas, sive potius apnoea, et ad sternum oppressio, cum sensu doloris et jactatione contingat ; hæc tamen in ægroto, ubi moveri desiit, et quieti se tradidit, si non omnino et maxima ex parte evanescunt. » Albertini, Ft

(72) Vieussens (1. c.) a indiqué comme un symptôme de cette maladie la couleur plombée des paupières et des lèvres.

des extrémités (73), la tristesse (74), la consomption, l'urine peu abondante, rouge , laissant déposer un sédiment briqueté ; l'œdème des extrémités inférieures (75) et de la face.

2. Autopsie cadavérique.— Chez une femme morte d’une hydropéricarde simple, avec état sain de tous les autresorganes, on a trouvé le péricarde tellement distendu qu’il recouvrait les poumons et renfermait jusqu’à une livre de sérosité (76).

D'autres praticiens ont recueilli des observations semblables (77). On ne trouva rien autre chose de morbide sur Île cadavre de la religieuse dont il a été question que la distension du péricarde, qui renfermait neuf onces de liquide séreux, et l'érosion de la surface du cœur (78).

Un individu qui avait eu la poitrine fortement contuse par le timon d'une voiture en course présenta à l’autopsie le péricarde si volumineux qu’il remplissait les deux côtés du thorax jusque près de la gorge, comprimant de toutes parts les poumons, qui cependant étaient tout-à-fait exempts d’induration et d’adhérences, soit avec la plèvre, soit avec le diaphragme. Les cavités pleurales n’offraient pas la moindre trace d’hydropisie.

Quarante-huit onces de sérosité trouble,

verdâtre, et vingt-quatre onces du même,

liquide de couleur rougeûâtre furent retirées du péricarde, Le cœur ne présenta aucune altération (79). Chez un marinieron trouva les poumons refoulés vers la paroi postérieure de la poitrine et fortement adhérents à la plèvre. Une certaine quantité de sérosité jaunâtre laissait aperce-

Mais le même phénomène, dit Morgagni (epist. xy1, 46) peut se rencontrer dans d'autres affections, et il a manqué chez Ja religieuse d’Albertini.

(73) Haen dit (I. c.) que son malade ne put jamais se réchauffer pendant tout le cours des six dernières semaines.

(74) Vieussens, I. €.

(75) Le malade de Haen avait Îles

jambes tellement œdémateuses, qu'elles semblaient sur le point de crever (1. c.).

I! est de même de celui dont parle Schæffer (Hufeland’s Journal, 50 B,, 2 st., p.

105), et de plusieurs de ceux que j'ai eu occasion d’observer.

(76) Sidern, 1. c.

(77) Vieussens, L. c. — Valsalva apud' Morgagni (ep. xv1, 51). — Fr. Hoffmann, 1. c.—Mazzi, Hager, 1, ç,

(78) Albertini, 1, ç,

(79) Haen, 1. ç.

DIAPHRAGME s

voir de la fluctuation au-dessus du péricarde ; les parties moyenne et antérieures latérales de la cavité thoracique élaientremplies par le péricarde ,distendu outre mesure etlivide, contenant'environ quatre livres de sérosité sanguinolente.

La surface du cœur était comme hérissée tout autour de villosités considérables, étendues en longueur et en largeur, et velue (80). Nous avons eu plus d’une fois occasion d’observer des cas analogues, dans lesquels le péricarde renfermait plusieurs livres de sérosité purulente (81). Plus souvent encore il nous est arrivé derencontrer l'hydropéricarde compliquée avec l'hydropisie générale des cavités de la plèvre. Nous avons vu en pareil cas (82), ainsi que d’autres, le péricarde renfermant depuis une jusqu’à deux (83),trois (84), et quatre livres de liquide (85). On a trouvé cinq livres de sérosité sanguinolente dans la cavité de cette membrane (86). IL est à peine besoin d'indiquer que , dans des circonstances semblables , le péricarde est tendu et rénitent (87, 88). De ce qui précède et d’autres observations analogues , il résulte que le liquide qui constitue l'hydropéricarde peut être, suivant les cas (89), limpide (90), écumeux (91),

(80) Schreiber, 1, c. Re

(81) Voyez plus haut, cap. vu, K 2, n, 2. pr ès ; (82) Lieutaud, Kinglake, Æpli.

(83) Diemerbroeck, Haen, Blanckard.

(84) Peyer.

(85) Fabrice de Hilden, Westwring, Lieutaud.

(86) Lieuntaud, I. c. .

(87) Valsalva apud Morgagui, epist, xxxvin,—kRollin, 1. c.

__ (88) On ne comprend pas comment Bell (Zergliederung des menschlichen Korpers, 1 B., p. 190) a pu nier cette tension du péricarde. |

(89) Le liquide contenu dans Je péri« carde varie de couleur suivant la nature des maladies qui ont déterminé son ex-= travasation. D'après Lancisi (I. c.), il est jaune chez les ictériques, Lanzoni l’a observé de couleur verte sur un individu mort de pleurésie, et rouge comme du sang chez une femme qui avait succombé à la variole. Chez une servante morte d’une angine, le péricarde était rempli de liquide bleuâtre. Celui-ci était vert sur un prêtre hydropique. (Extrait des notes de mon père.)

