‹ Traité de pathologie interneChapitre 98 sur 277 · I. Symptômes. Autopsie des wi cadavres · texte numérisé non relu

I. Symptômes. Autopsie des wi cadavres

Et Symptômes. En général la pneumonorrhagie et chacune de ses attaques en particulier (94) s’annoncent par

(77) Diss. de pneumonorrhagia. Vilnæ, .. (78) Diss. de-hæmoptysi. Parisiis, 4807, (79) Diss. medico-practica inauguralis de hæmoptysi. Paris, 1808, (80): .Diss. sur l’hémoptysie. Paris;

(81). Diss. medica inauguralis de hæmoptysi. Paris, 4809.

1(82) -Diss. sur l’hémoptysie. Paris, 1483) Diss. sur l’hémoptysie. Paris,

(84) Diss. sur l’hémoptysie. Paris, PR RNTT ATE

(85) Inst. med, pract., vol.:1v, cäp. ar:

De cruenta exspuitione, et speciatim de hæmoptysi. |

(86) First lines ofthe pract. ofpliysic , t. 11, €. IH.

(87) Handb; der pr. Arzneywissenschaft., 5 th., 3 Ilap., p. 42, 72.

(88) Epitome de curandis hominum morbis, 1 v, P. 11, p. 461, 490.

(89) Fieberlehre, 3 B., av kap., p. 85.

::-(90). Animadvers. pract. in bæmoptoën. V. Acta R. soc. med. Havn., t. in, p. 502.

(91) Obs. medico-pract. q. de sanguinis sputo. V. Nova acta Ielvet., vol. 1, p. 259.

-(92) Abhandlung. v. d. Lungenblutfluss od. Blutspeyen. Glogau, 1762.

(93) Dictionn. des sciences médicales, 2x x, p.295,

(94) Surles prodromes de la pneumo- “pi lisezHist.morb. Vratisl.,1702, p. ‘02, | | :

l'horripilation de la peau, la rougeur, et une chaleur passagère de la face, surtout des joues , un. froid, aux extrémités qui fait disparaitre les veines sur les mains; par une chaleur ivterne, la lassitude, la pesanteur et les mouvements spasmodiques des membres (95); une douleur à l’'épigastre, de la tension, dans les hypochondres, des borborygmes, la constipation, la pâleur des urines, un sentiment de brûlure derrière le sternum, la difñculté de respirer, l'inquiétude, l'anxiété, les palpitations de cœur, un pouls élevé, fréquent et un peu dur, un chatouiilement ou un prurit le long de la trachée artère remontant jusqu'à la gorge, «et une saveur douceâtre dans la bouche.

Quelques personnes rendent sans efforts, et sans aucune secousse/sensible du côté de la poitrine, un sang qui parait venir plutôt du larynx et de la trachée (96) que des poumons. Tantôt le sang s'échappe spontanément et par un léger effort d’expectoration (97); tantôt c’est pendant les accès d’une toux violente que le malade cherche à étouffer autant que possible, Dans les cas graves la sortie se fait quelquefois avec une si grande force que le sang jaillit par la bouche et par les narines, et provoque, en chatouillant la gorge, des vomissements. La quantité de sang rejeté varie de quelques goutles à une livre et plus (98). C’est. un tableau

(95) C’ést ce que j’ai vu sur un gentil:

homme que j'ai soigné, atteint qu'il était, d’une pnéumonorrhagie très-grave pen dan! l’hiver de 1821.Ce symptôme annonçait chez lui l’arrivée prochaine de la

maladie. #

(96) Cfr. infra, cap. 1v, $ 2, n. 4.

(97) L'existence d’une vraie pneumos norrhagie sans toux est constatée par Wedel (Misc. nat. cur., dec. 1, an. 2, p. 83), et par Müller (Eph. nat. cur., cent. vir et vu, p. 505). Rhodius et Gramberg en ont aussi observé, (Diss. de hæmoptysi.

Goœtt., 1776.)

