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Affection du ventricule gauche

Elle a été décrite par Corvisart (29). Le volume du cœur était énorme, son tissu ramolli, la couleur de ses fibres pâle, les parois du ventricule gauche, dont la capacité l'emportait sur celle des autres cavilés, amincies ; l'orifice de l'aorte marqué de points osseux. Le malade , à la suite d'affections morales graves, était tombé dans la stupeur, avait éprouvé de

mille, et par la perte de sa fortune, »

Corvisart, I. c., p. 85.

(25) Morgagni, epist. xvin, 6.—Corvisart, I. c., p. 96, 100.

(26) Morgagni, epist. xvu, 10, 23, 25; epist. xviri, 28.

(27) Morgagni, epist. xvrn, 2. — Ver dries, Misc. nat. cur., cent. vi, obs. 51.

—Swinger, Act. nat, cur., t. 1, obs. 18.

(28) Comme on le verra au chapitre xvi, $S 5, n. 4, une semblable dilatation peut très-bien être désignée par le nom d’anévrisme vrai du cœur. Il y aurait anévrisme faux de cet organe, dans le cas où, par suite d’une déchirure de sa membraue interne et de son tissu musculaire, Île sang se trouverait en ‘contact avec la membrane externe, qui serait alors distendue au niveau de la solution de continuité, de manière à former une poche communiquant avec l’un des ventricules. Corvisart décrit un cas de ce genre (1. c., p. 272, obs. 42), de même que Pugrarius (Observ. select.

additæ thesauro med. pract. Burneti, 1. 11, sect. cxvitr, p. 545). Cfr. Kreysig, °C. dith,, p. 319.

(29) L. c., p. 103, obs, 20.

la toux, des palpitations de cœur et deg accès de folie. IL avait Les joues livides, la respiration bruyante, courte, saccadée; les pulsations du cœur faibles et étendues, fréquentes; et le pouls intermittent.

3. Affection du ventricule droit. — Quoique assez rare, elle est constatée par deux observations (30). L'un des malades était un vieillard affecté de toux chronique , lequel, après avoir porté un lourd fardeau, éprouva de la dyspnée, une douleur aiguë au côté gauche de la poitrine , avec impossibilité-de se concher sur le dos; pouls fréquent, mou, parfois irrégulier ; gonflement des veines sous - cutanées ; palpitations du cœur et songes effrayants. On trouva, outre l'affection du ventricule droit, les artères coronaires atteintes de lithiasis, et l’orifice de l'aorte rétréci. L'autre malade, également avancé en âge, éprouva un sentiment de suffocation avec impossibilité de se coucher sur le dos , à la suite d'une péripneumonie. Il avait les lèvres livides, le pouls petit, fréquent, profond et irréguliec. La toux était suivie de crachats visqueux , leints de sang noir.

Les palp.tations étaient remplacées par la perception de mouvements tumultueux dans la région du cœur. Le volume énorme de cet organe dépendait uniquement de la dilatation du ventricule droit. Les poumons étaient indurés.

4. Affection de l'oreillette droite. — La dilatation de l'oreillette droite du cœur, avec atrophie de son tissu, est la plus commune de toutes (31). Mais il ne faut pas trop se presser de la regarder comme une maladie distincte ; car elle peut être le résultat de la difficulté qu’éprouve le sang des veines caves, au moment de la mort, pour traverser les poumons. La dilatation dont il s’agit peut encore être déterminée par le rétrécissement de l'artère pulmonaire , l’engouement des poumons, les altérations de l'oreillette et du ventricule gauche , et surtout par les anévrismes de l'aorte.

Cette affection s’accompagnait, chez une femme, de la lividité des lèvres, de dou-

(50) Corvisart, 1. c., p. 105, obs.

(31) Kerkring, Specil. anat., obs. 16,

. 59.—Chemin, dans le Journal de médecine, 1760, avril, t, xu. — Lieutaud, op. c., |. 11, sect. 11, obs. 405, an. 415, 601, 605, 605, p. 151, 157, 186.

leur au côté gauche de la poitrine, de mouvements tumultueux et de palpitations du cœur, de difhcultés de la respiration, d’impossibilité de se coucher sur le côté gauche, ct d’hydropisie (32).

