Inflammation catarrhale. — Lin
flammation catarrhale du conduit auditif
(59) L'observation citée de Fabr. de Hilden nous apprend qu’une petite boule de verre laissée dans le conduit auditif
‘gauche occasionna, outre la céphaiie, un
engourdissement, d'abord du bras, et ensuite de la cuisse du même côté, avec douleurs très-vives, augmentant la nuit et sous l'influence d’une température humide. Il y avait en même temps toux, aménorrhée, convulsions, consomption du bras gauche. Le corps étranger ayant été extrait de l’oreille, la huitième année de la maladie, tous ces accidents se dis= sipèrent. On trouve un cas de ce genre chez Schenk (Obs. med., p.194).
(60) Heister (Chir.,.c: vi) a très-bien exposé les règles qu’il convient de suivre en pareil cas.
(61). 1. G: Vogel's Handb. d. pr: Awzneywissensch., 4 th., p. 102.
(62) Celse dit (I. c.) : Lanæ paululum in aurem compellendum est, quo pulex, vel aliud animal, quod.intus est, illud subeat, et cum ea extrahatur. »., ! ,,y (63) Cfr. P, 1,6, 11, $142, 12, (Edit, de Leypsick.) é
DES YEUX, DES ORFILLES ET DES NARINES. 7
(64) doit son origine aûrefroidissement; à la suppression:de la transpiration, mais surtout, dans nos climats du moins (65), à l'impression de l'air froid sur l'oreille, ainsi qu’au décubitus sur.un sol humide.
Elle débute souvent par une douleur sourde, quelquefois vive , revenant d'abord par accès, ensuite continuelle, aug-
mentant, par les mouvements de la mû-.
choire ; l’onie est en même temps diminuée dans beaucoup de cas. La douleut s'accroît par la compression de l’orifice du conduit auditif. Quand on examine celui-ci de près, sa membrane interne paraît rouge ou blanchâtre, si elle est couverte de lymphe coagulable. IL y a souvent aussi érysipèle de la face (66)
et gonflement de ‘la glande parotide.
.'Tantôt le. mal se communique d’une oreille à l’autre, tantôt il les affecte tou-
tes deux à la fois. Lorsqu'il est intense, la douleur suit toutes les ramifications du nerf facial, du rameau du maxillaire inférieur, et des seconde et. troisième paires cervicales. En même temps surviennent la fièvre accompagnée de symptômes de catarrhe et de coryza (67), les insomnies , la céphalée, jusqu’à ce que, le troisième ou le quatrième jour de la maladie; le conduit auditif laisse écouler de la matièré puriforme; c’est à tort qu’on a coutume d’attribuer à l'ouverture d’un abcès le soulagement qu’éprouve alors ordinairement le maläde , car un abcès né se forme pas avec autant de rapidité qu’on le croit communément, et sa ruplure ne saurait fournir celte
(64) Otalgie catarrhale d’Ettmuller.
Otalgie bâtarde de Neuter. Alard, Essai sur le catarrhe de l'oreille. Paris; 1807. V.le Journal de méd. continué ; 1810, p: 298: — Descamps, dans le Journ. gén.
de méd. ; t: xxxvin, p. 161, — Bæhrens, :
l. c; | OTTIE (65) C'est la doctrine d’Hippocrate (sect. 1ùr, aph: 5): « Austri auditüm gra-
vantes; caliginosi , caput gravantes, tor-
pidi; dissolventes: Quum hic ventus pravaluerit; talia in morbis patiuntur. » Maïs lés vents apportent un air chaud et hu-
“mide dans les contrées où vécut Hippo-
crate.Au reste, Leschevin (L: c:) reconnaît aussi l'air froid commé une cause trèscomimune des maladies de l'oreille : & il
resserre les pores et les pelits tuyaux ex-
créteurs. des glandes cérumineuses, et
épaissit l'humeur qu’élles filtrent: »
(66). P. 1, 6 25,5. (Edit: de Ecypsick.) (87) Pia; ce vr, S 65, 3.
énorme quantité de pus que l'on voit couler, du conduit auditif. pendant: le cours d’une inflammation rhumatismale de cet organe, qui présente alors une espèce de blennorrhée. On ne doit con-
clure à l'existence d’un abcès que dans
le cas où, pendant la remission des symptômes; la douleur, de vive et aiguë qu’elle était, devient obtuse et pulsative, et où, après qu’une sensation de rupture a eu lieu dans la partie affectée, le pus s'échappe aussitôt de l'oreille. L’abcès crevé guéritordinairement de lui-même, chez un individu sain d’ailleurs; sinon il dégénère en une ulcération de différente nature qui peut attaquer les follicules sébacés, le tympan et la partie osseuse du conduit auditif. La lymphe coagulable, au contraire, non-seulement ne détruit point .les parties, mais leur ajoute toujours quelque chose. En effet, de son dépôt dans le tissu cellulaire de la membrane qui tapissé le conduit auditif résulte l’épaississement de celle-ci, épaississement qui doit produire le rétrécissement (68), ou l’atrésie (69) du canal. Quelquefois il se forme; tantôt à l’orifice du canal, tantôt dans son milieu (70), des fausses membranes simulant un second tympan (71), ou des polypes (72), ou des, excroissances fongueu-
oo
(68) La Mettrie, Prix de l’Acad. de chir., t. 1x, in Richtér’s Chir. bibl., À B., p. 154.
(69) Marcellus Donatus, 1. vr, €. 11, p.