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prouve que la quantité de six onces soit la plus considérable qu'on ait trouvée dans le péricarde d’un grand nombre d'individus morts de suite de toute esèce de maladie autre que celles que l'hydropéricarde, ne suis-je pas en droit de conclure que, lorsque cette sérosité excède six à sept onces, ikexisté une hydropisie de cette membrane; et même qu'une quantité moindre peut encore constituer une hydropisie consécutive? »
Corvisart, op. c., p. 46.
(27) Albertini dit avec beaucoup de raison (1. c.): « Hydropem pericardii ex præmemoratis cordis, et præcordiorum offensionibus sæpe nasci dubitandum non est. Tum autem indicia illius vix ulla esse possunt, quia confunduntur ab indiciis eorum vitiorum modo plurium, modo paucorum, modo unius, modo alterius generis, quibuscum copulatur. »
(28) Morgagni (cpist. xvi, 45) avait déjà remarqué que la difficulté de la respiration existe à un degré moins CoNnSidérable dans l’hydropéricarde que dans l'hydropisie de poitrine; observation que confirme Fr. Hoffmann (I. c.). Quoi qu'il en soit, je serais porté à croire que la difficulté dépend plutôt ici de la compression des poumons que d’un obstacle à Ia circulation du sang,
DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES. 439
ladie (29); lorsque la percussion de la poitrine ne fait entendre un son mat qu'au côté gauche, et cela, soit que le malade se place sur son séant, soit qu'il reste couché sur le dos (30) ; lorsqu'on n'entend aucun bruit de fluctuation par la concussion du thorax (31), et que le malade lui-même sent son cœur nager dans l'eau (32); lorsqu'on perçoit un mouvement vague du cœur (33); lorsque J'œlème occupe exclusivement le côté gauche de la poitrine , et que ce côté cst proéminent (34); enfin, lorsqu'il a
(29) « .…ferner stort die Brustwassersucht, von Anfaug an, den fHierz-und Pulsschlag nicht so wesenilich. « Krey- BIS et, De 099.
(50) « Quand on pratique la percussion de ja poitrine, soit que le malade reste à son séant, soit qu'il se place horizontalement dans son lit, le son que rend cette cavité est obscur, et même nul antérieurement et à gauche dans une étendue proportionnéé à la dilatation que le liquide a fait éprouver au péricarde. » Corvisart, |. c., p. 48.
(51) Morgagui ne se souvient pas d’avoir lu qu'on ait jamais observé la fluctaation par la concussion du thorax (ep.
xvir, 4'j. Au reste, l’existence de ce signe pourrait fort bien faire reconnaître une hydropisie des cavités de la plèvre, mais non point celle du péricarde, attendu que la fluctuation se rencontre même assez rarement dans la première de ces affections (P..n, t. vn, ©. x1, 8 54, 7).
(52) Le symptôme à l’aide duquel Sénac (1 ©, L. 1v, c. v, $ 356) croit qu'il est possible de distinguer d’une manière un peu plus certaine l'hydropéricarde de l'hydrothorax (hydropisie des cavités de Ja plèvre), est un mouvement ondulatoire, ou une espèce de fluctuation, que l'on perçoit pendant la dilatation du cœur, dans l'intervalle des troisième, quatrième et cinquième côtes. Déjà Galien avait écrit (De locis affectis, c. v) :
« Palpitationem cordis aut per se evenire aut cum significatione quadam, quod in hutnore cor ipsum movealur.» Hercule Saxoniàa a dit : « que le cœur semble nager dans l’eau. » Toutefois Reimann observe (1. c.) que peu de personnes sont douces d'une sensibilité assez exquise pour pouvoir indiquer ce mouvement ondulatoire du cœur. »
(55) Voyez plus haut, ch. 1x, $2, n.1.
(34) « Dans quelques cas, le côté gauche de la poitrine est plus élevé, plus arrondi, plus bombé que le droit, « Corvisart, 1, €., p. 48.
existé antérieurement ou qu'il existe encore quelque affection qui tend à déterminer des exsudations dans le péricarde (35).
5. Distinclion d'avec la symphyse cardiaque. — La péricardite tenant le premier rang parmi les maladies susceptibles d’engendrer l’hydropéricarde , et celle affec!ion amenant souvent aussi la symphyse cardiaque , il s’agit de savoir comment il est possible de distinguer lun de l'autre ces deux états pathologiques. Lorsque la symphyse cardiaque se trouve compliquée avec l’épanchement de liquide (36), la distinction devient impossible ; sinon, les symptômes généraux de l’hydropisie {(qni sont également communs à toute collection de liquide morbide amassée dans le péricarde), et l'existence d’une péricardite aiguë antérieure (qui donne à peine aux adhérences le temps de se former (37)), poricraient plutôt à soupçonuer une hydropéricarde.