(98)On trouve desexemples de pneumonorrhagies énormes dans Eph.mnat. cur., cent. v, 0bs. 93; Prevotius. V. Rhodius, Obs., cap. 1, obs. 31 (dans l’espace de trois heures, 28 livres); Pezoldi, Obs.

med. chir., n. 49; Zacchiroli. V. Weigel, Italienische Biblioth., 5 B., 41st., p. 152 (500 livres de sang furent perdues successivement). La plus grande que j'ai observée, parmi environ deux cents pnenmonorrhagies violentes, est celle que je trouvai chez la femme du greffier de l'Université de Vilna, au mois de juin de

effrayant que de voir un malheureux frappé des horreurs de la mort, étendu sur un lit ensanglanté, ‘entouré de linges qu'un sang noir et grumeleux tient agglutinés , et de vases remplis du liquide vital, spumeux et rutilant; la respiration est stertoreuse, sibilante ; sa voix, trèsfaible; ses paroles sont entrecoupées et rendues suspirieuses par l’action brusque du diaphragme ; il ne parle plus que par signes, il implore un secours qu’une syncope seule peut lui procurer pour un moment ; je dis pour un moment, car il faut toujours craindre une récrudescence. Elle est excitée surtout par un réveil subit (99), la toux, un entretien prolongé, l'introduction de boissons ou d'a liments trop chauds, par la langue que le médecin a ordonné de tirer, par les mouvements du corps, et surtout des bras, les fumigations, les émotions vives de l’âme, principalement la frayeur et la colère, quoiqu'elle arrive sans cause connue. Outre le sang, on en a vu rejeter, à la fin d’une maladie souvent funeste, des masses de chair (1) de la forme d'un vaisseau sanguin (2), des débris

l’année 1818. Dans l'intervalle d’une nuit et d’un jour, elle se monta à 192 onces).

(99) Pour cette raison, je redoute le sommeil, ailleurs si désiré.

(100) En 1816, au mois d'octobre, était couché à la clinique de Vilna un malade qui, toutes les fois qu’il montrait la langue au médecin, ressentait aussitôt une. difficulté à respirer, suivie d’une toux et de crachats sanguinolents. Vraisemblablement, en tirant la langue, il attirait la glotte et la trachée; mouvement auquel s'opposent les poumons gorgès de sang.

(1) Comm. litter. Norimb., 1741, p.

78. Act. nat. cur., vol. v, obs. 74. J'ai vu plusieurs masses pareilles, qui n’étaient rien autre chose que la partie fibrineuse du sang.

(2) On rapporte aue des vaisseaux sanguins furent rejetés. (Act. nat, cur., vol, vu, Obs. 44; Act. erud., 1683; Misc. act.

nat. cur., dec. 71, an. 10, p. 185, et in Tulpio, 1 «17, c. xu, xin). J'ai vu aussi des vaisseaux de cette espèce, qui avaient la plus grande ressemblance avec les membranes repliées rejetées dans le croup. D'où je crois avec Ruysch (Epist.

probl. 6) que les vaisseaux des poumons ne sont point séparés et rejetés, mais bien des concrétions polypeuses formées dans les rameaux des bronches.

MALADIES DES PAROIS THORACIQUES

de poumon (3), des hydatides (4), dés matières crétacées (5) et osseuses (6).

2. Autopsie des cadavres, — Les cadavres des personnes mortes de pueumonorrhagie (7) ont présenté dans les poumons des ulcères (8), des parties indurées (9), desséchées (10), des tubercules (11), des varices (12), des ecchymoses

(3) Breslauer Samml. 1726, 1 B., p.

500. — Watson, in Philos. transact., n. 359. V. Leske, Auserl. Abhandl., 2 B., p. 45. J'ai vu, du moins dans la phthisie, une portion du parenchyme du poumon être rejetée.

(4) Doubleday, in Med. observ. and.

inqu., t. v, p. 145.—Paul d’Ægine, 1. 1, C. XXXI.

(5) Gilibert, Advers. pract. prim. — Morgagni, De sed. et caus. morb., ep, x a1t./29,,9% ’ |

(6) Probablement des esquilles de côtes détruites par lacarie, Weigel's Jtat.

bibl., 5 B., 1 st., p. 242.

(7) Païsen, Annot. in sect. cad. Hæmoptoici in Misc. acad. nat. cur., dec. 1, an. 4 et 5, p. 249.— Dolæus, De exenteratione ancillæ hæmoptysi extinctæ, ib., dec. 1, an. 9 et 10, p. 309. — Thebesius, Dissectio hæmoptoici et asthmatici. Eph.

nat. Cur., cent. n1et 1v, p. 279.

(8) Hassenœhrl, Hist. trium morb., p. 96. (Le poumon gauche était changé en une poche pleine d’un sang très-fétide.

(9) Bonet, Sepulchr., 1. 1, sect. xxi, obs. 7.—Portal, Mémoires de l’Académi royale des sciences de Paris, 1781. Ÿ.

