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DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS
où s'établissent quelques excroissances polypeuses, soit encore à de certaines concrétions qu’on rejette en toussant (66), soit, enfin, à une sensibilité qui vient de la maladie et à l’inertie des parties que l'inflammation avait d’abord atteintes.
8. Hydropisie aiguë des cavités de la plèvre. OE‘dème du poumon. — Nous avons déjà dit, et d’autres l’ont dit avant nous (67), que non-seulement les péripneumonies peuvent se terminer par un hydro-thorax, mais encore qu’elles en sont accompagnées (hydro-péripneumonie) (68) toutes les fois que dans le cours des péripneumonies, surtout des pleurésies et des pleuro-pneumonies érysipélateuses (69), la respiration devient plus difficile qu'on ne devait s’y attendre d’après la fièvre et les autres symptômes de Ja-maladie. L’urine peu abondante offre à l'observation un dépôt purulent ou couleur de brique ; une douleur à l’épigastre, une grande anxiété, des accès de suffocation tourmentent le malade, surtout le soir. Il veut qu’on lui donne dans son lit une position élevée. Son visage est légèrement gonflé, le pouls est faible, irrégulier ; les extrémités supérieures s’engourdissent et sont couvertes d’uné sueur visqueuse. Si vous interrogez la poitrine , il en sort des sons confus, une toux sèche se fait entendre.
Toutes les fois que nous avons observé ces symptômes, nous en avons tiré la conséquence que la péripneumonie se compliquait d’un hydro-thorax aigu (souventpurulent, sanguinolent quelquefois), où qu'elle se transformait elle-même en
cette dernière affection (70), surtout si
EDP DO
p- 5), et il ajoute : « Atque interceptis a callo transitibus, velox et difficilis spiratio Corripit; quum hi spiritum neque per hane viäm emittere, neque facile attrahere queant. Ex talibus sane hi morbi oriuntur, quales :sunt asthma et tabes sicca. »
. (66) J.-P. Frank, 1. c., p. 151.
(67) Stoerk, Monro, Scholiuger, Zimmermann, Borsieri (1. c., p. 77 in nota).
" (68) Voir mes Actes cliniques, ann. 2,
(69) J'ai déjà parlé autre part de la tendance de l’érysipèle à déterminer un épanchement de sérosité.
(70) II faut lire, sur la transformation de la péripneumonie en hydropisie aiguë des cavités dela plèvre (affection à laquelle
souvent on donne mal à propos.le nom.
d'empyème), Jes ouvrages suivants :
pour malade nous avions une femme
scrofuleuse atteinte de fleurs blanches, ou récemment accouchée, N'oublions pas de dire que l’hydropisie aiguë purulente , peut se développer dans le médiastin (71).
9. Induration et ecchymose du poumon. — Nous nous sommes déjà expliqués sur l'induration du poumon lorsqu'il est enflammé, et sur sa conversion en une substance semblable à celle du foie (72) : un tel accident est à craindre dans les pneumonies , si au commencement de là maladie le malade crache abondamment; si son urine d’abord puriforme, plus tard devient limpide (73); Si sa respiration est difhcile et accompagnée de soupirs et de sifflements (74); s’il profère des paroles entrecoupées ; s’il aime mieux s'asseoir que se coucher; si son visage est enflé, pâle, livide (75); si les crachats sont nuls, ichoreux et ver-
dâtres, et son front, son cou et sa poi-
trine couverts d'une sueur visqueuse ; s’il présente, enfin, tous les signes de la stupeur, de l’abattement et du délire (76).
Il arrive que de pareils symptômes sont produits par l’ecchymose des poumons dont nous avons parlé plus haut (77), Mais dans cette affection le sang est tellement mêlé aux crachats que le malade qu’on examine paraît atteint d’une pneu-
ea
Æmilii, Diss. de degenerata in empyema pleuritide. Harderov., 1678.— Frank, Diss. casus viri empyemate ex pleuritide laborantis. Ieidelb., 4685. — Lieutaud, Hist. anat. med., 1. 11, p. 502. — Bleuland, Vasculorum in intestinorum tenuium tunica, subtilioris anatomes opera detegendarum descriptio. Traj. ad Rhen., 4797, p. 15. |
(71) Cfr. cap. v.
(73) On comprend alors pourquoi il est dit In Coacis (n. 415, Charter. t: vnr) :
« Quibus in peripreumonia urinæ crassæ in principio , deinde ante quartum diem tenues fiunt, lethale. »
(74) Malum quoque, si nihil expurgetur, nêque projiciat pulmo, sed plenus existens in gutture ferveat. » In progn,, ed. Charter, t. vit, p. 643.
(75) « Erectum sedere velle in morbis acutis pulmonum perniciosum ac ferme lethale, præsertim si adsit sybilus in aspera arteria, et difficultas excreandi sputa. » Baglivi, L. c.
(76) « Ex peripneumonia phrenitis ma- Jum. » Hippocr., sect. var, aph, 2.
190 | monorrhägie (78); Souvent alors se cache une complication avec des affections du cœur et des grands vaisseaux (79).
10. La suppuralion. — Les vomiques ne $ont pas rares sans doute (80); cependant nous ne sommes pas de l'avis de céüx qui confondent les faux abcès (81) avec les abcès ordinaires, ou qui pensent qu'après le quatrième jour d’une péripneumonie grave (82), les poumons commencant à suppurer, la maladie est arrivée à son terine. Nous avons vu, en effet, un grand nombre de péripneumonies, prolongées jusqu’au onzième, quatorzième et vingt-unième jour, se terminer facilement sans qu’il y ait eu la moindre suppuration (83).Le plussouveut lesbronchites devenues chroniquesfont craindre, mal à propos sans doute, qu’une tumeur ne soit cachée dans le parenchyme du poumon : « Est interim, ubi sat cito in- » flammatio ruit, ac plures quidem, nec » ab anteriori facile determinandæ con-
(78) « Si vero, quod sursum (per tussim) educitur, spumans pituita est, vel exquisite biliosum, vel cruenlum admodüm floridum. Illud vero cruentum aliis pejus est.» Aretæus, op. c., lib. 11, cap. r,
Ê (719) Swieten dit très-bien : « Verum, ubi sputum admodum cruentum est, metus est impetu vitalis liquidi, tota cordis adeo propinqui vi pulsi rumpi teriérrima vascula, et sanguinem fundere»
(Comment., $ 848).
(80) Supra, ch. vi, $ 24, n. 2.
(81) Ibid.
(82) Boerhaave attend la vomique :
« Si resolutio, ejusque signa non satis cito, nempe ante quartum diem apparue-
rint. » Aph. de cognoscendis et curandis
morbis.
(83) Quoiqu'Hippocrate ait dit (Coac.
