‹ Traite de pathologie interne (volume 3)Chapitre 28 sur 132 · ANGINES CATAURHALES. — ANGINES MUQUEUSES · texte numérisé non relu

ANGINES CATAURHALES. — ANGINES MUQUEUSES

doit également être suivi lorsque la parotide coïncide avec quelques phénomènes d'angine pharyngée ou tonsillaire. Dans le cas où les douleurs et les accidents inflammatoires sont très-accusés, et font craindre la terminaison par suppuration, il faut couvrir la tumeur de cataplasmes émollients, ou même appliquer des sangsues en nombre convenable ; on insistera en même temps sur les purgatifs. Si la suppuration a lieu, il faut inciser la tumeur dès que la fluctuation est évidente, afin de prévenir l'extension des désordres. La fluxion tcsticulaire n'exige que le repos au lit, et l'usage de cataplasmes émollients ou d'applications résolutives. — Dans les cas fort rares où la disparition des tumeurs coïncide avec des phénomènes cérébraux graves, on peut, selon le conseil de Grisolle, tenter de rappeler la fluxion sur la région parotidienne au moyen de rubéfiants ou de vésicatoires ; mais en raison de l'imminence du danger et de la cause probable des accidents, je ne voudrais pas m'en tenir là, et je chercherais à provoquer d'abondantes évacuations séreuses, soit par un fort drastique, soit mieux encore par le tartre stibic à hautes doses.

Dans la parotidite symptomatique, l'état général du malade contre-indique le plus souvent les émissions sanguines locales ; il faut se borner à couvrir la tumeur de cataplasmes; on peut aussi pratiquer quelques onctions mercurielles, mais il est bon, pour éviter tout mécompte, de ne pas perdre de vue la rareté de la résolution. — C'est un empâtement général ou par places, bien plutôt qu'une fluctuation vraie, qui dénote ici la présence du pus; dès qu'on croit le reconnaître, il faut inciser : le débiïdement est le seul moyen de prévenir la destruction totale de la glande.

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