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Traitement. — La méthode sui

(48) Kloeckhof, Diss. de frigidis, nervorum systemati inimicis, ad ductum aphorismi Hippocratis. Lugd. Bat., 1756.

(49) Il arrive presque chaque année, à Vilna, que des paysans congelés sur des traineaux sont amenés jusqu'aux portes de la ville par leurs chevaux, habitués à venir au marché.

(50). «... qui per nives multas incedunt intentissima fame, et præ hac sæpe lipothymia corripiuntur, » Plutarch,, symph, VI, Cap. vu.

MALADIES DU DIAPHRAGME

vante est souvent employée avec succès contre la congélation (51) : on dépouille la personne asphyxiée de ses vêtements, que l’on détache avec précaution àl’aide d'un couteau et de ciseaux, plutôt que de les arracher avec violence, ce qui pourrait occasionner la fracture des membres congelés; pour prévenir ce danger, on doit laisser le malade dans la position qu'a déterminte la congélation. On recouvre ensuite le corps tout entier, excepté la bouche et les narines, de neige, avec laquelle on pratique en même temps de légères frictions (52): dès qu’il a été ainsi en quelque sorte congelé une seconde fois, on le lave avec de l’eau froide , simple d’abord, puis mêlée avec du vin ou de l'alcool; après quoi on l'essuie au moyen d’étoffes de laine et où le couche sur un lit froid , dans une chambre froide, On peut également administrer des lavements froids avec de l'eau et du vinaigre. Dans les rebelles, ilest nécessaire d'introduire de l'air dans les poumons, mais cet air doit être froid (53).

$ IV. Des défaillances nerveuses causées par la chaleur et l'électricité.

1. Chaleur. — Ici encore les extrêmes se touchent; car la chaleur d’un bain (54), surtout d’un bain de vapeur (55), ou bien celle qui est produite par une

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(51) EL. Camerarii, Dîss. Taurinens. ; p. 66, 199.

(52) Lisez, sur les guérisons ‘obtenues par cette méthode, Beckersche, Noth.

und Hulfsbuchlein, 1 th. Frankfurt, 1790, p. 22. — J.-P, Frank, l"c., p.1277./Un cas remarquable de ce genre est aussi rapporté par Sauvages (Nosologia method., cl. vi, gen. xxnr, spec. 5). Un soldat, dit-il, étendu sur une charrette, était couvert de neige ; un autre, sans le savoir, vient se coucher sur lui : bientôt le premier, ranimé par la chaleur du se:

cond, excite celui-ci à son tour, et ils échappent ainsi l’un et l’autre à une mort certaine. |

(55) Ch. xxvir.

(54) Aetius, Tetrab. arr, sect, 1, €. vur.

J'ai vu plusieurs exemples de lipothymies produites par un bain trop chaud, et suivies de maladies aiguës très-graves.

(55) Ceux qui en Russie prennent des bains de vapeur pour la première fois tombent souvent en lipothymie.

DU PÉRICARDE, DU COEUR, DES ARTÈRES ET DES VEINES

assemblée nombreuse (56), cause souvent des lipothymies qui doivent être combattues avec précaution par le moyen de l’air froid (57). |

2. Electricité, — L'électricité atmosphérique (58) et surtout la foudre produisent le même effet. | + Littérature. — Relativement aux asphyxies des personnes frappées de la foudre, on peut consulter Charleton (59), Major (60), Craus (61), Roeser (62), Valentini (63), Juch (64), Munnich (65), Volmar (66), Marcker (67), Buchner (68), Biedermann (69), Ackermann (70),

Nietzki (71), Retz (72), Lyon (73), Stad- Re at CA Re en ML an

(56) lieux échauffés par la réunion d’un grand nombre de personnes, on voit plusieurs individus tomber en défaillance, sans que l’on puisse dire que l'air soit déjà vicié. ji tel

(57) J'ai yu de très-graves maladies pulmonaires et autres affections viscérales se développer chez des personnes atteintes de lipothymies, que l’on avait exposées au froid inconsidérément.

