‹ Traité de pathologie interneChapitre 86 sur 277 · Pleurésie.— On donne le nom de · texte numérisé non relu

Pleurésie.— On donne le nom de

p'eurésie (1) aux péripneumonies qui ont,

(99) On doit lire sur ce sujet : Baldi,| Disceptationes de loco affecto in pleuri-!

tide. Paris, 1640; —J. Manelphi, De parte:

affecta pleuritidis decertatio. Rom“ 1642. Acc. append., ib., 1648; — Aetiüsi Clet, Animadv. circa partem affectam pleuritidis. Rom., 1645; — Ant. Vita-; gliani, Schol. ad Manelphicam decerta-| tionem de parte affecta pleuritidis. Rom, 1644. Tutelaris columna, in qua statuitur, pleuritidem fieri, dum una pulmonis ala, afficitur, rationum Hippocratisque sta bilita tutela, auct. Jul. Cæs. Benedicto,.

1644; —Morgagni, op. c., epist. XX, XXI.

Comment. Bononiens., t. 1, p. 153.—Nicolai’s Pathologie, 5 B., cap. vin, $ 189,:

195, p. 41; — Laband, De locis in pleuris.

tide affectis, p. 27, 31, 55; — Sarcone, op. ©c.; — Baldinger, in Variis programmatis in Gruneri, Delect. diss. med. Jenens., vol. 1, recus.; —Tissot, in Baldin-.

ger’s Med. journ., 25 st., p. 25; — Vogel, op. C., p. 219, etc.

(100) Epist. anat. n, n. 21.

(1) Français, pleurésie ; allemand, Bru-1 stentzündung, Seitenstechen ; pol., Klo-:

cie W.boku,zapalenie blony piersiowey.

| leur siége dans la plèvre. Welsch, Lieu- | taud, Sarcone, Portal, J.-P. Frank et | quelques autres objectent qu'on ne ren- | contre presque jamais l’inflammation iso- lée de la plèvre. Toutefois elle existe, | s’il ne s’agit que de la plèvre costale (2). Que conclure? rien autre, si ce n'est que l’inflammation isolée de la plèvre n’est pas mortelle. L'avis de Sebize est applicable ici (3) : « Conclusionem a mortuis in vivos non esse nimis extendendam. » Mais les ouvertures même des cadavres, si elles ne montrent l’inflam- | mation isolée de la plèvre, montrent du moins le résultat de cette inflammation, l'hydropisie aiguë des cavités de la plèvre. Nous avons trouvé, et d’autres avec nous (4), sur des cadavres d'hommes af- | fectés autrefois de péripneumonie, mais qui avaient succombé à une maladie toute autre qu’une maladie de poitrine, des adhérences morbides de la plèvre costale avec la plèvre pulmonaire, la substance du poumon demeurée saine. Comment peut-on douter de l’inflammation de la plèvre, lorsqu'on observe tous les jours l’inflammation du péritoine? Bien | plus, la plèvre est moins que le péritoine protégée par des muscles épais, et plus exposée que lui aux causes externes de l’inflammation (5). Enfin , si on accorde l'inflammation des muscles intercostaux, ce que personne ne niera , il faut accorder aussi la transmission de l’inflammation à la plèvre, qui est contiguë, et vice

(2) L’inflammation simultanée de la | plèvre costale et de la plèvre pulmonaire, le poumon sain d'ailleurs, n’est pas si rare sur les cadavres. Je l’ai observée sur une jeune fille de seize ans morte à ma clinique, le 22 janvier 4822, d’un rhumatisme aigu négligé. Outre un abcès très-vaste dans les muscles jumeaux et soléaires, j’aitrouvé la plèvre costale d’un rouge obscur, et la plèvre pulmonaire très-rouge et recouverte de petites fausses membranes. La substance du poumon était très-saine.

(3) Exercit. pathol.

(4) Lieutaud a trouvé si souvent des adhérences entre la plèvre costale et la plèvre pulmonaire, qu'il les regardait comme normales; opinion à laquelle, comme le dit très-bien Portal (Cours d’anat. méd., t. v, p. 21), personne ne souscrira.

(5) Hippocrate dit : « Latus est pars

debilis, reliquo corpore natura carne de-

nudatior, nihilque inest, quod renjtatur, nisi Çavitas, » De morbis, IL, 1.

DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS

versä (6). Plaise à Dieu qu’il soit aussi facile d'indiquer les signes de la pleurésie que de démontrer son existence.

