Bonetus, Med. septentr., L c
(67) Morton, Phthisiol,, e. vr, art, 4.
atmosphère chargée de poussière au milieu de laquelle vivent les perruquiers, les meuniers, les tisserands, ceux qui retournent le froment,etsurtoutles tailleurs de pierre (68); la poudre de la racine du cephælis ipécacuanha fortement aspirée (69); les vapeurs d'acide sulfureux (70), d'acide muriatique oxygéné (71), d’ammoniaque (72), de fumée de tabac aspiré (73); les bains chauds (74), et surtout les eaux minérales chargées de beaucoup de gaz d'acide carbonique (175); des médicaments chauds (76), l'air raré-
he eh prepe0e RE
(Troisclous introduits dans les poumons en riant produisirent une hémoptysie énorme.)
(68) Coschwiy, Diss. spado hippocraticus lapicidarum Secbergensium hæmoptysin et plithisin præcedens. Hal., 4721. Cependant l’auteur attribue l'état unévrismal et variqueux des vaisseaux du poumon à l'effort que font les ouvriers pour soulever les fardeaux (tandis que réellement ils fendent les pierres en Jes frappant sans cesse avec des marteaux de fer), plutôt qu’à l'atmosphère viciée par Ja poussière. | (69) Homberg, Observation sur l'ipécacuanha, qui, quand il est respiré par le nez, cause des crachements de sang et des grands maux de tête V. Mémoires de Paris, 4704, Hist., p. 25, édit. Oct. a.
4704. hist., p. 28.
(70) «J'ai vuautrefois, en fréquentant l'hospice.de Vaugirard, plusieurs ouvriers, éccupés à la fabrication de l'acide sulfurique dans la manufacture de javelle,-éprouver des: hémoptysies trèsfréquentes,;.et finir par tomber dans une phthisiehpulmonaire des plus caractérisées. » Pipel, Nosographie philosophique, 1.11, p. 465: 2e édit.
(T1)*Gap-u.
(12) Eph. nat. cur., dee.n, an. 10, à” AN a-observé plus d'une fois l'hémopiysie produite par la respipalion du sel ammoniac que l'on avait donné contre la toux. V: Ejusdem Diss.
de hæmoptysi, ch. 1, $°2. ‘
(13) Wedel, Diss. cit.
(74) Ant. Altomar, dans son Art médical; p. 340, donne pour cause de l’hémoptysie l'usage fréquent des bains et des étuves. Willis, Pharm. rat., P.1,
. 86, à noté une horrible hémopiysie produite par l’abus des bains chauds.
(15) Journ. der Erfindungen,4st., p.134.
(16) Guarivonius (Consil. 210 ab haustu calido decocti ligni guajaci). Ge qui confirme l'observation d’Hippocrate : « Ca- Jidum enim, qualecumque fuerit, Sangui-
MALADIES DES PAROIS THORACIQUES
fié sur les plus hautes montagnes (77), l'effort pour monter sur ces lieux (78), le’ froid (79), le dessèchement d'ulcères (80),
la suppression de la sueur aux pieds(81)," d'un exutoire (82), d’une herpès (83),
d’hémorrhoïdes (84), des menstrues (85),
oo
nem fluere facit. » Aphor. 16, sect. v.
(77) Humboldt, in Voigt, Magazin,
5 B., n. 473. — Percival, Philosophical
essays, t. 1, p. 263.
(T8) Borserius place parmi les causes de l’hémoptysie l’action de monter aux échelles ou de gravir des lieux escarpés (1. c., $ 27). Ainsi, il faut prendre-gardes
d'attribuer à la raréfaction de l'air ce:
ui est dû à l'action de monter.
(19) Hippocrate a dit : < Frigidum.
valide venas frangit, et tussim citat, ut nix, et glacies..» Ep. text, 14.—Chartier
rangé parmi les causes de l’hémoptysie le froid brusque et violent; Galien aussi (De loc. affect., c. 1), qui avertit, à causé de cela, que le froid, à la vérité, ne causait point de rupture par lui-même” Sans doute, il faut pour cela le passage du froid au chaud, comme je l’ai ob* servé très-souvent dans la Lithuanieÿ ainsi, l'injection d’eau froide lorsque 1e corps est bouillant produit souvent l'hémoptysie. On lit dans Plutarque (Agis et Cleom., 1.1, p. 811): « Cléomène, après une marche forcée, ayant bu de l'eau intempestivement , rejeta une certaine quantité de sang, et perdit la voix. »
Ca e
t. 1x, p. 445, et sect. v, aph. 24, p. 909!
Alex. de Tralles (1. vi, C. 1; p. 286) a.
(80) Détharding, Diss., dit qu’une.es= pèce de maladie corrompue, c'est-à-dire,
l'hémoptiysie, provint d’une mauvaise consolidation des ulcères. LATE | (81) Schmidtmann, Anleitung zuk Gründung einer vol:kommen Medicinals Verfassung, 1 th, p. 16. 1 (82) Becker, Obs. app. ad tract., la mort des noyés, n. 5, (83) Carrère, p. 85. r (84) Hertin (Diss ) parle d’hémorrhoî:
des dans la poitrine, ou de la métastas( extraordinairé"et mortelle, dans la poi wine, d’un flux hémorrhoïdaire qui avai été supprimé. Obs. anat. pathol. Altenb.
