C'est ce que j'ai également observé moi-même
(50) Michelotti, Epist. infra cit. — G.
Blaue, in Medico-chirurgical transactions, t. v. (L’aorte était entièrement oblitérée depuis l’origine de la sous-clavière gauche jusqu’à celle du canal artériel). — Goodisson, in Dublin Hospital reports, t. 11. Journal de médecine, chi= rurgie et pharmacie, t. xxx, 1815; avril, p. 577 (oblitération de l'aorte descendante avec dilatation des autres artères et du cœur), — Hodgson, E c., p. 113 (oblitération des artères fémoralc; radiale, cubitale, tibiale, du côté droit}:
= Rostan, dans le Nouveau Journal de médecine, chirurgie et pharmacie, 1818, janv., t 1, p. 81. (Il parle d’un cas d'os blitération de l’artère brachiale, produi= sant l’isochronisme du pouls sur les deux bras, et ilrenvoie à une observation sems= blable de Morgagni, 1. c., epist. xxx1v; 25).
(*) J. Bryant, in The Edinburgh medical and surgical Journal 1825, janv.
(Oblitération de l’iliaque externe, suivié de la gangrène du pied.)
DU PÉRÊCARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES. 481
tuniques gonflées (51), ramollies (32), décolorées (53), épaissies (54), calleuses (55), inégales (56), cartilagineuses (57), marquées d'excroissances fongueuses, granuleuses (58), de petites tumeurs (59), de croûtes calcaires (60) (sous forme de taches, d’écailles, de pointes, d’anneaux, de sable, de pierres (61)), ulcérées (62),
(51) Monro, 1. c. — Hodgson, 1. c., p. 56, tab. 1, fig. 2, p. 271.
(52) Portal, Cours d'anatomie médicale, t. 111, p. 127. — J.-P, Frank, L c.,
(55) Morgagni, epist. xvin, 2; epist.
xx1u, 4; epist. xxv, 10; epist. xxvi, 56; epist. xLur, 22; epist. xLIV, 3; epist.
zx1v, 12, 19; epist. zxvir, BA.
(54) J.-P. Frank, 1. c., p. 148.—Hodgson, |. c., p. 11.
(55) Bang, Act. Soct. Havyn., t. 1, p 17. (Cause des palpitations de cœur.)
(56) Morgagni, epist. 1v, 21.— Hodgson, Î. c., p. 37.
(57) Ilodgson, 1. c., p. 35.
(58) Idem, ib., p. 7.
(59) Le médecin de Trombelli éprouvait de temps en temps une douleur sows le sternum, et avait le pouls intermittent. Ces symptômes ayant augmenté, au bout de quelques années il fut affecté d’une dyspnée intense, avec pouls nonseulement intermittent, mais encore inégal. Trois jours après il était mort.
On trouva à l’orifice de l'aorte, entre les tuniques mêmes de cette artère, une tumeur da volume d’un œuf de pigeon, qui remplissait toute sa cavité; elle renfermait quelques cuillerées à café de pus.
Pietro Paolo Dell’ Arme, Saggi di medicina pratica, con note di Borsieri. Faenza, 1768 (observ. 35.)
(60) C. xv, S 2, n.1.
(61) Tulpius, Obs. med, 1. 11, c. xxv, p. 154, tab. vi. (Pierre de deux gros dans l’aorte),—Buttner, Anatom. Wahrnehm., 3 B.; p. 17. (Concrétions pierreuses dans les artères de l'utérus), — Kinglake, Lond. med. Journ., 1789, t, x, P. 1v, p. 344. (Substance pierreuse d’un demi-gros entre les tuniques de l'artère pulmonaire.) Eph. nat. cur.; dec. 111, an. 4, p.105. (Dans les artères coronaires du cœur). On trouve d’autres exemples de pierres développées dans les artères, chez Schenk, Obs. med., 1. n, obs. 235; — Chr. Lang, Misc. nat, cur. med.
Lips., 1664, p. 14; —Chomel, in Philosoph. transact,, n. 512. In Miscell, nat.
eur., dec. int, an. 4, Append., p. 105.
Eph. nat. cur., cent. 1, obs. 3; cent. x; Append., p. 442; — Schurig, Lithologia
Frank. som. 1v.
(et dès lors avec épanchement de Sang ; soit dans les viscères contigus aux artères (63), soit dans le tissu cellulaire voisin ; épanchement susceptible de disparaître quelquefois par l'absorption veineuse (64) ), dilatées (64), friables (66),
Dresdæ, 1744, p. 229; — Walter, Obs.
anat., p. 44.
{62) Stork, Ann. med, 11, p. 262. — Theden, Unterricht fur Unterwundarzte bei den Armeen. Berl., 4782,1p. 950. — Hodgson, 1. c., p. 51, tab. 1, fig. 4.— Fanzago, Osservazione di un ulcere nell’ aorta. V. Nuovi saggi della C. Regia Accademia di scienze, lettere ed arti di Padova, t. 1. Mais il faut bien distinguer, des ulcères primitifs des artères, les érosions que détermine sur ces vaisseaux le pus d'un abcès voisin. Ainsi Cruikshank (Geschichte der. Einsaug-Gefasse. A.
d. E., p. 118) a vu un bubon vénérien occasionner une hémorrhagie mortelle, après avoir corrodé l'artère sous-jacente.
