‹ Traité de pathologie interneChapitre 7 sur 277 · L. E. Schneider’s Chirurg. Geschichten · texte numérisé non relu

L. E. Schneider’s Chirurg. Geschichten

‘mit theor: u: pr. Anmerk. Chemnitz.,

1766, 1 B., p. 75.—Bell, 1. é.— Loder’s Chir. Beobaeht., 4 B.; pe 109, = Aciley Cooper, 1. €.; et Monfatcon, 1. c., p. 3}, qui. parle, savaniment d'un polype du conduit auditif externe; dans un but purement Chirurgiçal:

ur

ses (73). On conçoit combien louïe doit être lésée par ces altérations. Pour obtenir la résolution de la flegmasie catarrhale du conduit auditif externe on a recours, s’il existe de la fièvre, à la saignée de la jugulaire ou à celle du bras du côté affecté; après quoi, ou dès le principe, lorsqu’il n’y a point fièvre, on fait des applications nombreuses et réitérées de sangsues tout autour de l'oreille. À défaut de sangsues on peut obtenir le même effet des ventouses scarifiées à la nuque. A l’intérieur on donne avec avantage le nitrate de potasse et les laxatifs doux. Les diaphorétiques et le vésicatoire à la nuque sont indiqués lorsque la maladie touche à sa terminaison, Quand il n’y a aucun espoir d'obtenir la résolution , il faut hâter la maturité de l’abcès, ce à quoi l’on parvient à l’aide d'éponges imbibées de décoction de mauve, ou de lait tiède, que l’on applique sur le conduit auditif; de lait instillé dans l'oreille; de cataplasmes émollients ou anodins derrière cet organe; et, si l'effet de ces moyens se fait trop longtemps attendre, par des frictions locales avec le laudanum liquide associé à un onguent irritant (74). Mais il faut bien se garder d’instiller de l’opium dans le conduit auriculaire lui-même (75). L’ab-

.cès ouvert, il faut attendre la guérison

spontanée des parties affectées. S'il restait une exulcération chronique, et par suite un écoulement d'oreilles, il faudrait procéder au traitement d’après les règles que nous indiquerons plus bas. Les pseudo-membranes et l’atrésie de canal réclament l'emploi du bistouri (”).

3. Inflammation métastatique.— Les maladies du cerveau ne sont pas les seules qui se jugent quelquefois par le conduit auditif externe (76); la pleurésie (77)

(75) Fabr. Hildanus, Obs. chir., cent.

nT, Obs. 4.—Marchettis, Obs. med. chir., 28. S (74) Lentin, in Hufeland's Journ., 4 B., p. 181. s

(75) Zacutus Lusitanus rapporte un cas de mort par suite de cette pratique, dans : Med. pract. hist., 1. 1, p. 396.

(*) Curtis, LL. e., p. 24, note.

(76) P. 17, sect. 1, c. 1v, $ 22, 42. (Édit.

de Leypsick.)

(77) D'où Baglivi (Prax. med., 1. 1, De pleuritide) : « Pleuritici, quibus ab interiora auris dolor, et exinde abscessus, et pus superveniebant, omnes sanabantur..… præsertim ineunte anno 1694. Romæ,

et d’autres affections (*) peuvent reconnaître aussi une semblable crise. Qu’on lise et qu'on se rappelle bien les paroles d’Hippocrate (78) et de Baglivi (79) sur la crise des maladies aiguës par les affections des oreilles (80). Il est bon de rappeler en outre celte espèce d'inflammation métastatique du conduit auditif externe, souvent chronique et accompagnée de surdité, qui doit son origine à la suppression de la blennorrhée urétralé (81), des flueurs blanches (82) et de la diarrhée. Le traitement doit être réglé d'après celui des ophthalmies métastaliques (83).

4. Inflammation sympathique. — Ti n’est point rare de voir chez les enfants le conduit auditif externe s’enflammer par sympathie, c’est-à-dire par l’éruption des dents molaires (84). Une dent cariée a pu produire aussi le même effet chez les adultes (85). En effet les rameaux du nerf maxillaire inférieur, troisièmt: branche de la cinquième paire, et qui va se distribuer à la langue avec un nerf moins considérable qui descend

(") «Il existe à Cayenne une fièvre catarrhale, qui fait quelque ravage; elle dégénère quelquefois en fiévre maligne.

Elle se termine par un mal de cûêté ou par un abcès de l’oreille. Plusieurs malades guéris de la fièvre restent sourds.»

