‹ Traité de pathologie interneChapitre 54 sur 277 · C. L. Hoffmann (Von den Pocken. Mainz · texte numérisé non relu

C. L. Hoffmann (Von den Pocken. Mainz

1789, 2 B., $ 75 et 649), — Reil (Meme.

clin, med, pr, fasc. 5, p. 55), — Sachse

DU LARYNX, DE LA TRACHÉE“ARTÈRE ET LU CORPS THYRUÏDE

caire (15), l'érysipèle (16), l'herpes (17), la coqueluche (18), et les aphthes (19).

(1. c., p. 24); — Valentin (1. c., p. 398, 99),—Pinel (op. c., p.115 et 221) et Albers (Comment., p. 76). Le plus souvent dans les varioles suppurantes, le croup survient dans la période de dessiccation (Jurine, |. c., p. 208), et ne présente pas de concrétions poiypeuses (Albérs, |. c.). Au moment où j'écris, 50 novembre (12 décembre), je suis appelé en consultation auprès d’un enfant juif, à peine âgé de deux ans, qui trois semaines auparavant, avait été guéri d’une variole à la suite de laquelle de l’enrouement avait persisté, et chez lequel depuis trois jours la fièvre et tous les autres symptômes du croup ont reparu.

(15) Albers, Comment., p. 84. « Quod in puero febre urticaria correpto tracheitidem oriri observabam, id fortuito casui tribuendum videtur, »

(16) Le docteur Balbiani, un de mes anciens élèves, m'a dit avoir vu, en 1821, le croup survenir chez un militaire, à la suite de l’application d’une solution de sulfate de zinc sur les yeux, affectés d’une forte inflammation érysipélateuse. Jurine (1. c., p.194, obs. 49) déclare qu'il né peut démontrer de liaison entre l’érysipèle et le croup. Je m'étonne qu'il ait trouvé cette liaison entre la vaccine et le croup (p. 192, obs. 50), ce qui est également affirmé par Carron (Journ. de méd., Sédillot, t. xxvur, p. 248). Prétendre que la vaccine doit aussi protéger contre le croup! *

(17) Sachse, 1. c., p. 21.

(18) Portal (Mém. sur plusieurs maladies,t.ur, p. 87, 99, 152) conteste la coexistence du croup et de la coqueluche.

L'opinion de cet homme distingué s’accorde avec les observations de Ballon (1.

c.). Cette union demeure en doute pour Jurine (1. c., p. 187), Sachse (L. c:, p.

128) et Albers (ib.). Personne ne doute que le croup ne se développe après la coqueluche (Albers, 1. c.), ou avant (Juranch "6., 'p:"#12, obS. 64):

(19) Jurine, 1. c., p.141.—Double, I. c.

—Pinel, 1. c.,p.226.—Portal, 1.c., p.141: —Scherwin, Med. comment.,t. vir, 1780, p. 423. — Home, 1. c. Au moment même où j'écris, j'ai devant les yeux un petit garçon de dix mois, chez lequel les signes précurseurs de la scarlatine sont desaphthes aux lèvres et à la bouche, un grand enrouement et de la toux, Je crains que la moindre cause ne détermine le croup véritable chez ce malade, En effet, les aphthes descendent chez lui jusqu’au larynx,

$ V. Ditonostic,

1. Symplômes catarrhaux. — Nous avons dit que le croup commencait par les symptômes du catarrhe ; et telle est aussi (20) notre opinion, que le catarrhe qui précède le croup n’est autre chose que le commencement de la maladie.

Cependant, le catarrhe peut quelquefois précéder le croup (21). Vieusseux fait remarquer que les symptômes catarrhaux du croup commencant ont quelque chose de particulier (22). Là, en effet, l’enrouement est plus fort et plus âpre, surtout si le malade s'efforce de parler à

, haute voix, ce à quoi on doit l’engager

toutes les fois que c’est possible. La toux offre en outre un son vide qu'on peut à peine définir par des paroles. Lorsque ces signes surviennent , l'attention du médecin, en visitant le malade, doit être extrême, surtout la nuit (23).

2. Dyspnee, voix el toux. — Si aux symptômes du catarrhe vient tout-à coup se joindre la dyspnée, si l’enrouement augmente, si la toux devient glapissante, il n’y a plus à douter de la présence du croup. Au contraire, si la respiration demeure libre, surtout pendant le som-

(20) Albers dit : « Ich bin fest uberzeugt, dass die Heiserkeit, mit welcher die Entzundung des Korpers der Luftrokre anfangt, sebr oft fur den angeblichen Catarrh gehalten wird, welcher dem croup vortergehen soll. » (Anm. zu Royer- Collard, p. 47), et Sachse : « Ihre Frequenz (der catarrhalischen Erscheinungen) zeigt nicht blos, dass sie mit dem Wesen der Krankheït in genaucr Verbindung stehen, sondern... »

(21) Le croup a été observé après les épidémies catarrhales, par Home, Bloom, Salamon, Callisen, Mahon, Vieusseux, Duboueix, Jurine (p. 151, 140), Rubini (ICS PAPE

(22) « La maladie commence comme une affection catarrhale singulière, »L. c., p. 2.

(25) Sachse, 1. c., raconte que son beau-père, Lentinus, dans un tel état de choses, ne négligeait pas de visiter ses malades la nuit. Homme digne d'imitation! Ajoutons les excellentes paroles d’Haase, !. c., p. 70. « Pendant le sommeil, on remarque le plus aisément les altérations légères de Ia respiration, et c'est alors qu'il faut s'assurer de cette fonction lorsqu'on a conçu des craintes He l'existence ou lé deg'é de la mala-

ie, »

meil, si, la fièvre augmentée (24), l'enrouement et la toux restent stationnaires , en un mot si la maladie revêt de plus en plus la forme d’une fièvre catarrhale (25), d’une coqueluche (26), ou d’une maladie morbilleuse (27), on peut être tranquille. On craindra encore, si les symptômes du croup se sont présentés avant l'arrivée du médecin, bien qu’il n’en reste plus de trace.

3. Lntervalles libres. — Telle est en effet la constitution du croup qu'il présente assez souvent des intervalles plus ou moins libres, spécialement quant à la touxetà ladyspnée.Lesautres symptômes, tels que la fièvre, l’enrouement et quelquefois la toux (28), abandonnent rarement complètement le malade (29). Les

om

(24) Jurine (1, c., p. 132) a établi une sentence funeste en disant ; « Le croup, à son début, est accompagné par une fièvre imperceptible, et le catarrhe pulmonaire par une forte fièvre. » C'est avec raison qu'Albers (I. c., note 105), et Jurine dans ses descriptions de maladies, enseignent le contraire.

