‹ Traité de pathologie interneChapitre 71 sur 277 · La tumeur suit plus ou moins les mouvements du larynx · texte numérisé non relu

La tumeur suit plus ou moins les mouvements du larynx

4. La position de la tête ou du cou étant changée, et la tumeur étant placée audessus d’un anévrisme , les pulsations se font moins sentir, ou cessent.

(21) Goître adipeux des auteurs,

(22) Comme dans l’hystérie.

(25) Bronchocèle aqueux, goître sé« reux, 4

pellucide, séreuse; tantôt épaisse , vis“ queuse, oléo-gélatineuse. Dans ce cas la tumeur est molle, inégale, et acquiert quelquefois un volume énorme. Ce goitre lymphatique accompagne l’idiotisme des Alpes ou crétinisme (24), ou plutôt en est le symptôme. Il parait reconnaï-

tre une origine scrofuleuse (25). On peut.

lui rapporter le goître hydatide qui, s'il est produit par une cause vivante, prend le nom de goître helminthique (26). 2° Le goître anévrismatique ou plutôt sanguin (27). Le corps thyroïde recevant quatre grandes artères; les cadavres des hommes affectés de goître présentant du sang extravasé dans le tissu celiulaire de la partie malade (28) et la dilatation des veines et des artères (29); le goître élant déterminé par la suppression des menstrues et la grossesse (30), par un effort violent (31); cette espèce. de goilre ne peut être rapportée à la thyroïdite chronique (32). On le reconnail à la rougeur et à la tension de la peau, à l’état variqueux des veines. On y rapporte encore le goître par augmentation de la nutrition du corps thyroïde (33). 5° Le goi-

(24) P.ur, vol. r, sect. 1; C. XXV, $ 406, n. 43. (Edit. de Leyps.)

(25) Hufeland (Über d. Natur u. Erkenntniss u. Heilart d. Scrofelkrankheit.

Berlin, 1810, p. 106) regarde le crétinisme comme le degré le plus élevé des affections scrofuleuses. « Der ganze habitus dieser Unglucklichen hat den scrophulosen Character... Alle die entfernten Ursachen des Cretinismus sind auch die der Scrophelkrankbeit; er ist endemisch, wie der Kropf, und eben da endemisch, wo es dieser auch ist, in den Gebirgen. » (Ajoutez à la bibliographie du crétinisme, L. c., exposée : Iphofen, Der Cretinismus, philosophisch u. medicinisch untersucht. Dresd., 1817).

(26) Beaumes, 1. c.

(27) Tardiveau, 1. c. « Une sorte de congestion sanguine simple caractérise spécialement encore la variété du goître qui nous occupe. » Rullier, Dict., 1. c.,

(31) Ibid.

(52) Le goître succède quelquefois au pblegmon. Castel, in Lex. med. ex mente Galeni.

(35) Rullier, Dict., 1. c., p. 523. Ce même goitre est appelé par Sauyages

.… tre emphysémateux (34). On appelle

Ne Re © k ; ainsi celui qui est produit par la péné-.

tration de l’air dans le tissu cellulaire du corps thyroïde. Cetle espèce de goîlre se produit pendant le travail de l’accouchement, la toux, un effort quelconque « de vomissement , les efforts long -temps prolongés pour retenir les rapports, sous l’intluence des cris, d’un rire violent, de l'insufflation des instruments de musique, du chant, surtout aigu et vibrant 4 (35); mais l'expérience prouve que ce.

genre de soître se rencontre rarement (36). En effet, puisque l’emphysème est une intumescence élastique crépitantw sous le doigt (37), il s'ensuit que l'on ne peut appeler goitre emphysémateux

que celui qui crépite sous la pression.

Nous n'avons jamais vu ce genre de goi-#

tre (38), et personne ne l’a clairement

décrit (39). 4° Le goitre dégénéré. À cette

espèce nous rapportons la conversion du corps thyroïde en une masse stéatoma= | teuse, fibreuse, cartilagineuse , osseuse, \ dont nous laissons le diagnostic au tact |

bronchocèle sarcomatique (Nosologia methodica, t. 1, p. 157.Amstel., 1768), ainsi que par Roncall (Med. Europ., p.353).

