‹ Traité de pathologie interneChapitre 260 sur 277 · Violences internes. — Les violen · texte numérisé non relu

Violences internes. — Les violen

ces exercées intérieurement sur le plexus

cœliaque, ies nerfs diaphragmatiques et l'estomac, peuvent, de même que celles qui agissent à l'extérieur, amener des défaillances et la mort subite. Nous voulons parler des violences qne sont susceptibles de faire subir à ces parlies les

Paris, 4804. — Lebreton, Recherches sur les causes et le traitement de plusieurs maladies des nouveau-nés. Paris, 1819,

—Gnoinski, De asphyxia neonatorum,

Vilnæ, 1823.

(4) Stoll, 1. c., pe 64: et Ratio me-

deudi, Pur, p. 48. — J.-P, Frank, L c., 5 B., 4 Abth., 2 Absch., p. 822; 4 B., 4 Abth., 14 Absch., p. 32, et [. c., p. 25,

(5},3.-P, Frank, 1. c., p. 407.

(6) Ephem. nat. cur., dec. 1, an. 2, obs 122.

(7) Miscell. nat. cur., dec. r,an.6et 7, p. 79. Say, in Mem. of the medical society of London, vol. ur.

(8) Fabrice de Hilden, cent. 1, obs. 96.

(9) Riedlin, Lin. med., 1700, p. 285.

(10) Lorsque, dans une société de femmes élégantes, quelqu’une d’entre elles se trouve mal, les autres savent fort bien que le meilleur moyen de lui porter secours consiste à relâcher son corset. J'ai admiré quelquefois, en pareille circon-.

stance, avec quelle force la poitrine se dilate aussitôt qu’elle est délivrée de ses liens.

(11) Enlat.,pugilatus,pugilatio; engrec, ruyun, dérivé de TUé, qui signifie poing.

C'était un des grands jeux chez les Grecs.

Parmi les nations modernes de l’Europe, les Anglais nous représentent des vestiges de cet ancien exercice, et l’analogie qui existe entre leur boxe et le pugilat des Grecs est exprimée en quelque sorte par

celle des mots box et NVë, V. Ephemerides Vilnens., an. 1816, et De pugilatu apud antiquos. Vilnæ, 1818.

(12) e Sic olim vidimus, inflicto vehes= menter pugno sub cartilagine mucronata, vitæ nodum ex tempore solutum, » Lans cisi, 1, c. — Curry, 1, ç.

(14), a distension de l'estomac par des saburres (15), par des vents, par des vers (16), par des corps étrangers (17) et par le sang (18),

ES EEE Ë

(43) Dans le mois de décembre 1810, je traitai une dame de Vilna (Lisaniewicz), âgée de cinquante ans, pour un iotère dû à un’squirrhe du foie. La maladie était incurable sans doute, mais le terme fatal paraissait encore éloigné.

Tout-à-coup la malade se plaint d’un état de souffrance extrême et d’un sentiment de distension dans la région épigastrique, phénomènes suivis bientôt de lipothymies, On vient me chercher dans la nuit, et je trouve la malade aux prises avec la mort, Aussitôt je fais appeler un autre médecin, qui ne tarde point d’arriver, et ne voit autre chose, dans ces accidents, que le résultat d’une affection spasmodique accidentelle. Mais un quart d'heure après, la malade expira, ayant conservé jusqu’à la fin toute sa connaissance. À l’autopsie, nous trouvâmes que le lobe gauche du foie, squirrheux et hypertrophié, déprimait si fortement l’estomac que la position de cet organe était devenue presque verticale. On conçoit aisément quelle distension avaient dû éprouver dès lors les nerfs épigastriques.

(14) La comtesse ©... était affectée, en 1814, d’un squirrhe du pancréas. Elle paraissait pouvoir prolonger encore son existence pendant un ou deux mois. Mais voilà qu'un soir la douleur épigastrique se fait sentir plus vivement que de coutume , et bientôt devient intolérable, A cet état succèdent coup sur coup quelques lipothymies, et Ia mort arrive enfin.

