Obs. Garmanni
(98) Baillie, Neue Bemerk., p. 364.
(99) Wedel, L. c., c. 1, p. 5.
(100) Sauvages, l. c., p. 552.
(1) Ferrein, dans les Mém, de l’Académie des sciences, an.1707.—Sprengel, lL. c:, p. 484.
(2) Le 2 novembre 1817, j'ai reçu, à la clinique de Vilna, un homme âgé de 23 ans, affecté d’un enrouement chronique dû à une affection syphilitique et catarrhale, et peut-être déjà à une phithisie trachéale. Sa voix était faible, et ce qui m'étonnait beaucoup, elle était double. La voix inférieure était plus obscure que la supérieure, et semblable à ceile des ventriloques. Et ces deux voix avaient beaucoup d’analogie avec les deux sons que d’habiles musiciens tirent du cor de chasse (corno da caccia).
(3) Codronchius, 1. c., 1. 1, ©. xvi, p.
72. — Sennert, 1, 11. Prax.,:c. xxr, P. 1, p. 77. — Lentilius, Misc., 1. 1, p. 180.
— Eph. nat. cur., dec. 11, an.8, obs.151.
dont fous partageons l'opinion (4). On prétend que la voix rauque diffère de la voix glapissante en ce que la première est grave et la seconde aiguë (5). Pour nous, nous entendons , avec Sprengel (6), par voix glapissante un son grave, semblable à celui qui sortirait d'un vase d'argile, et nous la regardons comme un degré très-avancé d'enrouement (7). On divise l’enrouement en continu (8), habi-
tuel, récent, invétéré (9), idiopathique :
où primitif, consécutif ou symptomati-
que. L’enrouement a le caractère de sym- w
ptôme dans les fièvres catarrhales (10),
dans les exanthèmes, et surtout dans les « exanthèmes morbillaires (11), dans la Ièpre (12), dans les affections du cerveau (13), dans les lésions du cou (14), dans la laryngite, la trachéite, la phthisie
trachéale , le goître (15), dans les atfections du poumon, et surtout la phihisie
(46), dans les maladies du cœur et de l’aorte (17), de l’œsophage (18), dans la,
colique (19) et la syphilis. L’enrouement
primitif offre le plus souvent le caractère |
Er
(4) Baubin, dans son Théâtre anatomique, et Hildan. Plusieurs fois j'ai vu la voix claire, malgré l’érosion de la luette, lorsqu'il n’existait point en même temps d'affection du larynx.
(5) Sauvages, 1. c.
(7) Ainsi au début du croup, la voix est rauque , elle est glapissante. lorsque le croup est à son apogée, et vice versa.
(8) Moi-même je suis chaque année affecté deux fois d’enrouement, au printemps et à l’automne.
(9) Lotich, in Obs., 1. u. — Forestus, 1. xiv, obs. 32. — Borelli, cent. 1v, obs.
21. Mais, dans la plupart de ces observations, l’enrouement est plutôt un symptôme qu’une maladie.
(40) P. 1, vol. 1, c. vi, $ 65, 3. (Edit.
de Leyps.)
(1) P.r, vol. u, c. x1r, $ 55, 1.
(12) I1b., c. xxxIv, À 133, 5.
(43) P. 1, vol. 1, sect. 11, cap. 1, $ 11, n. 4.
(14) Thom.
(15) V. les trois chapitres suivants.
(16) Portal, Mémoires de l’Académie royale des sciences. Paris, 1780, p. 515.
(17) Morgagni, 1. c., epist. xvin, 25, p. 147.
(18) Mémoires de l’Académie de chirurgie, t..1, p. 452.
(19) Bartholinus, Anat. reform., 1. Im, c. 11, p. 680.—Hofferi, Herc. med., Ï. 10, c. v, p. 226.