Jamais, en effet, nous ne serons de l’avis de ceux qui regardent comme signes certains de la pleurésie le pouls dur (7) et le point de côté (8); il résulte en -effet des observations de Welsch, de Lieutaud, de Portal , de J.-P. Frank et des nôtres, que les symptômes indiqués plus haut sont souvent le résultat de l’inflammation du poumon lui-même. Néanmoins , lorsque la fièvre, accompagnée d’un pouls dur, et que le point de côté (9) (surtout entre la sixième et la septième côte, ou même sous le sternum (10), aux épaules, au dos), paraissent dès l’origine de la maladie , à moins que la difficulté de la respiration, la parole entrecoupée, la toux brève et les crachats sanguinolents n’annoncent l'affection du poumon lui-même; alors, si la douleur est augmentée par l'inspiration (par laquelle les côtes sont éloignées l’une de l’autre et la plèvre ti-

(6) À entendre Galien : « Intercostalibus musculis internis inflammatis membranam pariter cum ipsis inflammari necesse est. Veluti rursus ubi ipsa (scilicet pleura) aliquando primario affectu infestatur, intercostalium musculorum partes internæ similiter ei consentiunt. »(De 1ocis affectis, c. 111.)

(7) « Si vis cognoscere pleuritidem, præcipuam curam in natura pulsus cognoscendo reponito, pulsus durities est signum fere infallibile omnium pleuriti= dum. » Baglivi, 1. c., S1.

(8) «....Hæc (pleuritis) quidem habet inscparabilia symptomata, febrem acutam, dolorem ac si loca (affecta) distra=

.herentur vel pungerentur. » Galien (De

locis affectis, 1. v, c. 11. Charter, t. vu, p. 488). Une définition semblable a été employée par Arétée (De caus. et signis imorb. acut., 1. 1, c. x, p. 8); Paul d’Ægine (1. 111, €. xxu1, p. 40), AI. de Tralles (1. vi, c. 1, p. 266), etc. Swieten dit :

Bina ergo hæc in omni pleuritide adsunt, febris acuta continua, et dolor... dolor vero pleuriticus non est mitis, et obtusus, séd acutus et punctorius..... » (L, c., $ 875.)

(9) Mes observations apprennent que la douleur pleurétique attaque indistinctement l’un ou l’autre côté. Swieten (1. c., $ 879) et Triller (1. c., p. 4) ont vu le côté droit plus souvent douloureux.

(10) On peut accuser l’inflammation du médiastin. (Kerstens, Prog, de pleuritide mediastini, Kil., 1784.)

174 MALADIES DES PAROIÏS THORACIQUES

raillée) et la compression, et sile malade ne peut reposer sur le côté affecté, on ne peut douter de l'existence de la pleurésie.

6. Distinction entre la pleurésie et le rhumatisme aigu des muscles intercostaux.—La pleurésie se distingue du rhumatisme aigu des muscles intercostaux (11) (pleuritis spuria vel falsa, en français pleurodynie (12)) en ce que dans la pleurodynie, le plus léger attouchement du côté, et surtout les mouvements du tronc et même les efforts d’inspiration augmentent singulièrement la douleur, et que les fonctions du poumon demeurent intactes, même au moment où la maladie a le plus d’intensité.

7. Distinction entre la pleurestie et la neévralgie thoracique et la pleuralgie.— La névralgie thoracique (13) et la douleur de la plèvre que développent les vents et les vers, el que nous nommerons pleuralgie (14), se distinguent de la pleurésie par l’absence de la fièvre, la nature passagère et variable de la douleur, qui tantôt affecte le côté droit, tantôt le côté gauche, tantôt est rémittente, tantôt recrudescente, et par l’état hypochondriaque , hystérique du malade, et son jeune âge.

8. Distinction entre la pleurésie et la péricardite , la splénite et l'hépatite. — Lorsque la douleur pleurétique répond à peu près aux lieux qu’occupent le péricarde , la rate et le foie, il faut prendre garde de confondre l'inflammation de ces parties avec la pleurésie : nous entre-

(14) P.1,t. n, c. xuiv, $ 184, 5. (Edit.

de Leyps.)

(12) On est convenu de réserver le nom de pleurodynie à l’iaflammation des muscles de la poitrine. » Dict, des sciences méd:, 1. c., p. 217.

(13) Cap. vn, $ 2, n.1.

(14) « Plures enim cognitæ sunt causæ, quæ dolorem lateris faciunt, non pleuriticum tamen. » Swielen, 1, c., $ 875. « Ita et hystericis et hypochondriacis tales laterum dolores observantur, et quidem acutissimi sæpe, sed sine febre; quibus doloribus pleuritidis medela per venæ sectionem validam, et repentinam minime conveniret. » Idem, ib. De flatibus dolores lateris thoracis excitantibus præter quotidianam experientiam. Fienus, de flatibus, c. va. Forestus, 1. xvi, obs. 42.

Quant aux vers, je ne nie point qu'ils puissent quelquefois exciter une véritable pleurésie, comme on le verra plus bas (n, 20), 'DGUE 91

rons dans plus de détails aux articles péricardite, splénile, hépatite.