(25) Cfr. $ De febre catarrhali,

(26) Cap. xv.

(AT) EL LE, GoéxetS DT.

(28) « Quelquelois cette toux croupale a lieu alternativement avec une toux catarrhale, et il faut alors beaucoup d'attention pour reconnaitre la première, »

Haase, op. c., p. 76, et obs. 27, 55, 57.

(29) Toutes mes observations, à l’exception d’une seule (V. Acta clin., I, c., p. 58), sont d'accord avec celles de Bayley, Fielitz (1. c., p. 83), Vieusseux (Recueil, p. 44), Sachse(l. c., p.101), quidir:

s Obgleich man einzie Besbachtungen von volkommener Intermission antrifft, so wird man doch bei den meisten Remissionencinige der wesentlichen Zufalle, wenn auch nur leise, fortdauern finden. » Albers avertit (Anmerk. zu Jurine, 1. e., p. 69) :

« Rechnen wir das Fieber, wieich es thue, zu einem im ganzen Verlauf der Krankheit wescutlichen Symptome : so kann ich aus diesen Grunde schon die Krankheit nicht intermittend nennen. » Ilaase avance que la fièvre n’est jamais un symptôme essentiel du croup (L. c., p. zxxnt), et renvoie à ses observations 1, 96, 32, 55 et 72.

Qu'il me soit permis de demander si des médecins instruits, ayant une pratique étendue dans une grande ville comme Moscou, peuvent observer leurs malades avec assez de soin et de rigueur pour établir exactement la nature de la

exemples ne sont pas rares de dyspnée et | de toux suffocante, augmentant depuis le |

commencement de la maladie jusqu’à la !

fin (30). Les intervalles libres, lorsqu'ils !

se présentent , peuvent durer une heure |!

(31), trois heures (32), six heures (33),

neuf heures (34), et même des jours en- !

tiers (35). Ils surviennent presque toujours le matin (36), quelquefois avant le coucher dusoleil(37); quantauxaccès, ils surviennent le plus souvent la nuit (38

et se prolongent d’une demi-heure (39) à une heure entière (10) et au delà (41), Quelquefois un type où mode de sncces-

Sion alternatif se fait remarquer pendant !

les paroxysmes ou les intervalles libres (42), ce qui a porté à soupçonner (4 3)

Donne nee EEE

fièvre qui survient dans le cours d’une maladie.

(30) J'ai observé comme Ghisi, Bergen, Halenius, Home (Il. c., p. 58), Sachse (1. c., p. 97), Duboueix, Macrker (1. c., p. 9), des exemples de croup n’of frant pas de rémission.

(31) Gutfeld, 1. ce , et moi, .

(52) Callisen, 1, c., et moi.

(33) Zobel, 1. c., et moi. |

(34) Bræwer, |. ç. Acta mea clinica,

(35) Bloom, 1. c., p. 266, 267. — Durand, L. c. Je n'en ai jamais vu.

(36) Hopff, p. 23. — Albers an Mütcr, p. 20.

(57) Cfr. chap. ur, & 9, n. 5.

(58) Rumsey, 1. c , p. 150. Jurine (1, c., obs. 28) et moi avons observé des accès le jour et des rémissions la nuit, (Nahumowiez, 1, ce.) , |

(39) Je l'ai vu ainsi quelquefois.

(40) Gutfeld, 1, e.

(41) Chez quelques-uns, l’accès se proloageait une partie de la nuit.

(42) Jurine, |. c., p. 61, obs. 27, 98, 29. Acta mea clinica, |. e., pe 72, 75, — Nabumowicz, }, e., p.14,

(45) Sachse (1. c., p. 401), et Ghisi avant lui (1. c., p. 7), disent avoir observê Ie type intermittent dans le croüp, ce qui est une erreur, car le cas du fits de Ghisi est une autre espèce d’angine (je soupçonne la fièvre scarlatine). Si je ne me trompe, le soupçon dont je parle s'est présenté en même temps à l'esprit de Jurine (1. c., p. 60, 71) et au mien.

J'ai dit en effet, qu'il était probable que l'angine laryngée, comme les autres inflammations, revêtait quelquefois le caractère périodique, et constituait ainsi une maladie Gui méritait le nom de livvre intcrinitten(e ptrnicicuse traçhtale,

l'existence d’une fièvre intermittente latente, non prouvée jusqu'’aujourd'hui, ou de l’espèce d'asthme qu’on appelle à tort asthme aigu des enfants, de Miller (44).

4. Période inflammatoire, — L'opinion que le croup est de nature spasmo dique, opinion fondée sur sa marche périodique (45), n’est pas confirmée. Le cours de la maladie, l’autopsie cadavérique, qui, si elle ne montre pas l’inflammation elle-même, en montre du moins constamment les restes (46), les bons

mais que, cependant, la présence de cette maladie ne devrait être admise qu’autant qu'elle aurait été confirmée par des observations ultérieures. Je m'étonne qu’Albers ait pu comprendre (Anm, zu Royer- Collard, p. 3) que je voulais imposer à toute espèce de croup le nom de fièvre intermittente pernicieuse trachéale. Les observations ultérieures n'ont jamais confirmé que le croup pût appartenir à des fièvres intermittentes. Au reste, Jurine (1. c., obs. 29) et moi (Nahumowicz, 1. c.) avons employé sans succès l’écorce de cinchona. D'un autre côté, ce traitement n’est pasentièrement sûr, comme le prouvent les paroles suivantes d’Albers (Anm. zu Jurine, p. 60) : « Der intermittirende Charakter einer Krankheit crfordert nicht immer Chiaa und wird gewiss nicht stets dadurch gehoben, sondern oft verschlimmert, wie selbst die Wechselficber mit dem Charakter der Synocha hinreichend beweisen. »

(44) Cap. xur, $ 62, n. 4.

(45) Jurine dit, L. c., p. 60: « Die Remissionen und Intermissionen, welche zuveilen beim Croup eintreten, sind so eigenshümlich, dass sie sehr fur die Metnung sprechen, als trete zuweilen cin Krampf hiozu, und schwerlich würde man eine genügende Erklarung über dieses periodische geben konnen, wenn man nicht Krampf als Ursache desselben annabme. »

(46) De même que les décombres attestent la marche de l'incendie, la lymphe coagulable, les adhésions morbides et les pseudo-membranes attestent la marche de l’inflammation. Bien plus, il est rare que l’inflammation des membranes séreuses et muqueuses existe sans exsudation (Bichat, Abhandt. üb d.