(54) Bronchocèle venteux de Sauvages.w Bronchocèle de Wichmann. | (35) Ainsi l’admet Wichmann, I. c.—\ Lalouette, Mémoire de mathématique et | de physique présenté à l’Acad. royale des | sciences, t. 1, p. 169. ri (36) « Ruptæ in aspera arteria pertussim tunicæ internæ exemplum babent Acta Boss noniensis Academiæ... Ex simili læsi one ut Commentationes medicæ Londinenses et facta ac experimenta medica referunt, | in duobus fœminis parturientibus, primo | quidem jugulum, dein facies, caput,.et | pars corporis superior ab emphysemate, correptæ fuerunt. » J.-P. Frank, 1. c:, ps 74. (Certes, il ne s’agit point ici de croup.). (37) P.1, vol. n, ce. xuur, $ 175,1. È (38) « Fateamur interim, nos, etsi Al-.

pes Helvetiæ, Sabaudiæ, Wallisiæ, Ty rolis, Carnioliæ, Carinthiæ, Styriæque peregrantes, insignem, sane thyreophy=.

matum numerum viderimus, eorum tas men nullum, quod sub attactu emphyse:, matis instar crepitasset, conspexisse, 2, J.-P. Frank, 1. c., p. 79. | (59) « On sait d’ailleurs à ce sujet, que!

l'admission de cette sorte de goître resi pose en grande partie sur l'hypothèse aus, jourd’hui bien appréciée par tous les anas!

tomistes, des prétendus conduits thyroï= DRrHApéAnxe » Rullier, Dict,, L c., pes

exercé des chirursiens; le goitre dégéñérépar un travail inconnu de la nature, sous l'influence d’un rliumatisme (40) où d’une lèpre (41) et sartout d'un mauvais Ph Hémenties SOON 98 | | 2. Pronostic. —Le goître sporadique, récent, se guérit presque toujours chez les jeunes gens ; il én est autrement pour le goître endémique , négligé ,'chez les Bommes faits. Le premier disparaît quelquefois spontanément ou à la suite d’une terreur (42), d'un cancer de la mamelle (43), d’une hydrocèle (44), d’un flux de ventre (45), d’une variole (46) : le dernier, même chassé, revient facilement.

Percy (47) apprend que dans lé goître la guérison du lobe médian du corps tbyrôïde est plus difficile que celle des lobes latéraux. En somme le goitre ne s'oppose nüllément à la longévité et ne présente d'autre inconvénient qu’une voix ingrate et de l’essoufflement par les exercices du corps. Cependant les exemples ne manquent pas. de, goitres développés en dedans ou très-grands, qui, par la compres:

sion de la trachée, de l'œsophage., des val : .

pe lunne 2e sihirn og , (Tin (40) Stoll, Rat. medendi, P. v, p. 437.

‘ (41) Le goître étant une maladie du système lymphatique, auquel d’un commun accord on rapporte la lèpre commüne , et la lèpre endémique dans plusieurs pays présentant un accroissement monstruéux de diverses parties, comine le scrotum, les lèvrés, la vulve, les pieds (qui sont dits strumeux) (Maladies de la

peau, PJ 1, 1. 11, c. xxxiv, S 153, 6. Édi-

tion de Leyps.), on peut supposer que?

les güîtres très-volumineux! ont quelque chose”de la‘lèpre. Le soupçon que les grands goîtres des Alpes ont quelque chose de lépreux n’est pas sans fondement.

Les tumeurs lépreuses, en effet, entourent

quelquefois le cou, comme l’apprénnent-

les‘ob$ervations de Hillary (Obs.‘"on thechanges of the air and the‘concomitant épidemnic. diséises inthesland'of Barbadoes), de He:idy (A treatise on the glandular diseases 6f Borbadoëés), d’Alard (Hist. de l'éléphantiasis dés Arabes), et les miennes. 0h LEE

(42) Alibert, Nouveaux éléments de théräpeutique et de matière médicäle, Seéédiro Paris, 4814: © 0 rie «*(45) Brun; 1: e:, p; 7. # (44) Gladbachi: :V. Wichmann, P«119.—J, P. Frank, L €.) p.78

(45) Gilibert, Advérsaria practica.

(4 ) Buderous, Ilist., et Mém. de Tou-

Jouse, vol. 11. | :

(47) Dictiônn, des sciences médicales,

lc, P: 525. \ Frank. tou, 1.

veines jugnlaires(48) et des artères ea-

rotidés ont déterminé la suffocation (49), la dysphagie (50), l’hydrothorax, lP'apo plexie (51) et l’anévrisme de l'aorte (52).

On a vu les muscles stérrro-hyoïdiens détruits par la compression d’un goître (53).