Extrait d’une lettre écrite de Cayenne, en date du 27 juin 1817. V. le Journal des Débats.

(78) Coacæ prænotiones. « Quibuscumque autem ex peripneumonia abscessus circa aurem, aut ad infernas partes fiunt, et suppurantur, ac fistulantur, hi superstites evadunt, »

(79) Op. c. De parotidibus, et surditate in acutis.

(80) J'étais étonné autrefois d'entendre les partisans les plus zélés d'Hippocrate parler fréquemment de la solution des.

maladies aiguës par les affections des oreilles (ce que j'avais peu observé encore). Mais il n’en est plus ainsi maintenant, que je suis dans ma pratique médicale la voie tracée par Hippocrate; car il m'arrive souvent de voir la crise des

fièvres et des inflammations s’opérer par

un écoulement d'oreilles.

(81) André, Abhandl, v. vener. Tripper, p. 101.—Swediaur, Sur les maladies syphilitiques, vol. r, p. 165; vol. 11, p. 73.

(82) Weickard, Med. fragm., p. 170.

(83) Chap. 1v, $ 11, 4.

(84) Borsieri, Institut., vol. nr, $ 345.

(85) Nicolai, Pathologie, 5 B., p. 482.

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de l'oreille et provient de la portion dure de la septième paire, ces rameaux, dis-je, ne s’anastomosent pas directement ensemble, mais à l’aide du nerf temporal superficiel qui fournit le nerf supérieur du conduit auditif (86) : d’où il résulte qu'il doit exister une étroite sympathie entre la mâchoire et l'oreille, et que dans les maladies de ce dernier organe

il faut avoir égard à la cavité de la

bouche. X 5. Inflammation arthritique. — Déjà

depuis long-temps on a observé l’in-

fluence de la diathèse arthritique sur les oreilles (87). Nulle part elle n’est plus évidente que dans le conduit auditif, car l'arthritis présente ici les mêmes phénomènes, quant au cérumen, qu’elle a coutume de produire dans la bile, qui

à la plus grande analogie avec ce dernier (88) : nous voulons parler de la

transformation du cérumen en calculs (89), ainsi que de sa sécrétion supprimée (90). L'ouïe est plus ou moins abolie par le cérumen endurci qui se trouve amassé auprès du tympan (91), même en petite

(86) Bock, op. c.

(87) Bierling, Thesaur., obs. 84. Bres-

Jauer Samml., 4719, p. 27, 145.—Trnka

a Krzowitz, Ilist, cophoseos, 1778, p. 10.

— Sprengel, Handb. d. Semiotik. Halle, 4801, p. 551. .

(88) Foureroy, Système des connaissances chimiques, t. 1x, p. 570. |

(89) Bartholinus, Act. med. Hafn., 4671, vol. 1, obs. 45, p. 82. — Garmann, De miraculis mortis, 1. 1, tit. mr, $ 50.

—Muller, Misc. nat. cur., dec. 11, an. 6,

-0bs. 162. — Collomb, OEuvres médico-

chirurg. Paris, 1798, p. 304. — Uebers.

v. Harke, Braunschw. 1800, 2B.—Hufe- Jand’s Neueste Annal. d. Franz. Arzneyk, 5 B., p. 262. — Schreger u. Harless Annal. d. neuesten engl. u. franzos. Chirurgie, 1 B., 1 st., p. 170. — Fabr. Hildanus, lib. 1, cent. :, obs. 5; cent: ur, obs. 1. Casserius, De vocis auditusque organis. historià anatomica, Ferrar.,

‘4600, L.'1, ce. xx, $ 91. — Duverney, I. c., P. 1, p. 62.—Trnka de Krzowitz, I. c.,

(90) J'ai souvent vu la sécrétion du cérumen suspendue dans l’ictère de cause

“artbritique. Osthoff, in Horn’s, Archiv.

f. med. Erfahr., 3 B., p. 287.