Houte, et Pinel, Nosographie philos.,t.u1, p. 202, 5e édit). Lisez à ce sujet Albers (Anm. zu Royer-Collard, p. 66). Déjà Celie avait dit : « Neque quicquam stultius quam quale quid vivo homine est, tale existimare esse moricnte, imo jam morltuo, » (L. 1, præf.)

effets de la méthode anti-phlogistique, prouvent que le croup dépend d'un état inflammatoire du larynx ou de la trachée, ou de l’un et l’autre, ce qui n’exclut nullement le spasme, effet de l’irritation inflammatoire elle-même (47), ou de l’irritalion des nerfs du larynx par les pseudo-membranes (48). j

5. Variétés de siege. — Nous avons dit (49) que les cadavres des individus morts du croup présentaient des traces d’inflammation , tantôt dans le larynx, tantôt dans la trachée. Ce qui engagea

(47) J'ai parlé de la puissance de l’inflammation dans la production des spasmes. P, 11,, vol, 1, sect. 1, ©. 1, 3, 217; $ 4, 14; sect. 11, C. XIV. Il suit de là que je ne puis admettre que le spasme et l’inflammation soient dus à des causes diamétralement opposées. Albers (Anm. zu Royer-Collard, p. 34) a très-bien traité ce sujet, ainsi que le docteur Kellie, dunt je cite les paroles suivantes : « [ am very inclincd to refer some of the more remarkable symptoms of the croupy paroxysms lo a consequent spasm of the muscles oftheglottisand larynx ; a spasm consequent to, and depending upon the inflamed state of those parts. » (Cheyne, 1. c., p. 127.) D'où il suit que c’est avec raison que l’on combat l'opinion de Rubini (l. c., p. 150); lorsqu'il dit : « Due distinte malattie (flogosi ed ortopnea soffocativa) concorrono e si uniscono per costituir quel tutto morboso, cui diamo il nome di croup. »

(48) Comme un corps étranger irritant le larynx. Jurine (1. c., p. 60) et Royer- Collard Dict., 1. c., p. 422) pensent que les concrétions purulentes du larynx, bien que constantes, ne peuvent avoir aucun effet sur le retour de la dyspnée. J'avoue que la chose s'explique difficilement.

Cependant, comme j'ai vu plusieurs fois une vomique du poumon menacer par instants de suffocation, et quelques autres vices locaux donner lieu à des affections périodiques (P. 11, vol. 1, sect. 1, ©. 1, S 4, 24), j'admets comme vrai le fait dont il s’agit, bien qu'il soit difficile d'en donner une explication. La sensibilité des nerfs du larynx, tantôt augmentée, tantôt diminuée (comme après le sommeil), pourrait produire la périodicité, de même qu'un stimulant local produirait tour à tour un grand et un petit effet. Les pseudo-membranes,enobturantouen laissant libre le passage de l'air, des congestions momentanées de sang autour du larynx ou de la trachée, pourraient la produire.

dt Jurine (50) à diviser le croup en laryngé et en trachéal. Une division de ce genre, adoptée par Albers (51),mest point à mépriser , en ce qu’elle fait connaître le siége du mal. Cependant, comme Jurine n’a pu démontrer le siége du mal dans les cas qu’il cite du croup laryngé terminé par la guérison, et que les exemples qu'il rapporte du croup trachéal terminé par la mort présentaient en même temps une affection de la trachée et du larynx, nous suivons d'autant plus volontiers le conseil de Royer-Collard (52) d’ajourner la division du croup en laryngé et trachéal, jusqu’à ce que la question soit plus éclairée, que les signes diagnostiques établis par Jurine (53) sont fort obscurs. On peut cependant accorder quelque confiance au siége de Ja douleur (s’il y a eu douleur (54)) rapportée par le malade au larynx plutôt qu'à la trachée, et à la qualité de la toux, plus sifflante dans le croup la-

(51) Anm. zu Jurine, 1. c., p. 8. Jurine en effet avoue : « Wenn ich diese Unterabtheïlung annehme, so bin ich doch woit daven cntfernt, sie für genau geometrich auzugeben. » Son noble émule dit : « Es gehort unstraitig dem Vérfasser das grosse Verdienst gezeigt zu haben, dass die Entzündung bald den Kehlkopf, bald den Korper der Luftrohre zuerst allein, oder einen dieser Theile vorzugsweise ergreilt, » L. c.

(52) Diet, L. c.

(55) dJurine a donné les signes suivants du croup laryngé : 4° la maladie survient tout-à-coup sans qu'on ait pu la prévoir; 2 le cours en est rapide, les symptômes violents; 3° les effets spasmodiques surviennent promptement ; 4 les rémissions sont de courte durée ; be la douleur existe dans le larÿnx et est augmentée par la pression; 6° enfin la mort arrive rapidement, si. les remèdes ne calment les Symplômes et n’arrêtent les progrès rapides de la maladie. Albers dit que ces signes n'ont de valeur que lorsque Ie mal est visible, et il indique deux autres sigues : 1° le son de la toux plus éclatant et plus sifflant ; 2 la voix moins constamment rauque.

(54) Royer-Collard dit : « C’est à tort que plusieurs auteurs ont désigné cette douleur (du larynx et de la trachée) comme un symptôme essentiel du croup:

elle n’est qu'un symptôme accidentel: »

Dict, 14 c!, p.495:

ryngé, plus sonore (55) dans le croup | trachéal (d'où l'extrême difficulté de dis=# tinguer le commencement de cette ma-4 ladie d’un simple catarrhe pulmonaire), #

6. Erreur facile. — Le croupest si- ÿ mulé par les maladies du corps thyroïde i (56), les tumeurs comprimant la trachée” (57), les vices de la crosse de l'aorte (58),4 et quelquefois des veines jugulaires (59);4 des abcès à la face interne des muscles4l qui recouvrent le larynx (60), et à la4 partie postérieure du pharyux (61); les]

{ fi ‘0

| : ne À (55) « Der Ton des Hustens ist bei!

Tracheitis heiser, gedampft, nicht klin=*

end, mehr hoclr als tief. Es ist zuweilen”.

ausserst schwer, ihn von einem catarrhalischen Husten zu unterscheiden Die ge- | wobrlinch damit verbundene Heïiserkeit der ganzen Stimme, welche ich als ein | zweitles charakteristisches Symptom der Tracheitis ansehe, muss hier oft den !

Arzt vorzuglich mit bei der: Diagnostik | der Tracheitis vom Catarrhus leiten. »

Albers, Anm. zu Royer-Collard, 1. c.,

Li2 :

(56) Jurine, 1. e., obs. 47. (Un abcès!

divisant les cartilages de la trachée). Obs!

