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Symptômes des varices internes

— Les symptômes des varices internes varient suivant le siége de ces dernières.

Ce sont, ainsi que nous l'avons dit déjà :

dans l’encéphale, la douleur de tête (34), l'encéphalite (35), l’apoplexie (36), Ja

(50) Varices renfermant du sang coagulé. V. Nessi, Istituzioni di chirurgia, t. 11, p. 146.

(31) Quelquefois périodique. V. Pelargus, Medicinische Jahrgange. , 2 B., p.

(32) Une varice du dos suppléait à la sécrétion menstruelle. (Eph. nat. cur., cent. vu, p. 206.)

(55) J.-P. Frank, 1. c., p. 70.

(84) P. nr, vol. 1, ec. u, $ 8, 5. (Edit. de Leypsick.)

(55) Ibid., e. 111, $ 44, 7.

(36) Ibid., c. v, $ 24, 5. « Varices sinuum venosorum minorum duræ meningis sunt rudimenta apeplexiæ , sæpe tales in fulguratis, sideratis apoplexia inveni. » Gilibert, 1, ç., p. Lxix.

MALADIES DU DIAPHRAGME

somnolence (37), la man'e (38); dans le canal vertébral, la rachialgie (39) ; dans les yeux, la cirsophthalmie (40), l’amaurose (41); dans la trachée.et les poumons (42), la difficulté de respirer, la toux, la pneumorrhagie et la phthisie (43); comme noûs le démontrerons plus tard, dans la bouche, la stomatorrhagie; dans l'œsophage, la dysphagie; dans l'estomac, la cardialgie, l’hématémèse ; dans les intestins, les coliques, la diarrhée sanglante et les hémorrhoïdes ; dans la vessie, la dysurie, l’ischurie , l’hématurie ; dans l'utérus, les flueurs blanches , la :

métrorrhagie ; dans le vagin, le coït sanglant ; dans les testicules , le varicocèle, etc. Le cœur lui-même n’est pas toujours exempt de varices (44).

3. Autopsie cadaverique. — On a trouvé des varices sur les veines cave (45), azygos (46), jugulaire (47), sousclavière (48), iliaque (49), porte (50),

(58) Ibid., c. xxv, $ 107, 2.

(39) Op. c., sect. nn, c. 1, $ 5, 4.

(40) Ibid., c. xvnr, $ 405, 28.

(41) Ibid., c. x1x, Ç 108.

(42) Tumeurs sanguines des poumons, V. La Diss. de Coschwitz, dans les Disput. .

acad. de Haller, t. n.

(43) P. 1, vol. vi, vis, c. 1v, S 16, 1; c. 1x, 6 38,2; c. x, $ 47, G.

(44) Albertini, in Commentariis Academiæ Bononiensis, t. 1, p. 389.

(45) Acta medica Berolinenéia, vol. vit, sect., v (chez un maniaque).—Bleuland, Spec. Acad. de difficili alimcntorum depulsione. Lugd. Bat. V. Samml. auserles.

Abhandlungen f, prakt. Aerzte, 9 B., p.

75 (chez un enfant de cinq ans). — Mor= gagni, epist. Liv, 37 (chez un jeure homme bien portant mort d’une blessure). — Hufeland’s Journal f. prakt.

Aerzte, 5 B, p. 820 (chez une femme asthmatique, affectée de lividité de la face et d'œdème des pieds).—Puchelt, 1:

(46; Morgagni , epist. xxvi, 29 (chez un phthisique). — Portal, Cours d’anatomie médicale, t. 111, p. 575 (chez un individu affecté de dyspnée et d'hydrothorax). : |

(47) Morgagni, epist. vin, 11 (chez un maniaque). — Hodgson, |. c., p. 555,

(48) Portal, 1. c., p. 554, 573.

(49) Bonet, Sepulchr. anatom., lib. vi, sect. 111, obs. 22.

(50) Stahl, vena portarum, porta ma Jorum (on peut du moins avoir des soupçons à cet égard). |

DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES

hémorrhoïdales (51), spermatiques (52), et sur les vaisseaux courts (53).

S III. Causes.

1. Causes prédisposantes. — Les varices, quelquefois congénitales (54), souvent héréditaires (55), affectent de préférence le sexe féminin (56), les vieillards, les individus sédentaires , et ceux que leur profession oblige à rester debout (57).

2. Causes excitantes. — Ce sont : la grossesse (58), le travail de l’accouchement (59), Its amas de matières féca-

(51) Vésale, De fabrica corporis hum., lib. 11, cap. xv, p. 662.