4. Affectionide l'oreillette gauche.— Elle est assez rare (33). Un malade, affecté de cette allération, présenta (après avoir éprouvé de l’obscurcissement de la vue, des palpitations de cœur et de la dyspnée) la face livide et le pouls mou, fréquent et irrégulier. Dans les derniers instants de sa vie, le malheureux appliquait ses mains sur la région précordiale et la déchirait avec ses ongles (34).

$ V: Observations sur le diagnostie | de la dilatation du cœur.

1. En general.— Ti résulle, des divers faits qui précèdent (35), que la dilatation des cavités du cœur, soit avec hypertrophie, soit avec atrophie du tissu de ce viscère, détermine absolument les mêmes symptômes el se développe sous l'influence des mêmes causes. On se flat- {erait donc en vain de pouvoir distinguer ces différentes allérations les unes des autres , au lit des malades, attendu que les signes qui, dans d’autres circonstances, pourraient jusqu'à un certain point faire reconnaitre l’hypertrophie ou l'atrophie du cœur (36), disparaissent quand il y a en même temps dilatation de cet organe. On ne possède non plus aucun

(32) Corvisart, 1. c., p. 112, obs. 93.

(33) Corvisart, 1. c., p. 119. On en trouve un cas chez Lieutaud, 1. c., obs.

606, p. 188, et obs. 407, p. 155.

(54) J'ai observé ce symptôme derpièrement chez une petite fille de quatre ans, pendant le cours de la scarlatine. Il

avait de plus agitation extrême, palpitations de cœur, pouls très-fréquent et dur, issue involontaire de vents; ces sym-

tômes survenaient constamment à six Euss du soir, et se prolongeaient pendant une heure ou deux. La petite malade avait été vivement effrayée, quelques mois auparavant, par un enfant, de ses camarades, qui contrefaisait l’ours en jouant. Des sangsues appliquées à la région du cœur, et l’émulsion de graines de jusquiame, firent disparaître comme par miracle cette grave affection; la Scarlatine suivit ensuite paisiblement sa marche,

DIAPHRAGME

moyen sûr de distinguer la dilatation du cœur droit de celledu cœar gauche. On prétend (37) bien à la vérité que les affections du côté droit du cœur modifient plus particulièrement la respiration, et celles du côté gauche la circulation , et que, dans les premières, le système veineux (les veines jugulaires principalement) souffre davantage, tandis que c’est le système artériel (et surtout les artères carotides) dans les secondes ; mais les faits démentent ces assertions, etcelane paraîtra point étonnant, si l’on considère les rapports intimes qui lient entre eux le cœur droit et le cœur gauche, et les complications des maladies auxquelles :

ils sont sujets (38). D’après ces considérations, il suffira d'établir d'une manière générale l'existence de la dilatation du:

cœur (39).

& 2. Symplômes de la dilatation du cœur en general, — Ils varient avec.

les périodes de la maladie, Au début, la face devient plus rouge et plus chaude que de coutume; il y a irritabilité de caractère, fatigue prompte (40), obscurcissement de la vue, mouvements insolites du cœur, pouls dur, vibrant (41), ou faible et irrégulier ; respiration hale tante par le moindre exercice, toux habituelle, suivie de crachats dont l’expul-

(37) Senae, 1. e., 1. 1v, ç. vit, 1x. — Corvisart, 1. c., p. 145. — Kreysig, 1, C., 2 th., p. 65.

(38) Les mêmes causes (p. ex. l’inflammation) peuvent produire à Ja fois l'hypertrophie ou la dilatation d’une partie du cœur, et l’atrophie, le rétrécissement de l’autre. Bien plus, une partie de cet organe étant rétrécie, celle qui est chargée de lui transmettre le sang doit nécessairement se dilater, par suite de Ia distension que lui fait éprouver ce fluide, gêné dans son cours, Au reste, les combinaisons qui peuvent résulter de la complication des diverses maladies du cœur sont susceptibles d’être multipliées à l'infini, comme celles des lettres de l'alphabet. Kreysig a essayé d'en décrire plusieurs (1. c., 2 tb., p. 349, 559), sinon avec profit pour la science, du moins avec ennui pour le lecteur.