48 (volume augmenté, dureté, dégéné-, rescence).

(57) Rush, in Medical commentaries, !

vol. 1v. Cfr. Lieutaud, Hist. anat: med, L t.1v, obs. 67, 68, 70. — Morgagni, De | sed, et caus, morb., 1. in, $ 15, 145.

(58) Cfr. c. 1v, K 4, n. 4. ee

(59) Peut-être, dis-je, puisque cette | opinion repose seulement sur une expé- À rience faite sur un chien. Lower dit ent cffet (Tract. de corde, €. 11, p. 124) 4 » flaud pridem venas jugulares, sub-" ducto is filo, in cane arcte ligaverams: || et post aliquot horas partes omnes supra !

Hgaturam mire intumescebant, et intrà | dies duos canis quäsi angina suffocatus interiit, Toto hoc tempore non solum lacrymæ copiosius fluebant, sed et plurima saliva ex ore profluxit, non aliter, quam si mercur:0 assumto fluxus ille concitaretur. » |

(60) I. Anders, in Edinburgh med.and | Surg. Journ., xx, 5, n.18920, p. 156. |

(61) Albercombiz, in Edimb: med, and !

surg. Journal, April, 1819, p. 250. — Detmold, Von croupahnlichen Leiden !

ohne Croup, in Hufeland’s Journ. 4820. !

Le 6 mars 1820, une jeune fille de vingt ans, entrée à ma clinique, raconta que | dans son enfance elle était très-sujette à des tumeurs des glandes sous-maxil:

laires ; qu’un an avant d'être réglée, à la suite d’unc fièvre et d'un refroidissement, il lui était survenu au côté droit du corps :

ra

DU LARYNX, DE LA TRACHÉE*ARTÈRE ET DU CORPS THYRoiDE€. 107

Corps étrangers tombés dans le larynx et la trachée (62), et des polypes (63). D'où il résulte qu’on ne doit point déclarer l'existence du croup avant d’avoir examiné avec le plus grand soin le cou, la gorge et toutes les circonstances qui ont précédé la maladie. Les corps étrangers tombés dans la trachée (64) présentent

thyroïde, une tumeur de la grosseur d’upe noisette, et que six jours ensuite, | après un nouveau refroidissement, elle | avait été prise par la fièvre. Outre cette fièvre, escortée de symptômescatarrhaux, nous avons observé une tumeur située à droite du corps thyroïde, de la grosseur | d’un œuf de poule, non-seulement dure

au toucher, mais très-douloureuse dans | les grandes inspirations, la voix rauque,

basse, la respiration peu libre, la déglu-

tition difficile et douloureuse. D’après

l’assertion de la malade, l'obstacle à la

déglutition était situé plus profondément

au niveau de la troisième vertèbre du

cou. Le mal jugé être une thyroïdite et | une pharyngite, nous essayâmes en vain de le guérir par l'emploi de la saignée, | des sangsues, et des autres moyens antiphlogistiques. La malade, en effet, entourée de symptômes semblables à ceux du croup, ne guérit que lorsqu'elle eut | senti un abcès s'ouvrir dans le pharynx | et qu’elle eut rendu plus d’une once de

| pus. La tumeur du larynx revint ensuite | à son état primitif, Cfr. Kopf, I. c.

(62) Engstroem (I. c.) raconte l’histoire d'une jeune fille qui attribuait sa douleur | de gorge à ce qu’elle avait avalé une ai- | guille. Le jour suivant la fièvre, la dysp- | née, la voix sifflante, puis la mort survin- | rent. À l’ouverture du cadavre, au lieu d’une aiguille, on trouva tous les signes du croup. D'un autre côté, Balfour raconte l'exemple d’une maladie prise pour le croup; à l’autopsie, au lieu d'une fausse membrane, on trouva au-dessous du larynx un morceau de verre de la largeur du pouce. (Ilome, I. c., p. 40.) (63) Cap. 1v, $ 4, 2, 5.

| (64) Afin de rendre le diagnostic plus facile, nous devons donner des renseignements exacts sur ces corps. On a vu tomber et parvenir dans le larynx, des aliments (chez un enfant de trois ans, dont Pépiglotte était trop petite pour recouvrir entièrement l’orifice de Ia trachéeartère. Kerchring, obs. 47); une pilule (Marcelli Donati, Hist, morb., 1. 1n1,C. vu.

— Schenkii, Obs. med., 1. 11, obs. 45, p.

| 20.—Boneti, Sepulchr.anat., 1}. 11, sect.u, obs. 15); une amande (Martinière, Mém.

de l’Ac, de chir.,t,v.—Desgranges, Journ,

des symptômes qui différent du croup

de méëd., t. xxxvir, p. 57); une fève (Allard, Journ. de phys., t. vr.—Boussier de la Bouchardière, Journ. de méd.,t. x1v, p. 267.— Guincourt, ib., t. x11, p. 44. — Vicq d’Azyr, Mém. de la soc. roy.de méd., t.1v, chir., n. 5.—Carron, op. c.—Trowbridge, in The London med. and phys, journ. Lond.,1819, t. xLn1.—Giret Dupré, Journ. de méd. ch. et ph., t. xxxin, 1815, mai, p. 839. Misc. nat, cur., dec. 11, an.

9, obs. 155; dec. 111, an. 1, app.,.p. 129.

Acta Helv., vol. 1, p. 45. -— Klein, Chir.

Bemerk., p. 168); un grain de café torréfié (Hufeland, Journ.,3 B., 1 st., p. 101.

—Hovn, Archiv. f. med. Erfahr. Jahrg.

1815); une noix (Bonnet, |. 1, obs. 10.— Haskell, in Med. pap. communicat. by the Massachusset med. soe., t. im, p. 1, 1819) ; une châtaigne (Schenk, I. 1, obs.

14, p. 29); un épi de blé (Hist. et mém.

de l’Ac. royale des sciences de Toulouse, 4788, t. 1. —Ilufeland’s Neueste Anval.:d, Franzos. Arzneyk., 1 B., p. 357); un noyau de prune (Descamps, in Journ. de méd. continpé, t. 11, p. 555); une semence d’anguria (Panarole, Pentecost. n, obs.

7) ; un petit os (Bonet, Sepulchr. anat., 1. 1, obs. 16.—Orteschi, Giornale, t. vL.

