‹ Traité de pathologie interneChapitre 251 sur 277 · Symp'ômes précurseurs.—« Lors · texte numérisé non relu

Symp'ômes précurseurs.—« Lors

que les hémorrbagies ne surviennent pas subiterient , elles s’annorcent, dans les endroits qui sont visibles, par un état dé congeslion, le gonflement des veines, une tuméfaction légère, ou de la rougeur autour de la partie d'où le sang doit sortir. On observe également, soit dans les mêmes parties, soit dans les organes profondément situés qui vont être lesiége de l'hémorrhagie, un sentiment de plé-

ves , considérées chez l’enfant, l’adulte et le vieillard. Paris; 1805.

(88) Essai sur les hémorrhagiés actives du système muqueux. Paris, 1804:

(89) Systematischés Handbuchi zur Erkenntniss und Heilung dér Blutflusse, Wien, 1804.

(90) Diss. dé sistendis hæmotfrhagiis.

Grœn., 1801.

(91) Untersuchungen über dié Erscheinung, Bildung und Heilung der Blutflusse, Leipz.; 1805:

(92) Ueber die Blutflusse in medicinis: cher Ilinsicht. Braunschweig, 1805.

(95) Treatise on the process emploÿed by nature in suppressing the hæmorrhage from divided and punctured arteties, añd on the use ofligaturé. London; 1805.

(94) Ueber das Wesen der Heilung der Hæmorrhagien. Kopenhagen, 4806.

(95) Quelques considérations sut les hémorrhagies par lésion physique des vaisseaux, Paris, 1807.

(96) Essai sur les hémorrhagies: Paris, 1808. iQ Ÿ

(97) Traité des hémorrhagies. Paris,

(98) Hist. philosoph. et médic. des causes essentiellés immédiates ou prochaines des hémorrhagies. Orléans, 1815.

(99) Dictionnaire des sciences médicales, t. xx, p. 539.

(109) Ibidem, p: 571.

(1) Diss, nomenta quædam ad pathologiam et nosologiam hæmorrhagiarum venosarum spectantia. Marb., 18146.

(2) Diss. de hæmorrliagiis, ischemiam supplentibus adnexa hist: morbi, singularem casum exhibente hæmathidroseos et gastrorrhagiæ viçariæ, Vratisl,, 1822,

DIAPHRAGME

nitüde, de réplétion fatigaile , de ten: sion, de titillation, de prurit, de chaleur et quelquelois de frisson à un certäin dégré, bien!ôt suivi de chaleur, ét le pouls fréquent, plein, légèrement dur et récliement fébrile (3). »

2. Syÿmplômes essentiels. — « Ils varient siivaänl la grandeur de l’ouverture du vaisseau blessé et la force avec laquelle le sang s'échappe; Suivant là nature, les fonctions de la partie qui rejette le sang du le relient dans son sein après qu'il a été extravasé; suivant la cause qui a déterminé l'accident; suivant le sexe, l'âge,;-la constitution du malade et lés autres circonstances où il peut se trouver au momeht de l’hémor rhagie (4). » Si la perte du sang ést considérable, le malade ne tarde pas à tomber dans un état d’anxiélé extrême, auquel succèdent l’obscurcissement de la vue, des Lâillements fréquents, des vomissements, dés tintéments d'oreilles, et là scène sé terminé pat des défaillances et souvent des convulsions mortelles. Le

sang ainsi épanclié est quelquefois plus

épais où plus fluide qu'à l’état nôrmal, Sans qué pourtant l'analyse Chimiqué ait pü jüsqu’ici découvrir là moindre différence dans sès principes Constitulifs (5).

L'histoire particulière des hémorrhagies montré quelle énorme quantité de sang peut être ainsi perdue dans cértains cas (6). s

3. Autopsie cadavérique.— Nous ren- Voyons également dux trdités spéciaux des hémorrhagies, pour les phénomènes cadavériques. On y verra qué lé sang est fourni, tantôt par les ärtères, tatlôt par les veines, tantôt par ces deux ordres de vaisseaux à la fois, et cela souvent sans érosion de leufs parois (7): Les fastes de

(3) J.-P, Frank; Epitome, lib: v; pit, p. 95.

. (4) Ibidem, p. 97.