(52) Dyson, Memoirs of the medical society of London, vol. 111. Lond., 1791, p. 556.

(53) Wedel, Physiologia reformata. — Stange, V. Stahl, I. c., p. 29. — Lieutaud, Historia anatom. medica.

(54) Cortier, Précis d'observations de chirurgie. Lyon, 1802, p. 154. V. Samml.

auserl. Abhandlungen. f. prakt. Aerzte.

21 B', 2 St., p.149.

(55) « Senem nobilem Bruchsaliæ cognovi (Liber Baronet. Deyring) fere perpetuo somno correptum, cæterum sanum, cui omni fere anno varices rumpebantur Sponte ad crura, cum magno levamine.

Filius hujus viri non minus fuit somnoleatus, cum varicibus faciei. » Extrait des cahiers de mon père, qui lui-même, ainsi que je l’ai dit déjà, était affecté de varices considérables aux jambes, varices dont je suis également atteint, quoiqu'à un bien moindre degré jusqu’à présent.

(56) Storch (1. c., p. 103) observe avec raison que les femmes sont prédisposées aux varices, même indépendamment de la grossesse.

(57) « .... On voit souvent des varices à l'hôpital de St-Louis, sur des maçons, des. soldats, des danseurs de corde. »

Montfalcon, 1. c., p. 13.

(58) Haase, Diss. de gravidarum vari- Cibus. Lips., 1781. — Birkholz, De quibusdam gravidarum varicibus. Lips., 1782. — Lutzelberger, Diss. de symptomatibus quibusdam gravidarum, præcipue de varicibus, et œdemate pedum.

Jenæ, 1791. — Bh. H. Biasse, Diss. de Yaricibus, præsertim gravidarum, Berol., 4819, cum tab. aen.

, (59) On trouve chez Storch, 1. c., des exemples de varices développées pendant le travail même de l’accouchement,

les durcies dans les intestins (60), la dis-

tension de ces organes par une trop grande quantité d'aliments et par des

vents, les bandages et habits qui serrent

trop étroitement le corps (61), les con-

tusions, les fractures, les exostoses , la

fumée du charbon qui pénètre les ha-

bits, le feu des cheminées trop rappro-

ché des jambes, les ganglions mésenté-

riques, pulmonaires, augmentés de volu-

me , les maladies du cœur et des autres

viscères , la suspension de la respiration

déterminée par le chant, les instruments

à vent, les longs discours, les efforts pour porter des fardeaux (62), et les affections morales (63).

3. Cause prochaine. — Les uns l'ont placée dans la lenteur, l’épaississement , la densité, l’état mélancolique, atrabilaire (64) du sang ; d’autres, dans la débilité du système veineux ; d’autres, dans la dilatation des parois des veines ; d’autres, enfin, dans une phlébite antérieure.

Cette dernière opinion, sans toutefois exclure les autres, nous parait la plus probable.

$ IV. Diagnostic. Pronostic.

1. Diagnostic.— Nous voudrions bien distinguer la dilatation passagère des veines, effet de la chaleur, de l'exercice, d’un obstacle momentané au cours du sang (65), d'avec le mème état permanent de ces vaisseaux qui constitue les varices; mais nous ne saurions admettre la distinction qu’on a voulu établir entre la dilatation des veines et les varices (66) , attendu qu’elle ne repose que sur

pr

(60) Thom, Erfahrungen und Bemer-

kungen, p. 51.

(61) J.-P. Frank, I. c., p. 75.

(62) « In bajulorum et gravidarum tibiis, dit Gilibert, varices nodosæ observantur. » L. c.

(63) Albertini, 1. c., p. 388.

(64) D’après les anciens.

(65) « Præter mechanicas passivas, dit Gilibert, aliam speciem novi et novit Stahlius, in qua (varice) vera adest energia naturæ in hystericis observanda. In hoc casu varices numerosæ inveniuntur in cruribus, brachiis, prorsus evanidæ post aliquot dies. » L. c.

(66) Puclielt (I. c., p. 174) a établi Ia distinction suivante : dans la dilatation des veines, 1° tumeur cylindrique; 20 siégeant dans les grosses veines; 5° indolente; 4° n'’affectant point les

un jeu de mots et des données fausses, qu'elle est arbitraire, et, du reste, complèlement inutile. [Il n'en est pas de même de la division des varices en externes et internes, et en générales ou partielles, suivant qu'elles affectent le système veineux tout entier, ou seulement en partie. Îl est essentiel de se rappeler l’anévrisme variqueux(67), lorsqu'il s’agit d'établir le diagnostic des varices. Il y a lieu de soupconner l’existence de varices internes, toutes les fois que quelque partie extérieure continue avec les organes internes est recouverte de veinules variqueuses, et que le viscère malade présente des symptômes propres à déceler une semblable cause (68).