Prænot, n.596(ed. Charter, t. var, p.785):
« Quicumque vero peripneumonici non repurgati sunt per sputa principibus diebus, sed mente moti, quatuordecim dies effugerunt; » cependant, dans un autre endroit, il prolonge ce temps jusqu’au vingt-deuxième jour. 11 dit en effet (De morb., 1. n, ce. xvr, ed. Charter, t. vu, p: 567) ::« Quodsi decimo quarto die pulmo resiccatus fuerit, et per tussim rejecerit, convalescit; sin minus, duos et viginti dies observato. Si enim his diebus tussis sedata fuerit, evadit, at si non cesset, illum interroga, num sputum ipsi dulcius videatur; quod si dixerit, morbus annuus evadit, nam pulmo purulentus redditur, à
MALADIES DES PAROIS THORACIQUESs
»ditiones hunc ad exitum magis dispo- »nere videntur (84).»— Nouscomptonsa nombre de ces conditions la constitution cachectique du malade, des tubercules.
cachés dans les poumons avant que la péripneumonie ne se fût déclarée, et surtout une saignée négligée. Nous croyons à un commencement de suppuration dur parenchyme du poumon lorsque les sym= plômes de la pneumonie sAFNPAFES sans toutefois disparaitre entièrement, e que ceux qui annoncent la résolution, ne!
se montrent pas; enfin, lorsque le malade!
respire avec peine sans cracher, que ses.
urines manquent d’un dépôt puriforme, et que la fièvre accuse un caractère hectique (8b). On parlera plus longuement; ailleurs de la maturation des tumeurs ;!
de leur rupture et de l’empyème (86).
11. Gangrène. — La gangrène ter mine fort rarement les pneumonies. Cependant nous en avons vu plusieurs exemples. Des crachats noirs, huileux,, livides, condamnés par Hippocrate (87), sontordinairementl’indice dusphacèledu poumon (88). Nousavonsrencontrétoutefois de ces sortes de crachats sans qu’il eût gangrène. Voici à quels signesla gangrène se fait reconnaitre avec certitude :
le malade recouvre tout -à - coup une grande tranquillité, d'esprit, bien qué son état soit à peu près désespéré.et que son front porte déjà l'empreinte de. la mort (89); le pouls est petit, le froid se fait sentir aux extrémités; plus de douleur de poitrine ; respiration. moins em barrassée. On peut encore. prévoir la gangrène du poumon, lorsque les malade atteints de péripneumonie, surtout si elles ont un caractère typhoïde, setrouvent au milieu de l'air vicié d’un. hôpital ; qu'ils sont avancés en âge, épuisés, sous mis à des affections arthritiques ou scorbutiques, et que, pendant le cours de.la maladie, le cerveau a été violemment attaqué et l'organe de la respiration frappé de paralysie.
(84) 3:-P: Frank, IL. c.; p. 152.
(85) P. 1, vol. 1, appendix, $ 78, 7.
(86) Cap. 1v.
(87) In prognosticis, ed. Charter, vol.
vin; p. 642, 645, et in Coac. prænot.} n. 590, ib., p. 874.
(88) Swieten, Comment., $ 848.
(89) « Pluries hoc in casu gratulantes affinibus medicos, expérientia non aliter edoctos, et post non multas horas funus deplorañdum fuisse novimus, » J.-P Frank, Le ç.,-p. 149.
DE LA PLÈVRÉ, DO MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES poumons. 191
‘12. Oblitération des bronches.—Lorsqu'une bronchite se termine par la mort, cé résultat doit être principalement attribué à l'oblitération des conduits de l'air, laquelle est produite, soit par la lymphe coagulable, soit par des concrétions polÿpeuses, ou bien par des spasmes qui pa-
raissent être la suite de l’inflammation, Üne grande anxiété, de l'embarras de la réspiration, et en même temps une dou- Jeur au sternum , uné voix éteinte , présagent la suffocation qui a pour cause celle que nous avons indiquée.
13. Conclusion. — De tout ce qui précède il résulte que les péripneumomies, à quelques genres qu’elles appartiennent, sont fort dangereuses.
$ VI. Traitement.
1. Traitement en général. — Le lit du péripnéumonique ne sera pas sur- Chargé de couvertures. Une atmosphère tempérée est nécessaire ; peu de monde et peu de lumière (90) autour du malade; un plem repos de l'esprit et du corps(91); silence complet (92) ; le malade prendra souvent d’une boisson qui lui serà agréable (93); elle sera bue chaude et à petites ébièées (94) : décoction d'orge et de miel ; racine d’orchis morio avec la réglisse; infusion de fleurs de bouillon blanc et de pavots rouges ; légère émulsion d’a+ mandes, de l’eau mêlée à un suc végétal non acide. Si le malade repousse toutes
(90) Lesjuifs polonais allament le jour ‘du sabbat,’et souvent dans des chambres étroites, un si grand nombre de chandelles, que les individus affectés de maladies du poumon en souffrent considérablement:
:(91) « Accedit, quod in validis animi affectibus semper in respiratione obser= vetur facta mutatio, unde pulmonem directe quasi afficiunt..» Swieten, Comm., $.866.
(92) Un médecin examinant un malâde atteint d’une pneumonie ou d’une bronchite, sait faire en telle sorte que ce malade répondant par signes aux questions, soit pour affirmer, soit pour nier, està peine obligé de prononcer un seul mot,
(95) Je ne suis donc pas la méthode qui consiste à ajouter à la boisson du nitre, qui en altère la saveur,
(94) « Parva autem copia simul sumun= tur, ne largiori haustu distentus ventri= culus anxietatem augeat, » Swiçteny Comm, $ 854,
boissons médicamenteuses, ou les vomit, on lui donnera de l’eau pure (95), et on le soutiendra avec des préparations. de gruau, d'orge, de pain, d'amandes dou ces et du lait. Chaque jour son ventre sera rendu libre au moyen d’un lavement émollient (96). Au surplus, ‘on doit varier le traitement de la maladie d’a:
près ses phases diverses et les symptômes qu’elle présente. Ce qui est bon dans un temps ne vaut rien dans un autre (57). Il est surtout d'une grande importance de rechercher s’il s’agit seulement de résoudre une inflammation ou de combattre en même temps les différents effets de cette inflammation. Dans le premier cas, le caractère de la maladie indiquera la maniere de la traiter. Chaque espèce de pneumonie réclame , en eflet , le traitement qui lui est propre, eu égard à Ja fièvre et aux parties où l’inflammation s’est portée. S'il s’agit de combattre les effets de linflammation, la science indique qui faut en obtenir l'absorption, et la disparition entière, par les différentes voies, du liquide séreux ; sanguinolent , purulent, extravasé dans les Cavités de la plèvte, dans le parénchyme des poumons où le canal des bronches; oürésoudre ét détruire les concrétions et indurations auxquelles a donné naissance la lymphe éoagulable ; où condüire à maturation les abcès, et les préparer à une heureuse rupture en mettant ensuite ses soins à guérir complète ASS
(95) J’âi va, dans l’année 4791 , à la clinique dé Pavie, un homme souffrant d’une fort grave péripneumonie; il repoussait et Vomissait même toute espèce de boisson médicamenteuse légèrement chaude, et demandait avec force de l’eau froide. On lui accorda sa demande, et le soulagement S’ensuivit aussitôt. Dépuis
ce temps, et dans les mêmes circonstan-
ces, j'ai continué de suivre cette méthode, et jJamaïs je ne m'en suis mal trouvé.
Toutefois ce n’est point une règle générale que je pose, c’est plutôt une exCeption que J'indique. Au surplus, dans le traitement de la péripneumonie, Bertinus (V: Martin, Ghisi, Letiere med., let. 1, p. 35) et Déplaigne (Recueil d’observations médicales, t. vi, juillet, p. 168) ont employé dés boissons froides.