(5) Deyeux et Parmentier ; Sur l’anas lyse du sang:

(6) P. n, vol. v, c. xut, $ 64; 2; p.ti, vol, vi, c. 1x, $ 38, 1. (Edit. de Leyp= sick.) : Ô "A

(7) Bichat (Anatomie générale, t. 1.

Paris, 1801, p. 563) dit: « J'ai trèssouvent ouvert des sujets morts pendant une hémorrhagie; j’ai eu cécasion d'exa= miner, sous ce rapport, les surfaces bronchiques, stomacales, intestinales et ütérines; jamais la moindre trace d’éro= sion ne m’y a paru sensible, malgré la précaution de laver exactement les sur

DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES

l'art prouvent que, dans certains cas, les cadavres peuvent répandre du sang (8).

S III. Causes.

1. Causes prédisposantes. — Les prédispositions aux hémorrhagies sont : une condition particulière du corps ,9), souvent héréditaire (10), le temps des équinoxes (11), certaines constitutions an-

faces, de les laisser macérer et de les examiner même à la loupe, »

(8) Riedlin, Millenaire, n. 983, Eph.

nat. cur. ,; dec. nr, an. 4, obs. 51. — Garmann, De miraculis mortuorum. — Hagendorn, cent. in, obs. 43. — Pelargus, Medicinische Jahrgange, 3 B., p.577.

(9) Fordyce (Sammlung auserl, Abhand. f. pr. Acrzte, 11 B., p. 477) décrit des cas d’hémorrhagies considérables occasionnées par des blessures légères.

Ainsi un enfant de quatre ans du docteur Krassowski, agrégé de l’université de Vilna, éprouve des hémorrhagies dangereuses toutes les fois qu'on lui applique une ou deux sangsues. Des exemples d’hémorrhagies mortelles déterminées par la même cause sont rapportés dans les Act. r. societ. Havniensis ,: vol. 11,

obs. 126 ;—Eph. nat. cur., dec. 11, an. 2,

obs. 142,—Cfr. aussi : Heim, in Horn's

Archiv. f. med. Erfshrung, 1810, nov.,

P: 359.— Paulet, dans le Journal de médecine, t. xxx, p. 269. Qui ne connaît des enfants et des femmes chez lesquels le moindre contact suffit pour produire ces hémorrhagies cutanées qui portent le nom d’ecchymoses ? D'un autre côté, on rencontre quelquefois des individus qui peuvent, sans aucune perte de sang, subir les plus graves lésions, telles que l’arrachement de la main (Nov. acta nat.

cur. ; t. 1V, obs. 51) et du bras (Philo- Soph. transact , n. 449. Mémoire de la société médicale d’émulation, an, 5, p.

216), la blessure d’une artère (Philosoph. lransact., vol. zx), etc.

(10) On peut lire, sur la transmission de la tendance aux hémorrhagies pendant plusieurs générations, Otto, Account of one hæmorrhagie disposition existing in certain families, in The med. and physic. Journ. for. 1808. july., et Hufeland’'s Journal, 1810, may, p. 116, et sept., p.424. Cfr. Nassc in Horn'’s Archiv.

f: med. Erfahrung, 14820, 1 B., p. 585, 454. — Elsæsser, Geschichte einer Familie von Blutern in Wurtemberg (Hufeland, 1. c. 4824. Febr., p. 89).

(44) Fr. Hoffmann, Med, rat. systema, uv, Pin, 4.

Frank, Tom. 1v.

nuclles (12) et le sexe féminin. Chaque âge, au reste, a ses hémorrhagies propres (13).

2. Causes excitantes, — De l’histoire particulière des hémorrhagies, il résulte qu'elles sont déterminées par les causes qui lèsent les vaisseaux sanguins, soit physiquement (14), soit chimiquement (15), soit d’une manière mixte; par les obstacles quiempêchent la libre distribulion du sang dans toutes les parties du

(12) J’ai eu moi-même occasion de É reconnaitre l'exactitude de l'observation faite par Melitsch (Stark’s Archiv. f. die Geburtshulfe, 3 B., 4 SL.); savoir, que les hémorrhagies règnent quelquelois épidémiquement. Toutes les fois que cela avait lieu, l'atmosphère était extraordinairement sèche ou humide; ce qui me porterait à croire que l'électricité joue

ici.le principal rôle, Je ne saurais donc

m'empêcher de manifester le désir de voir poursuivre les expériences ayant pour but de déterminer le rapport qui existe entre l'électricité du sang et celle de l'atmosphère. S'il était vrai, par exemple, comme le prétend Vassalli ae Bellingeri, Sulla elettricità del sangue nelle malattie, in Annali di medicina compilati da Omodei, 1819, aprile) :

