‹ Traité de pathologie interneChapitre 51 sur 277 · partie quelconque du canal aérien , sont · texte numérisé non relu

partie quelconque du canal aérien , sont

‘blanches, jaunes, brunes (34),'grises(35),1

vertes (36), noires (37) etbrillantes (38).n Bien que les pseudo-membranes qui ad-!

hèrent à la membrane muqueuse de la!

trachée présentent souvent des striesi sanguines et des points sanguins (39), nil vaisseaux sanguins (40), ni fibres (41)!

n’ont pu jusqu'ici être démontrés dans“ leur épaisseur (42). Les poumons sont* sains (43) ou emphysémateux, crépitants” (44), de couleur rouge (45), enflammés (46), vergetés (47). T'antôt un lobe ow

(30) Vieusseux, 1. c., obs. 36, p. 269. | Acta mea clinica, 1. €., p. 65.— Albers, 1. c., p. 61.

(51) Royer-Collard, 1. c., p. 498.—| Cheyne, 1. c., p..25. ) ‘4

(32) Royer-Collard, 1, e., p.429

(55) La résistance des pseudo-mem- | branes décroît à mesure qu’on les ren-Ml contre plus profondément. Hopff, p. 44,1 12. Cependant on trouve dans Home, 1. !

c., et Rumsey, |. c., p. 170, des exem | ples contraires.

(34) Bayley, 1. c., p. 230. Ë

(55) Michaelis, in Richter’sChir. Bibl., !

(36) Albers, Anm. zu Royer-Collard, | L c., p. 58. — Cheyne, 1. c., Plat. 4, 2, À 3, 5. — Jurine, 1. c., p. 43. }

(37) Home, 1. c., obs. 12. — Jurine, | 1. c., p. 67. —- Albers, Ibid. |

(58) Baeck et Salamon, 1. c., p. 286. M

(39) Royer-Collard, Dict., 1. c., p. 429. |!

(40) Michaelis, 1, e., Kohlrausch, apud !

Sachse, 1, c., p.77. — Boehmer ( Mich.,"!

Med. Bibl., 4 B.). |

(41) Salamon et Baeck; Caillou, L. c., p. 105, 106.

(42)Royer-Collard et Albers.

Se Haase, 1. c., obs. 21, 54, 58, 59,

(44) Idem, 1, c., obs. 4, 31, 77. F (45) Albers, Anm. zu Royer-Collard, p. 68. — Haase, 1. c., obs. 65.

(46) Ghisi, 1. c., p. 13. « I polmoni®.

anco esteriormente ci si diedero à co=" noscere infiammati... L’infiammazione!

loro si potè dire risipolare, giacchè con-! servavand ancor un color assai rubicon-"” do. >» — Marcus, P. 10, 91, 105. — Jonas, p. 147, — Heim, p. 52, 54. — Lechevret, M 1. C., p. 14. — Portal, L. c., p. 142. |

(47) Jurine, L c., p. 21,

DÜ LARYNK , DE LA TRACHÉÉ-ARTÈRE ET DU CORPS THYROÏDE

l’autre da poumon est gorgé de sang (18) ou parsemé d’ecchymoses (49). Les plèvres et Ja partie thoracique du d'aphragme ont été vues légèrement enflammées (50). En outre, on a trouvé un liquide extravasé dans les cavités des plèvres (51) et du diaphragme (52); du sang coagulé dans les ventricules du cœur (53) et surtout dans l'oreillette droite (54); l'aorte (55), les artères pulmonaires (56) vides, les veines du cœur remplies (57), le thymus déve- Joppé (58), les viscères abdominaux dans l'état normal (59), le volvulus des inteslins (60), l'estomac mou et rempli de pituite (61), les glandes du mésentère indurées (62); les sinus du cerveau (63) et ses vaisseaux (64), surtout les veines (65), gorgés d’un sang noir, quelquefois

(48) Sédillot, 1. e., p. 165, 166 (ita ut fundum aquæ peteret). — Cheyne, L, c., p. 107, L

(49) Jurine, 1. c., p. 45. —Haase, 1. ce, obs. 21.