9. Distinction entre la pleurésie et la rachialgie. — Nous avons dit que la douleur pleurétique se faisait quelquefois sentirjau dos (15). La maladie était alors appelée par les anciens pleuritis dersalis..Hippocrate (16), Arétée (17) (sayamment commenté par Petit (18)), et Baillou (19) ont fait une mention particulière de cette maladie. On ne peut cependant rieniltirer de certain de leurs recherches. Arétée, en effet, indique seul clairement la pleurésie (20). D'un autre côté, Hippocrate, sous le nom de pleuritis ad dorsum, paraît décrire l'hépatite, ou du moins le pissement de sang (21). Baillou ajoute les doutes aux doutes (22). Mais au milieu de ces dou-

LE

(15) N. 5. | (16) De morbis, 1. in, ç. xv, p. 590.

(17) Op. c. k

(18) Comm. in Aretæum, p. 151. |

(19) Op. omn., vol. 1v. Edit. Genev., 1762, p. 528.

(20) IL disait : « Per omnem continuitatem succingentis membranæ dolorem protendi, quibusdam etiam ad dorsum, et scapulas pertingere, huncque dorsalem pleuritidem ab antiquis vocatam fuisse. » Op. c., 1. 1, c. x, p. 8.

(21) « Iu pleuritide ad dorsum, dolet ipsum dorsum velut ex plaga, suspirat, et acervatim spirat. Statim spuit pauca, tertia aut quaïta die saniem mejit subcrutam, » Eu dé -atocËt ONCE

(22) « Pleuritis ex dorso affectus est, ab Hippocrate nominatus, a paucis quod sciam observatus. Nec mihi à contigit videre, licet fere annus vertatur undevigesimus, quo in urbe medicinam factitavi. Erat autem mulier gravida ge-= rens septimestrem fere fœtum, dolor erat punctorius paulo infra duodécimam spinæ vertebram, dolor inquam insignis, pertinens ad regionem hepatis, febris assidua, tussis inanis, quum inflammatio fere extra thoracem esset, ut pulmo serum ab inflammatione manans apprebendere nequiret. Inter signa pathognomonica erat dolor circa dorsum, membrana affecta, non quæ costis obtenditur, sed quæ vertebras cingit. Inter signa demonstraliva erant urinæ plane vinosæ, ac si sanguis multus eas protulisset, ac tinxisset; quia enim coafficitur hepar; urinæ tales apparent. Terruerunt : me valde, unde Hippocratem super ea re consului, num talis urinarum color in pleuritide dorsali vulgo appareret. De ea affeçtione ita sçribitt « An pleuritide ad

DE LA PLÈVRE, DU, MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS

tes jaillit un rayon de lumière qui indique qu’il s'agit d'une maladie de la colonne vertébiale. Les paroles de Conring (23) indiquent aussi cette maladie. Ce

» dorsum, dolet ipsum dorsum velut ex » plaga, suspirat, et acervalim spirat.

» Statim spuit pauca, tertioaut quarto die » sanierm mejit subcruentam. » Plura sisna co loci perpendens memoratu digna. Et idem Hippocrates loquens de morbo dorsali, quem vwrt&dx vocat, et aliquid affine habet cum pleuritide dorsali, ita scripsit : dolet dorsum, et inguina, tertia et quarta die cruentam mejit urinam (Hib: 11, De morbis), inflammatio igitur pertinet ad partes thoracis inferiores. Et quod urina sanguinolenta legatur, id poest bifariam explicari, vel quod præ calore, et inflammatione serum, et succus ariñæ appareat vinolentus ob bilis mixlionem quamplurimæ : vel quod reapse sanguis remisceatur ipsi urinæ, facta ranslatione quadam «44 vesicam, eodem enim modo id possumus interpretari; inlammationes enim, et phymata inflammatoria in spinæ partibus orta per cruen- Lam dysenteriam, aut cruentam urinam liberari possunt : unde illud Ilippocratis, distorsionem rhacheos cum difficultate spirandi sanguinis fluxus copiosus exsolvit ; fluxus sanguinis vel per nares, vel per irinas, vel per alvum fieri potest (De coais). Atque ut deurinisistis dicam cruentis quæ ex Hippocratis prognosticis initio norbi apparentes longitudinem signifiant) aliud est judiciurm quum apparent ad ongitudinem, aliud quum ad acutiem, ut in morbo dorsali, in contorsione spinæ, in oleuritide ex dorso. Aïque, ut in genere icam, nunquam observavi tam cruentas, ileque saturatas urinas. In eo ergo afectu, duo symptomata rara comperimus :

inum est mictio cruenta : alterum diffiile spirare erecto corpore, quod novum St. in morbis thoracis. Hippocrates in oacis meminit cujusdam pleuritidis, in qua dorsum rubet per erysipelas a fluxu oncilato per venam thoracicam, per juam fit pleuritis dorsalis, de qua hic igiur; hæc a reliquis differt. Dolor est lorsi, ejulatus et spirationis oppressio :

hier cerla mala est, quod talis pleuritius, dum residet, magis tussit, et difficiius spirat, conira autem evenire deberet, nterea, quæ mirati sumus in hoc morbo, uit excretio urinæ cruënhla : aut sanguis ral, aut serum ejus, aut nescio quid erat, juod eo effusi mixtique cum urina sanjuinis opinionem fecit. » L.c.

