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Traitement de la maladie causée

par la débilité, — Les moyens les plus

efficaces à employer ici sont l’infusion à froid d’écorce de quinquina officinal (44), le fer (45), le‘vin généreux , ét même le

‘café (16), sans parler d’une alimentation.

nourrissante , de l'air de la Campagne , de l'équitation , des voyagés et du soin, d'éviter toute contention d’ésprit.

4. Traitement dela maladie causée par la cachexie, — Nous avons observé des cas de mouvements anôrmaux du

‘cœur et dés artères , Chèz dés individus

cachectiqués , dans JTésquels tous Tes moyens thérapeutiques démeuraient sans effet , excepté ceux que les anciens regardaient comme propres à purifier le nous voulons parler dé la décoc-

(59) Galien l’émployait déjà.

(40) Hértod, Crocol., €: x1v.

(41) Riedlin Je Millénaire, 1® - 971 (el huileux de Sylvius),

:(42) Tralles, Usus opii, sect. ur, p. 164:

-æ Senae, L'c., p. 527.

(45) Sigaut la Fond, De l'électricité médicale, p. 15,15.

(44) Surtout chez les convalescents, avec du lait.

(45) Principalement dans la chlorose.

J'emploie de préférence la limaille de fer, Îe carbonate du mème métal, Ja teinture martiale préparée au cidre et les

eaux ferrugineusés de Spa, de Pÿrmonts S'il y avait èn même temps-quelque vice epéeMs il faudrait combiner les mars tiaux avec les résolutifs. « De tous les mélanges que l'éxpériènce autorise, a Sénac (1. c., $ 17), il n’en ést aucun qu produise dès effets plus marqués que les bouillons rafraîchissants, apéritifs amers, purgatifs, auxquels on joint un gros où deux de tartre martial soluble4 c’est le remède que j'ai employé te plus souvent avec succès, »

(46) Je l'ai employé plusieurs fois avec avantage. La propriété dont jouit le café de produire des palpitations de cœur, 6sl en effet le plus sûr garant de son ins fluence spécifique sur ce viscère,

DU PÉRICARDE;, RU COEUR, DES ARTÈRES LT DES VE NES. 5

tion de salsepareille, de squine, de douce-amère et de patience (47). Pourquoi, au reste, le sang ne pourrait-il pas pécher par sa qualité et irriter spécifiquement les organes qui le renferment ?

Quand il existe une diathèse scorbutique, on doit la combattre par les moçens appropriés. Chez les scrofuleux, et surtout chez les goutteux, les remèdes Les plus efficaces sont les éxutoires (48).

5. Traïtement de la maladie causée par les affections des viscères abdominaux,— Lorsque les mouvements anormaux du cœur et des artères dépendent d’une affeclion nérveuse des viscèrés abdominaux compliquée de faiblesse, les eaux minérales à la fois toniques et résolutives , par exemple, celles des sources d’Ems, sont le meilleur moyen que l’on puisse employer ; viennent ensuite les extraits légèrement amers , et surtout celui de fumeterre (49). L’oxide de bismuth (50) doit être préféré, lorsque la sensibilité morbide des pleius abdoininaux joue Je principal rôle. Si la maladie est le résultat d’un obstacle apporté au cours du sang par les viscères abdominaux obstrués, on retirera encore beaucoup d'avantage de l’emploi des eaux salines, principalement de celles de Cärlsbad ; de Marienbad et autres eaux ämères (51), ainsi qué dés extraits résolutifs , eñ particulier de ceux de chiendent, de leontodon taraxa-

cum, de chicorée; des sels neutres, :

êt surtout des lartraies dé potasse et de soude, du sulfate de soude ou de magnésie; mais rien ne saufait être comparé, dans Je cas dont il s'agit, aux piluies de Saiffert (52).