On a observé aussi la compression ‘du canal thoracique (54). En outre les maladiés de la gorge sont plus dangereuses chez les personnes affectées de goître que chez les autres (55): Le goître lui:même, irrilé par des violences extérieures, par Ja suppression des règles (56) et par un mauvais traitement, peut être converti en une inflammation maligne ou en ‘un cancer: Sous l'influence d’une inflamma:

tion spontanée et avabt que le malade ne suffoque, le goitre entre en suppura tiôn.et quelquefois se fond (57) ; mais le

(48) Monteggia, op. .c. 1) | (49) Morgagni, op. c., ex Kerkringio,, Sepulchr., obs. 9, $ 1. (Le goître comprimait la trachée au - devant des vertèbres du cou). — Winslow (Obs. sur un goître volumineux comprimant la trachée-artère. Bibl. méd., t. 1r, p. 205, 1816, févr.) Dans Sæmmering (Anmerk zu Baillie, p. 49), les anneaux cartilagineux de la trachée, comprimés par le goître, étaient en quelque sorte fracturés.

Aepli a vu la même! chose. V. Salzb} med. chir. Zeit., 1791, 1 B., p. 399, 410.; (50) Gavard, Heelkund Waarncem, n. 91.—De Haen, De deglutitione: vel. de-, glutitorum in cavum ventriculi descensu impedito. Hag., 1750. — Van Geuns, in Haarlem Verhand. Deel x1, obs. 4, p. 3.

V.-Abh. f. pr. Aerzte, 2 B.,-p. 397. —J, Bleuland, De diff. aut imped. alim. deglut. in Samml. f. pr. Aerzte, 9 B., p.

180. Anmerk,. — Halleri Elem. physiol., tt, p. 118. — Boneti, Sepulchr. anat., 11} sect. iv, obs. 16. Eph. :nat, eur., cent. var, obs. 90, p. 451.

(51) Haller, Opusc."pathol., obs. 6.

(82) Hopfeugartner ; ‘in. Hufeland’s Journ., 1817, 6 st., p 26.

(55} Gavard, Traité de myologie suivant'la méthode de Desault, p. 12.

(54) Vetter, Aphorism., 1 B, p. 138.

(55) Lalouette, 1. ce. | (56) Carron, Journal général de médecine chirurg. et pharmac., t. xuix, 4814, janv.

:(57).Cés rares exemples sé trouvent dans Severin, De recond. abscessuum natura. Francf., 4545. J.-L. Petit, Traité dés maladies chirurgicales et des opérations qui leur conviennent, t. 1, p. 211.

Paris, 1774, —Hevin, Cours de ‘patholo-

146 | plus souvent il reste une fstule da corps ibyroide (28).

$ V. Traitement

SAIS ELA 58 à 2 EU hf

..1.. Traitement: prophylactique. — Pour prévenir, le développement du goitre. .et.surtout du goitre. endémique et héréditaire, on.recommande defuir jusqu'au moment de la puberté les régions qui en favorisent le développement (59), de, faire. nourrir l'enfant nou.dans les vallées, mais. sur les. montagnes et. par.

une nourrice, étrangère. (60); on. conseille le dessèchement: des marais, la culiure des.champs (61) et l’assainissement.des habitations:(62); enfin, d'éviter le froid surtout au con (63),.et les autres causes de goitre (64). On doit recommander aux- jeunes -femmes-en-— ceintes, lorsqu’elies approchent de l’accouchement, d'éviter les cris violents et léref versement dé la fêté en arrière. On piéscrit aux jéunés filles, disposées au goître, de portèc une cravalé de soie large d'énviron trois poucés doublée en avant d’une pièce de laine imbibcede vapeurs aromatiques ou remplie d'herbes aromatiques sèches, et de: se frictionner la'partie antérieure du cou(65).

2%: Traitement. — Dans le traitement du goître il ne faut recourir aux spétif:

qués que lorsqu'on: a épuisé. les Indica tions râtiodnelles. Par hi cellés: ci il faut ranger’ l'indication dé rappeler’ une hémôrrhagie supprimée, @attirer les huméur$ loin du cou’et d'évacuer les sa

Ps

(58). Sabatier, De la médecine opératoire, t.1, pe 207, deuxième édit, Paris,:

1809. ds (59) .Fodéré, 1..c., p..202.

. (60): Idem, ibidem. fé) (61) S. Mease, in The Americ. med.