(58) L’épouse de l'ambassadeur d’Espagne, qui était à Vienne en 1799, éprouvait des défaillances à l'approche d’un grage. | |

(59) De cerebro et fulmine. Lond., 1665. Wie À

(60) Diss. de tactis fulmine. Kil., 1673.

(61) Diss. de fulmine tactis. Jen, , 1694, (62) Diss. de fulminatis. Regiom.,

(65) De ceraunia et de fulmine tactis.

Gies., 4717. |

(64) Diss. de eo quod medicum decet girca fulmine tactos: Erf., 1737.

(65) Relatio physico-medica von zwo durch einen Donnerschlag in Oster- Wyk verungluckten Personen, deren eine gerettet wurde. Halberst., 1742.

: (66) Diss. de fulmine tactis. Argent., 1765. . : Aie à

(67) Progr. de electricitatis aereæ in

Corpus humanum actione. Pragæ, 1766.

(68) Diss. de morte in fulmine taclis.

Hal., 1766.

469) Diss. sausæ subitæ mortis ful-

#ine tactorum. Lips., 4768

.… (70) De morbo et sectione fulmine nu-

per adusti. Kil., 47740

(71) Diss. de methodo morbos inflammatorios à fulmine ortos curandi. Hal, 1771, Gr (72) Fragments sur l'électricité hu maine, Paris, 1785.

Fronk, Tom. iv.

Dans les églises, les théâtres,

thofer (74), van Marum (75) et antres (76). : 4 F FOBIU mt 4. Sympiômes.— Un individu frappé de la foudre tombe soit en lipothymie , soit en asphyxie. Dans la lipothymie la face est gonflée, rouge, les yeux fixes, injectés de sang, larmoyants ; la bouché, les narines et les oreilles (17) répandent du sang; les muscles, surtout ceux des extrémités, sont dansune résolution complète; Ja respiration est gênée, le pouls manque tout-à-fait, on bien il est petit et irrégulier en même lemps que les 'facultés intellectuelles sont abolies (78).

Au moment de l'asphyxie, l'individu frappé reste dans (79) ja position où il se trouvait lorsque la foudre l’a atteint, où semble être endormi. Ceux qni sont asphyxiés de cette sorte conservent d’ordinaire leur chaléur plus long-temps que les autres. 11 en est beaucoup qui sentent le soufre (80) ou le phosphore (81).

Si la surface du corps est quelquefois intacte, très-souvent ‘elle présente des stries rouges , sérpentantes ; surtout aux bras et à la poitrine (82). Quelquefois la Peau semble avoir été: touchée par un fer ronge ; jamais elle n'est vésiculée; presque toujours les cheveux sont brülés.

5. Ouverture des cadavres. —'A l'autopsie des cadavres qui tombent très- 74) Von der todilichen Wirkungsart des Blitzes. Dresd., 1791. K'oP as . (15) Beschreibung einer ungewohnlich grossen Elekirisirmaschine, Leipzig, 1798. ) (76) Ephem. nat, cwr., dec. 1, an. 2, obs. 37; dec. 11, an. 10, obs. 156: an. 9 et 10, ob$. 58; cent.:r ef 11, obs! 28.

Gommerc. litter. Norimberg,:1732 , p.

402, 739, 15. Journal des'savants, 1684; n. 24. Histoire de l’Acad. des Sciences à Paris, 1772, p.44. Histoire de la Son ciélé de médecine, 4776, p. 551. Memoirs ofthe med. society of London, vol. vr, Append. Journal de médecine; 1. XF, D:

27} t. xxiv, Lxr, p. 606. Philosophical Trans., t. xx, Dr 2 ÉRDELEETT SE . (717) Hemmerÿ Com. Acad: Theodoro- Palatinæ, £. v; p.450: 7

(78) Sprengel, Händbuch der Pathol., 5 1h., $ 364, p. 218, 5e édit. vor wO!