- (96) « Tanti fecit clysmata Aretæus, ut illa substituerit venæ sectioni, si aliquod impedimentum prohiberet, ne illa in hoc morbo institui posset. » (De cur. morb, acut., lib. 11, Cap. 1, p. 94.)
(97) Ce sont Igs paroles de Bocrhaave, Aphor,, 1, ç
ment la plaie qu’ils laissent après eux ;
et, dans tous les cas, adoucir la sensibilité, produite par la maladie, des parties attaquées et leur rendre la vigueur qu’elles n'ont plus.
Là est la peine, là est le travail.
2. Traitement de la peripneumonie inflammaloire. — C'est un traitément anti-phlogistique qui convient à la péripneumonie inflammatoire dans toutes ses phases. La saignée (98) est le principal remède. Mais dans quel cas, en quelle partie da corps, combien de fois doit-elle être pratiquée ? Dans quel cas?
— toutes les fois que dans une pleurésie etune pneumonie la douleur est vive, la respiration profonde, et que le malade pe peut rester couché; dans une pneumonie et une bronchite (99), dès que vous
(98) Campegius, De sanguinis missione
et præsertim in pleuritide. Lugd., 1552.
— Victorius, De curatione pleuritidis per sanguinis missionem. Venet., 1536. — Calani, De missione sanguinis in pleuritide. Lugd., 1538.—Brissot, Apologia de incisione venæ in pleuritide. Paris., 1538.—Curtius, De venæ sectione in pleuritide. Venet., 15359. — Triverius, Corollarium super missionem sanguinis in pleuresi. Antwerp., 1541.—Gavalda, Quæstio medica de pleuritidis phlebotomia. Valent., 1561. — Cassani, De venæsect. in pleuritide. Venet., 1562.—Trincavellius, De vena secanda in pleuritide. Patav., 15635.—Gomez, De secanda vena in pleuritide. Toledo, 1577. — Cousinot, Ergo in pleuritide præstantiüus a venæsectione quam a catharsi remedium. Paris, 1593.
— Lauremberg, Diss, de venæsectione in pleuritide. Rostoch., 1607, — L’Epicier, Ergo puerperæ pleuriticæ sectio basilicæ.
Paris, 3613. — Ruland, Utrum in omni pleuritide vena dextri cubiti secanda?
Basil., 1627.—Alliot, Ergo hyemali peripreumoniæ venæseclio %7euovtx0v. Paris, 1691. — Berger, Diss. de venæ sectione in pleuritide. Witteb., 1695. — Monardes, De secanda vena in pleuritide.
V. Haller, Bibl. med., P. n, p. 79. — Buchner, Diss. de venæsectionis, sæpius in peripneumonia repetilæ, usu eximio.
Hal., 1753. V. Haller, Diss., P. 11, p. 54.
—kRehfeld, Diss. de venæsectionis usu, et abusu in pleuritide. Gryph., 4777.—Engelhart, De sanguinis detractionis usu in pueumonia. Lugd., 4790. — Berends, De recto venæ sectionis in pneumonicis affectibus usu. Franc,, 1806.
(99) Je suis étonné que plusieurs mé-
MALADIES DES PAROIS THORACIQUES
verrez la poitrine oppressée et que vous entendrez de violents accès de toux ; enfin elle est excellente dans presque tou?
tes les péripneumonies où l'inflammation se développe (100). On aurait tout-à-fait
tort de s’abstenir de saigner à cause de
la faiblesse ou de l’intérmittence du pouls (cet état du pouls vient, dans ïes péri pneumonies, de ce que le sang ne circule” pas librement dans les poumons enflammés, et, la chose étant douteuse, le mé" decin attentif au mouvement de l’artère:
voit le pouls se modifier sous l'influence, de la saignée); les défaillances ne doivent pas être davantage un obstacle à la sai-M gnée. Elles sont plutôt le produit de law frayeur que d’une faiblesse véritable, et« on les évite facilement en piquant la
veine lorsque le malade est couché dans son lit sur le dos. Les enfants et les vieillards peuvent également supporter
la saignée. Seulement il faut avoir égard.
aux circonstances. Saignez encore àquel-
qu'époque que soit arrivée la maladie
(nous avons sauvé des malades en les, saignant le onzième jour et plustard(1)),
ne vous arrêlez pas non plus au temps, critique. La saignée , nous l’avons cent,
fois éprouvé, ne nuit pas le moins du
monde à la crise qui s’opère alors. Enfin.
la sueur ne sera pas prise en sonsidérte]
u UK
decins soient d'avis que la saiïgnée est moins nécessaire dans la bronchite aiguë que dans les autres péripneumonies: Albers nous enseigne avec raison qu'il n'y a aucune différence à faire. V. Badham; OP. c., p. 153, n. 87. A -:(400) N’a-t-on pas droit de s’étonner, par exemple, qu’un médecin tel que J.- P. Frank (Frank) conseille sur-le-champ la saignée dans tous les cas de péripneumonie essentielle (vera)? (Pinel et Brigeteau, 1. c., 427.) Non, messieurs, il n’y a pas droit de s'étonner; car d’abord ni mon père ni moi nous n’honorons du nom de péripneumonie des affections légères de la poitrine, et nous savons d’ailleurs que même lorsque les péripneumonies se présentent au commence:
ment sous un aspect moins formidable, on ne peut pas s’ÿ fier, et qu’en tergiversant avec la saignée l’on perd un temps précieux, que souvent il n’y a plus moyen de regagner. Je n’ai jamais eu à regretter d’avoir fait une saignée dans la péripneumonie, mais j'ai eu malheureuse“ ment à me reprocher d’avoir omis où ajourné cette opération.
- (1) Cullen, J.-P. Frank et beaucçou d’autres, en témoignent également.
DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS
tion (carelle est souvent symptomatique et produite par la violence du mal, ct, alors même qu’elle serait critique, elle he devrait point, en présence des indications établies, empêcher la saignée), et comme cette opération n’à jamais supprimé les menstrues et les lochies (2), il n’y a nul inconvénient à la pratiquer pendant leur durée. Nous recommandons surtout de ne point attacher d'attention ‘aux soins sottement empressés de ceux Qui entourent lé malade. Un médecin habile doit moins flatter une foule ignare que lutter contre elle : trop de complai- ‘sance serait fatale. — Il est difficile d’indiquer au juste la quantité de sang qu'il convient de tirer dans la maladie qui nous occupe. Nous avons coutume d’en tirer aux adultes de neuf à douze onces. ‘On peut, au reste, se montrer plus hardi dans une pleurésie et une pneumonie que dans une bronchite. En tout cas, il faut piquer la veine de facon que Île Sang jaillisse fortement. Une saignée ne ‘produit aucun effet lorsque le song coule lentement et tombe goutte à goutte dans le bassin. — En quelle partie du corps faut-il pratiquer la saignée? — Cette question est grave et a soulevé armi les savants dé grands débats (3).
oici, d'après notre expérience, comment nous pensons qu’on peut la résoudre (4).