Recorder, vol, 1. Philad., 14819. (On dit que le goître diminue à mesure que les champs se:cultivent).. | (62) Fodéré, I. c., p; 202, à A ‘Valentin, L..c, 64) S3,n.1., | | (65) J.-P. Frank, 1. c., 102. Hoïbrook (The Lond..med. repos. 1817, oct., n: 5) et Fodéré (l..c.) recommandent la com pression du goître comme moyen:curatif. Mais les maladesaffectés de cette ma, ladie ne peuvent.supporter -uné cravate ; comment. supporteraientiils une com* pression qpyaciellet (Brun, 1, ç., p. 14.)

gie et;de thérapeutique chirurgicales, 299, Paris, 1780. |

MALADIES es F ) burres par en haut (66). En remplissant |

les indications de cette, nature, on est conduit à quelques spécifiques dits antigoitreux, dont le nombre est:infini, et parmi lesquels on en remarque quelquesuns entièrement absurdes, tels que, boire dans un crâne humain (67), l'application sur le mal de la main d’un mort (68), de sang, de,menstrues,(69) ,, ou de: sang de:

souris (70), d’excréments, (71),.de corne de pied d'âne (72, de racine de salsepareille (73), d’une grenouille vivante (74), d’arrière-faix calciné (75), le toucher par le septième fils d’une mère qui n'a ja-

SL ce Lay de 5

si antine spnet

mais eu de fille (76); d'autres tout-à-fait incompréhensibles, tels que. le toucher.

d'un homme quelconque (77), et surtout

(66) L'émplot de l'émériqué és Joué

contre lé goitre, entre autrés par Wei- |

kird, Obs. med., fase. 11.—Schéidemans tél} Frankische’ Béitragé, n. 29, 31: —" Schmidt, in Horu’s Aréliv. fur méd.

Erfahr., 4 B2, 2 Heft., p' 151. ve (67)-« Bibe quotidie ex cranio huma-no; el inde struma evanescit. » Joh. Agricola, Chir.. parv., tract. y, et Grümdling,.. Med. cons., 11, obs.,25.

(68) Sperling,, 1..c.,.$ 25. — ist, anat, , cent, nt, hist: 66, — Blankard, Collect, med. phys., cent..1, n:,9 Epb, nat. cur., dec..u, an. 2,:0bs. 141; dec. in, ann. 4, obs..15; cent.;1 et APP.» p-, 199. | (69) Bonaciol,

De, fœtus formatione,, |

urinaires.

Bartholin, |

c. n,—Helvetius,Diribitor. medi.,.c. xvis! |

(70) .Eph. nat. cur,.,, dec.: u;,an. 5 * obs. 92. (Un. filimbibé de sang dé souris}

et. suspendu au con.)

(M1) Paul d’Ægine, 1. av. —;Paulini, Drek-apothek;, 4 B., p.160; 2-B:,,p. 80 :

—Ruland, Pharmacopæa nova: Thec.3:, — Guyon, Leçons diverses, :C::11, p: 535!

(de vache), p. 536 (de.pigeon).

(72) Guyon; .l..c., p. 649 (brûlée avec de l'huile). ; b 8]

(13) Sperling, Le, ex. tiré. de Wede-

lius (arrachée pendant,la lune décrois-

sante, présentant des nœuds impairs efi suspendue au cou par un fil). :!!

(74) Sperling 1. c. (On les maintient)

sur le cou jusqu'à ce qu’ellés, meurent,

puis on les suspend. dans larchéminée, ,

où.elles se dessèchent dès. que. le goitre lui-même se dessèche.).. ! .% , 11: .4 (75) Schræder, Pharm.;,l..v, p. 288.

.:(76) Sperling, .1..c:1G. Traité de la,

guérison des écrouelles par: l'attouche< ment.des septénaires. Aix; 16434 |

(77) Un Irlandais nommé Valentin!

Greatreks s’açquit à Londres, en 1666,

DU LARYNX; DE LA TRACHÉE-ARTÈRE ET DU CORPS THYROÏDE,

des rois (78); d'autres presque oubliés,

une grande réputation, par la guérison des. maladies, et surtout du goître, au moyen de légères frictions manuelles. Ce qui est appuyé du témoignage de Pechlin, dans ses Obs. phys.-medic., p. 476, publiéès à Hambourg en 1691 ; ét d’autres écrivains dont Boeckmann a consigné les opinions dans Archiv. f. Magnetismus u.