— Bang, in Acta reg. soc. med. Havn., vol. 1, p. 90.—Klein, |. c., p. 190); une conque de limaçon (Wainwright in Kuhn’s, Phys. med. journ. 1800, april, p. 275); une aiguille (3b., p. 273. — Mosque, Chirurg. Novellen., n. 4); un morceau de fromage (ib., p. 276); du pain (Martin, in Phil. transact., t. Lv); de la viande (Blancardi, Anat. pract.

rar., cent. n, obs. 40, p. 257), un fragment de coquille (Langenbeck, Bibl. f, d. Chirurgie, 3 B., p. 258); une sangsue (Dedebart, Op, mox. citando); une balle de plomb (Fabr. de Hilden, Obs. chir., cent. 1, obs. 55. — Birch, Hist. ofther.

soc. of sciences, t. ur. V. Ilalleri, Bibl, chir., vol. 1, p. 435. — Hooke, ib., p.

563) ; une lame de plomb doublée de la grandeur de deux pouces. (Un juif de 20 ans, assistant le 30 septembre 1819 à une noce dans la ville de Kowno, et se trouvant dans un état de demi-ivresse, résolut d'enrichir avec un sifflet la musique des chœurs. Il porta donc à sa bouche un instrument long de deux pouces, formé avec une lame de plomb contournée sur elle-même, et percée d’un trou à son milieu, et l’avala dans une grande inspiration. Il fut pris aussitôt d’une toux violente, sa voix devint faible et sifflante, et la déglutition difficile.

Après avoir eu recours inutilement aux secours de sa famille, il vint à Vilna. Son

(65), en ce que le danger de suffoquer arrive sans prodrômes, la nature de la douleur répond à la nature du corps étranger , le siége de la douleur n’est point aussi fixe, la toux est violente, les crachats spumeux et souvent sanguinolents, et enfin en ce que quelquefois il survient de l’emphysème au cou.

7. Nature de l'inflammation. — De ce que nous venons de dire, ne résulte-t-il pas que l'irritation produite par la présence des corps étrangers dans le larynx détermine sans aucun doute l’étatinflammatoire des parties qui constituent le larynx, et ne peut on pas considérer cette affection comme une espèce de croup traumatique ? Il est d’ailleurs constaté par des expériences faites sur différents animaux qu’on peut produire un croup arlificiel en irritant mécaniquemeut le larynx et la trachée (66). Le croup revêt des caractères différents, suivant la constitution du malade et la constitution de l’année. En général, il consiste dansuneinflainmation catarrhale (67). En effet, il peut revêtir le caractère

ee

aspect, si on en excepte la difficulté de la respiration, n'annonçait nullement le danger de sa position. Il raconta, d’une voix sifflante, ce qui lui était arrivé. Du doigt, il indiquait au-dessous du larynx le lieu qu’occupait le corps étranger. La toux avait presque entièrement cessé, et aucun symptôme fébrile ne s'était présenté. Tout examiné avec soin, la trachéotomie fut pratiquée habilement par le professeur de chirurgie CI. Pélikan, et le corps étranger fut extrait, Le malade, guéri et conservant seulement une ouverture capillaire au lieu où l'opération avait été faite, sortit, le 20 novembre de la même année, de la clinique de chirurgic.); une pièce d’or (De Ja Martinière, Mém. de chir., t. v). Je ne dirai rien de l'eau et de la terre chez les noyés, et des vers, (« Duo vero omnino de tereti gepere vermes in aspera arteria ad cordis sedem inque principio pulmonis reperti sunt, manifesti suffocationis auctores. »

Haller, Op. pathol., t. in, p. 289).

(65) Eckhold, Uber die Ausziehung |

fremder Korper aus dem Speisekanal und der Lufirohre, Leipz., 1799. V. Dedebart, Essai sur les corps étrangers introduits dans le pharynx et l’æsophage. Paris, 1814.

(66) Valentin, op. c., p. 464, 488, — Jurine, 1. c., p. 259, 265.

(67) J'ai dit ailleurs ce que j'entendais par affection catarrhale (P, 1, vol. 1, ap-

muqueuse | dont l'effet est d’exciter de la rougeur,

des flegmons (68) ou être compliqué par une inflammation gastrique (69), ou par une fièvre typhoide (70). En outre, il ne

pend., $ 77, n. 7). L’affection inflamma-°

toire catarrhale étant établie comme

cause du croup, l'opinion de ceux qui re-«

gardent celte maladie comme un catarrhe (Haase, |. c., p. 52) peut se concilier avec celle de ceux qui l’attribuent à l’inflammation, ce que démontre très-bien

Royer-Collard lorsqu'il dit: « 11 est des À

médecins qui croient combattre cette opi-

nion (que le croup est une inflammation # de la membrane muqueuse du larynx et”

de la trachée), en soutenant que le croup

À cr a

ps

n’est point une inflammation proprement »

dite, mais seulement une affection catar. -

rhale, ou un catarrhe du conduit aérien, J'avoue qu'au lieu de voir une objection

dans cette assertion, j'y trouve bien plu- |

tôt une confirmation de la doctrine que je viens d'établir, À mes yeux et aux yeux des médecins qui mettent quelque sévérité dans leur langage, tout catarrhe est une inflammation d’une membrane particulière , inflammation

de la chaleur, de la douleur, et une augmentation plus ou moins grande de la sécrétion propre à cette membrane. C’est là, si je ne me trompe, le caractère essentiel du catarrhe nasal, du catarrhe pulmonaire, du catarrhe de l'urètre, du catarrhe intestinal, etc, Or, ce caractère

est aussi celui du croup; et par consé=

quent, dire que le croup est un catarrhe

du larynx ou de la trachée, c’est dire, en à

d’autres termes, que c’est une inflamma-

tion de la membrane muqueuse de ces :

organes, » Dict., 1. c., p. 448.

(68) 1b., n. 6. Albers (Anm. zu Jurine, p. 155) déclare que le catarrhe consiste dans l’inflammation des glandes de la membrane muqueuse de la trachée-ar-

ière, et le croup dans l’inflammation des ;

vaisseaux sanguins de cette même membrane. Cette distinction est entièrement hypothétique. On peut dire d’Albers ce que Haase à dit de Reil : « Que cela soit

son affaire de prouver que l'affection çca-

tarrhale doit consister dans une affection des glandes.» En outre l'opinion que

nous combattons est contraire à la rai»

son, car on ne peut supposer les glandes sans vaisseaux sanguins. Saclise (op. c., 21h, p. 291, 292) combat très-bien l'opinion d’Albers.

(69) Jurine, 1. c., p. 95.—Autenrieth, 1. c.—Rimkiewicz, 1. c., p. 25.

(70) Jurine, 1. c. — Albers, Comm.,

p. 25. — Royer-Coilard, p. 449 (croup :

adynamique),

DU LARYNX, DE LA TRACHÉÉ-ARTÈRE ET DU CORPS THYROÏDE

faut pas exclure l’arthrite et la syphilis des causes excitantes du croup (71).