(50) Ghisi, 1, ©. « La pleura, e il diafragma, nella parte massime destra del pello, erano leggermente infiammati. » — Jurine, 1. c., p. 90.

(51) Matthey, Annales de la Société de médecine de Montpellier, n° 60.

(52) Salamon et Baeck, p.533. — Autenricth, 1. c., p. 348. — Cheyne, I. c., p- 110, 116, 25.

(53) Albers, I, c., p. 69. — Cheyne, 1, C., p. 25. — Haase, |, c., obs. 31.

(54) Ghisi, 1. ©., p. 13. « .... la vena cava e i destri seni del cuore erano so.

verchiamente ripieni d’atro grumoso sangue. — Albers, 1. c., p. 70.— Fürstenau, 1. c., p. 7. — Haskell, 1. c. — Le cœur gauche regorgeait de sang, selon Haase, 1. c., obs. 1.

(55) Ghisi, L. c.

(56) Harles, in Hufeland'’s Journ., GB., p. 579.

(57) Sachse, 1. c., p. 298,

(58) Harlés, 1. c.; p. 21.

(59) Ghisi, 1. €. « H solo intestino ileon era in qualche Juogo rosseggiante e leg- 8ermente infiammato. » — Mahon, I. c., P. 208, — Valentin, L. c., p. 134. — DabnEY, Î, c., p. 97. — Acta mea clin., 1, c.

2(60)-Heïm, 1..c.,. p. 51, 56.

(61) Home, I. c., p. G08.

(62) Portal, op. c., 1T., p. 21. — Har- JOSONERS, D2'b0%

(65) Haase, 1. c., obs. 98.

.(64) Royer-Collard, 1e,

(65) Bcauchêne, I, c., p. 20, — Rechou,

Frank, To. 1.

de la sérosité extravasée dans les ventricules du cerveau (66) ou à la base du crâne (67), surtout dans la fosse occipitale inférieure (68) ou entre les méninges (69); le cerveau à l’état normal (70), semé de points rouges (71) ainsi que la moelle épinière (72); les nerfs, le nerf récurrent du larynx et l’intercostal à l’état normal (73).

2. Analyse chimique. — L'analyse chimique a enseigné jusqu’à ce jour que les concrétions qui se forment dans le croup ont les caractères de l'albumine coagulée, En effet, elles ne peuvent se dissoudre ni dans l’eau froide , ni dans l’eau chaude, mais dans un alcali étendu d’eau, surtout lorsque la chaleur est portée à un assez haut degré. Brûlées, ces pseudo-membranes contiennent du carbonate de soude et du phosphate calcaire (74). Ceux qui désirent éclairer celle doctrine par des expériences ultérieures, doivent s'appuyer sur les observations de Berzélius (75), sur les diffé rents états du pus, suivant qu’il est secrété par des membranes différentes.

$ IV. Causes.

1. Causes preédisposantes, 2 Les causes qui prédisposent au croup sont :

1° l'enfance (76), mais de telle sorte,

(66) Jurine, 1. c., p. 93. — Rechou, 1. c,

(67) Royer-Collard, 1. ce.

(68) Beauchèêne, 1. c. — Rechou, 1. ce.

(69) Portal, Mémoires sur plus. maladics, t. 11, p. 85.

(70) Royer-Collard, 1. c.

(71) Haase, 1. c.

(72) Portal ,'1. €:

(75) J'ai examiné ces ncrfs sur plus

sieurs cadavres, et je les ai toujours trouvés sains. Rymkiewicz affirme les avoir trouvés dans le même état, I. e., obs. 1, p. 5. L'hypothèse de Reimer est donc fausse (Untersuch. ub. die nachste Ursache d. Hustens, Leipz., 1819, p. 58 ad 71).