2. Pronostic. -— Les varices externes peu volumineuses et dues à des causes locales (69) offrent à peine du danger;

parties voisines; et 5° suivant une mar- ,

che chronique. Dans les varices : 4° tumeur globuleuse; 2% siégeant dans les petites veines; 3° douloureuse; 4° déterminant la rougeur et la tuméfaction des parties voisines; et 5° affectant une marche aiguë, :

(67) Cap. xvi, 5, n. 4.

(68) J.-P. Frank (1. c., p. 72) ajoute :

« Frequenter in senibus cCopiosis oculi albugineam varicibus obsessam, ac morbi Soporosi, apoplexiæ imminentis vestigia simul observavimus : ubi facile ad eamdem venarum cerebri, quam oculorum ea apparuit, conditionem conclusimus.

Sub dysphagia, cardialgia, vomitu chronico, interdum cruento , inprimis periodico. quorum aliam, quæ magis satisfaciat, rationem non detegimus; ubi venulæ pharyngis quamplarimum varicosæ cernuntur, si eundem venarum œsophagi ventriculi statum esse suspicamur, non semper à vero aberrabimus. In colicis doloribus, tensione abdominis, si recti inteslini venas turgere yideamus, aliarum Causarum defecitu, non sine fundamento ab abdominis infarctum localem, venosumque concludimus. Sub tumente ex venis hæmorrhoidalibus recto, si urinæ vel retinendæ, vel mittendæ difficultas periodice recurrat, sat æquo judicio in venarum, quæ vesicam, aut istius cervicem exornant, habitu varicoso, aut saltem infarctu sanguineo morbi causam collocabimus. » :

(69) Par exemple chez les femmes enceinies : « À partu absoluto hæ varices disparent; sed frequentior brevi spatio annorum graviditas has denuo venas in tumorem attollit, » J.-P, Frank, 1, ç., p: 74.

DIAPHRAGME

elles sont même quelquefois critiques (70), et elles peuvent empêcher la calvitie (71). Mais il n’en est pas ainsi quand elles présentent un volume considérable et qu'elles sont liées à des maladies qui affectent tout le système. Si on les néglige dans ce dernier cas, elles peuvent donner lieu à des hémorrhagies mortelles (72), et, par suite d’inflammations répétées, à des ulcères variqueux (73) et surtout au fongus hématode. Les varices internes , eu égard au siége qu’elles occupent, à la cause d’où elles proviennent et à leur étendue, sont ordinairement pleines de danger (74). Au reste, dans les unes comme dans les autres, la nature prévient elle - même quelquefois les accidents, de même que pour les anévrismes (7b).

(70) L’aphorisme suivant d'Hippocrate (sect. vi, aph. 21) est remarquable :

« Insanis, si varices vel hæmorrhoïdes supervenerint, insaniæ solutio. » Ces paroles sont confirmées surtout par les observations de Rolfink, in Med. consil., lib. 11. pà 1

(71) « Quicumque calvi sunt, his varices magnæ non fiunt. Quibuscumque vero Calvis varices accedunt, hi rursus hirsuti sunt. » Hippocratis, Aph., sect.

vi, aph. 54. Mon père portait dans sa jeunesse une perruque, qu'il put quitter plus tard, lorsqu'il lui vint, comme je l’ai déjà dit, des varices volumineuses aux jambes. J’ai eu moi-même autrefois une disposition très-marquée à la calvitie, mais mes cheveux reviennent maintenant, du moins à l’occiput, en raison du développement de mes varices On remarque le même rapport entre les varices et les cheveux, chez les individus :

affectés de la plique.

(72) Un cas de mort subite à la suite de la rupture d’une varice du pied a été observé chez une femme enceinte, par Storch (1. c., p. 409, 110), qui rap= porte en même temps un exemple sem.

blable dû à Germanni (Mise. nat. cur., M dec. i, an. 5, obs. 204).

(73) Heister, Institut, chirurg., P. n, p-1101.—Berstein, Handbuch fur Wund= arzte (varices)

(74) Baglivi, Prax. med., c. xi. De occultis et lethalibus viscerum varicibus,

(75) Gilibert (1. c.) dit avec raison:

« In aliis (varicibus) etiam natura sicuti in aneurysmatibus, saccum illinit stratis lymphaticis, densis, quæ rupturam ims pediunt.

DU PÉRICARDE , DU COEUR, DES ARTERES ET DES VEINES

S V. Traitement.

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