‹ Traité de pathologie interneChapitre 244 sur 277 · Terminaison. — À moins que la · texte numérisé non relu

Terminaison. — À moins que la

maladie ne se termine par la résolution, ou par {a mort, ou par l’ulcération des veines , elle finit par amener l’oblitération ou la dilatation (1) du vaisseau affecté. .

3. Resolution. — On peut espérer la résolution de la phlébite, lorsque le traitement local empêche la maladie de s'étendre à tout le système, ou lorsque, dans le cas contraire, la lymphe coagulable mêlée au sang est poussée au dehors par les urines ou par d’autres émonctoires, ou bien qu’elle se fixe dans une partie déterminée du corps. La phlébite, même après sa résolution complète, laisse quelquefois dans les veines affectées un état de sensibilité morbide (2).

4. Ulcération.— Nous avons dit qu’il se développe, dans certains cas, de petits abcès sur le trajet des veines enflammées à la suite d’une saignée (3). Il arrive aussi très-fréquemment que ces vaiseaux s'ulcèrent lorsque l’inflammation vient se joindre à un état variqueux (4). On a vu en outre: la veine jugulaire interne ulcérée (5); la veine cave corrodée dans le voisinage du cœur, et à sa surface interne (6), perforée près de l'oreillette .

droite (7) ; la veine cave supérieure dé-

(1) Cirzcenx

(2; Pelikan, 1. c. (Une femme resseri= tait, toutes les fois qu’elle éprouvait quel: que affection morale, de la douleur dans le trajet des veines d’un membre qui avait été atteint de phlébite , et voyait les vaisseaux autrefois malades se gonfler).

(4) CG. xix.

(5) Travers, 1. c., p. 255.

(6) Morgagni , epist. zur, 57. (Chez un individu mort subitement, à la suite d'une lésion extérieure).

(7) Bellini, De morbis pectoris, tit. de internis pulsationibus. — Lancisi , 1. c.

— Portal, Cours d'anatomie médicale,

DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES

chirée (8), l'inférieure percée de trons (9), et la veine :zygos abcédée (10). On assure également que les veines peuvent être corrodées par des ulcères conligus (11).

5. Occlusion. — L'occlusion des veines peut avoir lieu : 1° par l’adhérence de leurs parois entreelles(12), et cetteadhérence , résultat de l’inflammation, est tantôt salutaire (13), tantôt funeste (14), tantôt indifférente (15); 2° par l’épaissis-

t.111, p. 854. (Une hémorrhagie du péricarde fut le résultat de cette altération.)

(8) Doubledey, Medic. observat. and inquiries. Lond., 1776, vol. v, p. 144.

(Chez un cavalier qui, atteint de vertige, tomba de cheval et mourut en quarantehuit heures). — Suivant Lovadina (Memorie scientifiche e letterarie dell’Ateneo di Treviso , t. 1, 1817), les deux veines caves ont pu se rompre à la suite d’efforts pour rejeter un os avalé , et par la toux violente qui fut le résultat de cet accident.

(9) Pachelt, I. c., p. 192.

(10) Haller, De morbis internis, 1. 11, & XV:

(11) Puchelt, 1. c., p. 190.

(12) On en trouve des exemples chez Bartholin, Obs. anat., cent, un, hist. 33 (veine cave inférieure près du cœur) ; — Winkler, De vasorum lithiasi, vol. 7, $ 6, not. a (item); — Morgagni, epist.

Lvi, 10 (veine iliaque); — Hodgson,l. c., p. 545 (veine iliaque), p. 544 (veine fémorale), ibidem (veine jugulaire interne); —Edinburgh med. and chirurg. Journal, vol. vir, p. 407, et vol. v, p. 557 (veine jugulaire interne).

(13) En ce que les hémorrhagies sont arrêtées par ce moyen. Cfr. c. xx,

(14) Rhodius, Mantiss. anat., n. xx1, p.15. (IH a trouvé les veines rénales et iliaques oblitérées chez un hydropiqne.) — Haller , Op. pathl. , obs. 20, et Program. de aortæ et venæ cavæ gravioribus quibusdam morbis (cas analogue).

(45) Albinus (Acad. annotationes, |.

Vit, C. IX) rapporte ua cas dans lequel la veine cave était oblitérée et adhérait aux verlébres dorsales près des veines iliaques, sans que ni les viscères du bassin, ni les extrémités inférieures s’en réssentissent d'une manière marquée.

Le malade dont parle Knape (Hufeland’s Journal, 5,1. Ueft., p. 122), et qui avait la veine cave inférieure complètement ublitérée par suite de l’inflammation et de l’épaississement de ses parois, à vécu plusieurs années. On lit chez Baillie

sement de ces mêmes parois; 3° par la formation d'un caillot (16), comme polypeux, qui est quelquefois utile (17) ; 4° par une masse graisseuse et une substance médullaire (18) ; par des concrétions pierreuses (19), qui confirment la possibilité du lithiasis des veines (20), et

(Transact. of a soc. for the improvement of med. Knowledge, vol. 1, p. 127, ét anatomie d. krankhaften Baues, du même auteur) un exemple d’oblitération de la veine cave ; dans lequel ce vaisseau ressemblait à un cordon ligamenteux et ne se laissait point distendre par l’insufflation , depuis l’origine des veines rénales jusqu’à l'oreillette droite du cœur.

(16) Haller, 1. c. Program., p. 6, Opusc., obs. 19 (dans la veine jugulaire interne gauche ; au-dessous de la parotide), — Morgagni , epist. zvi, 10 (dans la veine fémorale) , — Coates, in Chapmans Philadelphia Journal, 1822 (dans la veine cave).

(17) D’après Hodgson (1. c., p. 5354), les veines sont bouchées près des endroits gangrenés par un caillot de sang qui prévient leur hémorrhagie.

(18) Bontius, De medicina Indorum ; 1718, L.1v, obs. 8, p. 101 ( dans la veine cave inférieure, chez un individu dont la région ombilicale présentait des battements semblables à ceux du fœtus dans le sein de la mère). — Hodgson, 1. c., p. 557, (Il a trouvé un tubercule comme squirrheux dans la veine splénique dilatées)

(19) Schenk, 1. 11, obs. 8 (à la suite d’une saignée du pied, il sortit plusieurs calculs de la veine); obs. 7 (dans la veineporte). —4.-G. Walter, Obs. anat., p: xuv, et Museum anatom., Berolinense, 1805, p. 422 (dans les veines vésicales et utérines, — Lobstein. V. Cruveilhier, Essais sur l’anatomie pathologique, t. 11, p. 70 (dans les veines hémorrhoïdales , vésicalés et spermatiques). —Rosenmuller. V. Puchelt, 1. c., p. 210 (dans les veines vésicales). — Dupuytren. V. Cruveilhier, 1. c., p. 71 (dans les veines tibiales antérieure et postérieure). — Tilorier , ibid. (dans les veines sous-cutanées du pied).—Langstaff, apud Hodgson, 1. c., p. 556 (dans les veines de l'utérus et de. la prostate). — John, Chemische Untersuchungen mineralischer , vegetabilischer u. animalischer Substonzen.

Berl., 1816 (dans les veines utérines), et moi-même (dans les veines de l'utérus).

(20) Les veines sont beaucoup plus rarement atteintes de lithiasis que les artères. Cependant Bonet (V. Cruveil-

6° par des tumeurs externes (21). Dans tous ces cas, les veines collatérales dilatées suppléent ordinairement au défaut de celles qui sont oblitérées (22).

$ VI. Trailement.

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