Abh. f. pr. Aerzte, 10 B., p. 695. Morgagai, et avant lui Willisius, a expliqué une hémorrhagie survenue à un autre affranchi, par l’induration d’un poumon :

« Verisimile est, dicens, ad sanguinis eruptionem contulisse duritiem illam, quæ primum vasorum partem, novissime autem omnia arctando , sanguinem coegerit, primum quidem sinistro pulmone, vas aliquod nimis distendere ac rumpere, postremo autem id facere in dextro.» L. c., ep. xxn, n. 5.

(10) Exactement comme s'ils avaient été exposés à la fumée. V. Schenk, in Epist. Barthol., cent. 1v, ep. Lxxr.

(14) Stoll, Rat. med., P. r11, p. 22, — Desault, Sur la phthisie, p, 22.

(12) Gilibert, Advers., p. 69. « Varices pulmonum, inquit, sunt principium hæmoptysis et phthiscos. Has etiam scalpello occupavi. » « Morgagni a vu, après la mort des hémoptysiques, des engorgements au poumon, des tubercules aux environs desquels les vaisseaux étaient dilatés. » M. Portal a montré le poumon

DE LA PLÈVRE, DU MÉDIASTIN, DU THYMUS ET DES POUMONS

(13), des corps étrangers, tels qu’un os 14) ; la rupture de l'artère pulmonaire de. son anévrisme (16) communiquant

d'un jeune homme qui, pendant plusieurs

années, avait craché du sang ; les glandes bronchiques étaient engorgées et cou- ‘vertes de vaisseaux sanguins très-dilatés; plusieurs étaient béants dans la cavité des bronches ; le poumon se trouvait d’ailleurs dans l’état naturel. » Dict.

des sciences médicales, 1. c., p. 319.

(13) J'ai rencontré plusieurs exemples de parenchyme du poumon rempli, en ‘plusieurs endroits, de sang extravasé.

(14) Journal des savants, 1697.

(15) Matani, Sur les anévrismes du cœur, p. 120. J'ai montré à mes disciples, au mois d'avril 1821, un exemple remarquable en ce genre. Un jeune homme âgé de treize ans mourut, dans ma clinique, d'un phthisie pulmonaire, dont la marche fut précipitée par une fièvre rhumatismale et une pneumonorrhagie qui suffoquait le malade. Pour que la dissection servît davantage à l’instruction publique, je fis injecter le système des vaisseaux sanguins avec deux liquides différents, l’un pour les artères et l’autre pour les veines. Nous trouvâmes tout le poumon droit et le lobe supérieur du

oumon gauche dans leur état naturel, jusqu’au lobe inférieur ; ce dernier adhérait fortement au milieu de la sixième côte. Là on trouvait un abcès du volume d'un œuf de poule, L'ouverture en étant faite, il s’écoula une quantité de pus très-fétide. En outre, l’abcès contenait un grand caïillot de la substance avec laquelle on avait injecté les artères. Après l'enlèvement du caillot, on vit deux orifices, dont l’un conduisait dans l'artère pulmonaire, et l’autre dans un rameau des bronches. Toutes les bronches qui existaient dans les deux poumons furent remplies d’un sang coagulé, ainsi que la trachée-artère jusqu’à la glotte. On voyait toutes les veines entièrement injectées.

L'autre exemple, non moins mémorable, est le suivant. L’associé d’un de mes malades, florissant de jeunesse et brillant de santé, me dit, le 27 octobre 1817 : Je saisis en passant l’occasion de vous consulter. — Qu’avez-vous? lui répondis-je.

—e Il n’y a pas un an, dit-il, j'ai eu un Catarrhe que j'ai négligé. 11 m'est resté depuis une oppression dans la poitrine, surtout lorsque je vais contre le vent.

Alors le cœur me bat très-fort, et je suis >bligé de m'arrêter. En outre, j'ai rendu )lusieurs fois du sang par la bouche. »

le lui demandai s’il éprouvait une doueur dans le bras gauche; il me répondit

quelquefois avec une vomique (17), l’anévrisme de l'aorte ouvert dans la trachée (18) comprimant l'artère pulmonai-

qu'il était souvent engourdi. Son pouls était irrégulier et dur. Aussitôt je soupçonnai une maladie du cœur ou des gros vaisseaux, et je prescrivis au malade les médicaments et le régime convenables, et lui promis en même temps de venir le voir le 29 courant. Je vins à l'heure fixée, et je trouvai l’autre malade, qui me dit que son associé était sorti pour des affaires de mariage. « Dites-lui, répliquai-je, de ne pas traiter sa maladie à la légère, et j'ajoutai : Je vous avoue que ce jeune homme me paraît être en grand danger. »