(914) Saunders, 1. c., p. 27. — Ribes, Recherches sur l’usure du tympan, et le désordre qui survient à quelques parties de l’organe

‘asie, par l'effet du cé-.

quantité. Le diagnostic de la surdité due à cette dernière cause se tire des symptômes qui indiquent l'existence de corps étrangers dans le conduit auditif; celui de la nature de la maladie s'établit d’après l’état du malade ét les affections antérieures. Il faut rapporter à celles-ci l'inflammation arthritique du conduit auditif externe, maladie le plus souvent chronique, précédée de douleurs ostéocopes (92) auxquelles succède un prurit insupportable, principalement à l’orifice du conduit (93). Bientôt, comme dans l’inflammation rhumatismale, les diverses parties du méat auriculaire participent à l'affection. Quelquefois la maladie survient alternativement avec une dartre, ou après la disparition prématurée de celle-ci (94). Dans l’état aigu de l’inflammation arthritique du conduit auditif externe, on doit recourir à la méthode recommandée contre les maladies rhumatismales. Dans l'état chronique, et dans la cophose, qui en est la suite, ïl faut, de même que dans les ophthalmies arthritiques (95), s'attacher à favoriser le développement de la goutte (96), ou bien attaquer la maladie par les moyens anti-arthritiques ordinaires. Les ulcères artificiels derrière les oreilles, dans le pavillon (97) ou à la nuque (98), sont ici fort utiles. On combat les douleurs sympathiques non inflammatoires à l’aide de l’'opium, de l’éther, des baumes (99), employés en friction derrière les oreilles et aux tempes. Il ne faut point négliger aussi la vertu du tartre émétique sous formé d'onguent employé égale-

CA ra et

rumen épaissi dans le conduit auditif ex-

terne.

(92) Collomb, 1. c.

(93) Le prurit du conduit auditif, ainsi que l'avait déjà remarqué Forestus (lib.

xir, obs. 11, Schol.), peut également provenir par lui-même d’une cause arthritique, et en pareil cas, j'ai presque toujours vu le cérumen manquer. J'ai connu une femme privée de cérumen, chez laquelle le prurit du conduit auditif était un indice assuré d’un changement pro-

chain de température.

(94) Brambilla, V. der Phlegmone, 2 B.

(95) Chap. 1v, $ 7.

(96) On lit un exemple d’otalgie guérie par le développement de la goutte, dans les Eph. nat. cur., cent. v et vi, obs. 8.

(97) Riedlin, Curat. millen., n. 853.

(98) Act. med. Hafn,, vol. v, obs. 77.

(99) Riedlin, Lin. med,, an. 5, p. 159.

ment en friction derrière les oreilles, ou sous celle d’emplâtre appliqué sur Ja même partie. Les calculs de cérumen, à moins qu'il ne soit possible de les exiraire sur-le- champ, doivent être ramollis par des injections d’eau tiède (100), de solution de savon (1), de substance mucilagineuse. Nous avons expérimenté que les vapeurs aqueuses avec l’éther sulfurique appliquées à l’orifice du conduit auditif, à l’aide d'un entonnoir, dissoivent très-bien les calculs.

6. Inflammation scrofuleuse, — Les individus scrofuleux sont sujets à contracter l’inflammation du conduit auditif externe ; soit directement par suite du vice dont ils sont affectés, soit sous l’influence d’une cause étrangère catarrhale (2), exanthémateuse.(3), traumatique (4), métastatique {5), ou autre (6), inflamma-

(100) Haygarth, in Med. Bemerk. u.

Untersuch einér Gesellschaft von Aerzien in London, 4 B., n. 15.

(1) Ribes, dansle Journ. gén. deméd., Chir. et pharm., 1814, octobre.

(2) La plupart des inflammations du conduit auditif externe, que l’on regarde comme scrofuleuses, sont d’abord catarrhales, et ne revêtent le caractère scrofuleux que lorsqu'elles surviennent chez un malade affecté de cette maladie, ce qu'il faut ‘bien retenir, pour ne pas négliger de tenir compte d’une complication de cette importance.

(35) Les exanthèmes primitifs qui, quoique affectant Ie conduit auditif, dispaz raissent sans laisser aucune trace chez les sujets bien portants d’ailleurs, sont suivis, chez les scrofuleux, d’une inflammation spécifique (source féconde d’altérations de l’ouie) avec ses divers résultats. Qu'on lise sur.cé sujet important, pour la variole : les Eph. nat. cur., dec.

in, an: 4, obs. 1. Grapengiesser, in Hufeland’s Journ., 17 B:, 4 st., p: 165; pour la rougeole : id., ibid, p: 166, et Ranœ, in Act. reg, soc: Hafn:, vol. 1v, p: 55, ot pour la scarlatine : Hufeland, V. d: Scrofulkrankh., p. 209.