(25) « His annis proximis in hac quoué viçinia (Helmstadt) peripngumoniæ

qui ressort enfin de sa ressemblance ayec la pieurésie et de nos observations (24).

SR 2 D a

frequentes fuerunt, et in non paucis malignitatis participes, et manifesto contagiosæ, et plerumque lethales, in-quibus étiam hoc observare licuit. Quod præter malum in pectore primo dolores quidam in scapulis, dorso, artubus se manifestaruñt, dein rigiditas quædam spinæ, et artuum impotentia ad motum, et quasi leves paralyses obvenerunt. » L, c., K 17.

(24) Dans la dissertation du docteur Beniewski, De rachialgitide pneumon., et præsertim pleuritidem dorsalem mentiente. Vilnæ, 1821, sont exposés les cas suivants. Obs. 1. Une cuisinière âgée de trente ans, s'étant exposée au froid le corps en sueur, fut prise de fièyre accompagnée d’une violente douleur des vertèbres du dos s’exaspérant par le toucher, d'une grande difficulté de respirer, d’anxiété, d’une sensation de poids autour du sternum, d’engourdissement du bras gauche, et d’une toux sèche apportant quelque soulagement à la respiration. Le décubitus sur le côté gauche devint impossible, et le décubitus sur le dos demeura très-facile. Deux saignées lui furent faites chez elle, et furent suivies d’un soulagement temporaire. Avec ces symptômes, la malade fut reçue à la clinique le dixième jour de décembre et le douzième de sa maladie. Sa maladie fut déclarée être un rhumatisme dorsal accompagné d'une affection catarrhale, Quinze onces de sang lui furent tirées au moyen de douze ventouses scariliées appliquées sur les parties latérales du dos, et avec un tel succès, que tous les symptômes disparurent immédiatement, excépté la fièvre, la toux, et une légère douleur sternale. Une décoction de guimauve avec addition de nitre fut donnée, et le quatorzième jour de la maladie la fièvre, précédée d’une exacerbation, termina Ja crise par une sueur. La toux cessa ensuite, et un vésicatoire lit cesser la douleur sternale, — Obs. 2. Une femme âsée de vingt ans, et récemment accouchée, entra à la clinique médicale de Vilna le 6 décembre 1818, le vingtième jour après son heureux accouchement, et le cinquième de sa maladie. Elle était affectée d'une fièvre aiguë accompagnée toutefois d’un pouls faible et d’une respiration gémissante, et ne pouvait se tenir sur son séant, à moins de fléchir le tronc en ayant. Elle ne pouyait en aucune façon se placer sur le côté. Elle pouvait à peine parler, éprouvait une sensation de poids vers le stérnum, une douleur aiguë

Et en effet, la moelle épinière étant enflammée à la région du dos, la fonction des nerfs qui se rendent aux muscles du thorax est lésée, d'où résulte une grande difficulté de la respiration accompagnée d'une douleur dorsale. On distingue la rachialgie de la pleurésie, en ce que, dans la rachialgie, la douleur correspond au corps des vertèbres, en ce que le malade respire plus difficilement assis que couché, à moins que le tronc ne soit fortement fléchi en avant; en ce qu’il accuse plutôt uue oppression qu'une dou-

de la nuque au sacrum, et de la torpeur dans les bras. À ces symptômes se joignaient une toux faible suivie de crachats présentant quelques stries sanguinolentes, une urine abondante et aqueuse.

Le thorax percuté selon les préceptes de l’art résonnait comme s’il était sain. La maladie paraissant être une rachialgie jointe à une affection catarrhale; seize ventouses scarifiées furent appliquées sur les côtés de la colonne vertébrale, et une décoction mucilagineuse nitrée employée à l’intérieur, On obtint huit onces de sang par les ventouses, et la douleur disparut aussitôt, et avec elle la difliculié de respirer et de se coucher, ainsi que la torpeur des bras. Il ne resta qu’une fièvre très-faible et une petite toux, qui disparurent le septième jour de la maladie, à la suite d’une sueur universelle et d’un dépôt puriforme dans les urines.— Observation 3 (du docteur Beniewski). Un enfant de quatorze mois, encore à la mamelle, fut pris de fièvre, et sa respiration devint difficile et gémissante. Un médecin appelé, prenant cette maladie pour le croup, fit poser huit sangsues sur le cou, et ordonna une mixture niirée à l’intérieur, Le soir, les symptômes parurent diminuer, mais le lendemain ils augmentèrent de gravité. Aux symptômes indiqués plus haut et augmentés se joignirent l’anxiété et l'agitation du corps.

