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Z'rattement de la maladie locale

— Quand la phlébite a été déterminée:

par une saignée, il faut avant tout examiner avec soin si la pointe de la lancette rompue ne serait point restée entre les lèvres de là plaie ou entre les parois de la veine ; dans cé cas on devrait extraire le corps étranger. On peut en dire autant par rapport aux ligatures et à d’autres causes irritartes. Quant à l'état inflammatoire de Ja veine, on le dissipe d'autant plus sûrement, à l'aide de l’oxycrat froid et d’une dièle sévère, que la maladie est plus récente (23). D'autres praliciens conseillent la glace, l’extrait de saturne, les embrocalions et surtout les sangsues appliquées sur le trajet de la veine enfammée ; mais nous avons lieu de craindre que ce dernier moyen n’augmente l'irritation (24), à meins que les saignées ne soient appliquées à une grande distance de la veine malade. Ces craintes sont nulles pour ceux qui cherchent à provoquer l'inflammation adhésive de la membrane interne de la veine par un surcroît d’irritation, dans le but de déterminer l’adhérence mutuelle des parois

hier), Blancard (1. c., p. — 14), Furst (Ephem. nat. cur., dec. 11, an. 40, obs., 475), ont observé cette affection sur les veines coronaires du cœur; — Baillie (1. c., p. 134), sur la veine cave près de sa division en veines iliaques ; — Marcartney (Hodgson, 1. c., p. 536), sur la veine saphène; — Walter, Anatom. museurm, beschr. von 3.-A. Walter , 4. Th., Berl., 4796), sur la veine crurale;—Murray (Acta medica Suecica, t.r, p. 344), sur la veine poplitée qui renfermait beaucoup de petits os jusqu'au tronc de la veine crurale,

(21) Hunter (Med., obs. and inquiries, vol. v, p. 553) rapporte un cas dans lequel un anévrisme de l'aorte compriimait si fortement la veine cave supérieure et les troncs des veines jugulaires et sous-clavières, que ces vaisseaux avaient presque changé de forme.

(22) Hodgson (I. c., p. 547) et Puchelt (1. c., 201) en rapportent des exemples,

(21) Ibid.

gesammelt von 3.-G. Walter,

MALADIES DU DIAPHRAGME

du vaisseau et d'empêcher ainsi le transport du pus dans le torrent circulatoire.

Pour atteindre sûrement ce résultat, ils proposent en outre la compression de la veine , tantôt au-dessus (25), tantôt audessous (26) de l'endroit affecté. Un médecin expérimenté (27) rejette avec raison cette indication hypothétique. La section transversale de la veine malade (28) nous paraît préférable, à moins que ce vaisseau ne soit silué si superficiellement qu'une semblable cpération ne laisse craindre une hémorrhagie. Enfin, les cataplasmes émollients et narcotiques apporteront un soulagement d’autant plus marqué que la maladie sera plus ancienne et la tension des parties affectées plus considérable,

2. Traitement de la maladie générale. — Lorsque l'affection devient générale, 1l faut essayer l'efficacité de la saignée pratiquée près du foyer du mal, sans négliger du reste les autres moyens anti-phlogistiques. Les acides végétaux, tels que le jus de citron, l’acide tartarique, et, pour tenir le ventre libre, la décoction de pulpe de tamarins, méritent principalement d’être recommandés. — Nous n’osons rien assurer encore de la vertu des feuilles de digitale pourprée, dans cette circonstance. Nous avons plus de confiance dans l’infusion de douceamère, COnvainçus que nous sommes que ce médicament agit d'une manière aussi spécifique sur les veines que le précédent sur les artères. On se guidera d’après les règles générales établies ailleurs (29), pour combattre les symptômes typhoïques. Lorsque la peau est sèche et brûlante, et le pouls fort, dur, il ne faut pas négliger les affusions et les lotions d’eau froide. Dans le cas contraire nous avons obtenu de bons effets du camphre à petites doses et associé au nitrate de potasse. Au reste , il est essentiel de se défendre du fatras des remèdes, d’autant

plus nuisible ici que l’on a affaire à une

maladie qui n'attend guère sa crise que du temps.

(25) unter, 1. c.

(26) Abernethy, I. €.

(27) Hodgson, I. c.

(28) Breschet et Villermé, 1. c., p. 562.

(29) P. 1, vol, u, c. 1v, $ Lv. (Edit. de” Leypsick.) :

DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES

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