1° que le sang possède en général l’électricilé positive, et qu'il ne prend l’électricité négative que sous l'influence d’un état inflammatoire; 2 que le sang surchargé d'électricité ne forme point de couenne ; et 5° que Île sang pur électrisé perd en partie sa fluidité et devient dès lors plus épais et plus visqueux ; si cela était exact, dis-je, un vaste champ serait ouvert pour l'explication des phénomènes qui se passent dans les congestions, les inflammations et les hémorrhagies.

Dieu veuille que ce livre soit fondé sur autre chose que sur des assertions hypotaétiques!

(15) « Sic pucris nasus, juvenibus pul.

mones, ventriculus, alvus, vesica adultis cruorem facilius, quam partes aliæ fundunt. Jam senes iterum ad nares, sed maxime ad cCerebrum..... sanguinem emittunt, » J.-P, Frank, 1. c., p. 94. 1] rapporte les précieuses paroles d’ILippocrate sur les maladies des âges (sect. in, aph. 27, 29, 50).

(14) P. ex., les scarifications, qui ont eu quelquefois un résultat mortel (Eph, nat. cur., cent. 1x, obs, 8),

(15) P. ex., l’arsenic (Hildenbrandi, in Horn’s Archiv. f, med, Erfahrung, 1814.

sept., p. 617).

corps ; par la pléthore (16), par les boissons fermentées (17), par la chaleur (18), par Je froid.(19), surtout quand le corps est échaulfé par la raréfaction de l'air (20); par la course, par les saburres, la bile, les vers intestinaux, les fièvres contagieuses, les exanthèmes, par la méthode alexipharmaque (21), ou excitante (22), par la morsure des serpents (23), ét, principalement, par les affections morales (24).

3. Cause prochaine. — Il avait suffi à Hippocrate de connaitre les causes prédisposantes et excilantes (25), les symptômes (26), les effets (27) et les moyens de traitement (28) des hémorrhagies. Mais ceux qui sont venus après Jui ont voulu expliquer leur cause prochaine par les lois de l'hydraulique (29), par les qualités âcres et corrosives du sang (30), par une archée chargée du soin d’éliminer la quantité excédante du sang (31),

(16) C’est ce qu'attestent la plupart des médecins. À

(17) Stahl (1. c.) observe avec raison que les hémorrbagies ne surviennent point pendant l'ivresse même, mais seulement le lendemain, après que tous les troubles occasionnés par le vin se sont dissipés d'une manière assez complète.

(18) Celle des bains, p. ex. (Ritter, in Hufeland’s Journal der pr. Heiïlk, 7 B., 5 St, p. 67).

19) « Les soldats de l’armée française en Russie (1812) étaient saisis d'hémorrhagies qui se montraient sur Îles différentes parties du corps, sur Îles mains, sur les jambes, sur les joues, au nez et à Ia bouche. » Kerrhoffs, Observat. med.

Mastricht, 4815, p. 56. Ÿ

(20) Saussure, Voyage au Mont-Blanc.

Humboldt, in Voigt, Magazin der Na- Jurkunde, 5 B., p. 474.

(21) Ephem, nat. cur., dec. 11, an. 9 et 40, obs. 108.

(22) Du temps du système de Brown, combien n’observait-on pas d’hémorrha-

ies que la nature bienfaisante s’efforçait d'arrêter en luttant contre les tentatives pernicieuses de l’art !

(25) Nicander, Theriaca, vers. 282 (de la couleuvre).

(24) Niemann, 1, c.

(25) Aph., sect. n1 et v-

(26) Prorrhet. et Prænot.

(27) Prædict. 1, 150, 452. Coacæ, 311.

(28) Apbor. v. |

(29) Soranus, Erasistrate, Cælius Aurelianus, Arétée, et jusqu'à un certain point Galien. à

(50) Paracelse.

(31) Vau Hlelmont.

DIAPHRAGME

par des principes mécaniques (32), par un effort salutaire de la nature (33), par une force à £ergo (34), par la faiblesse des vaisseaux (35), et par une sécrétion morbide de sang (36).

$ IV. Diagnostic.

Page 1