L'avis ne fut point perdu; du moins, le malade vint me trouver le même jour, m'avouant lui-même qu’il ne se sentait pas bien. Je lui conseillai une saignée, qu'il fit le 31 au soir. Ensuite il alla se coucher pour ne plus se lever, car le lendemain il fut trouvé mort dans son sang, qui coulait de la bouche et des narines. Une membrane adhérait à la veine que l'on avait ouverte, comme de coutume. Appelé à l’ouverture du cadavre, qui eut lieu le 2 novembre, je trouvai la superficie comme si le corps avait subi le dernier degré de la putréfaction. Par tout où on le comprimait, la crépitation manifestait la présence d’un emphysème:; la face était livide, la cavité droite de la poitrine contenait quelques livres d’un sang extravasé; le poumon qui s’y trouvait était pesant, le parenchyme et les bronches étaient partout remplis de sang, le poumon gauche était à l’état normal, le péricarde contenait plus de sérosité que de coutume; le cœur, qui était flasque, répandait une odeur fétide que l’on ne pouvait attribuer à la putréfaction; les parois de l'artère pulmonaire droite, aussi loin qu’on pouvait les suivre avec le bistouri, contenaient un dépôt d'un demi-pouce d’épaisseur, et le volume da canal artériel était augmenté; en outre, ces parois étaient livides, molles, friables, et semblables aux gencives des scorbutiques, et se déchiraient même par le plus léger effort de traction. Il était évident que cette friabilité était due au cours du sang.

(16) Eph. nat. cur., dec. 11, an. 6, obs. 207. (Joint à une dilatation de l’oreil. lette droite du cœur.) Bonet, 1, c., 1. n, sect. v, add., obs. 4, 8.

(17) Stark’s Works of clinical and anatomical obs., p. 31. 32,——Haen, Rat.

med P.:Yur, eur 6.

(18) Maloet, dans Mémoires de Paris, 1755, — Richerand, dans les Mémoires

re. (19), l’altération de. l'artère sousclavière (20), son anévrisme (21), J’amévrisme de la.carotide gauche s'ouvrant dans la trachée (22), un stéatome (23) renfermé dans le médiastin antérieur, l'hydrothorax, l'hydrocardie (24), la rupture dela veine cave (25), les vaisseaux lympbatiques du poumon gorgés de sang (26), le tissu de la rate dégénéré (27), la vessie faisant corps avec es reins (28), et quelquefois rien de bien malade. | Mie he ot

3. Causes prédisposantes.— Les eau- ‘ses prédisposantes sont : tout vice héréditaire (29), une taille élevée, un cou long et grêle, une poitrine étroite, une mauvaise conformation, surtout La gibbosité (30) et la dépression des côtess une (31) charpente osseuse , faible et làchement unie, surtout celle de poumons; un tempérament bilioso - sanguin, des ‘épistaxis fréquentes (32), le vice rachiti-

de la société médicale d’émulation, an.

1V, P. 345, 49) Nannoni, Trattato di chirurgia, 1. u,.0bs. 74, p. 152.

‘. (20) Commerc. litt. Norimb., 4749, p. 189.

. (21) Heurnius, Hist., n. 27. |

(22) Mason , in Londner med. Bemerkungen, 7 B., p. 20. |

(25) J'ai vu un pareïl exemple à F'hôpital de Vienne. Le poumon était au resle intact. |

(24) J'ai rencontré plusieurs cas de ce genre.

(25) Bonet, L. c., 1. n,.sect. v, add., obs. 14. — Dolæus, in Misc. nat. cur., dec. 1, an..ix et x, obs. 135.

(26) « 1 haye repeatedly seen in animals dying of hemoptoe amd.on the buman subject itself, the Iymphaticoflongs, which at other times contain a transparent fluid, turgid with blood, which they had absorbed from the air cells. » Cruikshank, On the absorb. vessels.

(27) Dictionu, des sciences méd., L..c.,

(28) Misc. act. nat. cur., dec. 1, p. 135.

(29) Borsieri, 1. c., $ 26. Ma pratique particulière me fournit un grand nombre d'exemples de familles dont presque tous les individus, tantôt du même sexe, tantôt de l’un et l’autre sexe, ont hérité de leurs parents, de la pneumonorrbagie.