8. Concretions membraneuses. — De même que les inflammations des autres parties, les inflammations du larynx et de la trachée ne présentent pas toujours d’exsudation de lymphe coägulable et son passage à l’état de concrétion membraneuse (72). C'est pourquoi ces concrétions, sur lesquelles on a établi tant d’'hypothèses (73), peuvent d'autant moins être considérées comme des symptômes caractéristiques du croup, qu'on les rencontre dans d’autres maladies, telles que l'esquinancie , la cardite, l'entérite, la dysenterie. Toutefois, c’est une chose très-remarquable que la célérité (74) avec laquelle se forment ces concrétions membraneuses. Il faut prendre garde d'attribuer de suite au larynx ou à la trachée tout ce que les malades affectés de croup rejettent par la bouche (75).

(72) Tracheitis sicca de Remeri, 1. c.

Abgina inflammatoria de Boerhaave, 1, c. Aussi Rubini, !. c., p. 169 et suiv., — Dreysig, 1. c. —Sztarovesky, I. c., p.

51, ets, regardent comme fausse la distinclion entre Ie croup avec fausse membrane, et le croup sans fausse membrane.

(73) On les a prises, 4° pour la tunique villeuse du larynx et de la trachée (Nobleville, Starr, Wilke, 1. c.); 2 pour le mucus épaissi des glandes de la trachée (Murray, Nov. comm. soc. Gœtt , t. 1V, p. 55.— Baeck et Salamon, Rosenstein, Hopff, Il. ce.); 5° pour de la lymphe changée en mucus (Home, 1. c.). La véritable origine des fausses membranes sécrétées de la lymphe coagulable par la force de l’inflammation, a été découverte par Michaelis.

(74) « .....dass die abgesonderte plastische Lyÿmphe in wenigen Tagen selbst eine feste cylinderformige Gestalt bei der eigentlichen Tracheitis bekommen konne, lchrten unleugbare Erfabrungen. »

Albers (Anm. zu Jurine, op. c., p. 10).

Hopff dès le second jour de la maladie vit rejeter une membrane tubuliforme (1.

c., p. 10). Ilaase (1. c., obs. 78) observa un croup qui ne dura que 56 heures.

(75) C’est avec raison qu’on dit dans

Allgemeine Literatur-Zeitung (April 1808, p. 821) : « Man ist beim Croup gegneigt, allen Auswurf vom Schleime als losgerissene Stucke der falschen Haut oder als Eiterstoff aus der Luftrohre anzunchmen. Die Praktiker mussen hier genauer untersuchen, ob er aus dem Magen kommt, oder ob es der gewohnliche

9. Complications. — Nous avons dit qu’on pouvait considérer comme causes excitantes du croup : les maladies morbilleuses, Ja scarlatine, la variole, l’urticaire, l’érysipèle , l’herpes, la coqueluche et les aphthes (76). Le croup peut aussi être compliqué par l’esquinancie (77), la bronchite (78), la péripneumonie (79), la pleurésie (80), l’inflammation de la crosse de l'aorte (81), et l’hydrocéphale (82).

Lungenschleim ist.»Cl.Sachse, I. c,, p.75, établit les différences qui existent entre la matière rejetée par Ics poumons, le larynx, la trachée et l'estomac. Bacck et Salamon établissent ure distinction en peu de mots, lorsqu'ils disent que les crachats, dans le croup, différent du mucus ordinaire par une plus grande téna- CHé is cs, D: 2908

(76) Ch. ur, $ 4, n, 2.

(77) Ibid.

(78) Jurine, I. c., p. 145. En note {119) d’Albers. — Sachse, I. c., p. 207. Le cas de Lentin le jeune. Je l’ai observé plusieurs fois. La respiration dans ce cas est continuellement difficile, et la toux, privée d’un son éclatant, persévère jusqu’à la fin de la maladie,

(79) Ilalenius, L. c.—Reil, Fieberlehre, 2 B., X 165.—Duboueix.— Vogler, 1, c., p. 752.—Hufeland (Iistoire d’un homme de 60 ans affecté de croup). — Ferriar, 1. c., p. 85, 85, 91.

(80) Royer-Collard, Dict., 1. c., p.441.

— Jurine, 1, c., p. 85, 85. Je ne l’ai point vu.

(81) Le fils du docteur Wroblewski, âgé de 8 ans, fut pris spontanément, dans la nuit du 14 février 1821, d’une toux éclatante, de douleur du larynx, d’enrouement et de fièvre. Une saignée et des sangsues arrêtèrent la maladie. Mais trois jours après, la maladie reparut une seconde fois, mais avec de grandes palpitations, de la douleur à la partie inférieure de Ia trachée, une sensation de défaillance , l’obscurcissement de la vue, une grande fréquence ‘du pouls, dont Ja tension se rapprochait de celle des cordes métalliques, et une extrême anxiété, On tira de nouveau du bras six onces de sang, le lendemain on posa des sangsues sur le sternum et sur le cou, et on fit boire au malade de l'infusion de feuilles de digilale pourprée. Sous l'influence de ce traitement, une crise survint, qui amena une sueur abondante et universelle; l’enfant guérit et jouit encore d’unc bonne santé.

(82) Jurine, 1, ç., p. 935. —Vicusseux,

$ VI. Prognostic,

1. Danger. — TI existe à peine une maladie aiguë plus dangereuse que le croup. Le pouvoir de la nature pour le guérir est faible ou nul (83). Si l’art ne le guérit pas dès son apparition, la vie est le plus souvent menacée. Mais, comme le diagnostic de cette maladie à son début est très-difüicile, dans les cas de guérison il est souvent douteux qu’on ait eu affaire à un véritable croup (84).

IL suit de là qu'on ne peut établir une proportion certaine entre les morts et les guérisons dans le croup (85), ou entre le

Journ. de Corvisart, t. x1i. Je le répète, l’origine de l’hydrocéphale compliquant le croup est due à la connexion du larynx €t du cerveau par le nerf accessoire de Willis, et aux congestions de l’encéphale, qui surviennent toutes les fois que la respiration est interceptée.

(83) Jurine, 1. c., p.95, cite l'exemple d’un croup guéri spontanément : « Ich glaubte diese ohne Kunst bewirkte Ileilung erzahlen zu mussen, weil sie die einzige ist, die mir vorgekommen., » Je m'étonne, et avec moi Sachse, 1, c., p.

250, qu'Albers (Anm. zu Jurine, p. 76) affirme que le croup laryngé guérisse souvent spontanément.