Dans les premières heures de l'invasion, faites une saignée révulsive (5), c'est-à-
} () Je l’ai expérimenté plusieurs fois, et depuis long-temps; céla est enscigné parDelamotte (Fraité des accouchements, 1. 11, ch. xxr, p. 224).
(5) Meckel, Hist. litis de loco venæsectionis in pleuritide seculo XVI inprimis habitæ. Halæ, 1795.
(4) Du Gardin, Circumstantiæ et tempora de variis venis: pleuritidis ratione secandis inter varios medicos proceres litem dirimentia, 1632.
(5) Revulsionem, dit Borserius (1. c., p. 89), in pectoris morbis nullam haberi posse, contendunt plerique. At falluntur.
Nam arteria bronchialis vel ab aorta sub arcu.ejus, vel a prima intercostalium inferiorum, vel ab intercostali superiori oritur. Sanguinis refluxus per venam bronchialem et venas intercostales ad Yenam azygam fertur. Depletis autem axillaribus, bronchialibusque per. basilicam sectam venis, sanguis uberius in respondentes arterias derivatur. Hinc minus in intercostales, atque adco in bronchialem arteriam influunt. En revulsionerm ab ipso pulmone, quam nonnulli negant.
Frank. rom. 1v.
dire que vous piquerez la veine du côté opposé au siége du mal; à une époque plus avancée de la maladie, vous agirez autrement. Galien (6) dit avec vérité :
« Si l’on saigne du côté où se trouve l’affection , on obtiendra sur-le-champ un grand succès. En faisant l'opération du
L'Ap! Là E: A 4côté opposé, le succès peut être nul,
douteux , ou ne se manifester que longtemps après. Et ceci est conforme à ce qu’on nousenseigne, savoir : Qu’un corps
vivant peut être affecté de telle façon
qu'on dirait que des pieds à là têté il se divise en deux parties égales (7). » — Lorsque la péripneumonie sévit des deux côtés de la poitrine, nous tirons En mème temps du sang des deux bras, ét cela d'après l'avis d’Arétée (8), Huxham (9),
CPR
Sed et vena cava aliquantum hac ratione detumescens dat venæ azygæ spatium, în quod se citius exoneret, facitque, ut possit ab arteriis, quæ in eam desinunt, majorem Sanguinis copiam et recipere, et absorbere. En quomodo inflammatus tum pulmo, tumthiorax a vena sive brachii, sive coli secta sublevetur. Arteria demum bronchialis communicat utique cum arteriæ pulmonalis ramusculis. Ergo etiam ab häs fiat revulsio necesse est.
Ainsi le remarque Cl. Placentinus, in libro De venæsectionis usu, p.,88..Cfr.
Fuchs, Apologia 1 in pleuritide e directo. partis affectæ sanguinem miltendum esse. Basil., 1540. — Casalenus, De vena .secanda in pleuritide revulsionis gratia. Venet., 1605. — Bicndisant, Non ergo pleuritidi saphenæ sectio. Paris, 1674.—Ferrand, Lettre qu'il ne faut pas saignex-les pieurétiques au pied. Paris, 1683. — Wipacher, Genuina ratio, cur pleuritide vera sæviente, venæsectio affecti lateris, alias derivatoria dicla præoptanda sit, Lugd. Bat., 1756.—Bertin, An in pleuritide sanguis mittenduse brachio lateris.affecti? Paris, 17653.
(6) Lib. .de curandi ralione per se.
(7) Barthez, Oratio acad. de principio vitali, p. 46, an. 4821. Dans.la clinique de Vilna, j'ai guéri une femme qui souffrait par. tout le corps d'un violent rhumatisme aigu. Une saignée ayant été pratiquée au pied droit, la douleur qui affectait ce côté disparut aussitôt, sans diminuer beaucoup du côté opposé. Je tirai alors du sang du côté gauche ; Ja malade en fut immédiatement soulagée.
(8) De cur. morb. acut., lib. ar, cap. 1,
(9) Opp., t. 1,0. 11, p.468:
Triller (10), Frédéric (11), et de beaucoup d’autres (12). Dans le cas où une trop forte réplétion du poumon nonseulement embarrasse la respiration, mais retient à la tête le sang qui ne circule
MALADIES DES PAROIS THORACÇIQUES
de l'opération. — Tout le monde tombera d'accord qu’il faut ménager les forces du malade afin qu’il puisse soutenir la ma ladie, et laisser à la nature le temps nécessaire à l’accomplissement de ses fonc-
plus, de manière que les veines jugulaires se gonflent, que la face devient d’un rouge livide, qu’une anxiété inexplicable s'empare du malade dont le pouls ne bat qu'avec peine, et qui tombe dans le délire, alors il n’y a rien de plus pressant que d'ouvrir l’une des jugulaires. Cette
tions. Cela est d'autant plus importants que la maladie commence à entrer dansk la voie qu’elle doit parcourir. Vous serezk avertis de cette circonstance par les si-" gnes suivants : la fièvre est modérée, la“ respiration à peine difhcile; les crachats, jaunesau commencementdel’invasion ets
opération soulage immédiatement la tête et produit une prompte révulsion du poumon sur la veine azygos en déchargeant la veine bronchique (13). — II est difficile de dire combien de fois on doit ouvrir la veine. Témoin d'abus de tout genre, ayant nous-même quelque reproche à nous faire à cet égard (14), nous suivons aujourd'hui un juste milieu, conseillant la saignée lorsque l'état des choses réclame une première émission de sang, et que cet état persévère, et ne voyant aucun danger à la renouveler toutes les fois que l’inflammation n'est pas compliquée d’accidents (15). L'on ne doit pas être arrêté par la faiblesse qu’elle produit; c’est la suite naturelle
en)
(12) M. Husson, professeur de clinique à l’'Hôtel-Dieu de Paris, cette année même a suivi avec avantage cette méthode dans les péripneumonies très-intenses. » (Pinel et Bricheteau, |. c., p. 450.)
(13) Borsieri, L. c., p. 88.
(14) Dans les années 1789, 1790, j'ai vu, à Pavie, mon père et le docteur Raggi pratiquer dans des péripneumonies onze et quinze saignées, et plus (le nombre des morts était considérable), Au coniraire, dans les années 1798, 1799, 1800, dans la clinique de Vienne, à l’hôpital général de cette métropole, rarement un malade atteint de péripneumonie étaitil saigné (le nombre des morts était moins considérable parmi ceux qui succombèrent à la maladie qui nous occupe). Cfr. Pinel et Bricheteau, 1. ç., p. 420, et Bordeu, Traité du tissu muqueux, p.