Erfahr. und Bemerk.,
catarrhal, et s’il est accompagné d’un sentiment d’ardeur et de titillation au larynx, de sécheresse de la gorge, de ronflement insolite pendant le sommeil, et qu’il traine en longueur, on peut penser qu’il existe une inflammation chronique du larynx et de la trachée, quelquefois avec caractère arthritique (20). Il ne faut point estimer l’enrouement un mal léger et rebelle. Celui qui dure plus d’un an (21), qui affecte les vieillards (22), ou qui est produit par le mercure (23), est regardé comme incurable. L’enrouement des femmes enceintes disparaît spontanément après l'accouchement (24). Celui qui succède aux cris est passager (25); l’enrouement qui survient dans le dernier degré de la phthisie annonce une ‘mort prochaine. L’enrouement disparait quelquefois après un flux hémorrhoïdal (26), ou est en quelque sorte critique (27). Le traitement de l’enrouement primitif doit être approprié au tempérament, aux causes et à la véhémence du mal. Lorsqu'on soupconne une inflammation chronique du larynx, si le malade est pléthorique, s’il est adonné au vin, si ses évacuations habituelles, mensitrues ou hémorrhoïdes, sont supprimées , il faut faire une saignée moyenne (28). En général , il faut placer assez de Sangsues sur les côtés du larynx pour qu'elles puissent tirer d’un adulte à peu près quatre onces de sang. Horst (29)
(20) Cfr. c. int et 1v.
(21) Gordonii, Prognosticon. V. Foresti, lib. xv, obs. 32, — Sennert, lib. 11.
* Prax., cap. 1v, part. 117. — Wedel, 1. c., cap. VII, a resireint avec raison celte opinion.
(22) Wedel, 1. c. Savanarole ajoute un exemple contraire et dit : « Nicolas Léonicer, âgé de 96 ans, et menacé d’enrouement et de pesanteur de tête, répondit à quelqu'un qui lui citait l’aphorisme de Savanarole : Cela est vrai, mais non des médecins. Ce qui fut prouvé par l'événement, à ce que rapporte Rolfinck, ADDED TP, 1 'C°:xIX, pi 87:
(25) Double, I, c.
(24) Id., ibid.
(25) Sauvages, I. c.
(26) Double, 1. c., ex Kleinis. J’ai vu dans ma pratique l’enrouement succéder au flux hémorrhoïdal.
(27) Hippocrate dit : « Dans la folie, l’enrouement accompagné de toux annonce guérison. »
. (28) Forestus, 1. x, obs. 154,
(29, L. 11, obs. 12.
recommande les ventouses scarifiées sur les épaules. Mais quel que soit Je genre de ces médications auquel on ait recours, il faut veiller à ce que le ventre soit libre (30). Lorsque des mucosités nombreuses obstruent l’ouverture de la glotte , il faut employer l’émétique (31). Si l'enrouement est périodique ou habituel, et s’il présente quelque caractère rhumatismal, on peut avoir recours aux vésicatoires (32), aux caulères (33), et même au séton (34). Les médicaments irritants sont si loin d’être toujours employés dans l’enrouement, qu’on emploie sou-
vent les médicaments les plus contraires,
même les réfrigérants (35). Outre les secours diététiques et pharmaceutiques que nous avons proposés contre la fièvre catarrhale (36), nous employons contre l'enrouement l'huile d'amandes douces, le sucre, la manne, la pâte de guimauve, les tablettes béchiques, le blanc de baleine (37), le looch commun (38), le looch de farfara, le looch de pavot, le looch de Lange (39), le moût de vin (40),
(30) Codronch., Cons., 1. c., p. 140.— — Hildan., cent. 1v, obs., p. 524. Mercurialis, t. 1, consil. 19, p. 65.—Lotic, L.1r, obs. ©. vi, p. 228, conseillent les mêmes choses, et Wedel, I. c., c. x, ajoute :
« Bien plus, c’est à peine si dans un cas grave on peut espérer une heureuse issue, en n’employant pas les purgatifs. »
(31) Plusieurs cantatrices d'Italie prennent de l’émétique pour se rendre la voix plus claire.
(32) Mercurial, Cons. 90, conseille d’en poser à la tête. Je l’ai fait plusieurs fois avec succès.
(35) Hildan., cent. 1v, obs. 24, conseille de le placer à la partie interne du genou droit, et Scholtz, lib. vn, cons. 80, au bras.
