Traitement des varices externes
— Nous laissons à la chirurgie le traitement des varices externes , en observant que l'on ne doit point les faire disparaitre quand elles sont liées à un vice de tout le système (76). En général il faut abandonner à la nature toutes les varices externes quelles qu’elles soient, à moins qu’elles ne s’accompagnent de douleur ou ne gènent l'exercice de quelque fonction. Cependant on peut recouvrir celles qui seraient trop proéminentes avec une lame de plomb ou de carton (77) doublée d’un emplâtre. L’argile mériterait peut-être aussi d'être employée en pareil cas, Lorsque la tumeur menace de
s'ouvrir, on doit l’envelopper avec un
bandage imbibé de vin (78). Nous faisons usage de bas de peau, que l’on peut serrer et relâcher à volonté. On conseille aussi {es lotions astringentes (79), l’alun purifié (80), le sel ammoniac (81), la sai-
ns rame
(76) Storch (1: e., p. 107), d’après l'hypothèse que la nature dépose dans les varices la matière morbide, a prétendu qu'il n’y avait pas toujours sûreté à les faire disparaître; toutefois la chose en elle-même mérite, pour d’autres raisons, de fixer l’attention des médecins.
V, P. m; chap. des Hémorrhoïdes anales,
(77) En allemand, Pappendeckel.
(78) Storch, 1. c. — Ettmuller, Opp:, t. 11, p. 814. | (79) Durr, in Hufeland’s Journ. d. pr.
Ileilk., 1895, inai, p. 47. (Contre les va-
“rices des femmes enceintes : Pr, Écorce
d’orme champêtre, racine de tormenlille, de chaque, une once, Faites cuire dans du vin rouge. Ajoutez vers la fin une once d'herbe de ciguë par livre de colature. Ajoutéz de plus un gros et demi d'extrait de saturne, et quatre onces
d'esprit de fourmi. M. Cette formule
ne pèche pas du moins par la simplicité.)
(80) « R. Aluminis, salis communis, fructuum acaciæ; hæc coque in aceto acerrimo : spongia hoc aceto ebria pro fomento applicetur, mane et vesperi, loco varicoso, et ita arctissime deligetur per mensem integrum. Postmodum ubi exsiccatæ apparent varices, removenda
est spongia, et solum stricte per quinque
vel sex menses locus varicosus est ligandus, donec omnino dispareat, » Ettmuller, 1..c. | ét:
(81) Richters Chirurgh: Biblioth., 4 B., p. 541.
gnée (82), la ponction des varices (83), leur incision (84), leur excision (85) et leur ligature (86). Si la vie était en danger, et que la compression fût insuflisante pour parer aux accidents, il faudrait appliquer le cautère actuel sur la varice (87).
2. Traitement des varices internes, — Il est basé sur les indications de détourner le sang de l'endroit affecté, d'empêcher la rupture de Ja veine, ou,
si elle a déjà eu lieu , de favoriser son
oblitération. Quant à la manière de remplir ces indications , soit par la saignée et les sangsues , soit par les résolutifs et les eccoprotiques, soit par les astringents et les toniques, nous l’avons indiquée à propos du traitement des maladies du cerveau, de la moelle épinière, des yeux, de la trachée et des poumons, et nous y reviendrons en parlant de celui des affections du tube intestinal, des organes urinaires et génitaux.