Somnabulism. Strasbourg, an. 1787, 4 Stück. : Rprarhés

« (78) Hume (Hist. of England, vol. 1, p: 256; affirme que les rois d'Angleterre guérissäiemt le goître par le toucher long- 1éMPS avant les rois de France. Le:célèbre historien dit : « Edward the Confes:

Sor was the first that touched for thé King’s-evil (4 1066),:.. aud the practice Was first dropped by the present royal family...» (Cfr. Clowes, I. c. Thom. Bec:

két,; Two lètters as a free inquiry into the antiquity and cfficacy of touching for the Kiug’s-evil. Lond., 1722). Quant à ce qui regarde la fiéulté qu'avaient les rois de France dé guérir le goître par le tou cher, les historiens ne sont pas d'accord.

Les uns pensent que ce pouvoir a été donné par le ciel à Clovis, premier roi Chrétien de France, en récompense de sa sainlélé,. parce qu’après avoir rénoncé aux idoles, il s'était fait chrétien, et que de Clovis il a passé à ses successeurs.

Mais Scipion Dupléix, écrivain royal des Annales (V.-Chiflet, De ampull. Rem., P-'58), nie: que Clovis ait fait de télles choses. D’autres reconnaissent Hugues:

Capet comme le premier qui ait possédé ce pouvoir; ce qui est encore nié par Du:

pléix (L: c.}, qui proclame Philippe Ier pour fondateur. David Blondell est dü même avis (Généal. frané.: plen. Ass. 4, Præs. Apol. f. xx (*)}, comme on peut lé Voir-dans les Savantes dissértations de Zentgraff (De tactu regum Franciæ, quo Strumis läborantes restitüüntur. Witteb:, 1667, et Disp. posterior, 1670), ét surtout de Laurent (De mirabili strumas $Sañandi vi solis Galliæ regibus concéssa. Paris, 1609). Le pouvoir de guérir dont il S’a= 8il paraît avoir pris fin avec Louis XIV (Zentgralf, 1. c., 1. Diss., $ 12, ex histoficis). L'acte solennel dans lequel les 8oîtreux étaient touchés pat’ le-roi, se passait de la manière suivante: Les malades ; quel que fût leur nombre , après AVOIr été examinés par l’aréHiâtre du roi, ses collègues et les chirurgiens, étaient réunis dans la grande sallé et placés de telle” sôrte que lés. Espagnols se trou vaient sur le premier rang, puis les aua tres étrangers;'er enfin les Français. Ils étaient divisés en deux séries, une à

eat

sd 7 BRIE 147 tels que l’huile de crapaud (79),:le:bouillon d’écrevisse (0), de: lézard (81) ;.de vipère. (82); d’autres tirés de la, thérapeutique des scrofules , tels que: le mercure (83), l’antimoine (84), le fer (85),

droite, et l’autre à gauche. Lorsque l'arz rivée du roi approchait, ils se jetaignt à genoux êt l'attéendaïient. } Pendant ‘cé temps, une investigation sévère était faite pour s'assurer que personne n'était porteur de coùûteau, poigtiard } ôu instrument de celte nature. À l'entrée du roi,1!les malades joignaient les mains.etles élevaient à Ja manière des suppliants, Marchaïent d’abord les soldats de la garde et. les officiers de la cour, puis suiyaiz.lé roi, là tête ue et dans l'attitude d’un homme qui prie avec dévotion. Les mé decins étaient derrière les malades dont les’ têtés serrées s’offraient au roi comme une seule tête. Le roi, étendant un peu lé bras! droit, :touchaït légèrement dé la main la figure qui lui était offerte, et dis sait : « Le roi te touche, Dieu:te guérisse (Rex te tangit, Deus,te,sanat), » S'agit-il du résultat? P. de Lancre dit : « Quod reges Franciæ attinet, res adeo clara atque nota, ut ne ipsi quidem Hispani de ea dubitare ausint:» Et peu après : « Si rex Hispaniæ hoc non :crederet , sane haud ‘permitteret tot:miseris Hispanis Strumaruum vitioinfectis, Sanitatem emendicare in eo regno, quod jam pér aliquot secula, tanquam hostile solum, odio pro:

sequuniur, » Grammand{(Hist. Galliæ, $ 1) dit à peu près la même chose : « Nec vana, inquiens, fidés tactüi, cui submittünt se Euüropæi omnes, præcipueHispani, vetere odio nostra ‘improbantes, -eoque nil .suspecti.Sane jampridem. desissent accurrere, si vacuus esset effectu salutari big tactus. Blondel]l est d’un autre avis (op. c:). Cfr. Schenk, Obs. med., cent iv, obs. 41. fe RATE anete) Li:

(79) Borellus, cent. 1v, obs. 58.