(39) Testa, op. c., t, 111, C. XVI, XVile

(40) Testa, 1 c.

(41) Albertini (1. c.) regardait le pouls grand sans intermittence comme un indice de la dilatation du cœnr. Mais Testa (L c.) a vu le pouls du bras gauche très:

intermittent, daus le ças dont il s'agit. |

DU PÉRICARDE , DU COEUR; DES ARTÈRES ET DES VEINES. 471

sion s'accompagne comme d'efforts suffocatifts de vomissement (42), souvent sanglants; augmentation de lPappétit et éructations. Les malades se plaignent fréquemment de douleurs comme rhumatismales des membres (43). Dans l’état avancé de la maladie, on voit survenir la lvidité des joues et des lèvres, l’anxiété, l'amaigrissement, le sommeil interrompu par des réveils en sursaut, des palpitations de cœur plus étendues et appréciables non-seulement au toucher et à la vue, mais quelquefois même à l’ouïe ; la vibration des carotides, le gonflement des jugulaires (44), des hémorrhagies nasales pulmonaires , anales (45) ; l’impossibilité du décubitus dorsal, des accès de suffocation, surtout pendant l'exercice et après les repas ; des lipothymies (46),

(42) J’attache beaucoup d'importance à ce symptôme, pour le diagnostic des affections chroniques du cœur. Cette toux, accompagnée de vomissement , se fait principalement sentir le matin, fatigue le malade pendant un quart-d’heure et plus, et lui arrache des larmes.

(45) Cfr. Hufeland’s Journal, 52 B., 4st., p. 95.—Villesavoye, in Frankisch.

Samml., 2 B., 11 st., p. 310. — Testa, 1. c. Mon père fut autrefois appelé en consultation, à Vienne, auprès du comte K....g. De violentes douleurs d’articulations, développées sans cause apparente, lui firent soupçonner une dilatation du cœur, qu'un examen plus immédiat, et plus tard l’autopsie, confirmèrent pleinement.

(44) Lancisi et d’autres auteurs ont rapporté aux symptômes de la dilatation du cœur les battements des jugulaires observés par Galien dans certaines douleurs de tête (Comment. in libr. prorrhet. 1, p. 200). Les pulsations des veines du bras ont même été considérées comme un phénomène dû à la même altération, par lomberg (Mémoires de l'Académie de Paris, an. 1704, p. 159) et par Zuliani (Testa, |. c.). Mais Testa (L. c., p. 573) récuse la valeur de ce signe, qu’il attribue au tremblement ou aux soubresauts des muscles voisins (p. 574).

(45) Forlani (L. c., p« 77) a très-bien démontré le rapport de l’hémorrhagie avec la dilatation du cœur. Cfr. Kreysig, L. c., 1 th., p. 580.

(46) Lower et Albertini ont observê des lipothymies principalement dans la dilatation du çœur droit, Testa remarque

l'urine rouge, rare et laissant déposer un sédiment rosé. Les malades accusent souvent un sentiment de constriction à la gorge. Enfm, la maladie parvenue à sa dernière période, amène, outre l’augmeutation de tous les symplômes précédents {excepté les palpitations, qui disparaissent quelquefois) , l’œdème , l’hydropéricarde, l’hydrothorax.

8. Erreurs faciles. — On a rencontré des dilatations du cœur chez des individus en apparence pleins de santé (47).

Cette affection a été confondue avec ja symphyse cardiaque (48), l’angine de poitrine (49), l’anévrisme de l'aorte, et avec les maladies qui simulent des altérations organiques du cœur et des artères (50). Il importe surtout, pour éviter de semblables erreurs, d’avoir égard aux causes de la maladie. On sait en effet que les dilatations du cœur surviennent de préférence chez les personnes issues de parents sujets aux affections de cet organe, chez les individus athlétiques, âgés, goutteux, à la suite de violences exercées sur la poitrine, de grands efforts, de graves soucis et de violentes

affections morales.

avec justesse que cet accident survient aussi dans la dilatation du cœur gauche, et manque quelquefois dans celle du droit.