(90) Morgagni, epist. xvi, 6. — Testa, 1, ç. (Périçarde semblable à un g obe

DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES

ichoreux(92), purulent (93), sanguinolent (94), jaunâtre (95), d’un jaune verdâtre (96/, d’un jaune rougeâtre (97), rosé (98), -urineux (99), noirâtre (100), épais (1), Jacté (2), Quant à la nature âcre et rongeante (3) qu'on lui attribue, elle est encore fort douteuse (4). Bien que quelques-unes des observations rapportées plus haut prouvent que l'hydropéricarde peut se développer sans la moindre lésion du cœur, le contraire à cependant lieu le plus ordinairement ; car on a vu cet organe atrophié (5), hypertrophié (6), induré (7), rempli de concrétions irarsparent).— Rollin, Mazzi, 1, ce. —Richerand, 1. c. (Il a vu le liquide épanché translucide comme du cristal, ét laissant apercevoir le cœur.)

(91) Morgagni, epist. xxxr, 2 (comme de l’eau de savon). —Tuber, Obs. anat., P- 52 (avec des flocons muqueux nageant dans le liquide).

(92) Fabr. Hild., Obs., cent. 1, obs. 43.

(93) Morgagni, epist, xx, 57.

(94) Ibid., epist. 11, 2, 26; epist. 1v, 24, 26; epist. xxr, 3, 19, 24, 29: epist.

XXVI, 85; epist. xxvn, 12; epist. xxx, 10; epist. xxx1, 2; epist. xxxvi, 25; epist. XLIV, 3; epist. xLv, 23: (C’est ce que, j'ai observé le plus souvent.)

(95) Ibid., epist. vu, 11; epist. vrir, 27; epist. x, 7; epist. xvu, 10, 21 ; epist.

xx, 10; epist. xxr, 9, 50, 54; epist. xxI1,

(96) Bartholin, 1. c., p. 252. — Morgagni, epist. xvr, 50; epist. xx, 47; epist, xxxvill, 50, — Lieutaud, |. €., Oops 652. -- y

(97) Morgagni, epist. xx1, 35.

(98) Ibid., epist. xx1, 19; epist. xxvii, : (99) Ibid., epist. xxvi, 53 ; ep. LxIV, 5.

(100) Westring, |. e.

(1) Morgagni, epist. x1, 11; epist, xvi, 17. — Lieutaud, 1. c., obs. 627.

(2) Vieussens, |. c.

(3) Albertini, 1. c. —Peyer, IL ç. Acta Havn., t. 1, obs. 89. — Sylvius, Prax.

med., 1, 1, €. xxvi, sect. xxvr. — Morgagni, epist. u, 17; epist. x, 13; epist.

XX, 03; epist. xxt, 9, 24, 36; episl. XXU, 24; epist. xxiv, 54; epist. xuit, 11 ; epist. xLV, 25.—Lieutaud, 1. c., obs, 612.

(4) On paraît avoir pris les érosions du cœur, résultat de l’inflammation, pour un effet de la sérosité âcre du péricarde.

(ShiTesta, 1. ©... 111, C5: XIVS 3

(6) Morgagni, epist. xx, 955; epist.

XVI, 6. — Lieutaud, 1. e., obs. 613, 620.

.æTesta, 1. c., p. 228 et 278.

(7) Westring, 1 ç.

polypeuses (8), recouvert de fausses membranes (9), Corrodé (10), et l'aorte a été trouvée dilatée (11). On possède aussi des faits d'hydropisie du péricarde avec épaississement de cette membrane (12) et épanchement de sérosité entre Ses lames (13). Enfin, on à parlé de l'incombustibilité du cœur (14) ainsi que de la dilatation de ses vaisseaux lymphatiques (1b).

3. Causes. — La péricardite est la cause la plus ordinaire de l’hydropéricarde; mais celte affection peut également être déterminée par les causes générales de l’hydropisie (16), et surtout de celle des cavités pleurales, du médiastin , des poumons (17). Parmi ces dernières , les plus fréquentes sont : la grossesse (18), un vice organique (19), la débilité (20), la scarlatine (21), la variole (22), la symphyse cardiaque, les polypes, le lithiasis et les dilatations du cœur, les anévrismes de l'aorte et les maladies des poumons (23).

(8) Morgagni, epist. xx, 11, 15.—Lieutaud, obs. 6, 20, 631.—Westring, 1, c.

(9) Testa, I. c., p. 280, 281. |

(10) Acta Hafniensia, t. 1, obs. 89.

(11) Pestà, 1,C., D, 276, ;

(12) Lieutaud, obs. 612, — Westring,

(13) Lieutaud, obs. 628.

