V. Abb. f. pr. Aerzte, 24 B
(44) Grec, poyy9c, stertor vulgo.
(45) Français, ronflement; allemand, Schnarchen., Cfr. P. nu, vol. 1, sect. 1, c. var, $ 57. De rhoncho dormientium.
(46): L. e.,:cap. v, $ 25, 2. |
(47) Français, râälement ; allemand, das Rocheln.
de la première et de la seconde enfance.
Nous parlons d’abord , en suivant Storch (48), du ronflement dans la première et surlout dans la seconde enfance. Quelquefois les enfants naissent avec ce ronflement ; d’autres fois on doit l’attribuer au méconium ou aux gaz qui distendent les intestins, à l’atonie des poumons, impuissants à se débarrasser des mucosités qui les obstruent, ou à une glande indurée placée derrière la clavicule et comprimant la trachée (49), ou à quelque métastase (50), ou aux maladies des cordes vocales et du péricarde avec pléthore de l'encéphale (51). Les nombreux exemples de ronflement chez les enfants qui se sont offerts à notre observation, nous ont paru reconnaitre les deux premières causes, et ont cédé à de légers évacuants (52), aux médicaments béchiques et à l'antimoine (58). Storch conseille : un grain de racine de scille préparée avec un sirop purgatif (54). Si la fièvre accompagne le ronflement , il faut recourir au nitrate de potasse (55), poser une ou deux
(48) Theoretische u. praktische Abhandl. von Kinderkrank., 2 B., p. 338.
Eisenach., 1750.
(49) Plater, Obs., 1. 1, p. 175. (Enfant de cinq mois. Les parents avaient déjà perdu deux enfants du même mal. On trouve des observations semblables dans un autre ouvrage de Storch ou de. Pelarge, 1v, Jahrgang., p. 506.)
(50) Slevogt, Ex ulcerum paroticorum intempest. sanatione, 1699.
(51) Aïnsi le prouve le cas mémorable du fils du prince, cité par le docteur Lucas Schroeck, dans Misc. nat. cur., dec.
ut, an. 9 et 40, obs. 156, p. 284. Le péricarde était épaissi, rempli de lymphe coagulée; les ventricules et les oreillettes du cœur contenaient des concrélions polypeuses brunes au dehors, contenant peu de mucus à l’intérieur, et se continuant jusqu'aux poumons. Les vaisseaux du cerveau étaient gorgés de sang. (La compression de l’origine de la paire des nerfs vagues qui président aux fonctions du cœur.et des poumons pourrait expliquer la: torpeur du poumon et la difficulté de la circulation pulmonaire.
(52) E. c. sirop de rhubarbe avec eau distillée d’aneth.
(55) Sulfure d’antimoine, 4 gr.; mucilage de gomme arabique, 2 dr.. Pulvérisez. Ajoutez sirop de guimauve, une once.
(55) Avec sirop de guimauve et mucilage de gomme arabiqüe,
sangsues derrière les oreilles où sur le sternum, et des sinapismes aux cuisses et aux bras. Chez les énfants, le ronflement accompagne d'ordinaire la difficulté de respirer. Fr. Hoffmann guérit cetle maladie rebelle avec l'infusion de véronique officinale (56), et Storch avec l’infusion d'hysope ofhcinale (47). On emploie avec avantage le blanc de baleine mêlé à l'huile d'amandes douces ou au bouillon gras (58). Chez les adultes, et surtout chez les vieillards, les obstructions des viscères abdominaux, entre autres celle du foie, forçant le diaphragme et les poumons à se développer dans un petit espace, déterminent la respiration ronflante avec un sifflement parti-
culier. |