(50) Wichmann, in Moder’s Journ., 2 B.,:4st.::p.35.

(51) Borsieri, lc.

(32). P.u, vol. wssect. 1, 0.0, 640,0; sect.-1l C. XxVI» $ 156, 8. (Edit. de Leyps.)

MALADIES DES, PAROIS. THORACIQUES,

que (33), scrofuleux (34) et.scorbutique; l'âge entre dix-huit et trente- cinq ans {35), le sexe masculin (86), une, vie sédentaire que mènent les clercs (37), les tisserands et cordonniers (38), surtout le changement (39) subit d’une vieactiveà un repos absolu ; le printemps (40), une constitution atmosphérique revenant annuellément (41)ou épidémiquement (42),

(35) Van Stichel, dans Actes. de la Société de médecine de Bruxelles, vol, &, P,1, D 1% |

(34) Ainsi ils enseignent que les tuber-

cules du poumon sont,la çause la plus

commune de la pneumonorrhagie. : (35) De là Hippocrate a écrits s-Ado-

tabes, febres acutæ, morbus comitialis, et alii, sed præcipue ante dicti.,», Aph.

xxx, sect. 1. De Meza rapporte avoir |

observé très-souyent l’hémoptysie chez les enfants du peuple (Abh. f. pr.Aerzte,

45 B., p. 2481). Pour moi cependant,.je

n’ui pu.l’observer, à moins qu'il ne s'agisse des crachats sanguinolents dans la coqueluche. | PRE

(36) . Galien (lib. 1v, De locis affectis,

ce. v), Strampin (1. e., $ 10) etGoliz(l,.c.,

$ 7) prétendent que le sexe féminin est surtout prédisposé à l’hémoptysie; mai moi je dis avec Couring (L..c., $ 4 que les hommes sont plus exposés a

crachement de sang que les femmes ; 4

‘lescentibus autem sanguinis spuitiones,

méiiirenren

moins, qu'il n’y ait chez elles une sup- |

pression des mensirues.

(37) J'ai rencontré très-souyent des |

pneumonorrhagies parmi les gens de bu-

reau et les étudiants, surtout.dans les uni- : versités où les professeurs ne mettenten- | tre les mains des disciples ni leurs ouvra- ;

ges, mi. aucun livre élémentaire. C’est

pourquoi les jeunes gens sont obligés |

d'écrire toutes les leçons.

(38) Stoll, Rat. medendi, P.u1; p.44, |

(39) Forestus,. lib. xvi, abs. 20:

(40) Idem, L. xvi, obs,:11, c.. xxtr.

(A1) « Autumno præterea, temapestas regnat inæqualis, maxima temporis, et frigoris est vicissitudo, tung

non modo frequentiores esse solent der!

fluxiones catarrhales, sed maxime etiama |

subinde sanguinis fluxiones immodicæ

variæ, atque-etiam in dispositisilla, quæ | fit per pulmones. » Fr. Hoffmann, op: c., vol.1v, On trouve la raison de la pneu-! monorrbagie épidémique dans Breslauer!

Sammil., 1724, 2 B., p. 143. Cfr. et Stoll, | Rat. med., t. 11, p. 43. Et à Vilna, aus

mois de juin 1819, le crachement de sang!

ressemblait, sinon aux, maladies épidést miques, du moins aux endémiques. LE

(42) A Surinam, on dit que la pneus!

quandon

* 4 # à DE LA PLEVRE, DU MEDIASTIN , DU THYMUS ET DES POUMONS.

doivent surtout être mis en ligne de compte (43) avec le passage subit d’une température froide et sèche à une chaud et humide.

4. Causes excitantes. — Les causes excitantes de la pneumonorrhagie sont :

les violences externes, c’est-à-dire les plaies de poitrine (44), la contusion (45), la compression (46), un coup dans le dos (47), les différents efforts (48), surtout pour lever (49) ou porter (50) un fardeau; la grossesse (51), les vomissements

eee

monorrhagie était endémique. V. Schweller, De morbis Surinamensium.

(45) Behrens, in Eph. nat. cur., cent.

Yet vi, obs. 95.

(44) Cfr. le Traité de chirurgie, et

Clander, quirapportent qu’un crachement

de sang abondant et fréquent arrivait, parce que les poumons avaient été autre-

fois percés par une balle. Misc. Acad.

nal. cur., dec. 11, p. 369.

