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C., p. 316); à soixante-dix, Chambon de Monteaux

(84) Bien que nous ne puissions être de l'avis de Buchan (Médecine domestique.

Ubersetzt. V. Sprengel, p. 575) et d’'Haase (1. c., p. 82), qui déclarent le croup héréditaire, cependant les exemples de croup attaquant les enfants d’une même famille ou en même temps ou successivement, sont si nombreux, qu’on ne peut nier, qu'il n’ÿ ait chez eux une disposition au croup. On trouve des observations qui confirment cette opinion dans Cheyne, I. c., p. 125, — Lentin, 1. c., p.

347, — Archer, 1. c., p. 55, — Maerker, l°c., p. 81, — Latour, 1. c., p. 19, — Maton, I. c., p.571, —Eschenmayer, 1. c., p: 55, — Vieusseux, 1. c., p. 84, — Lévêque-Lassource, 1. c., p. 205, — Stieglitz. V. Albers, Anm. zu Royer-Collard, p. 95,— Haase, op. c., p.Lxvu (quatre enfants d’une mère, morts du croup en six semaines), — Keir, 1, c., p. 5 : (« Dominam Cognosco, quæ aggressionibus repetitis cynanches trachealis ab anno ætatis vigesimo laboravit, cujus mater etiam anne quadragesimo morbo nostro laboraverat; prioris liberi huic morbo præcipue obnoxii sunt, et jam ab illo unus Mortuus €St >»), et in Actis meis çlinicis,

disposition des enfants à contracter des affections catarrhales (85); 4° lé sexe masculin (86) ; 5° le tempérament sanguin (87) et l'éducation qui développe de

plus en plus le vice du tempérament (88);

Ï. c., p. 57. Quoi d'étonnant ? L’encéphalite hydrocéphalique n'est-elle pas fréquente dans quelques familles. (Cfr. huj.

op., P.nr, vol. 1, sect. 1, cap. 1v, $ 22, 6).

(85) « Il paraît que les enfants sujets à s’enrhumer sont plus susceptibles d’être atteints du croup. » Valentin, 1. c., p.

388. Item, + Sunt etiam tracheitidi subjecti infantes... præsertim vero ii qui.

sæpius Catarrho, aliisque morbis membranæ pituitosæ adficiuntur. » Albers, Comment., p. 62.

(86) Royer-Collard dit, Dict., p. 434 :

« Le sexe n’a aucune influence bien constatée sur le croup. » Mais les observations de Lentin (Beitr., 4 B., p. 304), de Gregory (Yelloly, L: c., p. 41), de Furine (Rapport sur le croup), d'Haase (I: c., p- LxxiIx, sur 153 malades, 47 filles, 54garçons, et 52 dont le sexe n'est pas indiqué), d’Albers (Anm. zu Royer-Collard, 1. c., p. 81), etles miennes (sur 539 malades, 23 garçons et 16 filles) enseignent le contraire. Dick (loc. cit., p. 245) affirme que le croup attaque surtout les filles dans l’enfance et les hommes dans l’âge mur; ce que mes observations ne confirment ni ne réfutent. En effet, surG malades que j'ai soignés, âgés de’ quinze à trente-quatre ans, il y en avait 5 du sexe masculin, et 5 du sexe féminin. Lacroix (1. c.) a vu les jeunes filles plus sujettes au croup que les garçons.

(87) Royer-Collard (Dict., p. 435) ajoute le tempérament lymphatique, ce que pour moi rien ne confirme; mes ob:

servations, en effet, apprennent que les enfants pléthoriques et très-irritables (et, si je ne me trompe, ceux dont le cou est très-court) sont très-sujels au croup. Je ne puis non plus être de l’avis de Jurine (1. c., p. 184), qui prétend que le vice scrofuleux dispose au croup. Albers est aussi de cette opinion (Anmerk. zu Jurine, "1 ce}

(88) Royÿer-Collard, 1. c. Aïnsi la pléthore s’augmente par la bonne chère et le mouvement ; et l’irritabilité par la vie sédentaire et l’éducation efféminée, Je n'ai trouvé, jusqu'ici, aucune classe de citoyens plus sujette au croup que les aus tres : cetile maladie, en effet, n’épargne ni les pauvres ni les riches. Je m'étonne (Acta mea clin., p. 72) qu'aucun cas de’ croup, de 1805 à 1811, n'ait été observé par les médecins de Vilna, chez la nation juive; mais plus tard, de l’année 1819 à çette année, un grand nombre de ças se

ja

éol’automne, l'hiver etle printemps (89); 70 les pays voisins de la mer (90), des marais (91), des lacs (92) ou des grands fleuves (93) (surlout s'ils sont entourés de montagnes), et d’autres (94), comme

sont présentés, de telle sorte que, dans ma propre pratique, j'ai observé quatre cas de croup chez des juifs.