(15) Sans doute une dyspnée indique la nécessité d’une saignée, mais c’est quand elle est causée par une inflammation du poumon. Si elle tirait son origine d’une hydropisie des cavités de la plèvre ou de l’induration du parenchyme, l'indication de la saignée serait fort restreinte.
mêlés de stries sanguines, sortent avec facilité ; le dépôt de l’urine est blanc et abondant; le ventre donne passage à.
beaucoup de matières bilieuses ; une.
sueur générale couvre la peau ; la pesan-« teur et la douleur de la poitrine sont tellement diminuées que l’inflammation paraît complètement éteinte (16). Dans des péripneumonies peu graves, deux ou trois saignées nous.ont sufh pour. obtenir une guérison radicale (17). Pour en combattre de très-dangereuses , jamais.
nous n’en avons pratiqué plus de cinq dans l’espace de vingt ans. Le succès d’une première saignée n’indique pas toujours qu'il ne faut pas la renouveler. Il est constant, en effet, que celte première saignée augmente souvent plutôt} qu’elle ne diminue la douleur et la fièvre (18). La présence ou l'absence de Ja couenne inflammatoire ne sauraient faire preuve de la nécessité de renouveler la saignée ou de s'en abstenir. Nous savons, en effet, que cette couenne ‘peut être due à plusieurs circonstances acciden= telles (19); néanmoins nous avons cou-
(16) Borsieri, 1. c., p. 91,
(47) «....Dans beaucoup de cas, une où deux saignées nous oùt suffi pour favoriser la résolution de graves péripneumonies : tandis qu’à notre connaissance, un plus grand nombre n’ont pas empêché l’hépatisation de se développer. » Pinel et Bricheteau, I. c., p. 451.
(18) J.-P. Frank, 1. c., p. 460.
(19) Gattenhof, Diss. de crusta inflammatoria sanguinis. Heidelberg, 1766. — Hewson, Experimental inquiry into the properties of the blood with remarks on some of its morbid appearences. V. Philos. Trans, for the year 1770, vol. 1x, p. 368, 584, et 1772. V. Abh. f. pr.
Aerzte, 1 B., 2st., p. 3et 4; 2 B.,25st., p. 325. — Leveling, Disquisitio crustæ inflammatoriæ, ejusque mire variantium:
phænomenorum. Vind., 1772. — Kraus ; Diss. de natura erustæ inflammatoriæ:.
DE LA PLEVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS
tume de considérer, ainsi que beaucoup de médecins, la couenne pleurétique comme le signe que la saignée qui a été faite était indiquée. Lorsque la violence du mouvement inflammatoire de la fièvre est arrêtée , lorsque la plus violente période de la fièvre est passée, si cependant il reste encore de la douleur à la poitrine, et que l’état dans lequel se trouvent les forces du malade s'oppose à une saignée nouvelle, c’est le cas d'appliquer au dos ou à la poitrine huit, dix, douze ventouses scarifiées, surtout lorsqu’on a affaire à un malade robuste , à un homme de la Campagne, à un soldat (20) ; seulement ayez soin, si le malade est en sueur, qu'il ne prenne pas de froid. Dans les circonstances que nous avons indiquées, s’il s’agit d'hommes d’une faible constitution, ou d'enfants, il vaut mieux poser des sangsues entre les côtes ou à l'anus lorsque le sujet est atteint d'hémorrhoïdes, ou bien à la tête lorsqu'il souffre de congestions à l’encéphale et qu’il est en proie à l’assoupissement et au délire (21).
Mais qu’on ne croie pas qu’une émission
Prague, 1773. — Baerts, Diss. de natura sanguinis inflammatoria, inprimis de crusta phlogistica, et spissitudine, quæ Vocatur inflammatoria. Harderov, 4789, —Harimann, Diss. super crustæ inflammat. origine. Traject. ad Viadr., 1787.
— Bretschneïder, Commentatio.de generatione crustæ sic dictæ inflammatoriæ secundum mentem Hewsonii. Jen., 1788.
—Detharding, De generatione crustæ sic dictæ inflammatoriæ. Jen., 1788.
(20) Les ventouses sont vantées par
Fontanus, Respons. et curat. med., I. 1, p. 52; —Willis, Pharm. rat., sect. 1,C. 1x, P. 106; — Riverius, Prax, med. , 1. vin, C. 11, p. 250; — Dolæus, Encycl. med., 1. 1v, C. in, p. 287. Théophraste dit au contraire : « Der Rath zum Schropfen ist nichts anders als eine Galgenfrist; ist gut Milderung halber, nicht wegen Heïlung ; Schropfen hat weder süsses noch saures in ihm; allein, dass die Gewohnheit bringt und giebt. »
» (21) Ch. 11, 2, n.92. Is’agit d’une chose bien importante, de la disparition de beaucoup de symptômes du genre ner- VEUx, que Souvent on considère comme tÿphoïdes, et qu’on traite par les excilants; traitement qui amène nécessairement la mort. Et cependant, si la vraie cause de ces symptômes, à savoir une -ongeslion à l’encéphale, avait été reonnue avec soin, le malade, avec le seours des sangsues, aurait pu être con: er vé, ,
sanguine oblenue par ce moyen puisse produire les effets de la saignée, un afflux de sang étant en effet déterminé, par l’opération dont il s'agit, vers la partie af fectée. Il en résulte évidemment des inconvénients. C’est pourquoi ayant pour malade un très-jeuné enfant sur lequel la saignée ne serait pas facilement praticable , nous avons coutume de préférer la veine médiane à la poitrine pour la pose d'uae ou deux sangsues. Nous soutenons l’effet de l'évacuation sanguine en faisant prendre au malade et à l’intérieur du nitrate de potasse : aux adultes , et dans l’espace de vingt-quatre heures , nous én donnons d’un à deux gros (22), dans un véhicule mucilagineux, tel qu’une décoction de racine de guimauve, d'orchis morio, de mauve à feuilles rondes, de graine de lin commun » Ou dans une émulsion d'amandes, ou une solution de gomme arabique avec addition, suivant les circonstances , de sirop de Capillaire, de guimauve, de violelte, de pavot rouge, de réglisse où de miel.
Les médecins qui prescrivent des médicaments internes dont l'effet est d’amener l'excitation, la chaleur, l'irritation , détruisent plutôt l’effet des éva- Cuations sanguines qu'ils ne les favorisent. Mais il faut qu'on sache que l'usage du nitre cause aux femmes surtout de grandes anxiétés et leur fait éprouver de la cardialgie. Quant aux malades dont le ventre est moins libre, il leur occasionne une diarrhée qui supprime les crachats.
Dans ce cas, au lieu de nitre, nous prescrivons le muriate d'ammoniaque à même dose (23). Que si ces remèdes et quelques lavements pour entretenir le ventre en bon état sont insuffisants , il faut ajouter aux décoctions dont nous avons recommandé l'usage (24) un sel quelconque
PR
(22) Dans l'espace de quatorze heures, Marcus, qui faisait excès de tout, administrait jusqu’à une once de nitre, V. Mae gazin für specielle Therapie, 9 B., P- 356.
(25) Pr. Sel ammoniac et suc de réglisse de chique an gros. Faites bouillir dans q. s. d’eau de fontaine, et réduisez à une livre. D.S, Faites prendre de deux heures en deux heures, deux onces.
Pr. Sel ammoniac, un gros: gomme arabique, trois gros; miel, une once.
Faites bouillir pendant quelques instants dans s. q. d’eau. Réduisez à une livre, D. S. comme plus haut.