(84) J'ai entendu plus d’une fois des médecins se glorifier d’avoir guéri le croup, alors qu'il était fort douteux que le croup eût existé.

(85) Home a perdu 3 malades sur 13; Bayley, 5 sur 7; Bard, 3 sur 4; Field, aucun sur 4; Wahlbom, 2 sur 3; Pinel, 8 sur 4; Vieusseux, 11 sur 22; Michaelis, Gutfeld, Chambon, la moitié; Bernard, 4 sur 4; Bard et Duboueix, 3 sur 4:

Baeck et Salamon, 2 sur 4; Réchou, 7 sur 9; Cheyne, 5 sur 9; Lentin, 8 sur 15; Anderson, aucun sur 7; Quentin, 7 sur 11; Rumsey, 12 sur 21 ; Jonas, plus de la moitié; Sachse, 22 sur 38; Caillou, les deux tiers; Double, un tiers; Jurine, 3 sur 28; Thomas et Smith, 5 sur 18; Sthears, 2 sur 50; Iaase, 60 sur 143; Gœælis, 56 sur 252; Treber, 17 sur 87.

Albers ést très-heureux de pouvoir se glorilier de n’avoir pas perdu un malade sur trente enfants affectés de croup récent, et d’en avoir sauvé plusieurs chez lesquels la maladie avait alteint le summum de gravité (Comm., p. 86, 87).

D'après ma pratique, le rapport des guérisons aux morts pourrait être comme 59 est à 27. Mais il faut faire observer que, dansla plupart de cescas, la maladie avait assez de gravité pour que j'aie été

croup et les autres maladies (86). Nous.

n’osons répondre à ces questions : Le

croup est-il plus dangereux dans les régions septentrionales (87) que dans les.

régions méridionales? Sévit-il plus à une époque de l’année qu'à l’autre (88)?

Est-il plus funeste aux garcons qu’aux filles (89)? Est-il plus grave lorsqu'il a

appelé en consultation par d’autres mé:

decins.

s’accordent très-bien avec celles de Sach-.

En général mes observations |

sr tbdiané mer aitrer eme mirqmenmms cu ie m 4e «mo

se, qui, après avoir exposé avec candeur, la série des cas de croup terminés par la

mort, dit:« So sehr man sich gedemü- «

thigt fuhlt, von den Fallen reden zu müssen, wo unsere Bemühungen scheiterten, so scheinen mir doch treue Darstellungen derselben mehr Werth zu haben, als noch so brillante summarische Berichte,

worin man nach Belegen vergebens*.

sucht. » Op. c., 2 th., p. 239.

(86) A Philadelphie, de 1807 à 1808, sur.

4808 décès, 55 furent attribués au croup; sur ces derniers, 4 malade n’avait pas encore atteint deux ans, 9 avaient de deux à cinq ans, 4 de cinq à dix, et 4 de vingt à.

trente, De 1808 à 1809, sur 227 morts, 53 du croup, et parmi ces derniers, 38 n’a-… vaient pas atteint deux ans, 10 avaient de

deux ans à cinq, 5 de six à dix, et l’âge de |

deux est resté inconnu. Le nombre des habitants était de 100,000. (The Philadelp. med, and phys. journ. by Barton, vol. in, P. 11, et Supplem.). A New-York, dans l’espace de treize mois, 46. morts furent attribuées au croup en 1804 ;65, en 4805 ; 70 à 100, en 1806. Le nombre des habitants s'élevait à 70,000. (Mitchil, Med. repos. and review of New-York,

parent qe 2

vol. 11, n.4, p. 37). À Londres, dans l’es- :

pace de quatre ans (de 1795 à 1799), 64 décès attribués au croup. (R. Willans,

Rapports of the diseas. in London, 1801). |

De l’aveu de Jurine (I, c., p. 228), à Genève, sur 100 moris, 7 purent être attribuées au croup. |

(87) « ....majorem copiam ægrotorum in aquilonaribus terris mori arbitror quam in calidioribus. » (Albers, Comm., p. 88.)

(88) « Non dubito quin tracheitis au- …

tumno, hyeme, et vere magis mortifera sit quam æstate. » Albers, 1. c., p. 89.

(89) « Tum ctiam inflammatio tracheæ , |

in pueris periculosior, in puellis levior esse solet, quoad ego expertus sum. »

Albers, I. c. Sur 60 cas de croup terminés par la mort, Haase, 1. c., p. 87, s’exprime ainsi ; « Le nombre des filles qui ont succombé à cette maladie est de 18; celui

des garçons est de 25, Dans 18 cas le sexe

son siége dans le larynx que lorsqu'il a son siége dans la trachée (90)? Certainement le croup amène plus souvent la mort que les autres maladies (excepté les affections morbilleuses (91)); il est plus grave, plus compliqué (92) que simple, et moins grave chez les adultes (93) que chez les enfants. Il tue (94) dans l’espace de douze heures , de quinze heures (95), le second nychthemeron (96), le troi-

n’est point marqué. » D’après les obser-

vations de Jurine (1. c., p. 251), le rap-

port des garçons. aux filles est comme 275 à 1/5.

(90) D’après les observations de Jurinc (1. c., p. 11, 19) et les paroles d’Albers (Anm. zu Royer-Collard, 1. €., p.

437 : « Ich glaube, dass die Falle, wo di Kinder an Laryngitis sterben, sehr selden sind:.,..»), on devrait conclure que le croup laryngé est moins mortel que le croup trachéal. Je me range plutôt à l’opinion de Royer-Collard lorsqu'il dit :

« Le croup suffocant (laryngé), s’il n’est pas attaqué de la manière la plus prompte et énergique, amène infailliblement la mort. » (Dict., |. c., p. 452.)

(91) Je n’ai pas rencontré le croup revêtant les symptômes morbilleux. Le croup compliqué de symptômes morbilleux se termine par la mort, d’après Haase, obs. 58, 117, 118, 120, 121.

(92) « Quod multum etiam ad augendum victimarum numerum confert, in tracheitide cum aliis morbis composita quærendum. » Albers, Comm., p. 87.

« Toutes choses égales d’ailleurs, le croup simple est moins grave que le croup compliqué. » (Royer-Collard, Dict., p. 451.)

(95) « Denique in adaltis hominibus tracheïtis minus lethalis est, quam in infantibus, » (Albers, Comm., p. 89.) Je n'ai vu qu’un seul adulte mourir du croup (Acta mea clin., |. €., p. 55). La caüse d’un danger moindre chez les adultes peut être attribuée cel à ce qu'ils rejettent plus facilement les crachats, et à ce que chez eux Iles spasmes de la gorge sont moins violents.