(34) Hildan., cent. vr, obs. 24, dit même : « Après Dieu, rien n’a plus de pouvoir pour combattre l’enrouement, que le séton. » Mais qui pour un simple enrouement supplicierait ainsi ses malades ? f
(55) Les glaces (sorbets) guérissent Souvent, ce que j'ai vu en Italie, l’enrouement pour quelque temps.
(36) P. 1, vol: 1, €. vr, $ 66, 2.
(37) Ettmuller, Diss. de spermate ceti, c.ir, $ 11. — Scholtz, 1. vu, cons. 81.
(58) Huile d'amandes douces récente, sirop de guimauve, de chaque, une once; sucre blanc, deux onces. M.
(39) Lang., Epist.; 1. m, p. 934.
(40) Aétius, tetr. 11, serm. 4, cap. zr.
ét sürtout le sirop d'érysimum officinal de Hobelie (41) et l’hyssope (42). Et si on avait employé en vain tous ces médicamenis , on pourrait aVoir recours à de plus énergiques, tels que la racine de pied-de-veau et le sucre blanc, liés par Ën sirop quelconque (43), le sirop de raifort (44), et lé vinaigre scillitique (45). Le $ous-carbonäte d’ammoniäque (46), qu'Hännæus et Sylvius préconisent dans l'enrouérmment rebelle, a plusieurs fois échoué dans nos mains (47). D'un autre côté, lès vapeurs aqueuses d’eau simple, d’eau mêlée à un peu de vinaigre, d'eau.
de fleurs de sureau, ont paru à nous et à d’autres d’une grande utilité (48). Nous n’ävons essayé contre l’enrouement ni les érrhins (49) ni les masticatoires (50). Plater (51) affirme que la myrrhe choisie, gardée dans la bouche jusqu'à dissolution complète, apporte un grand soulagement à l’enrouement. On attribue les mêmes propriétés au poivre tenu sous la langue (52), à la graine de moutarde réduite en poudre et mêlée à un sirop pectoral (53),
{Le moût est cuit jusqu'à réduction au tiers. té à, a Hs Afièm A nt! SES Fee K1 À
(41) Pharm: Danica, p: 264. —Cfr. Eph.
nat. cur., dec. 1, an. 5, obs. 155.—Plenk, in Mohrenheim, Wiener Beytrage, 2 B., n. 5.—Thilenius, in Hufeland’s Journal, 47 B., 1st., pe 94 (42) Vesti, L. c., VAN. sus ua: & a (43) Horstius, lib. ur, obs. 24; op. m1, . (44), Eph. mat. cur., dec. 11, an. 4, obs. 36, p. 56. (Ce sirop guérit des enrouements contre lesquels on avait em-
loyé en vain les autres médicaments.)
(45) Ebn. Sina, lib. v, fen. 1, tract. 12.
(46) Esprit de sel ammoniacal.
(47) On peut en instiller quelques gouttes. Hannæus (Eph. nat. cur., dec.
u, an. 8, p. 245) formule ainsi : Pr. Sucre candi trés-blanc, trois oncès; sperma ceti, un gros et demi; eau-de-vie anisée et esprit de sel ammoniacal, de chaque, demi-gros. M. .
. (48) Hilscher, Prog. dé insigni quodam raucedinis remédio. Jen., 1747. — Haller; Diss. pract., t,1, n. 5%
(49) Codronchius, Consil.;, 1, «., p.
(50) .Wedel, I. cs © x... 7 (81 T. 1. Prax., pr. 492, vi Horst, lib. 1, De sanitate tuenda, cç. y, p. 210.
(52) Marcellus, lib, de medicina, c.
Rss À 5 « ds (5) Vesti, 1 ç., $ 29,
$ ®8, observante Ri-
aux harengs (54). Borel (55) recommande avec confiance, contre l’enrouement produit par le froid, les fumigations däns là bouche avec la vapeur de fleur de soufre et de feuilles de sauge. Enfin on doit aussi avoir recours aux bains chauds (56), et aux bains de vapeur (57).
$ IIT. Dé l’aphonie.