(24) Depuis long-temps les purgatifs doux ont été employés ‘dans les péri-
sulfate de soude ou tartrate de potasse el ge soude) à la dose de deux ou trois gros, en ayant soin seulement que la purgation s'opère convenablement (25); car le but qu'on se propose dans les évacuations de ce genre (il faut qu’elles soient très-légères) est purement anti-phlogistique. Lorsque la maladie est ainsi conduite dans une voie régulière, un plus grand nombre de remèdes deviennent presque inutiles pour en avoir complètement raison dans un espace de temps prescrit. Cependant si d’autres remèdes étaient désirés par le malade ou par ses proches , comme il y en.a beaucoup qui sont plus ou moins propres à adoucir la toux et à provoquer les crachats , nous avons coutume, surtout dans la pneumonie et la bronchite, d’avoir recours aux béchiques (26).: « gulam enim rigando, ob communem tunicam et laryngem rigant (27). » Cette même, communauté entre la peau, la plèvre et la membrane qui recouvre les bronches fait comprendre comment les péripneumonies du thorax éprouvent quelque soulagement de l'emploi d’émollients externes (28). Quoi qu'il en soit, ils ne nuisent pas et ils plaisent ‘aux malades et, à ceux qui les
‘préumonies. C’est ce qu'attestent Alexan- ‘dre de Tratlés, L 11, e.in; —Rousselet, Ergo pleuritidi ‘utraque evacuantia. Paris, 4579:-Landrien, Ergo pleuritidi inferre “in principio lenior purgatio. Paris, 1656.
2-Duväl, Ergo catharsis pleuritidi. Rom, 4677. 2::6 ARE (25) Lorsque les cracliats paraissent, Ta purgation est nuisible.C'estce que, parmi d’autres médecins, enseigne Zacutus:Lusitanus, Prax. admire, L.1, obs. 107.
(26) Pr. Huile d'amandes douces; mucilage de gomme arabique et sirop de guimauve, de chaque une once; eau de fontaine, six onces. Faites prendre par cuillerée. On emploie aussi les simples décoctions émollientes et. béchiques.
D'autres employèrent un mélange de miel rosat et de beurre frais (Ludov.
Septaliüs, Animadv. med., p. 427); de la manne avéc de l'huile . d'amandes douces et de l’huile de baleine (Wedel, J.
c., et Demagny, An spermaceli narcoticis socialum remedium in pleuritide præstantissimum}); de l'oxymel (Cigliani, Epist. de oxymellis usu, et viribus in pleuritide. Tigur., 1592).
(27) Schneider, 1. nr, De catarrho,
(28) Stoll, Rat. medendi, t, 111, :p+ 95, Ur VI PT.
MALADIES DES .PAROÏS -THORACIQUES 4
soignent, les uns et les autres aimant assez des médecins actifs. Nous n’entenis dons pas à la vérité parler ici de bains (29) , mais bien de morceaux d’étoffe dé laine inbibée de lait auquel on ajoute du savon , d'éponge trempée dans une dés coction de mauve, de vessies rémplies par portions égales d’huile-etde lait(30); de calaplasmes degraine de lin, d'emplà
tres de guimauve, d'huile de jusquiames — Tous ces différents remèdes seron
appliqués chauds sur les parties malades et sur les hypochondres s'ils sont 1rop:
tendus (31), et l’on aura soin de les re= nouveler souvent pour éviter leur refrois dissement. Nous employons les sinapis= mes appliqués sur les parties éloignées}, surtout pendant les exacerbations; nou
n’avons point essayé les fortes friction
sur. les membres supérieurs. (32). Dans une bronchite et une :broncho-péri-
pueumonie avancée, les vapeurs ‘d’une
eau-à laquélle on ajoute une poignéede fleurs desureau noir, aspirées à diffé= rents intervalles à l’aide d’un ‘entonnoif ou de la machine de. Mudges,1en pro= voquant les crachats, produisent quel= quefois ‘de. bons résultats ; “naiss quels
quelois: aussi elles augmentent lüirrita ion, et.cela serait toujours à craindre 3
d’après le conseil de quelques médeci on émployait des vapeurs d’ammoniaque
(33) et de vinaigre (34).
18% Praitement de la-peripneumonte
traumatique. —'Le t'aitement de la pé
Tipneumonie traumatique ressemble ef
. (29) Bien qu'Hippocrateles conseille;Îe n’ose pasles ordonner aux péripneumonk ques. Horn, plus entreprenant, conseille ‘un bain chaud, op. c.; p.223. Albers sul cette. opinion. M. Hufeland’s :Journs 27 B:, St., p.147. :De Ja Vernière::. M Marçcard. V. Badern, p. er saignée dans le bain même. Velasqu Ojeda, Discurso medico, que :persuadi deberse poner en :practica los banos ge nerales de agua tibia para la curacion‘di las pleuresias. Mem. acad., de la R. Soc de Sevilla, t.1. :
(50) Heister, Wahrnehmungen , n. 83
(51), Boerhaave, Aph., $ 852.
(32) Portal les recommande dans s01 Mémoire sur la nature et le traitemen de plusieurs maladies, vol. 11, p. 70 V. Samml. auserl. Abh. f. pr. Aerzte 20 B., p. 53. É |
(53) Act. nat. cur., t. v, obs. 30.
(54) Chalmers, On the weather:an diseases of South-Carolina, t. 11, p.400
DE LA PLÉVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS, 197
quelque sorte à celui dela péripneumonie inflammatoire; en quelque sorté, disons nous, car dans le traitement de la première il s’agit seulement de détruire la diathèse inflammatoire comme effet de la maladie, et l'effet des affections externes n’est pas toujours tellement inflammatoire que dans tout le cours de la maladie on puisse employer la méthode antiphlogistique : les limites de cette méthode sont tracées par la Constitution et l’âge des malades, la saison dans laquelle on se trouve, la durée de la maladie, les pertes subites de sang qu’on à éprouvées dans de précédentes affections depoitrine, et enfin par plusieurs autres circonstances. Les blessures et les contusions de la poitrine, les fractures et les luxalions des ‘côtes sont traitées d’après les règles de la chirurgie. Dans la péripneumonietraumatique, des lénitifs à froid sur la poitrine peuvent être sans doute quelquefois employés (35); mais, dans toute autre péripueumonie, il faudrait par-dessus toutles proscrire (36). Les forces sont-elles abattes? on peut essayer des fleurs d'arnica montana. [1 n’y a pas d'inconvénient à employer l’émétique, lorsqu'au commencement de la maladie un corps étranger est tombé dans les bronches; plus tard, il vaut mieux porter remède à l’inflammation et laisser à la nature le soin de se débarrasser de ce corps étranger. Si la bronchite avait été causée par l’inspiration de vapeurs âcres, il faudraitattendre plus de succès de la méthode anti-phlogistique que des spécifiques, qui agissent plutôt en irritant les parties enflammées qu'en détruisant le principe morbide qu’elles ont à combattre ; si la bronchite au contraire était le produit d’une vapeur acide, on placerait avec succès devant la bouche da malade une éponge imbibée d'eau chaude, à laquelle on aurait mêlé une pelite partie d’aäimnmoniaque, 4. Traitement de la péripneumonte (35) Ils sont recommandés par Hippo- “rate, Tepi T@y EyTos malGv, V, Opp., p.