(74) Schwilgué, 1. c., p. 95. Cfr. Jurine, op. C., p. 287. Le tribunal des experts porte de cet ouvrage le jugement suivant : « Que les analyses exposées dans ce mémoire, quoique entreprises dans de bonnes vues ct exécutées avec zèle, manquent essentiellement de cette exactitude qui peut seule en garantir les résultats et en rendre les conséquences certaines. »

(75) À view of the progress of animal chemistry. Lond., 1815, p. 58.

(76) Les auteurs, non Çontents de l’é

qu'on ne le voit presque jamais dans les . . Q » É

premiers mois de la vie (77), qu'on l'ob-

entre la septième et la quatorzième (79),0.

ainsi qu'entre la qualorzième etla vingt=

serve très-fréquemmententre la première et la septième année (78), plus rarement

vidence des faits, ont essayé d'expliquer par Je raisonnement pourquoi l’état d'enfance est surtout exposé au croup. C'est dans ce but que les hypothèses suivantes ont été mises au jour. Les enfants sont plus sujets au croup que les adultes:

4 parce que chez eux le système lymphatique prédomine (Home, 1. c.). Cfr.

Expériences de Geoffroy, Mém. de l’Académie des sciences à Paris, 14750, et Assalini, Essais méd. sur les vaisseaux lymphat. Turin, 1787; 2 parce que chez eux les organes de la respiration sont doués d’une sensibilité plus grande (Stoll, Rat.

medendi, t. 11, p. 42); 3° parce que l'évolution de leurs organesn'’est pas encore complète (Marcus, 1. c., p. 19); 4° parce que chez eux le sang se porte en plus grande quantité vers les extrémités supérieures (Sachse, 1. c., p. 180, 85); Bo parce qu'il leur est moins facile de rejeter les mucosités dans les affections catarrhales (Sachse, I. c., p. 482) ; 6° parce que les vaisseaux lymphatiques sont facilement lésés chez eux (Thilenius, 1. e., p. 55) ; T° parce que les membranes muqueuses sont surtout disposées à l’inflammation (Albers, Comment. de tracheitide, p. 61); et 8° parce que chez les enfants la trachéite estsouvent accompagnée d'exanthèmes (Albers, Gomment., 1. c.).

(77) Molloy vit un enfant d'un mois affecté de croup (in À chronolog. history of the weatber and seasons and of the prevailing diseas. in Dublin. Lond., 4770, p. 110), et trimestrem Desessart (1 c., p.

5, præf.).

(78) 189 enfants affectés de croup, et dont Sachse (1. c., p.177) cite les observations, tirées de sa pratique et de Ja pratique dés autres, donnent le partage suivant : de la naissance à la première année accomplie, 146; d’un an à deux, 45; de deux à trois, 35; de trois à quatre, 31; de quatre à cinq, 27; de cinq à six, 47; de six à sept, 18. De 91 malades affectés du croup dont Jurine (1. c., p.

472) rend compte, un seul avait plus de dix ans, De 92 malades cités par Haase (E. €. , p. Lxxx), 5 n'atteignaient pas un an; 8 jeunes filles et {9 garçons avaient d'un à deux ans; 5 filles et 3 garçons, deux ans ; 2 filles et À garçons, trois ans; 40 filés et 6 garçons, quatre ans ; G filles ct 7 garçons, Cinq ans ; 5 filles €t 5 gar-

unième (80), très-rarement (81) dan

cons, six ans; 3 filles et 3 garçons, sept ans ; 2 filles et 4 garçon, huit ans; 1 fille, neuf ans; 1 fille et 2 garçons ,.

dix ans; 2 garçons, onze ans; 1 gar-

çon, treize ans ; 2 garçons, quatorze ans,

1 jeune homme, dix-huit ans; 1 jeune, fille, dix-neuf ans; 4 homme, vingt-un.

ans; 4 jeune fille, vingt-cinq ; 1 homme, soixante : À homme, soixante-huit ans. — 39 autres malades présentent le calcul sui-

vant: de la naissance à un an,2 (et parmi.

eux un enfant de huit mois chez lequel ,' dès letroisième mois, deux dents incisives!

avaient percé sans douleur à la mâchoire:

inférieure) ; d'un an à deux, 8; de deux à)

trois, 4; de trois à quatre, 7; de quatre à cinq, 2 ; de cinq à six, 4; de six à sept,. 5, etc. De ces faits on peut conclure 1oque

c'est à tort que Wigand (Guter Rath uw...