L'ouverture du cadavre fut refusée, Je suis porté à croire que le pancréas tu-

méfié avait intéressé les plexus nerveux.

Voisins. 11 y a long-temps qu’on a observé des lipothymies à la suite de la rupture d'un abcès du pancréas dans la cavité abdominale, V, Boneti, Sepulchr., lib. 1, sect. x, obs. 49:

(45) Riedlin, Lin. med., 1700, p. 97.

J'ai Vu, principalément chez les enfants, un nombre infini de lipothymies causées par des erreurs de régime. ”

(16) Bonet, Sepulchr., lib, 11, sect, x,

-(17) Des noyaux de prunes (Eph, nat. :

cur., dec. 1, an. 10, obs. 409), une aiguille avalée (ibid., an, 4 et 5, obs. 86).

(18) On verra, dans le Traité de l'hématémèse (P.n1, vol. 1), que cette affection a les plus grands rapports avec les lipothymies.

MALADIES DU DIAPHRAGME , squirrhes du foie (13) et du pancréas ‘

3. Traitement. — Les principaux moyens à employer dans les défaillances qui dépendent de violences extérieures mécaniques exercées sur le système nerveux, sont : la saignée, les sangsues appliquées près des parties principalement affectées, les ventouses scarifiées aux endroits qui entretiennent les rapports sympathiques les plus étroits avec la partie malade, les affusions d’eau froide, les lavements préparés avec de l’eau, du sel et du vinaigre, les vomitifs, l'arnica et l'électricité (19).

S II. Des défaillances nerveuses qui dépendent de l'idiosynerasie, de limaginalion, des affections morales, des douleurs, du plaisir et de l’inanulion.

1. Jdiosyncrasie. — La sensibilité nerveuse particulière à chaque individu, en un mot l’idiosyncrasie, peut être cause que , sans avoir été précédées d'aucune violence physique, des défaillances surviennent sous l'influence des excitants les plus légers, tels que l’odeur des roses (20), des pommes (21), du vinaigre (22), du fromage (23), de l’anguille assaisonnée (24), la vue de raves rouges (25), d’une couleur écarlate quelconque (26), du sang (27), le coassement des grenouilles (28), l’action de se peigner et la

nn ln nnnE

(19) V. Hufeland, Diss. sistens usum vis electricæ in asphyxia. Goett,, 1783.

— Struve, 1, c., p. 117.

(20) Amatus Lusitanus, cent. 11, eur, 36. — Bohn, De officio medici duplici , P. 642. — Castelli, De morbis pectoris, P- 114. —Ephem. nat. cur., dec, 11, an. 8, obs. 169.

(21) Ephem, nat. cur. , dec, 1, an, 1, obs. 125. (

(22) Fabrice de Hilden, Opp., p. 990,

(25) Ephem, nat. cur., dec, 1, an. 14, obs. 1925,

(24) Miscell. nat, cur,, dec, ñ, an, 5, P:- 412.

(25) Brambilla, vom Phlegmone,

(26) Miscell. nat, cur., dec. 11, an, 5,

(27) Brauser, An lipothymia venæ sec:

tioni semper sine aliqua probabili causa Superveniens ab ea abstinere jubeat ?

Gœætt., 1756, J'ai vu plusieurs femmes affectées de la plique, qui ne pouvaient supporter la vue du sang sans tomber en défaillance.

(28) Ab Heer, obs, 29,

DU PÉRICARDE , DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES

pression de la tête (29), la présence d’un chat (30), etc. | 2. Imagination, affections morales,

douleur, plaisir. — L'imagination seule -

est capable de déterminer des évanouissements (31), Le même effet peut être produit par la contention d'esprit (3), les affections morales (33), les douleurs (34), le plaisir, surtout celui du coït (3), ce qui prouve l'influence de l'utérus dans la production de ce phénomène morbide, influence que démoutrent d’ailleurs l’hystérie (36), la grossesse (37) et l'accouchement (38). |

Page 1