(56) Je ne sais pas comment Reil à pu dire des lénitifs froids : « Wir konnen Sie anwénden, wenn der Athem helss (!), der Andrang des Blüts zur Brust heftig (!) und Aderlasse nicht mehr statthaft sind. »
L. C., p. 548. Cæterum casus non reticendus hominis, ex petéchiis et pleuritide Yéra deliri, nocte hÿémali in fluvio innoxie se layantis, (AGt. nat, çur., vol, x, p. 251.) Pre
rhumatismale. — Traitez la péripneumonie rhumatismale tout-à-fait comme Ja péripnéumonie inflammatoire : seule ment si, dans une pleurésie et dans une pleuro-prieumonie, malgré, des évacuations sanguines générales et locales, et renouvelées convenablement, le malade éprouvait soit une douleur errante, promenant sa mobilité dans les différentes parties de la poitrine ou du corps tout entier, soit une douleur fixe et attachée invinciblement à l'endroit par elle choisi d’abord , ce serait le cas d'agir sur la partie malade à l’aide d’un vésicatoire (37) ou de tout autre remède irritant (38).
Dans les pneumonies et la bronchite, affections que nous nous réservons de traiter d’une manière plus ample, nous avons coutume d'employer les vésicatoires, dans le but d'agir plutôt sur les effets de linflammalion que sur l’inflammation elle-même. D’après ce qui précède on voit que, dans aucun cas, les vésicatoires ne doivent être employés au début des péripneumonies. Lisez à ce sujet Tralles (39) ét Triller (40). Les exutoires (41) agissent trop lentement pour que , dans lés péripneumonies, surtout dans celles qui sont aiguës, ils puissent être admis ; si, lors de la crise à laquelle les sueurs doivent mettre fin, les péripneumonies rhumatismales devenaient stationnaires, il faudrait, avec précaution toutefois, avoir recours à la méthode diapnoïque ; pour cela on emploie avec succès la liqueur d’acétaté d’ammoniaque (42), ou bien le tartrate d’antimoine et de potasse (43).
(57) Casim. Medicus, Med. Beob. in Abh. d. Baïerisch. Akad., 2 B., 2 th., p. 299. Richard, in Aunales de la’ société de médecine pratique ‘de Montpelhier, t. xzuI, p. 236.
(38) Un sinapisme, du sel de cuisine.
-Ce;qui a fait dire à Celse : « Prodest eliam
impositus Super pectus sal bene contritus : cum cerato mixtus; quia leviter cu- ‘tem erodit, eoque impetum materiæ, qua pulmo vexaiur, eyocat,» Lib, rv, 0e. vn.
(39) De usu vesicatoriorum in febribus acutis, | (40) L. c.
: (#) Ranoe, in Act, soc. reg. med,
Havn., t.1, p. 459, obs: 9 (peripneumo-
nia fonticulis sanata), | (42) Pr. Décoction de racine de gui-
mauve, une livre; esprit de Mindererus,
une demi-cnce;, sirop de sureau,. une
‘once. D. S. Prenez de deux heures en ‘deux heures, un demi-verre.
(45) Pr, Infusion de fleurs de suireau,
5. Traitement des péripneumonies gastriques, — Rarement les péripneumonies gastriques refusent une ou deux saignées ou du moins l'application de ventouses scarifiées et de sangsues ; mais si la perte de sang occasionnait celle des forces, et que l'hypochondre droit devint libre, on pourrait, après l’emploi de remèdes délayants qui favorisent la résolution, avoir recours à l’émétique (44); ainsi le conseillent tous les auteurs qui ont écrit sur la péripneumonie gastrique, notamment Bordeu (45), à l’expérience duquel la nôtre est entièrement conforme. Nous avons vu en effet des pleurésies et des pleuro-pneumonies qui menacaient de se transformer en fièvres typhoides, à cause de la chaleur ou de l’épuisement du malade, ou en pneumonies ou bronchites graves, en raison de l'intensité de l'affection pulmonaire, amenées rapidement à la convalescence par l’emploi d’une solution de tartrate d’antimoine et de potasse, laquelle provoquait la sueur, le vomissement et les évacualions du ventre. Lorsqu'il y a diarrhée, il faut exciter le vomissement à l’aide de l’ipécacuanha. Faites moins usage des acides dans la maladie qui nous occupe que dans les autres affections gastriques, à moins que ce ne soit des acides végétaux étendus, et cela à cause de la toux qu'ils excitent (46). S'il s’agit de péripneumonies vermineuses , saignez d’abord et évitez ensuite les médicaments doux; vous donnerez Cours au ventre avec du calomel ou une émulsion composée d'huile de ricin
une livre; tartre émétique, un grain; sirop simple, une once. D.
(44) Gb. u,$ 4, n. 10. Cfr. Bande de Lacloy, An in inflammationibus pulmonum etiam cum sputo cruento aliquando emeticum. Paris, 1741.—Jacques, Diss. ergo peripneumoniæ putridæ vomitoria. Paris, 4752.—Magnol, An raro peripneumoniæ vomitorium. Monsp., 1754. — Leroy, Ergo in inflammatione pulmonum etiam cum sputo cruento aliquando emeticum ?
Paris, 1774.—Callisen, in Act. roy. soc.
med. Havn., t. 1, p. 60..— Fischer, in Hufeland’s Journ., 10 B., 4 st., p. 106.
—Adolphi, De singulari vomitoriorum in pleuritide, ac in peripneumonia utilitate,.
(Act. acad. nat. cur., t. x, p. 40.)
(45) Recherches sur le tissu muqueux.
k Lol A ce sujet, lisez Borsierus, I. c., A0.
MALADIES DES PAROIS THORACIQUES y
d'Amérique(47),etvousentretiendrez les forces par une infusion de graines d’artemisia judaïca.
6. Traitement de la peripneumonie intermittente.—Les péripneumonies périodiques sont traitées comme les fièvres intermittentes pernicieuses ; mais ces fièvres, en raison des complications qui surviennent avant qu’on ne puisse employer le quinquina, exigent quelquefois et suivant les circonstances un traitement” anti - phlogistique ou anti-gastrique. [M en est de même des péripneumonies dont il s'agit; pour bien les reconnaitre trois paroxysmes sont nécessaires, pendant 1es=« quels on ne négligera point les évacuations sanguines (48), ensuite on pourra avec sécurité administrer le quinquina. M
7. Traitement de la péripneumoniel arthritique.— Commencez le traitement" de cette péripneumonie par la saignée du pied; à cette saignée succédera une éva=" cualion sanguine locale, autour de la poitrine. Comme médicament devantagir à l’intérieur vous ferez prendre une décoction mucilagineuse dans laquelle entrera du nitrate de potasse; vous excite= rez les extrémilés inférieures par des épispastiques ou des bains de pieds.irritants. La première violence de la maladie ainsi combattue, vous laisserez à ] nature, plus encore que dans les autres péripneumonies, le temps qui lui est né= cessaire pour accomplir ses heureuses révolutions. Si le malade est âgé et accoutumé à une nourriture recherchée, dans le cas où les forces seraientaffaiblies, vous prescrirez une diète moins sévère, per= mettant un peu de viande et des œufs, pourvu toutefois que la fièvre ne paraisse point. Ayez soin surtout des premières voies : après les avoir purifiées en employant les moyens les plus doux, et sans affaiblir les forces, vous provoquerez les urines; pour cela une infusion de douce amère (49) est excellente. Si
(47) Pr. Huile de ricin non rance, mu:
cilage de gomme arabique, de chaques une demi-once. Mélez dans cinq onces d’eau de fontaine. Ajoutez deux gros de sirop simple. M. D. S. (pour un enfant de six ans) d'heure en heure, une grande cuillerée.