(94) Sur 41 cas de c’oup terminéspar la mort, Haase (1. c., p. LxxxIv) compteÿcas le deuxième jour de la maladie, 4 le troisième, 8 le quatrième, 7 le cinquième, 1e sixième, 2 le septième, 4 le huitième, 2 le neuvième, 2 le dixième.

(95) Lecson (Hufeland’s Journ., 1891), Michaelis (Richt., chir. Bibl., 6 B., p.

192); Quentin (I. c., 9 B., 5St., p. 191), — Eugstroem; Nobleville, Bard, Salamon, |. c., p. £80. |

(96) Bayley, 1. © , p. 225.-2 Card, L. c.,

sième (97), le quatrième (98), le-cinquième (99), le sixième (100), le septième (1), le huitième (2), rarement plus tard (3), bien que dans certains cas la maladie se prolonge trois (4), quatre (5), cinq (6) semaines , et je ne parle ici ni du croup chronique, ni de la phthisie succédant.

au croup. Le croup peut se terminer par résolution (parfaite ou imparfaile), par suppuration, par suffocation, par l’extinction des forces , et par le passage à d’autres maladies.

2. Resolution parfaite. — Lorsque la guérison survient rapidement, l’inflammation du larynx et de la trachée (le plus souvent sans étreprécédée d’évacuations) disparait d’abord, et la fièvre achève ensuite sa marche, comme dans un catarrhe simple ou compliqué. Nous avons vu cependant la fièvre disparaître avant l'inflammation du larynx (7). La crise de

p. 744. — Harles, 1. c., p. 577.—Sachse, 1. c., p. 112. — Schultz, 1. c., p. 625. — Gutfeld , 1. c., p. 78. — Wahlbom, Michaelis, Vieusseux, V, Richter’s Chir.

Bibl., 1. c., p. 742. Moi, deux fois.

(97) Bard, I. c., p. 745. — Engstroem, 1. c., p. 267. — Home,obs. 5, 10,12, — Schaffer, 1. c., p. 65. —Sachse, 1. ç. — Wahlbom, Schultz, Schenk, 1. c., p. 82.

(98) Home, obs. 9, — Vieusseux, Brewer, Nobleville, Pinel, Lentin, Michaelis, Rumsey, Wahlbom,Starr,Schenk, Sachse, 1. c., p. 112. Moi, huit fois. D'où lequatrième jour est le plus funeste.

(99) Home, obs. 8. — Lentin, Rumsey, p. 167, 168, 178.—Wahlbom, Vicusseux, Dureuil, Sachse, 1. c.

(100) Wahlbom,Dureuil, Home,Schultz, Halenius, Bucb, Heker.

(1) Bernard, Wood, Autenrieth, Bloom, Baeck. Moi, trois fois.

(2) Halenius, Michaelis, Starr, Bayley, Sachse, J.-P, Frank (Epitome de cur.

hom. morbis., vol. 11, p. 145).

(5) Le neuvième jour, Schultz, Lentin; leseizième, Rumsey; le onzième, Mahoni; le douzième, Home, Sachse; le seizième, Callisen ; le vingt-troisième, Flormann; le vingt-cinquième, Portal.

(4) Albers, Magaz., p. 293.— Moi, Acta clinica, 1. c., p. 69 (sauvés).

(5) Michaelis le jeune. V. Sachse, I. c., p. 107.

(6) Struve, in Act. nat. cur., a. 1739,

(7) Ea mars 1812, chez un enfant de quatre ans. Après une large saignée et une forte application de sangsues, faites le deuxième jour de la maladie, la fièvre cessa tout-à-coup après une sueur, et l’enroucrent persisla Cucore cinq jours,

la fièvre se maniféste par des urines (8) chargées d'un sédiment furfuracé (9), par une sueur peu abondante, égale et générale (10), par une éruption cutanée au cou (11), par la salivation (12), par un flux par les narines (13). On regarde comme de bons signes, l’éternument (14), 1C changement de la toux glapissante en toux catarrhale (15). Lorsque la maladie est plus avancée, la terminaison par résolution s'annonce par le rejet de mucus (16), quelqucfois de sang (17), et rarement de fausses membranes (18). Bien que le rejet de fausses membranes apporte d'habitude un soulagement temporaire, il n’est cependant pas facilement suivi de la résolution (19). Il semble

th mme,

(8) Ghisi, L C.; P. 11. — Home ’ 1. Ci, Pate ï (9) Maerker, 1. e., p. 101, et moi.

(0) Ficlitz, L. e., p, 552. —Ilecker, 1.

c. — Maerker, Haase, 1. €., P. Lxxxv (transpiration générale avec dépôt dans les urines — bonne), et moi.

(11) Hopff, I. c., p. 49.

(12) Bard, 1, c., p. 742. — Rumsey, 1.

C. , p.174. — Macrker, 1. c., p. 113, — Haase, 1. c., obs. 75. (Deux autres (enfants), obs. 9, 11, qui avaient aussi ce symptôme (la salivation), moururent.) Il ne faut pas prendre pour une salivation critique la salivation due à l'usage du mercure.

(15) Home, I. c.

(14) Haase, 1. c., P. Lxxv.

(15) Haase, 1. c., P. Lxx11.

(16) Ghisi, 1, c. — Zobel, 1. c., p. 262.

—Michaclis, V. Sachse, 1. c., p. 124, et moi.

(17) Salamon, 1, e., p. 290. — Hecker,

(18) Fielitz, 1. c., p. 532. — Hopff, 1.

Ci, p. 20, 79.— Home, p. 58.:— Acta mea clinica, 1, c., p. 57. — Valentin > LC;

(19) Des exemples de croup terminé

par la mort, bien que de fausses membranes aient été rejetées, sctrouvent dans Ghisi, Bacck, Salamon, Rumsey, flopff, 1. c., p. 49; Home, obs. 5, p- 17, obs.

42, p. 50; Michaelis, Thilenius, p- 54, 57; Starr, p. 475; Rusch, L. c. PE:

Sachse, 1. c., p. 79. Ma pratique m'en a aussi offert quelques-uns, Bien plus Stoil (Aph. de cog. et curand. feb., p. 104) avertit que ce rcjet cstrarement salutaire, Vieusseux va plus loin et dit : « Je commence par reconnaitre que, dans ma pratique, je n'ai jamais vu des malades guéris du croup par l'expulsion de la mem-

même que le rejet de la fausse mejti=| brane n'est pas absolument nécessaire!

pour arriver à la résolution de la maladie!

(20). Le seul signe certain de la termi-!

naison du croup consiste dans le retour!

de la respiration constamment libre (21).

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