(79) Peu, tn, c.x1v, $ 64, 2. Beaulieu, Tractatus de tonitru et falmine:::

(80) « Omnibus fülguritis odôÿ sulphuris est, » Seneca, Nat. Quæst, 2e Rœser, 1. cs, S'16;:p} 165 ciao st {1%

(81) Bernt, 1. c.; p. 449. |

(82) Struve, Versuche uber die Kunst Scheintodie. ui, s.w.- -: : 1.2 00)

promptement en putréfaction (83) et ressemblent à ceux des individus morts suffoqués (84), lesosetles vaisseaux sanguins paraissent sains (85), excepté les vaisseaux du cerveau qui , quelquefois, sont dilatés et rompus (86). On a vu cependant la moelle allongée déchirée et le tympan arraché (87). La plupart du temps les poumons sont aflaissés et le cœur est gorgé de sang (88).

6. Causes. — Si l’on se rappelle qu'il y a des hommes tellement prédisposés à la combustion qu'ils peuvent brüler spontanément (89), on ne doutera pas un instant qu'il n’y ait aussi des personnes qui soient plus exposées que les autres à être foudroyées; ceux-là courent principalement ce danger qui, dans des chambres basses, étroites, se reposent sur des lits garnis de fer, près des murs du foyer, d’un poêle, des glaces, des candélabres et autres ustensiles métalliques, ainsi que dans les ‘endroits où la foudre s'était déjà frayée un passage; qui se placent, dans les églises, près du clocher, des cloches, de l'orgue, des images des saints, soit en or, soit en argent, des portes ferrées; qui s'arrêtent sur les places, près des maisons, des gouttières, des ruisseaux, et dans la campagne près des arbres, des fleuves, des lacs, d'un champ de froment ou de foin; ceux qui vont à cheval ou en voiture.— On a placé la cause prochaine de la mort des foudroyés dans la suffocation par les vapeurs sulfureuses, dans l'ébranlement que recoit le système nerveux et dans la

(83) Déjà Euripide avait dit que Phaéton frappé de la foudre était tombé en putréfaction. Bolingerius prétend que le poète s’est trompé (De tefræ motu el fulmine, |. v, ©. x1), parce que Plutarque assure que les corps de ceux qui: sont frappés du ciel ne se corrompent pas.

Cependant les observations de Brandesius (Versuche über die Lebenskraft. Hannov., 1796, $ 50) et de Wendtius (Loder’s Journal f. die Chir., 4 B., p. 245) prouvent surabondamment la prompte putréfaction des cadavres des individus foudroyés.

(84; Leske, Auszuge aus den Transactionen, 4 B., p. 251.

(85) Histoire de l’Académie royale des sciences, | c., p. 308.

(86) Reimarus, Vom Blitze, p. 200.

(87) Charleton, 1, c.

(88) Histoire de l’Académie, I. c.

(89) P.1,t. 111, €. XL Ç 178.

DIAPHRAGME

compression du cerveau par du sang épanché. Nous la plaçcons principalement dans le stimulus électrique qui anéantit le principe de la vie, suivant en cela opinion de plusieurs autres auteurs (90).

1. Diagnostic. — On reconnaît que la foudre à produit (91) l’asphyxie ou la mort lorsqu'un orage, accompagné de tonnerres violents, les a précédées; lorsque la chambre ou les vêtements du malheureux exhalent une odeur de soufre ou de phosphore ; lorsque le corps, les habits, les murs, la chambre, les arbres les plus rapprochés présentent les traces de la foudre, et enfin lorsqu'on trouve des métaux en fusion. Cependant, la combustion spontanée pourrait induire en erreur.

8. Pronostic. — Quelquefois la foudre produit de salutaires effets (92) ;et, lors même qu’elle produit une longue asphyxie (93), la mort ne s'ensuit pas toujours nécessairement (94). On a vu des mères tuées par la foudre sans que l'enfant qu’elles portaient entre les bras (95) ou dans l'utérus (96) eût éprouvé le moindre mal, et vice versä (97). Les

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(90) Tubingische Anzeigen, 1799, p.