(80) Vieusseux, Histoire des maladies internes, | Het ef - (81). Carminati, Therapeut. Abliandl.y 4B.,n. 4. : }i eur M à FRE + (82) Carminati, Le/—Zacutus Lusitai nus, Med... Pr. lists 11, n 84.1: | . (83): Letsom, Mem.. of the med. Soc.

of.Lond., vol. 1. (Le calomel avec l'éponge brûlée, onguent, meréur).,et beaue coup d'autres, et parmi, eux jusqu’à la salivation, Prasser, L. c., p. 47, — Àssalini, Uebéer‘d. Krankheïten d. 1ymbhatischen Systems.) Dresd:,.1792;; p.56: ; .:(84) Auda, Breve compendio di mara= vigliosi secreti. Venezia, 4676ÿp.4298 o

(85) Dessault, Sur les maladieg véné-

le muriate de baryte (86), la ciguë (87), Ja digitale pourprée (88), le calamus aromatique (89), là douce-ämère (90) "le tussilage (91), lé savon (92); et d'autres à peu près inutiles, tels que l’aloès (93), l'asclépiade blanche (94), la: clémalite (95), le cyclamen (96), la jusquiame (97), le tabac (98), le sassafras (99), le camphre (100), le chiffon brülé (1}, le liége incinéré (2), les os calcinés, (3), les cantharides (4), la soude et les autres

e + 1 ‘ , s à à riennes, p- 214, 915, 224. (Ignotum in vinum. projectum.) 43 1. 9)

(86) Gautier, L. c.

(87) Thilenius, Med. chir. Bemerk., p.290. — Rahn, in Abh. d. naturforschenden Gesellschaft in Zurich, 2 B., p. 420, et Journal de médecine, t. xx!1, pe 21951. xXxIV, De 272, : |

(88) Thilenius, l. c., p. 291. (Le suc dans un onguent.)

(89) Weikard, Med. Fragmente, 1 B.,

n. 6. BTS ai +90) Thilenius, 1. c.

(91) Meyer, in Baldinger's Neuém Magazin.,.7 B., p. 17; et Archiv der prakt Arzneyk., 5 B., n. 4. | .:(92) Act. nat. cur.,:vol. vi, obs. 9.

(93). Panarole ; Iatrologia Pentecost.

iv, n. 22, (Application de feuille brûlée.)

(94) Eph. nat. cur., dec. 1, an. 1, obs.

57. — Gilibert, Démonstrations préliminaïres de botanique. Lyon, 1787.

(95) Muller, Diss. de clematide vitalba, ‘ÆErlang., 1786.

(96) Boccone,..Osserv. naturali,. etc, (empl. avec. la racine).

(97) Scultet, obs. 31. — Vieusseux ; e Ce” :

(98) Valli. V. Kubn, ltal. Bibl., 1 B., 2 st., p. 161. Au AR

(99) Thilenius, 1. c., p., 291. (Huile.)

(100): Fodéré, lc. (huile camphrée.) — Letisom, 1. c., n. 29 (emplâtre diniment camphré). — Copland, Med.Comment. V. Edinb., dec. 11, 5 B., p. 92:

V.: Abh..f. pr. Aerite, 14 B., p. 418 (huile camphrée à l'extérieur). #0

(1) Haen, Rat. medendi, P. n, p.157.

(2) Blegny, Zodiaeus, an. 1, April- Monat. Anmerk. 1, p. 77. — Blancard, Collect. med. phys., cent. 1, n. 41.

- (8) Paullini, cent. ir, obs. 89.

(4) Baricellus, Hortulus genialis (infusées dans du vinaigre; font disparaître le goître par les urines): .:

DUDT CAUMIESE à ue AU

alcalis (5), l'eau de mer (6), divers emplâtres (7), les liniments (8), les sachets

aromatiques (9), les frictions (10), l’élec- \

tricité (11); à peu près inutiles, dis-je,

tandis que l'éponge marine où officinale !

brûlée, jointe surtout à la pile marine | brûlée, peut guérir d’uné manière sûre |

(12), surtout le goître lymphatique, en

l’'employant dans les limites que nous

avons indiquées (13). L’iode, qu’on dit

mm eq

dr cd

(5) Fodéré, 1. c. — Gautier, L 0 — |

Kirkland, On the present state:of surg., 1. 1. — Petit, Traité des malad.:chir.,

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