(14) Suivant Pline (1. x1, c. 71), on croyait autrefois que le cœur des personnes mortes empoisonnées avait contracté une altération morbide telle, qu’il résistait à la combustion. Il y a eu à cet égard, d'après Tacite (Ann., 1. 11, cap.

LXXI, Lxx11) et Suétone(Vit. Calig., c. 1), une lutte d'opinions célèbre parmi les Romains. V. Testa, 1], c., c. vu, n. 1.

(15) Valsalva. V. Testa, I. c., p. 269, et p. 277.

(16) P.r, t. vu, c. xut, K 169.

(17) P.u,t. va, ex, $ 54, 6; $ 55, 4; $ 56, 5. |

(18). Testa, 1.0. 1.1, €. VI n.. 74

(19) Medic. prakt. Beitrage von Dr.

Schenk in Hufeland’s Journal, 1815, april 42. ÿ

(20) La religieuse d’Albertini contracta une hydrepéricarde, pour avoir pris un purgatif qui provoqua quinze selles, et s’être gorgée de boissons. J'ai observé la même maladie chez des enfants épuisés. ) x

(21) C’est ce que j'ai vu quelquefois.

(22) J'ai très-souvent observé des cas de ce genre. Cfr, P. 1, t. n, ©. x1v, $ 65, n, 5. | (23) Lettere del signor Saverio Manetti

MALADIES DU 6 III. Diagnostic.

1. Observation. — Comme il est ordinaire de rencontrer dans le péricarde de tous les cadavres une certaine quantité de sérosité (24), qui s’y est probablement formée, soit dans les derniers instants de la vie , soit immédiatement après la mort (25), on ne doit conclure à l'existence d’une hydropéricarde que quand le liquide épanché excède la mesure ordinaire (26), ou bien qu'il est purulent ou sanguinolent.

EEE EE

sopra la malattia, morte € sezione del cadavére di Antonio Cocchi Fir. 1759.

(24) « De tota cordis superficie, et sacci id circumdantis, exsudat vapor, qui collectus aquam pericardii constituit, in fœtu et jejuno homine pellucidam, decolorem et flavedine quadam tinctam. Impedit hæc ne cor cum velamento concrescat, et ne ulla friclio mucronis in parietes sacci fiat. » Sindern, I. c.

(25) « Fast scheint es, als konne sich selbst in den Letzten Augenblicken des Lebens und selbst nach dem Tode noch Wasser in den innern Hohlen und so auch im Herzbeutel anhaufen ; denn man findet in vielen Sectionsberichten einer bedeutenden Wasseranhaufung im Herzbeutel Erwahnung gethan, wo nicht der geringste Verdacht der Gegenwart derselben wahrend des Lebens da gewesen war.» Kreysig (op. c., 2th., p. 439).

Corvisart dit aussi (1. c., p. 56) : « Souvent j'ai faitremarquer, dans meslecçons, que tel sujet qui, peu de jours avant la mort, ou même à l'instant de rendre le dernier soupir, avait les extrémités gonflées et distendues par la sérosité, ne se trouvait plus, quand on l’examinait quinze ou vingt heures après sa mort, dans un état d’intumescence aussi marqué sur les extrémités inférieures; quelquefois même on n’apercevait plus qu'une légère infiltration de ces parties. II se fait alors dans un espace de temps trèscourt, et quoique le corps soit privé de vie, une sorte de révulsion, qui détermine d'un côté la disparition presque totale de l'infiltration des membres, et fait que de l’autre part la poitrine et le péricarde se remplissent à mesure que Île tissu cellulaire des extrémités se vide :

on est alors très-surpris, en ouvrant la poitrine, de trouver ses cavités, ainsi que celle du péricarde, plus ou moins remplies de liquide, lorsqu'on s'attendait à les trouver tout-à-fait exemptes d’épanchement, »

(26) « Si

cependant l'observation

DIAPHRAGME

2. Diversité des symptômes. — La variété des symplômes de l’hydropéri-

‘carde dépend surtout de ce que cette

maladie se trouve ordinairement compliquée, soit avec d’autres affections du cœur, soit avec l’hydropisie de la plèvre.

3. Complication avec d'autres maladies du cœur. — Lorsque l’hydropéricarde se complique avec d’autres affections du cœur, on a de la peine à reconnaîlre non-seulement cetle hydropisie , .

mais encore les altérations qui sont compliquées avec elle ; car, en pareil cas, ces maladies se masquent muluellement (27).

4. Hydropéricarde simple et compiüiquee.— Nous avons lieu de soupçonner, sinon une hydropéricarde simple, du moins un hydrothorax général, dans lequel la collection morbide contenue dans le péricarde joue le principal rôle, toutes les fois que, la maladie n'étant point encore tparvenue à son plus haut degré d'intensité , les angoisses sévissent avec plus de violence que la difficulté de la respiration (28); lorsque les baltements du cœur et des artères dévient du type normal dès le début de la ma-

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