758. Parkinson, Merkwurdige Abhandlungen von London, 2B. :.

(91) « Hier. kann es sich allerdings leicht zutragen, dit Bernt (1: c., p. 120), was drey Reisegefahrten begegnet ist, von denen der eine wahrend eines Gewitters vom Blitze erschlagen wurde, die andern von den Verwandten als des Mordes verdachtig vor Gericht gezogen, jedoch nach der arztlichen Leichenuntersuchung von allem Verdachte frei gesprochen worden sind. » (Fort. Fidelis, p. 594.)

(92) Lisez sur des maladies rebelles guéries par un coup de foudre, Cartheuser, Diss. de singularibus quibusdam morborum curationibus. Francf., 1777,

Va. : ’

À (95) Un. maladé frappé de la foudre fut asphyxié pendant deux heures et guérit. V. Abhandlungen aus der Naturgeschichte u. s. w. aus den Schriften der Harlemer und andern Hollandischen:

Gesellschaften, 2 B., p. 550. Rœser, 1. cs

(94) Bene, Elementa politiæ medicæ« Badæ, 1807, p. 278. Lt |

(95) Schenk, Obs,, 1. 1, p. 89. (Exem« ple du célèbre Fracastor.) |

(96) Répliques à Veyras sur des arquebusades. Lyon, 1590.

(97) Hoppel (Relat. çur., t. 11, p. 42)

la nature

DU PÉRICARDE, DU COEUR , DES ARTERES ÊT DES VEINES

foudroyés en convalescence, renouvelant leur épiderme qui s’enlève par écailles (98), sont affectés de paralysie du sentiment ; ils ne peuvent supporter l’électricité (99) de l'atmosphère (100), ils sont atteints de douleurs, tumeurs, paralysies en diverses parties du corps, et surtout aux extrémités inférieures.

9. Traitement. — Tout individu frappé de la foudre doit être (1) immédiatement retiré du lieu où il est enfermé, et dépouillé de ses habits. S'il se présente des signes inflammatoires, de suite on ouvrira la veine jugulaire ou médiane ; on appliquera ensuite un grand nombre de sangsues aux tempes ou de ventouses scarifiées à la nuque. On fera en même temps des aspersions d'eau froide sur le corps, et la tête sera recouverle d’un épithème également froid, sans négliger l'emploi des Jlavements d’eau tiède avec du sel et du vinaigre. Il faut s'abstenir des remèdes échauffants et des frictions (2); il n’est convenable de les employer que dans le cas où le malade serait faible et sans pouls; alors sont indiqués le calorique, le vin (3), l'électricité et tout ce qui est capable de rétablir la respiration (4). On à beaucoup vanté la géochosie ou bain de terre (5) dans l’asphyxie des foudroyés ; pour cela, le corps étant dépouillé de ses

parle d'un enfant mort né par avortement, la mère ayant survécu après avoir été frappée de la foudre.

(98) Zacchias, Quæst. med, legales, L1r, p. 89. |

(99) Benevienius, De abdit., c. xmi,

(100) Ce phénomène ne peut s’expliquer par les lois connues des stimulus ; l’excitabilité, épuisée par l’action de Ja foudre, devrait en effet à peine se réveiller par une légère stimulation électrique.

(1) « Les Romains regardaient comme sacré le lieu où la foudre était tombée, parce qu'il leur semblait que la divinité se consacrait ce lièu. s (Festus).

. (2) Zarda, IL. €. — Stoll, I. c., p. 62.— Struve, 1. c., p. 98.

(3) Fothergill apud Hawes, I.

Stoll, 1. c., p. 65.—Schouten, I. c.

(4) Cap. xxur.

(5) Poppe, L. c., p. 490.—Struve, I. c., p. 98. — Stoll, I. c. Deutscher Mercur, 1786. Salzburger medicinisch -chirurg.

Zeitung, 1790, 4 B., p. 224. En Lithuanie, on fait grand cas de ce moyen; pour moi, je ne l’ai jamais expérimenté.

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