(48) Marcus, Magaz. f. specielle Thera= pie., 2 B., p. 536, 558.
(49) Pr. Racines de guimauve, trois
gros. Faites bouillir pendant un quart-
d'heure dans s. q. d’eau de fontaine.
DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN ; DU THYMUS ET DES POUMONS
les sueurs paraissent apporter quelque soulagement au malade, il faudra les entretenir à l’aide du tartrate d’antimoine et de potasse. Nous avons déjà parlé de l'usage qu’on pouvait faire des vésicatoires (50); que si la maladie cessait d’affecter un côté de la poitrine, et que l’autre côté s’en trouvât atteint, il serait bon, autant que le permettrait l’état des forces, de recourir à un traitement antiphlogistique ; ce traitement affaiblissant le mal, on attendra de la nature la disparition entière. Si elle n'était pas assez forte pour triompher, on essaierait ce que peuvent les vapeurs de camphre(51)etldivers autres remèdes que nous indiquerons bientôt.
8. Traitement de la peéripneumonie typhoïde.— Lorsque les péripneumonies typhoïdes ont un caractère épidémique , on recherche, au moyen dela phlébotomie exploratrice, si elles peuvent ou non supporter la saignée; la saignée du pied est le plus souvent utile (52), mais il faut qu’elle soit faite de bonne heure (53), sinon on appliquera à la poitrine des ventouses ou des sangsues (54). Après avoir
Ajoutez vers la fin, douce-amère, deux gros. Faites digérer jusqu’à réduction à quatorze onces. Ajoutez, nitre, un gros; sirop de violettes, une once. Faites prendre de deux heures en deux heures uné demi-cuillerée à café.
(51) Pr. Camphre, un grain; mucilage de gomme arabique, sirop de guimauve, de chaque une once; eau de fontaine, neuf orices. M. D. S. de deux heures en deux heures, ure grande cuillerée.
(52) Du moins Rozier (Traité des maladies de la poitrine, p. 65) assure avoir observé que sur des malades atteints de pleurésie d’une espèce épidémique et maligne, la saignée du bras n'avait produit aucun effet, tandis qu’au contraire celle du pied avait eu les meilleurs résultats. |
(55) Dodonæus parle ainsi de l’épidémie de 1557 : « Quibus sanguis vel primo vel altero die detractus, evaserunt, quarto aut quinfo sanitati restituti. Quarto autem vel quinto sanguinem detraxisse nil profuit, morbo jam confirmato. » De l’é- Pidémie de 1565, le même auteur dit :
« Necesse erat in hac mox primo aut altero die sanguinem detrahere : quando cessatum est, nulla salutis, aut vitæ spes reliqua erat. »
(54) Borsierus dit fort bien, 1, c., S 197:
« Interdum accidit ob celerem virium
ainsi diminué l'affection de poitrine, on combattra la fièvre en suivant les indications données pour le traitement du typhus (55). Après avoir fait prendre de l’émétique au malade (56), le médecin recommandera la racine de polygala-senega (57), de serpentaire de Virginie (58), le petit-lait vineux (59), l'esprit de suie (60), l’opium (61), et surtout le camphre (62) et le musc (63),
vitalium lapsum, qui sanguinis missionem in malignis præsertim subsequitur, ut vena, quousque opus esset, secari non possit, aut peculiaris ægri, aut epidemicæ constitutionis conditio eam non ferat.
Tunc post primam vel alteram leviorem sanguinis missionem, vel etiam continuo ab initio expedit cucurbitulas tam siccas, quam scarificantes dorso, et pectoriadmovere, aut hirudines hæmorrhoidibus, in iis præcipue qui earum fluxui assueti sunt, applicare ; et tantum sanguinis haurire, quantum ferant, et urgens morbi vis requirat, »
(55) P. 1, vol. 1, c. 1V, $ 55, n. 51.
(56) Berthonié, in Journ, de méd,, t. vu, p. 295.
(57) Voir plus bas, n. 16.
(58) J.-P. Frank, 1. c., p. 170.
(59) Idem, ibidem.
(60) Eph. nat. cur., dec. n1, ann. 7, obs. 218. Riverius, Obs., cent. n, n.79,
(61) Sarcone (1. c., 1 B., p. 149) a employé l’opium contre une forte douleur pleurétique. Cfr. Infra, n. 44, où les véritables indications touchant l’opium sont données.
(62) Baglivi, 1. c., met le camphre au-dessus des autres médicaments. Pour moi, je me rappelle avec plaisir le bon effet que j'en ai obtenu dans les péripneumonies. Je l’ordonne ordinairement à la dose d’un à trois grains, pour être pris toutes les deux heures avec du sucre et de la gomme arabique en poudre.
Quelquefois de plus fortes doses réussissent. En 1798, se trouvait à l'hôpital de Vienne, une femme déjà vieille, attaquée d’une péripneumonie typhoïde ; son pouls était extrêmement mou, ses extrémités froides et couvertes d’une sueur visqueuse. Son visage était livide, sà respiration rauque. Elle paraissait ne pas pouvoir avaler; je fus obligé d’avoir recours à des lavements camphrés. Chaque lavement contenait un gros de camphre. Par erreur, l’infirmier lui en donna deux de suite, et le lendemain, malade et intirmier célébraient à l’envi le miraculeux remède, Cette femme, en effet, était sauvée. Dans les péripneumonies malignes,
9. lrailerent des peripreumontes compliquées, — Ti ne sera pas dfhcile d'appliquer aux complications les préceptes indiqués. Qu'on n'oublie pas seulement que plus sera forte la complication, plus il faudra de prudente lenteur après qu'on aura arrêté la violence de Ja maladie.
10. Traitement des suites de la ma- Tadie. — Dans le cas où le traitement employé pour obtenir la résolution de l'inflammation resterait sans résultat, où lés crises auraïent manqué et où 1l serait survenu des symptômes anñoncant la transition de l'inflammation dans l’uné ou l’autre de Sés terminaisons, il se présenterait de nouvelles indications à joindre aux premières. Lorsqu'il s’agit de combattre les terminaisons des péripneumonies , il est nécessaire de se rappeler le caractère de la maladie.
11. Traitement de l'hydropisie des cavités de la plèvre, du médiastin et de l'æœdème du poumon. — Si certains indices vous font penser qu'un liquide s’est extravasé dans {a cavité de la plèvre, le médiastin ou le parenchyme du poumon, on doit appliquer le traitement de l'hydropisie à cette affection (64), et choisir les diurétiques le plus en rapport avec le caractère de la péripneumonie; dans le cas où les commencements de la mälidie auraient présenté un caraclère inflammatoire, vous prescrirez le nitrate de potasse et des feuilles de digitale pourprée (65); si elle est rhumatismale et artbritique, des vésicatoires el la douce-amère;sielle esttyphoïde, desracinesde scille marine (66)oud’ononisépinease. Gesdermers remèdessontaussi employés lorsque l'abus du traitement anti - phlogistique donne lieu à uneextravasatiorr de liquide.