. (47) Des exemples de dilatation énorme

du cœur, chez des sujets en apparence bien portants, et morts accidentellement, sont rapportés par Vesale (De corporis humani fabrica, 1. 1, c. v), par Harvey (Exercit. de circulo sanguinis ad Riolan), par Lancisi (De aneurysm., prop. 53, p. 82), par Fantoni (Resp. et cur., p. 59), par Detharding (Eph. nat. cur., dec. 11, an. 5, 6, obs. 71, p. 149), par Testa (1. c., p- 28 et 568).

(48) Le malade de Lower (De corde, c. 11, p. 106) présentait tous les symptômes d'une dilatation du cœur, et l’on ne trouva pourtant, après sa mort, qu’une symphyse cardiaque. J'ai dit ailleurs (c. vin, $ 2, n. 1) que cette dernière affection se trouvait souvent compliquée avec la dilatation du cœur.

(49) Testa, L. c. Je pense qu'une semblable confusion doit être assez difficile au début de ces maladies, attendu que les accès périodiques qui caractérisent l’angine de poitrine manquent dans la dilatation du cœur, 1

(50) GC. xvir.

$ VI. Observations sur le pronostic et le traitement de la dilatation du cœur’,

1. Pronostic. — La dilatation du cœur ne s'oppose pas toujours à la lon- -gévité (51). Beaucoup de malades meu- rent hydropiques. La mort subite est due soit à la paralysie du cœur (52), soit à sa rupture (53). Mais on doit surtout redouter la péricardite consécutive (54), qui, quand elle est méconnue ou mal traitée, enlève les malades à la manière des affections aiguës (55).

2. Traitement. — Prévenir ce danger à l’aide d’un régime convenable (56), des sétons (57), des cautères (58), constitue ici la première indication à remplir (59). Aussitôt que se manifestent des congestions vers le cœur, on doit se hâter de recourir aux petites saignées (60), le malade étant couché en supina-

(51) Senac, 1. c., I. 1v, c. van, p. 11, dit: « On peut vivre long-temps, quoique le volume du cœur soit fort grossi. Saint Philippe de Néri n’est mort qu’à quatrevingts ans. » Cfr. Albertini et Testa, 1. c.

in 1806, je donnai des soins à un juif, âgé de quatre-vingts ans, qui offrait tous les symptômes d’une dilatation considérable du cœur. Quand il quitta Vilna, en 1807, je ne doutai point de sa mort prochaine; il revint néanmoins avec les mêmes symptômes, présentant seulement un peu plus de maigreur, pour repartir de nouveau en 1815.

(52) Kreysig, 1. c., 2 th., p. 288.

(53) C. xui, $ 2.

(55) Ferriar, 1. c. — Kreysig, 1. c., 1 1), DEL,

(56) C. xr, $ 5, n. 2.

(57) Burns (1. c., p. 66) avance : « Ich kenne kein Mittel, dass diesen Zweck (die Abwendung der Herzentzundung) besser erreichte, als ein auf die Stelle, wo das Herz liegt, gelegtes Haarseil. »

(58) J'en ai obtenu un grand avantage.

(59) Burns dit avec beaucoup de raison (l. c., p. 65): « Wegen der grossen

Neigung der Herzerweiterung zum Ue- ‘

bergang in chronische Entzundung muss der Arzt alles Mogliche thun, um den Eiutritt dieses neuen Uebels zu veruthen, das mit seltenen Ausnahmen den Kranken in sehr venigen Tagen den Tod bringt, »

(60):Senac (1. c.) dit : « L'expérience confirme l'utilité que la raison nous découvre dans la saignée; les palpitations

MALADIES DU DIAPHRAGME

tion (61), aux sangsues appliquées près de la partie affectée ou à l'anus, de même qu'aux eccoprotiques et aux autres dérivalifs. Nous n’avons jamais osé mettre en usage les ventouses scarifñiées , à cause de la révulsion trop violente qu’elles opèrent. On prévient l’hydropisie

par le moyen des diurétiques (62), et

surtout de la digitale, qui jouit en même temps de la vertu de calmer le trouble du cœur et du système artériel. Le nitrate de potasse, et, à moins que la toux ne s’y oppose , l'eau froide en boisson, et même la glace préparée et les embrocations sur la poitrine produisent le même effet. L’extrait de saturne administré avec prudence calme quelquefois la violence des symptômes. L'usage des narcotiques est contre-indiqué par les lipothymies (63). Mais dans d’autres circonstances, on peut recourir à ces médicaments, ainsi qu'aux amers et aux stomachiques, lorsque , dans la dernière période de la maladie, la vie est en danger (64).