Un autre médecin appelé en consultation, soupçonnant un catarrhe suffocant, conseilla l’application d’un vésicatoire sur la poitrine, et l’emploi du musc. Le troisième jour des convulsions survinrent, et l'enfant mourut. L’autopsie montra le larynx, la trachée, les bronches et les poumons à l’état normal.

Mais on trouva au cou une tache livide de la grandeur d’une noisette : le canal vertébral fut ouvert en cet endroit, et la moelle épinière cervicale, ainsi que les méninges qui l’enveloppent, furent trouvées enflammées ; les vaisseaux sanguins de ces parties paraissaient en quelque

MALADIES DES PAROIS THORACIQUES

leur de poitrine , pousse en respirant des.

gémissements étouffés, ne peul se placer, sur le côté, et se plaint souvent de tor= peur dans les bras. Toutefois le diagno= stic est très-difiicile, lorsqu'une affection catarrhale, comme nous l'avons vue, | est compliquée par une rachialgie. q 10. Pleuro-preumonie. — De mêmes que la blépharite s’élendant à la conjonc# tive oculaire prend le nom de blépharo” ophthalmie (25), de même la pleurésies étendue à la plèvre pulmonaire doit prendre le nom de ypleuro-pneumonie (26). On doit croire à l'existence de cette maladie lorsque les symptômes de l’in# flammation du poumon se joignent à ceux de la pleurésie.

11. Preumonie. — Les symptômes des la pneumonie sont la fièvre (le pouls étant le plus souvent mou (27), quelque:

fois dur, plein , et les pommettes comme

sorte injectés artiliciellement. En outre,»

le canal vertébral contenait environ trois!

onces de sérosité épanchée. Il fut évis dent alors que la maladie était due à la chute d’un livre sur le cou de cet enfant (25) P. 1, vol. 1, sect. 11, ch. XVI $ 95, n. 2. (Ed. de Leyps.) k (26) Du grec mhevpo, plèvre, T£pt autour, TYeuuwv, poumon. Cfr. Amman Diss. aeger pleuro-peripneumonia labo rans. Basil., 4687. — Rudolph, Diss. del pleuro-peripneumonia. Erford, 1721. — Bourgard, Diss. de pleuro-peripneumo= nia. Argent., 1752, — Bauer, Diss. de pleuro-peripneumonia. Ingolst, 1774, — Baronius, De pleuro-peripneumonia. = Deplaigne, Recueil d’obs. de médeciné», Juill, 1757, tom. vu, p. 168. 4 (27) La difficulté que le sang doib éprouver à traverser les poumons enflammés explique très-bien pourquoi le pouls est plus mou dans la pneumonie que dans la pleurésie. Toutes les fois que le ventricule droit du cœur ne peut quë difficilement se débarrasser par l’artèr@ pulmonaire du sang qu’il contient, le ventricule gauche reçoit moins de sang par les veines pulmonaires et en chasse moins dans l'aorte, Les ouvertures des cadavres de, péripneumoniques conlfirs ment l'existence de congestions sanguis nes autour du cœur droit; ce qui est En outre conlirmé par la rougeur des joues et la tension de l’hypochondre droits parce que les veines caves ascendante ef descendante ne pouvant se dégorger dans le cœur droit, une congestion s'établit nécessairement dans les veines jugulaires et la veine porte, 7

si elles étaient colorées avec du fard),

l’urine rouge, la respiration: difficile

(28), laborieuse, anhélante (le nombre | des inspirations s'élevant quelquefois à quarante en use minute avec danger de | suffocation); la parole entrecoupée (comme si le malade ne pouvait que difficile- | ment et peu à peu faire l’histoire de sa | maladie) (29), la douleur de poitrine (souvent faible (30),.interne, brûlante, oppressive, lancinante, occupant tantôt l'un des côtés, tantôt les deux côtés du thorax), .exaspérée ou par la toux (sèche au:Commencement, puis accompagnée de crachats puriformes, tenaces, visqueux, spumeux, jaunes, verts, souvent sanguinolents (31)), ou par le décubitus (le plus

(28) Cette difficulté de la respiration est souvent méconnue par le médecin, s’il ne porte. son attention sur le diaphragme, qui contribue plus à la respi.

ration que .le thorax, que. le malade craint de mouvoir. br ci

(29) « Omnes vero , qui hoc morbo decumbunt, dum sermocinantur, brevia et anbelationibus intersectà verba profejrunt. » J:-P. Frank, L. c., p. 128.

(50) Plusieurs anatomistes, et Sæmmering entre autres ; enseignent que le paenchyme du poumon reçoit moins de nerfs que les bronches (Ueber d. Bau d.