(47) La décoction suivante est mon re- Mède de prédilection. Pr: Racines de squine noueuse et de bardane, de chaque demi-once ; tigés de douce-amère,; deux gros. M. pour une décoction. mn h dt

(48) « Maxime valens in palpitalionibus, ut ego sum experlüs; felicissime cauterium adhibitum. 5 Mercufialis cité par Sénac (1: c., & 19). ste |

(49) Sous forme de pilules, à la dose de deux gros par jour. à

(50) Odier, dans le Journal général de médecine, t. Lxviit, p. A9. Jai

(51) Le Bitierwasser de Silésie est le moyen que j'emploie le plus ordinairement. Re

(52) Pr. Extrait de gentiane, demionce; fiel de bœuf, trois gros; scammonée, deux gros. M. avec soin, et divisez encent soixante-deux pilules. À prendre

Frank, Tom, 1v.

ee (a

CUAP. AVUL = pe rÀ Priéoite $ Ler. Definition. ditlérature,

1. Définition. — On appelle phiébite (1) linflammation des veines, princi-

us

de quatre à huit le matin à jeun, où avant le dîner. Ce précieux reméde m'a été indiqué par Odier (Manüel de médecine pratique, et Abhandl. f. Pr. Aerzle, 22 B., p. 144), et je l'ai souvent employé avec un grand succès, surtout en l’As8o- Ciant avec un gros de feuilles de digitale pourprée, Le cas suivant peut sérvir à faire apprécier la valeur de cette for:

mule, Étant à Vicrine, en 1819, je trouvai le célèbre compositeur de musique, Ahtoine Salieri, alors sexagénaire, dans tn état maladif qui avait singulièrement changé son habitude extérieure, « Qu’avez-vous donc, mon ami? lui dis-je, — Ah! me réponditil, j'approche de là tombe; car la malädie dont je suis atteint depuis treize ans augmente mains tenant tous les jours de gravité. Ze suis forcé de passer les nuits entières assis, sans dormir, et si j’essayais de me coucher, je serais sûr d’éprouver subitement de violentes palpitations de cœur, des an= goisses mortelles et des défaillances, accidents que je n’évite même pas toujours en restant assis. Le malade ne ressentait du reste aucunes douleurs, soit de la poitrine, soit du bras, et il ne présentait

. pasle moindre symptôme d’hydrothorax.

De plus, il n'avait été soumis précédémment à l'influence d’aucune çeause capable de développer une affection orgapique du cœur ou de !’aoïte. Son état extérieur portait plutôt à soupçonner uné obstruction. des yiscères abdominaux, soupçon que confirmait assez l'examen du ventre. « Quel est le médecin qui yous traite? lui démäñdäi.jé. -— j’ch ai eu plusieurs, me dit-il, mais inütilement, — Mon ami, répliquäi-jé, je n'ai l'habi.

tude de offrir à personne, imais jé vous exceple; car je voudrais, pouf tant de soirées délicieuses que m'a fait passer votre musique; vous procurer au moiiis quelques nuits tranquilles, Essayez; je vous prie, les pilules que je. vais vous prescrire. » J’eus beaucoup de peine à lui faire accepter ma proposition; mais

le succès fut tel, qu’au bout de quelques

semaines il se trouva entièrement rétas bli, et il a vécu jusqu’en 1823, dans lé.

tat le plus satisfaisant. Toutes les fois que, depuis sa guüérison, il ressentait les prodrômes de son ancienne maladie, il les dissipait sûrement avec un petit nombre de pilules.

(1) Du grec phéb; veine,

palement de leur membrane interne, caractérisée par une douleur ardente, Ja tension et la tuméfaction des parties situées sur le trajet du vaisseau affecté , avec fièvre présentant d’abord des caractères inflammatoires, et plus tard typhoïdes.

2, Littérature.—Arétée (2) a parlé en termes clairs de la phlébite, qui a été indiquée ensuite par Lancisi (3), Paré (4), Dionis (5), Platner (6), Blancsrd (7), Swieten (8), Morgagni (9), J. Hunter (10), Clark (11) , Osiander (12), et autres. Mais la connaissance approfondie de cette affection est due à J.-P. Frank (13), Shirven (14), Palletta (15), Schmuck (16), Meckel (17), Schwilgué (18), ÂAbernethy (19), Dundas (20), Russel(21),

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