$ VII. Du rétrecissement des cavités du cœur, en particulier de celui de ses orifices.

1. En general. — Outre les rétrécissements déterminés par des polypes (65), par l'hypertrophie des parois (66), pardes tumeurs dans le médiastin, autour du péricarde, sur l'aorte et l'artère pulmonaire (67), ceux qui affectent les orifices de communication entre le cœur et Les systèmes veineux et artériel méritent de fixer toute notre attention. Ces sortes de rétrécissements sont dus à des altérations,

s'affaiblissent quand Ja masse du sang est diminuée, les malades respirent plus aisément. » Corvisart, 1. c., p. 155.

(61) Clutterbuck, in The medico-chirurgical Journal, t. 11, 1817, p. 482.

(62) P: n,5t2 V1 C9 x LPO

(63) Senac, I. c.

(64) C. xr, $ 5, n. 7.

(67) « Un homme, dit Garnerus, était tourmenté par des palpitations, qui devinrent encore plus violentes à mesure qu'il avançait en âge; le principe de ce battement était une excroissance qui pesait une once; elle était placée entre l'aorte et l'artère pulmonaire. » Senac, op. C., L. 1V, C. virt, p. 406. Cfr. Stenzell, Diss. de steatomatibus in principio aortæ subortis. Vitemb,, 1725.

DU PÉRICARDE ; DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES, 473

soit de la membrane interne du cœur, soit des bords Ge la circonférence des . orifices veineux, soit des valvules.

2. Retrecissement di à des altéralions de la membrane interne du cœur.

— Il résulte de l’épaississement de cette membrane , lequel est déterminé luimême par une inflammation , à la suite de laquelle il se fait dans le tissu cellu- Jaire de la membrane un dépôt de lym- phe coagulable (68), ou de concrétions pierreuses (69).

3. Retrecissement di aux altérations des bords des orifices. — Les bords qui constituent la circonférence des orifices veineux du cœur peuvent rétrécir et même boucher presque entièrement (70) ces orifices, par leur induration et leur tu- méfaction, qui ont pour effet de raccour-

cir les fibres tendineuses des muscles papillaires.

4. Retrécissement di aux altérations des valvules. — Les valvules peuvent déterminer l’occlusion des orifices du cœur, lorsqu'elles sont affectées de lithiasis (71), d'indurations et d’excroissances (72). Ces dernières atteignent quelquefois la grosseur d’une noisette (73). Leur forme est tronquée, oblongue, plissée (74), et leur cause quelquefois syphilitique (75). L’adhérence morbide

: (68) Kreysig, 1. c., 21h., p. 506.

(69) Schenk, in Horn’s Archiv. f. med.

Erfahrung. 1820, novembr., decembr., p. 582. (Orilice veineux du ventricule gauche rétréci.)

(70) Corvisart, 1. c., p. 195 : « J’ai observé plusieurs fois ce rétrécissement parvenu à un point tel, qu'on pouvait s'étonner que le filet de sang auquel donnait passage l’espèce de fente qui tenait lieu d'’orilice, fût suffisant à une circulation capable d’entretenir une vie languissante, »

(PCT $2, 11. 2.

(72) Morgagni, epist. x1, 11; epist.

LX1V, 8; epist. xxix; epist. xL, 25; epist.

Lx, v, 2.—Lancisi, Von d. verschiedenen plotzlichen Todesarten, 2 B., p. 121. — Sandifort, Obs. anat. pathol., L. 1 CL, p. 51, tab. ai, fig. 4; 111, C, 1, p. 41. — Corvisart, [. c., p. 217.

(73) Forlani, 1. c., p. 70. — Sœmme-

ring apud Baillie, p. 21.

” (74) Kreysig, 1. c., 2th., p. 560.