4716. Stoll, Rat. med., t. 11, p., 19. J'a
| Sur
plus de cinquante observations de cettl
espèce, qui me sont propres.
(85) Ludwig, Diss. particulièremen sur l’hémoptysie menstruelle: Helmst® 1796. Cfr. P. rv, vol. n, chap. De meni schési. Parmi plusieurs hémoptysies mêf struelles ; je n’en t'ouve-pas de plus r remarquable que celle dont l’histoire € racontée par mon père, dans son Épitom (1 c, pe 171). |
DE LA PLEVRES DU MÉDÉAGTINS DU THVMUS: Hé prs POUMONS,
de lochies (86); le retard d’une saignée habituelle (87), l'amputation d’un membre important (88), la grossesse (89), l'allaitement (90), la pléthore (91), la boisson de liqueurs fermentées (92), l’opium (93), le miel (94), les asperges (95), le mercure (96),les plaisirs de Vénus(97),
- (86) Lentilius, Eteodrom., p. 537, Je n'ai jamais observé d’hémoptysie provenant de cette cause.
(87) Eph. nat. cur., dec, im, an. 5 et , obs. 25, Pezold, Obs. med. chir., n. 28. s - (88) Dictionn. des sciences médicales, 1. c., p. 504,
: (89) J'ai connu deux femmes chez qui le crachement de sang annonçait la grossesse.
(90) « Memini uxoris, quæ lactationis propriorum filiorum tempore, mammis copioso lacte turgescentibus, numquam nou hæmoptysi corripitur. » Ruechler, Diss. cit., p. 9. Moi-même j'ai observé plusieurs fois une hémoptysie causée par un allaitement prolongé.
(91) Stoll, I. c.
* (92) Une des causes les plus communes dans les contrées septentrionales,
(93) Chesnau, I. 1, c. v, obs. 2. (Je ne l’ai jamais rencontré.) |
(94) En l’année 1819, je donnai des soins à un jurisconsulte phthisique qui, haque fois qu’il mangeait du miel, ‘pr'ouvait une hémoptysie. La même hose lui arrivait si le miel était renérmé dans les médicaments, comme dans ne tisane.
(95) Quarin, Animadversiones, p. 66.
:(96) Quarin, 1. c., p.54. (Ce n’est que Fop vrai pour le sublimé corrosif.)
(97) Cette observation de Cælius Aureanus est confirmée par la pratique jouralière. Cfr. Gilibert, op. c:, p. 301.
Vencrem præcocem, aut nimiam, inrimis onaniam, pulmonibus haud parum isidiari,; multorum, qui hac ex causa imis exhausti sanguinem sputarunt, fuera confirmant. Feminæ nobis exemlum oblatum est, quæ, licet corpore ucusque firmo ac bene nutrito dotata, uoties tamen veneri æstivis sub calori- US paulo ardentius inservit, toties cruo- M illico e pulmonibus eructat. » J.-P.
rank, 1. c., p. 178. Je lis dans ses œu- "ES, posthumes ce qui suit : « Le 4 du ais de juillet 1801, je fus consulté par 1e femme de 54 ans environ, qui avait é.très-sensible dans sa jeunesse, et aintenant était sujette aux accès hysriques. Elle était mère d’un seul fils.
te femme, depuis huit ans qu’elle
la joie (98), la tristesse (99), la ter-
reur (100), la jalousie (1), la colère (2), les vers (3), la dysenterie (4), le som-
eq mer
était unie à un mari qu’elle chérissait, ne pratiqua Jamais le coït avec lui, sans rendre un peu de sang en toussant. Le Ter janvier 1806, je fus consulté pour une femme phthisique, qui, depuis trois ans affectée de cette maladie, avait souvent craché le sang. Mais déjà depuis dix ans, toutes les fois qu’elle se livrait à:l'a= mour, elle avait rendu toujours par: les poumons une certaine quantité de sang, Je me rappelle que plusieurs femmes que je n'ai pas notées avaient éprouvé, par le coîït, le même crachement de sang. »
Plater rapporte un exemple semblable (Obs., L. nr, p. 758).
(98) Gorter, De la respiration ‘insensible, p. 515. En 1815, une dame noble qui demeurait près Stonis m'a rapporté qu'ayant appris que tout le royaume de la Pologne allait être rétabli, elle éprouva, de joie, une hémoptysie remarquable.
(99) Schenk, lib. n1, obs. 77.—Quarin, 1. c., p.44. J'ai observé une pneumonorrhagie grave produite, par cette cause; sur un général polonais. La femme dont il a été question plus haut, S1,n.4; attribuait sa pneumonorrhagie surtout au chagrin que lui avait causé ses affaires:
domestiques. Les Allemands ont un proverbe, lorsque les choses vont mal : « Es mochte einer Blut speyen. » .
(100) Polis, Sur l’hémoptysie, et ensuite la phthisie produites par la peur.