Jnanition, — L'inanition qui suit
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* (29) Fabrice de Ililden, Obs., cent. vi, n. 53.
(30) Borellus, cent. 1, Ephem. nat.
cur., dec. 1, an. 2, obs. 50.
(31) Eph. nat. cur., an. 3, obs. 55 (chez un homme qui avait horreur du fromage. J.-P, Frank, 1. c., p. 315.
(32) Plater, Obs., lib. 1, p. 29.
(35) P. ex., la commisération (à la vue, soit des malades qui sont soumis à des opérations chirurgicales, soit des criminels auxquels on fait subir le dernier supplice), le chagrin (Amatus Lusitanus, cent. vu, C.1), la jalousie (ce qui n’est certes pas rare) , la crainte (en paraissant pour la première fois sur la scène théâtrale, en subissant desexamens, etc.).
(54) Riedlin, Lin: med., 14700, spec. 2 (néphrétiques). — Sauvages, class. vi, gen, xxu1, spec. 2 (coliques). J’ai vu des lipothymies déterminées par une odontalgie atroce, de même que par l’extirpation d’une mamelle cancéreuse, Dans ce dernier cas, la malade ne recouvra ses sens qu'après l'opération achevée.
(85) Timaæus, Cas., p. 106. — Dotœus, Encycloped. med., p. 354 Eph, nat, Cur., dec. r, an. 3; obs. 232,
(56). P. n,; vol. iv, chap. xv, & 70, 3. (Edit. de Leyps.) s
(37) Vallisneri, Opp., t, 11, p. 5924. — Schenk, Obs., lib. n, p. 227.— Langius, Opp., vol. 11, p. 548. En 1806, je traitai clandestinement une jeune fille enceinte qui éprouvail des lipothymies toutes les fois qu’elle prenait dans son lit une autre position que le décubitus sur le dos, Une saignée la guérit,
- (58) Par suite de la rétention du placenta, mais surtout de caillots de sang dans l’utérus. Les observations de Timæus, épist. 111, n. 21; de Binninger, Obs., cent. 1, n. 99; de Dekker, Exercilat. pract., p, 528, prouvent que là suppression des règles peut également produire des lipothymies,
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un accouchement trop prompt amène ordinairement des défaillances , surtout lorsque le fœtus est volumineux, que les eaux sont abondantes et qu’il survient une métrorrhagie considérable. Le même phénomène résulte de l’inanition qui est occasionnée par d’autres hémorrhagies (39), par les pertes de semence (40), la diarrhée (41), les sueurs (42), le prompt écoulement des eaux dans l’hydropisie ascile (43), la faim (44), et les maladies antérieures (45).
4. Traitement.—Outre l'éloignement des causes, on aura recours avec avantage : dans les défaillances des femmes hystértques, aux substances odorantes et aux fumigations (46); dans celles des femmes enceintes, à la saignée; dans celles des femmes en travail, à l'extraction du fœtus, de l’arrière-faix, des caillots de sang retenus dans l'utérus, et, peutêtre, à la transfusion du sang (47); en-
(39) Forestus, lib. xvit, obs. 8, 9, Cap.
xxx V, Ç 155, 2. En 1814, un homme était à peine entré dans ma chambre qu’il tomba tout-à-coup en défaillance. En l'examinant de près, je trouvai ses bottes remplies de sang provenant des vais« seaux du rectum ulcérés,
(40) Timæus, Gas., p. 106, Les individus adonnés à l’onanisme sont particu= lièrement sujets aux lipothymies.
(41) Riedlin, Observ., cent, 11, n. 46. J'ai souvent observé des lipothymies chez les fernmes hystériques à la suite de cinq ou six selles rendues coup sur coup.
(42) Forestus, 1. c:, obs. 10.
(45) P. ur, chap. de l'hydropisie péri« tonéale, ‘
(44) Rhazes ad Almans, tr. vi, ç. vr.
— Riedlin, Millen., n, 43. Nous avons tous les jours occasion d'observer, chez les juifs de la Lithuanie, qui s’astrei.
gnent à un jeûne rigoureux, et chez les soldats que l’on fait manœuvrer le matin à jeun, combien la vacuité de l’estomac dispose aux lipothymies. |
(45) Les convalescenis tombent en dé.
faillance pour la moindre cause. La po« sition droite peut même seule produire
cet effet. V. Fr, Hoffmann, De animi de-
liquiis, obs, 2; Opp., t. nr, p, 274.— De Man, Abh. vom bosartigen Faulfieber, p. 150.
(46) P. n, vol. 1, sect, 1, ch. 4, S 6, 47. (Edit. de Leyps.)
(47) Ploucquet, Literatura medica dis gesta, t. v; Art, Chirurgia infusoria et transfusoria,
fin, dans celle qui dépend de l’inanition, à des moyens capables de restaurer doucement. Les aliments et les remèdes propres à rallumer le flambeau de la vie doivent en effet être administrés de telle sorte que l'on s'élève de la plus légère stimulation à une plus forte par gradations insensibles.
$ III. Defuillances causées par la congélalion.
- 1. Notion préliminaire. — La même règle est applicable aux défaillances déterminées par la soustraction de la chaleur, qui exerce une influence très-pernicieuse sur le système nerveux (48), défaillances fort communes dans les contrées septentrionales (49).
2. Symptômes. — Les individus exposés à la congélation (surtout s’ils sont insuffisamment vêtus, en repos, ivres) sont d’abord tourmentés par la faim (50), et bientôt par l'envie de dormir. C’en est fait de leur vie, s'ils cèdent à ce dernier sentiment. Alors, en effet, la peau devient pâle et la circulation de plus en plus languissante , jusqu’à ce que enfin le fluide vital lui-même et tous les autres liquides répandus dans lorganisme » et en particulier dans le tissu cellulaire sous-cutané , se congèlent. Les parties solides se transforment en une substance dure, fragile, élastique, et de là la rigidité générale de tout le corps. Quelquefois l’asphyxie reste bornée à une partie de l’organisme sous forme de gangrène.
I1 survient d'abord, dans ce cas, une tache blanche, indolente , bientôt suivie de prurit, de rougeur, de chaleur, de douleur, et plus tard d'une vésicule qui doit amener un ulcère de mauvaise nature, et, enfin, la gangrène, à moins qu'un traitement convenable ne previenne ce résultat.