Unterricht, wie sorgsame Müter ihre Kin*\

der gesund erhalten. Hamb., 1807) avance!

que les enfants à la mamelle ne sont pas sujets au croup; 2 que cette maladierse” rencontre le plus souvent entre un an et deux. -R 00 SA

(79) Schultz, Albers, Lentin, Field! |

Portal, Zobel, etc. , citent des exemples de croup dans la huitième année; Maerker, Home, Hecker, ete., dans la neuvième; Sachse, Vieusseux, etc., dansla

dixième; Sachse, Starr, Nobleville, danse

la onzième; Struve (Act. nat. cur., vol.1),

Crawford, Albers, etc., dans la dou

zième; Rumsey, Sachse et moi (in clin,

Vilnensi , a. 1820; mense maii}, dans las treizième ; et Bayley, Michaelis, Maerker;,u

Sachse, etc., dans la quatorzième.

(80) Le croup a été observé à quinze.

ans par moi, en janvier 1816, dans ma

pratique , chez 2 jeunes personnes; à !

seize aus , par Thilenius et par moi (in clinico, a. 1816, mense febr.); à dix-huit ans par Stoll (Rat. medendi, P. vis, p.

93), Gœlis (Tract., p. 144), Sachse et moi (Acta clin., |. c., p. 55); à dix-neuf

par Portal, Thilenius; à vingt-un par Keir,.

(Diss. de cynanche tracheali, 1. c., p. 57).

(81) C’est à tort que Bonnafox, Mallet

(E. c., p. 116) et Formey (1. c-, p. 480,.

481) prétendent que le croup ne se ren-| contre pas chez les adultes. Mais je con-, viens très-bien avec Albers (Anm. zu!

Royer-Collard, p. 79) qu’on ne peut pas!

ajouter une grande confiance aux nombreux exemples de eroup chez les adul=!

tes, cités par les auteurs,

DU LARYNX» DE LA TRACHÉE=ARTÈRE ET DU CORPS THYROÏDE

l’âge mûr (82) et dans la vieillesse (83) ; 20 le travail de la dentition et l’évolution des organes de la voix ; 3° un état particulier chez certaines familles (84) et la

(82) A vingt-quatre ans, Th. Wilson (in Med. chir. transact., t. vi, 1816, p. 340, 351) ; à vingt-cinq, v. Med. Comment., 7 B., Ardoin, Thilenius, Brera (Annot. med.

prat. sulle diverse malattie trattate nella Clinica di Pavia); à trente, Ardoin, Flormann, et moi (Auriga in Clin., 1814, mense maii); à trente-quatre, Jonas, Hopff, et moi (Acta clin., 1. c., p. 56); à trente-six, Hill ; à quarante, Keir (1. c., p. 5), Waton, Hill; à quarante-deux, Jackson; à quarante-quatre, Lemaire ; à quarante-cinq, V. Edimb. comm., 9 B.; à quarante-sept (Boecker, in Ars-Berattelse om Swenska Lekare-Sallskapets arbeten. Stockholm, 1818) ; à quarante-neuf, 3. P. Frank (Interp. clin., 1. c., p. 194); à cinquantedeux, Brera (Prospetto dei resultati ottenuti nella clin. di Padova, 1811, 1812); à cinquante-six, Bernard; à cinquantesept, Jurine; à cinquante-huit, Wachter, V. Sachse,

(83) A soixante, Hufeland ; à soixantecinq, Watson, Roberts (in Trans. for the improvement med. and chir., etc., t. vi, p.156) ; à soixante-sept, V. Craik, et Dick, In The med. repos. of New-York, t, ru1, p.

311 (car, 111. Washington die 14 dec. 1799, Culpa croup demortui. V. Valentin, op.

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