(89) Home, Maerker, Albers, Jurine, Xlopff, Thilenius, Schæffer, Michaelis, etc., disent qu’à Vilna le croup est surtout fréquent pendant les mois de décembre, de mars et d'avril, plus rare en hiver, très-rare en été. Jurine a recueilli (1. c., p. 186) un grand nombre d’exemples de croup pendant l'hiver.

(90) Home, 1. c., p. 7.—Albers, Annal., p. 32. — Valentin, 1. c., p. 55.

« Les nombreux documents que j'ai reçus de presque toutes les villes maritimes des États-Unis... ne laissent aucun doute que le croup est plus commun dans ce pays que dans l’empire français. » Cependant toutes les villes maritimes ne présentent pas fréquemment le croup.

« Ballon, de Libourne, a dit à Albers que la trachéite était plus rare dans la ville que dans les campagnes voisines. » Comment. , p. 65.

(91) Crawford, 1. c., p.13. — Archer (1. c., p.13). « And I know the disease takes place in a far greater nomber of instances in the low marshy lands, called the Neck. »

(92) Les observations nombreuses de Vicusseux, Jurine, Odier, établissent que le croup est très-fréquent près du lac Léman. Cfr. Sachse, 1. c., p. 185; Valentin, l.c., p. 65. — Jurine, 1. c., p. 185, dit : «Auch weiss ich, dass der Croup sich zu St.-Gallen, Constanz, Zurich, Bern, Neufchatel, Yverdun, Lausanne, Genf, Annecy, alles gebirgigte Gegenden mit Seen, sehr haufig zeigt. »

(95) Près de la Vistule, De la Fontaine {Nalentin, l. c., p. 51) ; près du Weser, Albers (Comment., 1. c., p. 45); chez nous (Brème), chaque année, cinquante ou soixante personnes sont affectées de cette maladie. » Près de l’Elbe, « Reimar, qui exerça près d’un demi-siècle la médecine à Hambourg, affirme que la trachéite y est très-fréquente. On peut dire la même chose de Lubeck. » Albers (Comm., p. 66).

(94) Les observations de Rumsey, Lentin, Borrov (l. c., p. 52), Formey, etc., apprennent que le croup peut survenir dans des lieux secs. On ne peut dire que Vilna, quoique montueuse et située près de deux fleuves, soit une ville humide (Acta mea clin., vol. 1, en présentent le plan topographique).

les pays de bois(9b); et 8° une constitution annuelle ou épidémique (96),

tre in td sein LE (95) Petri apud Albers, Anmerk. zu

Royer-Collard, p. 88, nota.

(96) Royer-Collard dit, avec raison (Dict., I. c., p. 457) : « Il est des circon= stances où le croup se multiplie tout-àcoup d’une manière effrayante, sans que les causes qui le provoquent ordinaire-

ment paraissent sensiblement plus nom- .

breuses ou plus actives : il devient alors manifestement épidémique. » En effet, des épidémies de croup furent observées :

en 1576, à Paris, par Baiïllou ; en 1747 et 48, à Crémone, par Ghisi, 1. c.; en 1750, à Cornwalis, par Starr ; en 1752, à New- York, par Midleton, V. Bayleyÿ, I. c.; en 1760, à Lancastre, par Cookson; en 1761+ 62, à Fahlun, par Schultz, et à Upsal, par Hulen; en1764, à Francfort, par Bergen; en 1765, à Gœttingue, par Michae]);

en 4769, à Colmar, par Wabhlbom; en

1770, à Saint-Maurice, par Gastellier; en 4772, à Stockholm, par Baek et Salamon; en 4774, à Forges, par Lepeck de la Cloture (Med. Topog. d. ganzen Normandie.

Stendal, 1794, p. 78); en 1775, à Wertbeim, par Zobel; en 1778, à Léopol, par Hirschfeld (Valentin, 1. c., p. 404); en 4779, à New-York, par Bard ; en 1781, à New-York, par Michael; en 1785, à Clausthal, par Bœhmer; en 1793-94, à Chesham, par Rumsey et Macartan, et à Halifax, par Alexandre; en 1799, à Nordhaus, par Most; en 1800, à Rayensburg, par Quentin, et à Varsovie, par Hirschfeld (Valentin, 1. c.) ; en 1801, à Schlutz, par Thilen; en 1801, près d’Aix-la-Cha-

pelle, par Jonas; en 1802, à Edimbourg,

par Anderson; en 1804, à Altona, par.

Getfeld ; à Neustadt, par Eccard ; en 1805, à Wuicebourg, par Horst; en 1806, à Orléans, par Latour, et à la Virginie (Valentin, 1. e., p. 407); en 4807, à Tubinge, par Autenrieth; à Méninge, par Jahn; à Bamberg, par Marc; en 1808, à Ratzebourg, par Munch (V. Sachse, I. c., p.

253); à Vienne, par Gœælis; à Genève, par Jurine; en 1813, à Brême, par Albers (Anm. zu Royer-Collard, p. 94), etc.

Aussi doit-on s'étonner que Formey (1.

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