Lungen, Berlin , 14808), ce qui explique l'absence d’une grande douleur dans un grand nombre-de prneumonies. Ce qui fait dire avec raison à Celse : « Hoc genus morbi:(pneumonia) plus periculi quam doloris habet. » (Lib. 1v, c. vu.) De l’absence de la douleur, de la mollesse du NH de la respiration au premier abord non laborieuse, il résulte que la pneumonie est plus souvent méconnue que la pleurésie. Cette erreur, dans laquelle je suis plusieurs fois tombé dans ma jeunesse, arrive surtout au commencement € la maladie. Mais comme on ne peut dure de bons résultats des secours de art qu’au commencement de la maladie, ilfaut conclure qu’en établissant trop lard le diagnostic on laisse mourir des malades qu’on aurait pu sauver. J'éhgage lonc et j’engage fortement à attaquer la aladie par des moyens énergiques, ême lorsqu'elle semble légère, s’il y a le la fièvre, si l'urine est rouge, s’il y a »ppression de la poitrine, si les pomneites sont colorées, et si la toux est ac- Ompagnée de crachats visqueux, et surout s’ils présentent des stries sanguina-

entes. * (51) « Qui sanguinem spumosum ex- | Frank, Tom. 1v.

DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN ; DU THYMUS ET DES POUMONS

souvent lorsqu'il a lieu sur le côté affecté) et l’anxiété précordiale. On croit communément que l'air expiré est plus, chaud, mais nous avons prouvé le con-.

traire, ce.qui s'explique facilement par le peu de séjour de l'air dans les pou-; mons. Lorsque la maladie est plus avancée, le thorax percuté, suivant les règles de l’art, rend un son obscur dans toute son étendue, si les deux poumons sont enflammés, quelquefois dans un seul côté (32). De même que dansles ophthalmies nous distinguons celles qui n’affectent qu'un œil de celles qui affectent les deux yeux ; de même il faut distinguer la pneumonie droite ou gauche de Ja pneumonie double. Cette distinction, et

spuunt, illis e pulmonibus talis fit dejec:

1i0. » Hipp., aph.xm, sect. v.-« De tous

les symptômes de la péripneumonie

(pneumonie), leseul qu’on puisse re-

garder comme pathognomonique, parce :

qu'il n'existe que dans cette maladie (?); est l’expectoration de crachats d’un blanc

légèrement jaunâtre.ou verdâtre, un peu demi-transparents, mêlés de bulles d’air

qui ne peuvent s’en échapper, à raison de

la viscosité de cette matière, viscosité tellement tenace, que l’on peut souvent renverser le vase, et le tenir long-temps

dans cette position sans que les crachats,

quoiqu'en grande abondance, se déta2:

chent de ses parois. » Laennec, I. cé,

(52) Je suis loin de dire avec Laennec (L. c., p. 171) : « La percussion de la poitrine suivant la méthode d'Avenbrugger est un moyen beaucoup plus sûr (!) que

"l'examen des symptômes extérieurs pour reconnaître la péripneumonie, à quelque époque (!!) que ce soit de la maladie. »

L'expérience apprendra ce qu’il faut pénser des louanges que le même auteur donne au tube acoustique! lorsqu'il dit :

« L'exploration par le cylindre. indique l’engorgement pulmonaire dans tous les cas possibles (!) (1. c., p. 71)»:

— « Lorsqu'une péripneumonie se termine heureusèément , le cylindre devient un moyen sûr (!!) d'apprécier les progrès de la guérison. » (1. c., p. 175). « Dans le premier degré de la péripneumonie (S 186), la respiration s'entend encore dans le point affecté... Mais elle est nioins grande et moins sonore que dans les autres parties de Ia poitrine; elle est én outre accompagnée, dans Pinspiration

‘ses

Surtout, d’une espèce de crépitation ou de

râle léger, dont le bruit peut être com paré à celui du sel que l’on fait décré-

mime uné plus éxacte par rapport au lobe affecté, n’a pas échappé à Hippocrate, ce que prouvent les paroles suivantés du divin vieillard !: « In pulmonum inflammationibus, si lingüa tota fiat alba , äspera, ütraque pulmonis pars labo rat : quibus vero dimidia lingua, qua parte id apparet, eam inflammatio afligit. Quibus ad unam claviculam dolor subit ; iis una superior pulmonis ala laborat ; quibus véro ad ambas claviculas dolor extenditur, ambæ superioris partis alæ laborant : quibus ad miediam costam, media; quibus vero ad quam partem puülmo extenditur dolor permeat, inferna ala luborat : quibus vero una tota pars laborat, quæ ei parti respondent omnia ægrotant (33). »

12. Distinction entre la pneumonie et la péricardite , la cardite et la pneumorrhagie. — La pneumonie qui affecte le poumon gauche, ou les deux lobes antérieurs du poumon, peut être facilemient corifondué avec là péricardite, et très-facilement avec là cardite (34). Et

lä pneumonie accompagnée de crachats

siuguinolénts peut être prise pour une paeumorrhagie.