(4) La plus légère cause traumatique, par exemple, l’action de gratter l'oreille un peu rudement, développe, chez les scrofuleux, une inflammation, locale sans doute dans le principe, mais qui ne tarde pas à ptendré le caractère du vice général; ce qu'il faudra bien se rappeler lorsqu’il s'agira du traitement.

(5) Cfr. n. 5.

(6) J'ai déjà dit que, dans lés maladies des yeux; d’appliçation de vésiçatoires

tion à peine douloureuse, mais qui S’accompagne d'un flux séreux, muqueux, ichoreux, purulent, plus ou moins fétide (1, et souvent très-abondant (8): Tant que cette maladie persiste sans ulcération de la membrane qui revêt le conduit auditif, élle retient le nom de blennorrhée ; dans le cas contraire elle doit porter celui d’otorrhée. Ces affections ont été parfaitement bien décrites par Primerose (9) et Schulz (10). II faut conclure à une blennorrhée des ofeilles, si la maladie est récente ; si l'écoulement est abondant, et s’il n’existe aucun signe d’ulcération. Les symptômes de l'otorrhée sont : une douleur constante dans quelque partie du conduit auditif, augmentant par l’exploration avec la sonde; un écoulement d’ichor, goutte à goutte, surtout lorsque la maladie est avancée.

Nous divisons l'otorrhée en simple et en compliquée: celle-ci s'accompagne de la carie d’une portion du canal osseux, tandis que la première est exempte de cette altération. L'existence de la carie se veconnaît à l’odeur spécifique de lichor,

derrièreles orcilles était nuisible ; ce que Desmonceaux explique irès-bien en disant : « N’est-il pas à craindre que cette dérivation, en irritant les glandes du conduit auditif, ne finisse par irriter ou obstruér la membrane du tÿmpan ? » (Op.

c.) Saissy (1. c., p. 53) réprouve également l'application des vésicatoires et des caustiques à l’apophyse mastoïde, quand il dit : « D’après lés faits recueillis de ma pratique, et ceux que mes confrères m'ont fournis, il ést prouvé pour moi que les vésicatoires, les cautères surtout, appliqués sur la région de l'apophyse mastoïde, attirent des congestions dans les cellules mastoidiennes, au lieu de les en débarrasser:

ainsi ces exutoires peuvent devenir cause de surdité. » DA

(7) Les mères élles-=mèmes abhorrent dans leurs propres enfants cette fétidité insupportable, d’ai pu la sentir; pendant l'été, à la distance de quelques pieds.

Lisez sur la fétidité des oreilles, comme affection existant par elle-même, et périodique ou menstruelle, les Eph, nat. cur., dec. 1, an. 7, p. 1457; et Paullini, cent. iv, obs. 56. .

(8) Marcellus Donatus, 1: 11, €. xn; p.

229, — [leberden, Commentarii in morborum historia et curatione,- €. xH (jusqu’à une livre par jour): |

(9) De morbis puerorum, P. 11, p. 48.

(10) Diss. de auribus manantibus, et ulceratis, Hal, 17434

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par l'examen à l'aide de la sonde qui fait reconnaitre des aspérités dans le canal (aspérités qui sont le résultat de la dénudation de les), par la teinte noire que prend une sonde d’argent introduite dans l'oreille, et, enfin, par l'issue de fragments osseux. À la carie du conduit auditif se joint facilement une parotide sympathique qui peut acquérir quelquefois un volume énorme. En pareil cas; s’il survient en même temps un érysipèle de la face accompagné de fièvre lente, la mort est inévitable, Il ne faut même pas traiter légèrement l’otorrhée simple, ou blennorrhée des oreilles ; car sa disparition prématurée peut entraîner des accidents graves, comme l’encéphalite (11) et la surdité; et si on l’abandonne à la nalure , il y a danger de cophose , laqüelle à son tour fait craindre la carie, L'otorrhée que nous avons appelée simple, parce qu’elle est exempte de carie; ou la blennorrhée des oreilles n’est pas toujours tellement simple qu’elle: ne puisse s'accompagner quelquefois de rétrécissement du conduit, de verrues , et d’autres excroissances qui rendent l’ouie de plus en plus difhicile, principalement quand la bouche est fermée (12). On voit, par tout ce qui vient d’être dit, combien il.est important d'examiner avec soin le conduit auditif. Mais, de quelque nature que soit l'écoulement des orcilles, on doit commencer par garantir la cavité de ces organes de l'accès des insectes , but que l'on obtient, nonpointenintroduisant dans le canal, du coton (lequel s’opposerait à l'écoulement de la matière et favoriserait l’altération du liquide sécrété en augmentant là chaleur de la partie), mais

en couvrant son orifice d’un voile très-fin :

ettransparent vulgairement appelé gaze.