J'ai observé moi-même, en 1798, à l’hôpital de Vienne, un bubon inguinal gangréneux du côté gauche, qui envahissait les téguments abdominaux dans l’étendue de la paume de la main et plus, en déterminant une érosion mortelle de l'artère épigastrique. On trouve d’autres cas analogues dans Schenk, Obs, med., 1. 1, obs. 250, p. 455; —Morgagni, epist.
vu, 9; epist. xvi, 4; epist. XAVI 5 T5 17, 21; epist. xxvn, 2, 22, 24, 95, 98 ; epist.
xl; 24; cpist. xt, 39, Dans les Aet.
medic. Berol., dec. 1, t: vnr, p. 86. Chez Weïtbrecht, in Commentar. Acad. Petropolit., t, 1. — Sandifort, Obs. anat.
path., J.1, ©. u,p..53 |
(63) Van Dovern (Observat. anatom.
pathol. Lugd. Batav., 1789, obs. 1) cite un cas de rupture de l'aorte, avec passage du sang dans l’œsophage, adhérent à ce vaisseau, J'ai vu un exemple toutà-fait semblable dans le grand hôpital de Vienne, en 1799.
(64) Anévrisme par anastomose de J.
Bell (Principles of Surgery, t. 1, p. 450; t. 11, p. 255), Angiecstasie de Hodgson (I. c., p. 77), Cfr. Freer, Observations on aneurysm., p. 28, plate 5. — Else, Medical Observations and inquiries, t. 118, p. 169. — Pearson, Medical communications, p. 95. — Scarpa, Uber Pulsadergeschwülste, p. 294, | |
(65) Voy. plus loin, c. xvi, $ 5, n. 1,
(66) Morgagni (epist. zu, 35. Cfr.
epist, zin, 8, 86) et Pyl (Aufsatze und
Beobachtungen aus der gerichtl. Arzneyw., 4 B. Beobacht, 7, 8) citent des cas de rupture de J’aorte, sans fracture
gangrenées (67) et assiégées d’hydatides (68).
2. Causes. — L'inflammalion des artères, considérées isolément, estordinairement due à des causes traumaiiques dont la plus fréquente est la ligature de ces vaisseaux (69), surtout quand ils ont été affectés d’anévrisme (70). L’inflammation aiguë de tout le système artériel, plus commune chez les hommes que chez les femmes (71), reconnait les mêmes causes que la péricardite. Les principales sont les affections morales, la course précipitée (72) et la suppression de Îa transpiration; il faut peutêtre ajouter la boisson du vinaigre (73).
Les artères s’enflamment chroniquement sous l'influence de la goutte, de la syphilis, du mercure (74), du scorbut (75), en
des côtes ni des vertèbres, à la suite d’un coup de bâton sur la poitrine.
(67) Hodgson, I. c., p. 55.
(68) Morgagni, epist. vi, 12; epist.
xxr, 49; epist. xznr, 17, 18.
(69) Hodgson, I. c., p. 7: « Ich saho die Entzundung der innern Haut nach der Unterbindung der Schenkelarterie bei einer Amputation sich bis zum Herzen ausdehnen. » OEhme, De morbis recens natorum chirurgicis. Lips., 1775. (Inflammation de l'artère hypogastrique déterminée par la ligature du cordon ombilical.)
(70) Cline, Transact. of a Society for the improvement of med. Knowledge, t. 1, p. 171. — Abernethy, Surgical observations, P. 1v, p. 230.
(71) C’est ce que prouvent les exemples de mon père et les miens.
(72) J.-P, Frank, 1. c. (Assassin en fuite).
(75) Mon premier malade attribuait sa maladie à ce que, se trouvant en voyage pendant la nuit, la soif le força de s’arrêter dans une auberge où, par méprise, on Jui donna au lieu d'eau du vinaigre, qu'il avala d’un trait. Mais cette soif était peut-être déjà elle-même un symptôme de l'affection commençante.
(74) Scarpa, Uber Pulsadergeschwülste, p. 62. — Corvisart, 1. c. — Richerand, Nosographie philosoph., t. 1v, p. 74.
—Hodgson, 1. c., p. 12, tab. 1, fig. 5.
Si le mercure peut déterminer l'érosion des téguments, comme le prouvent les exanthèmes mercuriels, et celle de la muqueuse de la gorge, ainsi que le démontre l’angine vénérienne, pourquoi ne produirait-il pas le même effet sur les tuniques des artères ?
(75) Cfr. P. j1, chap. du Scorbut.
DIAPHRAGME , un mot des maladies spécifiques (76).
S IIT. Diagnostic. Pronostic. Trailement.