13. Bronchite, — Les péripneumonies qui ont leur siége principal dans la membrane muqueuse des bronches portent le som de bronchite. Les sympiômes de cette maladie ont été déjà décrits, sous différents noms (35), par Aretée (36),

piter en le chauffant dans un bassin »

(1. c., p. 472). « Le second et le troisième degré de la pneumonie ($ 188 et 192) se reconnaissent à l'absence totale du murmure produit par la respiration » (|. c-).

(53) Coac.

(34) Cfr. cap. de la cardite.

(35) Catarrhus suffocativus, catarrhus pituitosus; angina bronchialis, et peripaeumonia notha. « Peripneumonia notha fortior nobis bronchiorum catarrhus est, quo in pituitosis, obesis, senibus, cachecticis, laxisque hominibus frigida, et humida sub tempestate, ab accedente membranæ mucosæ hos canales investientis irritatione, copiosior, tenaxque pituita celeriori passu secreta bronchiorum fines opplendo, suffocationem sat cito minatur. » J.-P. Frank, 1. c. D'autres ont entendu par pneumonia notha, la paeumonie sans fièvre, ou même l’inflammation des muscles intercostaux.

Ortlob., 1. c., 5.

(36) «TEQU HPQVIOY FAT EV BuËX X\ Kg Ja fine, LE

. supervenit. »

Aétius (37), Actuarius (38), Sydénham (39), Fréd! Hoffmann (40), Sims (41), Selle (42). Mais J.-P. Frank (43)a indiqué d’abord la véritable cause de Pinflämimation des bronches. J'ai suivi l’éxemple de mon père ét de mon maitre (44), exemple

égaléinent suivi par d’autres (45) ; Brous‘

(37) Tétrab. n, 1v; 68.

(38) Methodus medendi, t. n, 18.

(39) Opera universa; Lond., 1705, c. iv, De peripneumonia notha: € Pri< mo febris insultu nunc incalescit æger,r nunc friget. Vertiginosus est, de capitis dolore queritur laneinante, queties lussis importunius fatigat. Urina turbida cer=.

nitur, et rubens intense. Sanguis detrac-1 tus pleuriticorum more sangüuinem refert. Anhelus sæpenurméro spiritum crebro, et céleriter ducit. Si movéätur, ut” tussim provocet, haud alitèr dôlét éaput, ac si in partes mox désiliret. Dolet et thorax omnis. Pulmonum coarctätioauris bus adsiantium percipitur. »

(40) Med. rat. syst., sect. 1, xvu, 16.

e« Trahitur in hoc morbo summa cum difficultate et anxietate spiritus, ét quia; bronchiis secedente a sanguine humore viscido seroso repletis, nil tamen, sputi rejicitur, aer admissus strepitumet rhon= chum in fistulis edit, donec, præcluso penitus aere, æger suffocetur.. Quod antequam evenit, pulsus aliquot sæpe ante horis intermittit, sensim gracilescit, pe= nitusque intercidit. Nonnunquam etiam mentis turbatio cum extremorum frigore

(41) Bemerkungen uber épidémische Krankheïiten, a. d. E. von Muller, Hamburg, 1775, p. 55.

(42) Medicina clinica, oder Handb. dé med. Praxis. Berlin, 1793; pe 79:

(43) L. c. « Cum vero profundius per tracheam penetrat, ac in bronchia dés< cendit inflammatio : tunc in primo casu tracheitidis speciem, in altero peripneus moniæimaginem refert, in qua ultima vix non constantem internorum bronchiorun phlogosin in centenis cadaveribus detexis mus. » Cfr. et ejusdem auctoris interpre clin. Tub., 1812, p. 110, 128. |

(44) Per, vol.r, cap. vi, $ 65, n, 6:

«. Yectam habebis febrium catarrhas lium saltem fortiorum ideam, si eas pro inflammatione bronchiorum;, sive pro bronchitide consideres. »

.(45) Vetter, Aphor. aus. dé pathole Anat, Wiçn, 1809, S 191e

DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN; DU THYMUS ET DXS POUMONS

sais (46) et Cheyne (47) parlèrent clairement de la bronchite. Le seul mérite de Badham est d’avoir écrit une monographie sur la bronchite (48). Hastings suivit son éxemple.(49): La bronchite naît le plus souvent de l'impression du froid humide, le corps étant en sueur ; de la contagion ; soit des affections morbilleuses , soit de la coqueluche ; du éroup (50) et de l'introduction de corps étrangers dans les voies aériennes. Elle attaque le plus souvent les enfants et les vieillards, fréquemment les adultes; mais surtout les hommes. La maladie commence tout-à-coup par de la fièvre (le pouls fréquent ; souvent dur, contracté, à peine sensible, une chaleur sèche de la peau qui augmenté le soir, de la soif ; de l’anorexie, les urines troubles et très:

colorées), et un sentiment de constriction ; de tension , de poids et de titilla2 tion ardente dans la poitrine. La respiration, plus fréquente , fait entendre un bruit semblable à un ronflement. Les inspirations profondes déterminent des accès de toux. Le décubitus peut avoir lieu dans tous les sens; cependant le malade préfère la position ‘assise. Deux