(75) « Est-il plus diflicile de croire

qu'il peut se former des végétations vé-

nériennes sur les valvules du cœur, que

sur la peau aussi fine du gland, de lin-

des valvules entre elles est le résultat d’une inflammation antérieure (76).

5. Symptômes généraux.— Les symptômes qui indiquent, en général, un rétrécissement des orifices du cœur sont:

des accès périodiques subits de suffoca-

tion, accompagnés de fortes palpitations, -

souvent avec pouls pelit, intermittent, désordonné. En outre, la main , appliquée sur la région du cœur, perçoit la sensation d’une espèce de sifflement (77).

Il survient en même temps des douleurs de poitrine, de la toux, des hémorrhagies et des lipothymies. Ces symptômes laissent d’autant plus de relâche aux malades que l'influence de l'obstacle se fait sentir d'une manière moins constante (78). Quant au siége particulier de celui-ci, on doit s'attacher, par une observation attentive, à le découvrir à l'aide des signes que nous avons indiqués ailleurs (79). :

6. Diagnostic, — Les symptômes déterminés par le rétrécissement des orifices du cœur ont le plus grand rapport avec ceux de l’anginc de poitrine. Des palpitalions très-violentes et un bruissement particulier, perçu par la main appliquée sur le côté gauche du thorax, permettent cependant de distinguer, jusqu’à un certain point, la première de ces affections de a seconde.

7. Pronostic. — Bien que les malades atteints de rétrécissement des orifices du cœur soient continuellement en danger de mort, ils peuvent néanmoins trainer pendant long-temps encore leur misé-

térieur du prépuce, etc..., dont les apparences et le tissu connu ont d’ailleurs beaucoup d’analogie? »

(76) Kreysig, 1. c., 2 th., p. 560.

(77) En français. bruissement; en allemand, Schwirrende Bewegung.

(78) « ...par exemple, les végétations, les excroissances que l’on observe sur les valvules ventriculaires et sygmoïdes, dont la présence ne se manifeste que par intervalles, lorsque ces corps, presque toujours flottants dans la cavité du ventricule ou du vaisseau, se présentent tantôt plus, tantôt moins, et plus ou moins inégalement à l’orifice au bord duquel leur base est fixée. » Corvisart, lc, p: 228.

(79) C. x1, $S 2, 2. Ajoutez l'opinion d'Hodgson (1. €, p. 55), qui pense que le pouls dicrote accompagne le rétrécissement de l’orifice veineux du ventricule gauche,

rable existence , et cela principalement si ce sont des vieillards vivant dans le repos et d’un lempérament flegmatique.

8. Traitement. — Afin d'éloigner, autant que possible, le terme fatal , il est important de mettre en pratique les règles qui ont élé exposées précédemment (80).

CHAPITRE XII{,— DU DÉPLACEMENT, DU PRO- LAPSUS ET DE LA RUPTURE DU COZUR,

S I, Du déplacement et du prolapsus du cœur.

1. Distinction. — Nous avons parlé déjà du déplacement congénital du cœur (1) : il sera question ici du même vice comme résultat de maladies acquises (2).

2. Exemples. — On à vu en effet le cœur refoulé dans le côté gauche du thorax par l'estomac , qui avait pénétré dans la cavité pectorale à la suite d’une blessure du diaphragme (3), par une vomique des poumons (4), un empyème (5), une hydropisie enkystée (6), un anévrisme de l'aorte {7), par une poche remplie de sang (8), et le plus souvent par des stéatomes (9). Il arrive fréquem-

om

(80) C. x1, & 5, principalement les numéros 5 el 10, l'ITT 6 V Sen 2.

(2) Je regrette de n'avoir pu me procurer deux dissertations sur ce sujet: l'une de Jos. [. H. Zedleri, sur la position anormale du cœur, avec l'histoire d’une maladie de ce genre. Vratisl., 1817, et l’autre de K. Weese, sur l’ectopie du cœur. Berol., 1818, avec une grav. lithogr.

(5) Sennert, Practica, 1.

Lugd, Bat., 1650, p. 703.

(4) Senac, OP Ces Le 1V@e. 1e Ç Ps. P:

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