Schmidt, in Hufeland’s Journal, 25 B., 2 st., p
(5) Sæmmerring, De morbis vasorum lymphaticorum, p. 159.
(6) Larrey, Medicinische chir. Denkwürdigkeiten. Leipz., 1812, p. 825. Cfr.
Amelung, in Hufeland’'s Journ., 1816, nov., p. 15.
(7) Werdermann, in Mursinna, Neues Journal f. die Chirurgie, 1 B., 2 st., p. 188.
(8) Plenciz, Acta et observ. medica, Prag., 1783, p. 162.
(9) Boerhaave, V. Rariorum morborum historiæ Baldinger. Francf., 1771.
— Jaminson, in Edinburger Versuchen und Bemerkungen, 5 B., p. 488, — Cor-
I1, Ce XVe
MALADIES DU DIAPHRAGME
ment que des produclions morbides de ce dernier genre, développées dans le médiastin antérieur , repoussent en arrière les poumons et le cœur (10). Dans d’autres cas, les poumons et le cœur, ayant contracté adhérence entre eux, forment une tumeur qui vient faire saillie dans l'abdomen (11). Mais l’altération pathologique la plus remarquable consiste dans le prolapsus (12) ou la hernie du cœur, en un mot , dans la descente de ce viscère, qui non-seulement vient appuyer sur le diaphragme (par lequel il est quelquefois enveloppé (13) ), mais encore déprime le muscle (14) et parvient jusqu'à la région épigastrique.
Cette affection reconnaît pour causes :
l’anévrisme de l'aorte (15), le poids du cœur hyperthrophié (16), le relâchement des gros vaisseaux (17), l’hypertrophie du foie, accompagnte de hernie scrotale droite (18), et le relâchement du diaphragme , produit soit par une apo=
den, in Memoirs of the medical Society of London, t. vi, p. 122.—Horn, Neucs Archiv, f, med, Erfahr., 5 B., 1 Heft., 0. 50. — Kreysig, 1. e., 2 th., p. 866. — Mai, in Hufeland’s Journal, 19 B., 1 st., p. 111, — Meckel, De condit, cordis abnorm., p. 6.
(10) Bonet, Sepulchr., 1, n, sect. 11, obs. 4. — Corden, Memoirs of the medical Society of London, t. vi, p. 172, et Samml. auserl, Abhandl. f, pr. Aerzte, 25 B., 5 st., p. 323. — Kreysig, L. c., 2 th., p. 855.
(11) Sandifort, Observ. anat. pathol., p: 6.—Haen, Ratio med., t. 1, p. 109.
(12) Lancisi, De aneurysmatibus, 1. n, propos. 52, p. 81, et De mortibus subitaneis, p. 150.
(15) Zuliani, De quibusdam cordis afs fectibus, obs, 2, 3 4. Cfr. Leidenforst, Opuscul., t. 1, p. 3.—Senac, t. 1, p. 178.
(14) Morgagni, ep. xv, 55; ep. xvilé 28. — Ruysch, Advers. anat., dec, 1.
Ramel, in Journal de médecine, t. xLIX»
(15) Morgagni, epist. xvur, 25.
(16) Lancisi, 1. c.
(17) Lancisius, De aneurysmate, 1, 4, prop. 52, p. 81.
(18) Il m'est arrivé quelquefois de soupçonner une affection du cœur, et de ne trouver ensuite sur le cadavre qu’une hypertrophie du foie et une hernie scrotale. Le foie doit alors entraîner en bas le diaphragme et le péricarde, avec d’autant plus de force, qu’il est moins sou tenu par les intestins,
DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES
plexie antérieure, soit par des tumeurs qui compriment le nerf phrénique (19).
3. Symptômes. — Chez un malade affecté de déplacement du cœur, il y avait anxiclé, inspiration diflicile (20), suffocation imminente, déterminée soit par le mouvement , soit par le décubitus dorsal ; toux brève, fréquente, plaintive ; usage de la parole aboli, douleurs de poitrine, de l'abdomen, du dos; pouls irrégulier, palpitations rares et peu intenses, et sentiment de flucluation pendant la flexion antérieure du corps (21). Un autre éprouvait des douleurs dans la région du cœur, entre les épaules, de la difhiculté pour avaler et des vomissements (22). Un autre, exempt de dyspnée , ressentait une espèce de bouillonnement dans le ventre (23), Un autre était lourmenté par la faim ; mais les aliments , à peine ingérés , excitaient des incommodités graves (24). Un autre se plaignait de dyspnée quand il montait un escalier et de battements dans la région épigastrique ; il y avait en outre chez le malade émaciation du corps, toux et palpitations dans l'intervalle des sixième et septième côtes du côté droit, appréciables au toucher et à la vue (2b).
Un autre , le plus célèbre de tous (26), ressentait une donleur fixe sous la mamelle gauche , des douleurs vagues dans la poitrine et les épaules, et de la toux ; le décubitus n’était possible que dans la flexion antérieure du corps, les genoux et les coudes appuyés sur le lit ; le pouls ne présentait rien d’anormal. Dans le prolapsus on la hernie du cœur. indépendamment de plusieurs des symptômes que nous avons indiqués, on observe l'absence des battements du cœur au côté gauche de la poitrine, et leur présence dans la région épigastrique.
4. Diagnostic.— On ne doit pas trop se hâler de conclure à l'existence d'un
EE
(19) Testa, op. cit., ce xIT, tir. (On soupçonne qu'il y à en même temps, dans ce cas, perception de la chute des côtes, dont parle Morgagni (ep. xxvi, 21; ep. XLY, 25). |
(20) L’expiration était facile.
(21) Sandifort, |. c.
(22) Saminson, I. c.
(23) Zuliani, 1. c.
(24) Testa, |. ç.
(25) Mai, L. c.
(26) Le marquis de St-Auban, V. Boerhaave et Kreysig,l. c,
déplacement du cœur, dans les dissections pathologiques ; car la situation de ce viscère peut subir plusieurs changements par la position seule du cadavre (27). Chez les sujets les mieux portants, le cœur n’occupe pas toujours non plus la même place : il s'élève pendant l’inspiration , tandis qu'il descend pendant l'expiration (28). Il faudrait pouvoir distinguer, dans le cours de la maladie, les symplômes du déplacement du cœur d’avec ceux que font naître les affections qui produisent ce déplacement. Mais gardons-nous surtout de nous laisser induire en erreur par l'existence de battements dans le côté droit du thorax ou
dans la région épigastrique , battements
qui dépendent souvent d'un anévrisme
de l'aorte (29).