(46) Hist, des phlegmasies ou inflammations chroniques, t, », p. 75, Paris, 1800. « Et la membrane muqueuse qui tapisse l’intérieur de cette bifurcation (des bronches) était rouge, épaisse et enduite en plusieurs endroits d’une exsudatioñ blanchâtre; analogue à celle du eroup: Cétte disposition commençait ; dans chaque bronche, à deux pouces à peu près au-dessous de la division de la trichée; et se perdait dans chaque parenchyme ; en se confondant enfin aveë Finduration: s

(47) The pathology of the larynx and bronchia. Edinb., 1809. — Of the épidemic peripneumony of Children, p: 487; 195. « In dissection we scarcely find the effects of the disease cofresponding with Wath we should expect from the severity ofthe symptoms: Tlie only verÿ distinct morbid appearence is increased vascular Ction of the bronchial membrane. The secondary effects of the diseasés are efüusions into the cavities of thé thorax nd 'péricardium and cellulær substance )f the lungs, » À

(48) L., ce.

(49) Abhands uber d, Entzundung d.

chleimhaut d. Lungen. A. d, E. ubérs.

G. von dém Buseh, Brém;, 1822.

(50) Cape ut, S 5, n, 1,

ou trois fois par jour la respiration de vient difficile , et en même temps la toux augmente et exaspère la douleur frontale lorsqu'elle existe (51). Souvent on réncontre de l’enrouement. Ces différents Symptômes, qui quelquefois donnent la mort dès les premiers jours, se prolongent ordinairement une semaine. Lorsque la maladie doit se términer heureu:

sement, la toux, après lé quatrième jour, devient humide, le malade rejette dés crachats muqueux puriformes (présentant quelquefois des stries de sang ou accompagnés de corps étrangers venus du poumon) qui le souligent. Dans d'aütres circonstances , uné toux sèche persévère, la respiration devient plus difficile, les forces se perdent, là face devient livide, et le malade périt suffoqué.

14. Distinction éntre la bronchite, les fièvres catarrhales et les affections morbilleuses. — Les fièvres catarrhales diffèrent si peu de la bronchite, que les Plus intenses peuvent y être raménées :

comme nous l’avons déjà dit (52). Nous n’abuserons point ici du nom de bronchite dans un cas où la présence dé l’inflimmation n’ést confirmée ni par la douleur de poitrine, ni par la difficulté de la respiration. Il a déjà été dit (53) que la bronchité pouvait êtré déterminée par la contagion des affections motbilleuses.

Pour distinguét l'invasion de cet exanthèmé d’une bronchile propre, il faut fairé attention à l’âge, au tempérament du malade, et à Ia constitution an:

nuelle.…. |

15. Éronchio-pneumonie et bronchiopleurésie. — L'inflammation peut se propager des bronchés au parenchyme du poumon. On n’en peut douter lorsqu'on voit tant de maladies commencer avec les sÿmptômes de là bronchite ét se térmiper avec ceux dé la pneumonie, et lorsque énfin 1és autopsies cadavériques présentent Sinultanément l’inflammation des bron:

ches êt du parenchyme pulmonaire (b4).

À JL" L F : $ bi Ur

(51) La douleur frontalé n’ést point uñ symptôme propre de la bronchite set Souvent, lorsqu'elle existe, elle est dué äû Coryza dés sinus frontaux.

(52) P: 1, vole 1, cap: vi, S 65, n: 6:

(54) € Nullim séilicet nos, nec ad hane usque diem, néqüe sétius, pulmonum incendium abéque bronchioruim simul inflammatione :plu$ :minus Conspieuà PESPExURUS; quoliesçqumque vero a

Rién n'empêche que l’on n'impose à une maladie de cette nature le:nom de bronchio-pneumonie. Il n’est, pas rare non plus de rencontrer la complication de la bronchite avec la pleurésie (bronchiopleurésie). Ainsi, de l'existence simultanée des symptômes de l’inflammation des bronches et de la plèvre (55), et de l’abondante sérosité épanchée dans la cavité de la plèvre que présentent souvent les cadavres de ceux qui ont succombé à une bronchite (56), nous concluons qu'il y a bronchio -pleurésie, (57). Mais si tous . Jes organes de la respiration contenus dans la cavité de la poitrine sont frappés en même temps, on doit donner à celte maladie le nom générique de péripneu- | monie.

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