— Ïl faut en outre veiller à la propreté de l'organe malade, en injectant, une fois par jour, de l’eau tiède dans son intérieur à l’aide de la seringue d’Anel.

On doit, autant que possible, dans là blennorrhée du conduit auditif, s’abstenir des moyens topiques , à moins que la longue durée de la maladie ne force d’y avoir recours (*). Nous excepterons

DPPATOP. 1 SéÛt. T, Ci 111, $ 15, n.,2..1l aurait fallu compter la suppression de : Otorrhée parmi les causes de l’encéphaite.

(12) Saunders a dit d’excellentes choses à cet égard, 1. c., p. 26.

(*): Les médeçins qui s’oççupent exçlu-

seulement l'écorce de daphné mezereum appliquée sous l’apophyse mastoïde. Le séton à la nuque (13) jouit encore d'une plus grande efficacité, laquelle du reste se fait pour ainsi dire sentir jusque dans les oreilles. Nous administrons au con-

-traire, à l’intérieur, les médicaments

anti-scrofuleux, parmi lesquels l’éthiops antimonial, à doses légères et long-temps continuées, mérite la préférence (14).

Saunders (15) vante le muriate de inercure, Hufeland le quinquina (16), pourvu que ces moyens ne produisent pas la constipation. On cite en effet des exemples d’écoulements séreux d'oreilles guéris par la diarrhée (17). Dans les blennorrhagies rebelles, dont la longue durée fait craindre de nouveaux dangers , il faut avoir recours aux injections. On recommande la solution de muriate de mercure suroxygéné (18), de sulfate de zinc, de nitrate d'argent (”) et d’acétate de plomb (**); mais il est plus sûr d’employer, une ou deux fois par jour, la s0lution de pierre divine, à laquelle’ on pourra ajouter par degrés un peu d'acétate de plomb liquide. Dans l’otorrhée, outre celte solution , on peut toucher la partie que l’on a lieu de croire ulcérée, avec un pinceau imbibé de laudanum

sivement des maladies des oreilles ont cela de commun avec les oculistes, qu'ils croient avoir fait merveille lorsqu'ils ont combattu la maladie locale, sans S$’inquièter le moins du monde des affections consécutives. On conçoit facilement dèslors la jactance de Curtis, qui se moque du célèbre Heberden, parce que ce praticien récommandable enseigne (dans ses Commentaires) qu’il est à peine nécessaire d’arrêter les écoulements d'oreilles,

(13). Purmann, Chirurgia curiosa.

(14) Schulze (1. e., S 17, et Act. phys.

med. n. c., vol. 1, p. 496); vante les vertus de l’æthiops minéral dans: lès maladies scrofuleuses des oreilles.

(16) Op. c., p. 208.

(17) Pezold, Obs. med, chir., n. 42.

(18) Saunders, 1, c. Pr. Eau distillées une livre; sublimé corrosif, un grains teinture d’opium, un gros; M. D:S. pour l'usage externe.

(") Curtis, On the treatment of puriforme discharge from the ear., in The Lond. med. and physie. Jcurn., :maÿ 4810, p. 597. (Dix grains de nitrate d’ar« gent pour quatre onces d’eau; dosé qui me paraît trop forte.)

(7) Curtis, op. ç., trad, aller, p, 48;

42 MALADIIS

liquide de Sydenham. Saunders (19) applique, sur l’endroit affecté d'ulcération, de l’onguent mercuriel nitré. Nous avons pour usage d'employer de la même manière l’onguent ophthalmique rouge, d’abord doux, et ensuite fort (20). Quand il existe un rétrécissement du conduit auditif, on tâche de le dilater avec de l'éponge préparée, méthode que Henning (21) recommande même dans les cas de simple suppuration scrofuleuse du conduit. On enlève les excroissances à l’aide des ciseaux, en ayant soin de cautériser ensuite leur base; mais cela doit être fait avec précaution , dans la crainte qu’une partie du caustique employé ne parvienne jusqu’au tympan. Le traitement de la carie est du ressort de la chirurgie.