(45) On en trouve des exemples remarquables dans Forestus, Lxvi, obs. 15; —Plater, Obs., L. 11, p. 785; — Riedlin, cent. in, obs. 41, Lin. Med., 4696, p. 250:

— Gabelhover, cent. 1v, P. 41; — Grünling, cent. vir, obs. 48; — Stoll, Rat.

med., P. 1, p. 15.

: (46) Plater, Obs., 1. in, p. 785. :

(47) Heister, Wabrnehmungen, 1 B., n, 550; — Gilibert, Advers. prac. pr., p: 297.

(48) Cæl. Aurelianus, p. 389. — Hasen@brl, 1. c., p. 95. — Bang, in Act. roy.

soc: med. Havn., vol. in, p. 131.

(49) C’est ce que prouve ma propre

observation, à laquelle on peut joindre celle de Coichwitz, ci-dessous rapportée (68).

.. (60). Lentilius, Mise. 1, p. 66. J'ai vu plusieurs servantes de Vienne cracher le sang, parce qu’elles portaient du bois de la cave au grenier. C'est ce que vit mon père, avant qu'il habität le faubourg, sur sa propre servante. Lui disant un Jour qu'il chargerait une autre d’un Ouvrage aussi pénible, elle répondit sim= Plement et courageusement : « À quoi bon! celle-là aussi crachera le sang. »

(61) Hippocrate, en décrivant les maladies des femmes qui babitent la partie septentrionale de la ville, après avoir dit qu'elles accouchaient difficilement, mais que rarement elles avortaient, ajoute :

.Tabes etam a partu frequentes continunt, præ violentia enim ruptiones, et ulsuras babent. » De aere, locis, et aqu., 1, 22, Charter, t. vi, p. 192,

Frank. rou, 1v.

(62), la toux (53), le rire (54), la course rapide (55), la chasse (56), l'équitation (57) et d'autres exercices à cheval (58); le saut (59), l'agitation des bras (60), des jambes, ou l'insufflation de tubes (61), le chant (62), lescris(63), une conversation prolongée (64); des corps étrangers tombés dans les poumons (65), tels qu’une coquille de noix (66), des clous (67);une

ph RE 0 un

(52) Deckers, Exercit. pract. circa medendi methodum.

(53) Forestus, 1. xvr, obs. 49.

(54) Zacutus Lusitanus, Prax. hist., l. vin, obs. 292,

(55) Ainsi autrefois les coureurs, de nos jours les fantassins appelés chasseurs et tirailleurs. Baillou contracta une hémoptysie en jouant à.la paume. Op., t. nr, P. 555.

(56) Frise, Diss., cite un cas d’un jeune homme qui à la chasse éprouva un crachement de sang. Regiom., 1664.

(57) Riedlin, Millenarius, n. 380.

(58) VNoltigiren, Ringen, Fechten, Tanzen.

(59) Paul de Sorbait, Med, pr. Tract, I, C. XLVI.

(60) Pezold, Obs. med. chir., n. 23;

(61) Que d'exemples n'ai-je pas comptés dans ma pratique.

(62) Grétry, au sortir d’un concert où il avait chanté un air très-haut de Galuppi, vomit (cracha) le sang. » Magaz.

Encycl., 1814. J'ai vu pareil accident arriver à plusieurs chanteurs de théâtre ; même aux moines, qui chantent Jour et nuit des psaumes d’un ton tantôt trèshaut, tantôt tros-bas. $

(65) Cælius Aurelianus, p. 389.—Paulus Ægin., 1. 11, c. xxx. Galien, parmi les causes du crachement de sang, dit très-bien : « Ubi non præmissa pulmonis .

per præcedentes exclamationes lenitione, violenter clamare conantur. » (De loc.

affect., 1. 1v, ce vin.) TL

(64) Ainsi les lecteurs, les chanteurs, les orateurs, les crieurs publics, les avocats, les maîtres de musique, les mar chands de joujoux, les commandants de ronde y sont exposés, (On lit dans Polÿpe, u Hist., qu'Antigone se rompit le Poumon en poussant un eri trop fort après le combat).

(65) On trouve plusieurs exemples d'hémoptysie causée par des corps étrangers qui étaient tombés dans la trachéeartère, dans Bonet, Med. sent., 1.1, sect. 1, p. 881.—Stalpart van der Wiel, Obs, rar., cent. 1, obs. 25,

(66) Eph. nat, cur., dec. 1, an. 3, cbs.

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