G. Distinction d'avec les maladies du canal thoracique. — Il sera bon de se rappeler aussi que les affections du canal thoracique simulent quelquefois l'hydropéricarde (35).
(35) « Ist eine deutlich erkannte Ilerzkrankbhcit vorhergegangen, so wird es, gegen die Behauptung der meisten Schrifisteller, gerade leichter seyn, diesen Uebergan: zu erkennen, und man wird die Zufalle des organischen flerzubels leichter von denen der Herzbeutelwassersucht scheiden konnen, als wo letztere nicht aus jenen Feblern entstanden ist. » Kreysig, 1. c., p. 638.
(36) C. vin, $ 2, n. 1.
(51) Job, Sand:
(58) « .….eine Zerreissung der Saugadern find vermtlich bei dem Kranken stait, der nach beftigen und ungewohnten Leibesubungen, zuerst Beschwerden in der linken Brust und dann das Gefuhl bekam, als ob etwas dort geborsten sey, und als ob eine Flussigkeit aus dem abern Theil der Brust herab tropfele.
Dieses letztere vésichert. » Willis (Pharmac. ration., P. 1, sect. 1, ©. v). Testa, 1. c. Sprengel ajoute (dans une note):
« Dies scheint eine Zerreissung des Brustganges oder des Stammes der Saugadern gewesen zu seyn, wovon Fr.
Hoffmann (De succi nutrititii ex pectore stillicidio. Hal., 4710) und Lentin (Beytrage z. ausubenden Arzncywissensch., 1 B., p. 512; 552). Beispiele erlebt haben, »
1. Hydatides du cœur. — Quant aux hydatides qui ont été rencontrées soit dans le péricarde (39), soit dans le cœur (40), on peut les rapporter à l’hydropéricarde.
$ IV. Pronostic. Traitement.
\. 1. Pronostic. — L'hydropéricarde aiguë ne laisse presque pas d'espoir. À l'état chronique, on peut l’assimiler, sous le rapport du pronostic , à l’hydropisie des cavités de la plèvre, dépendante d’une affection du cœur (41).
2. Traitement.—Nous avons déjà parlé du traitement de l’hydropéricarde aiguë (42).Celui de l'hydropéricarde chronique doit être dirigé d’après les principes que fous avons établis pour la thérapeutique de l'hydrothorax en général (43). Quant
(39) Rolfink, Epitome cognoscendi corporis humani affectus.Jen.,1675, p.16.
—Bonet, Sepulchr. anat., 1. 11, sect. vint, obs. 6. Ejusdem Polyater s. Thesaurus medic. pract.,t. 11, L 11, ©. xxiv.—Bartholifr. V. Bonet, l."c.; 1 rn,-sect. xxxvn, obs. 5, $ 12.—Cordæus apud Bonet, I. c., sect. xx1, obs. 21, & 44. — [euermann, Physiolugie. Kopenh., 1751, 1 B., p. 202.
(10) Heuermann, |. c.—Bonet, op. c., 1. 1v, sect. xu, p. 58. — Morgagni (ep.
xxv, 15, à la pointe du cœur). Cfr. Epist.
11, 26; xx1, 4.—Wepler, in Miscell, nat.
cur., dec. 111; an. 10, obs. 121, p. 514.
—David Price, in Medico-chir. transact.
published by the medical chirurgic, So= ciety of London, t. xr, p. 2, an. 1821.— Testa, |. c. (Hydatide dans etissu même du cœur, chez un enfant en apparence très-bien portant, et mort subitement. Il y avait en même temps symphyse cärdiaque partielle). |
(41) Pr, 1. var, ©. x1, $ 54. La femme du docteur Briotet, ancien professeur de chi-
rurgie à l'Université de Vilna, présentait’
constamment des symptômes de dilatation du cœur, auxquels vinrent se joindre plusieurs fois des signes d’hydropéricarde.
Nous lui avons sauvé la vie pendant trois ou quatre fois, à l’aide d’une infusion de digitale pourprée, mélangée avec la solutiou de terre foliée de tartre et l’oxymel scillitique, médicament qui eut pour effet de provoquer une sécrétion de plusieurs livres d'urine, auparavant très-rare. Enfin, la malade mourut dans un âge avancé, en 1812, J'étais absent, et l’ouverture du corps ne fut point faite!
(42) C. vu, $ 6, 2.
(D)PPP AL, Vi car, (7, n°4
MALADIES DU DIAPHRAGME
aux moyens chirurgicaux, nous ne conseillerons jamais la ponction du péricarde, proposée par Rioland et par Senac (44), pratiquée par Desault (45) et Larrey (46), et approuvée par Richerand (47), soit à cause de l'incertitude du diagnostic , soit par rapport à la complication fréquente avec d’autres maladies , soit enfin parce qu’il est bien difficile de déterminer le siége du plus important de nos organes.