7. Inflammation vénérienne. — Si on excepte l’inflanmation métastatique du conduit auditif due à la blennorrhée urétrale (22) , et celle qui est le résultat de causes traumatiques , rhumatismales et autres , chez les individus syphilitiques, la flegmasie vénérienne primitive dont il s'agit ne se rencontre guère que sur les enfants nouveau-nés (23). Nous concJuons en général à l'existence d’une affection vénérienne du conduit auditif, en ayant égard à une infection précédente, aux douleurs, vu à la surdité qui augmente le soir, ct à la présence d’excroissances, de vérrues, d’exostoses, de tophus, d’écailles développées daus la conque de l'oreille. Du reste, il est bien plus facile, par un traitement radical, de faire disparaitre ces altérations, que les autres vices syphilitiques de l’ouie dont il sera question plus bas. On calme momentanément les douleurs en frictionnant la partie postérieure ces oreilles

(21) A critical inquiry into the pathology of scrofula. Lond., 4816.

(25) Toutes les fois qu'il s'agit d'un enfant nouveau-né vénérien, je ne saurais assez recommander l'exploration du pavillon de l'oreille et du conduit auditif, attendu que ces parties sont ordinairement le siêge d’excoriations. J..G. Vogel a raison de dire en général : « Sie kann (die Otitis) in wenigen Tagen todten, zumal Kinder, deren gewiss nicht wenige, oft unbemerkt, an Obhrenkrankheiten sterben (Handb., 4 th., cap. 1v,

avec l’onguent gris associé à l'opium.

Si les excroissances et les verrues syphi-.

litiques ne disparaissent point sous l’in- !

fluence de la méthode anti - vénérienne | générale , on les combat par les moyens.

déjà indiqués (24). | 8. Hémorrhagies du conduit auditif. :

— La quaatité et le volume des vaisseaux | sanguins que reçoit le conduit auditif.

soit de la carotide externe, soit de l’ar-.

tère temporale (25); les ouvertures et les:

canaux étroits à travers lesquels ces vais-.

seaux passent (26) et qu'ils parcourent!

(27), en même temps que les veines et.

nerfs correspondants; par suite les dif-.

ficultés que doit éprouver le sang à vaincre les obstacles, même les plus petits, qui gênent sa circulation, tout cela rend.

suffisamment compte des troubles de ces.

parties. En effet les oreilles sont vive-.

mentaffectées dans les maladies du cœur, de l'aorte, des carotides, mais principas.

lement dans celles du système veineux.

hémorrhoïdal, ce dont il sera question plus loin (*). Qu’il sufiise de se rappeler ici que le conduit auditif externe, le gauche surtout (28), ressent comme lui appartenant en propre les hémorrhagies des autres parties, produites, suivant les cas (pour ne point anticiper sur les maladies de l’oreille interne), par®des violences extérieures faites à Ja tête, par le galvanisme (29), par la fièvre jaune (30), par la toux convulsive (31), et par les aberrations des menstrues (32). Nous avons dit déjà (33) qu’il pouvait rester,

(25) Artères auriculaires postérieure, inférieure, antérieure,

(26) Le trou stylo-mastoïdien.

(27) L’aqueduc de Fallope. :

("PGhap: 1x, 6/9 "9;

(28) Quelmalz, Pr. de hæmorrhagià auris Sinistr. Lips., 1750. é

(29) Osthoff, in Horn’s Archiv. f, Erfabr., 5 B., p. 277, 289.

(50) Jackson, Geschichte u, Heilart des endemischen und ansteckenden Fiebess., p. 210.

(51) Cela m'est arrivé quelquefois.

(52) On trouve des exemples de cette rare affection, que j'ai eu occasion d’ob:

server deux fois chez de jeunes filles d’ailleurs sujettes à un écoulement d'oreilles, dans Schenk, 1. 1v, obs. 257; Spindler, Obs., n. 65; Tarder, Apiar, obs. 85; et Glaser, De mensium suppressione eorumque per aures excretione, Basil., 1695.

(33) Chap. vir, $ 2, n.1.

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en pareil cas, dans le conduit auditif un grurmeau de sang, capable de boucher ce canal et de causer la surdité. L’hémorrbagie traumatique du conduit auditif externe disparait fréquemment sans laisser de résultat.

CHAPITRE VIII. == DES MALADIES DE LA MEMBRANE ET DE LA CAVITÉ DU TYM- PAN, AINSI QUE DE LA TROMPE D'EUS- TACHE,

S Le, Des maladies de la membrane du #\

tympan (”}.

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