1. Diagnostic. — En comparant les symptômes de l’inflammation du système artériel avec ceux des fièvres inflammas toires , on se confirme dans le soupcon que celles-ci sont le résultat de la première (77). Nous serions aussi portés à penser que cette inflammation ellemême existe souvent dans certaines affections -exanthémateuses (78), dans le rhumatisme aigu des goutlteux (79), dans“ l’anasarque inflammatoire rhumatismales (80), et dans les hémorrhagies (81). Il est:
difficile de la distinguer de la péricars dite et de la phlébite (avec lesquelles elle
(76) Hodgson, 1. c., p. 12. — Kreysig, 1. c., 2 th. p.747.
(77) Un médecin distingué d’Allemagne, Wedekind, a émis le premier cetteopinion.
(78) Par exemple dans la scarlatine et la rougeole. Dans l’une comme dans l’autre de ces affections, à cause du rap:
port sympathique qui existe entre la peau et la membrane interne des artères Dans la scarlatine, à cause du sédiment puriforme de l’urine, lequel forme dans ce liquide comme une desquammation intérieure, et à cause de la tendance de cette affection à déterminer l’hydropisie, qui accompagne le plus souvent les maladies du système artériel. Dans la rougeole, à cause de Ja tendance aux hémorrhagies et à la gangrène.
(79) Nous avons déjà dit que le cœur s'enflamme fréquemment dans cette maladie. Ajoutons les angoisses qui survien:
nent dans le rhumatisme aïgu des gout:
teux, et que ne saurait expliquer la seule phlogose des muscles, des tendons et des ligaments ; la mobilité de cette affections qui fait qu’elle passe instantanément d’une partie du corps dans une autres les hémorrhagies, et surtout l’épistaxis, qui sont ordinaires dans le cas dont il s'agit; les fréquentes ossifications des artères, que l’on trouve chez les indis vidus qui ont été sujets à la goutte; le sédiment abondant et spécifique que laisse déposer l'urine.
(80) Il n’est certainement aucune pars tie du corps qui soit susceptible de donner plus facilement lieu à une extras vasation de sérosité, que les vaisseaux exhalants eux-mêmes, c’est-à-dire les ar= tères.
(81) C. xx.
DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES. 483
se complique d'ailleurs fréquemment ).
Toutefois, si avec une fièvre inflammatoire intense, accompægnée d'anxiélé, de vibration des artères, de pouls très fréquent, spécifiquement dur, d'élourdisse- . ments, et d’un sentiment de défaillance, il n’y avait pas de douleur sous-sternale ou dans le côté gauche de la poitrine , et que le malade ne se plaignit point de mouvements désordonnés du cœur, on devrait conclure plutôt à l'existence d’une inflammation du système artériel qu'à celle d’une péricardite.
2. Pronostic. — L'inflammation des artères en particulier est surtout redoutable, à cause de la facilité avec laquelle la maladie peut se propager jusqu’au cœur (82). Quant à ceile de tout le sysième artériel, à moins qu’elle ne se termine par une criseheureuse, telle qu’une hémorrhagie.extérieure, des urines chargées d’un sédiment puriforme (83), une mélastase (84), ou par la mort subite, à la suite d'une hémorrhagie interne (85), de la gangrène (86) et de l’affaiblissement du système nerveux , elle dégénère inévitablement en lithiasis artériel , ou en une foule d’autres altérations susceptibles de développer un anévrisme.
3, Traitement. — Pour prévenir ces
ae
(82) Iodgson, L. c.
(85) « Pars maxima illius Iymphæ (a membrana interna arteriæ exsudatæ) a sanguinis torrente abstergitur... et per renes suo tempore excernitur ac, albi in urinis sedimenti sub specie, felicem in multis exitum promittit. » J.-P, Frank, 1. c., p. 18. 1 … 84) P. 1, t,1, c, vu, $ 72, 2, (Edit. de Leypsick.)
(85) Par suite de la rupture de petits abcès. C’est ainsi que, le 16 janvier 1800,
mon médecin adjoint, le docteur Schmidt,
traita un jeune homme de vingt-deux ans, qui était entré à l'hôpital de Vienne, uniquement pour des douleurs comme rhumatismales qu'il ressentait entre les épaules. On administra les diaphorétliques doux. Un lavement lui fut donné, le quatrième jour de son entrée, pour vaincre la constipation : il tomba mort pendant les efforts qu’il faisait pour le rendre. À l’autopsie, on trouva un petit ulcère de l’aorte, dans le voisinage du cœur. Le péricarde renfermait une notable quantité de sang.
(86) Si le lithiasis des artères peut déterminer la gangrène (c. xv, $ 1, n. 2), Pourquoi n’en serait-il pas de même des polypes qui bouchent les artères et fer- Ment ainsi au sang toute issue ?
résultats, il faut recourir le plus proip-
tement possible à la méthode que nous avons recommandée contre Ja fièvre in- Îlammatoire (87) et la péricardite (88).
Les évacuations sanguines étant indiquées , devra-t-on les obtenir à l’aide de l'artériotomie ?