JAUNE AIGUË
GENÈSE ET ÉTIOLOG1E.
Cotte maladie porte encore le nom d'hépatite diffuse aiguë, et d'un point de vue symptomatique elle a été appelée ictère grave, malin (Ozanani), ictère typhoïde (Leber t), ictère hèmorrhagigue (Monneret) (1).
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M'i MALADIES DE Ï/APPARKIL HÉPATIQUE.
L'atroçhie générale du foie, qui est l'aboutissant de ce processus pathologique, a été diversement interprétée. Henoch a attribué la destruction des cellules hépatiques à une hypersécrétion de la bile ou polycholie, qui produirait d'abord la stase biliaire, puis la compression des vaisseaux sanguins et l'atrophie. — Sans attacher autant d'importance à la polycholie, von Dusch a invoqué également la stase biliaire et ses suites, mais il lui assigne pour cause la paralysie des canaux biliaires et des vaisseaux lymphatiques. Or, la polycholie n'existe certainement pas, puisque dès le début de la maladie les sécrétions intestinales sont pauvres en bile, et, d'un autre côté, il n'est pas prouvé qu'il existe une paralysie des canaux biliaires, et encore moins prouvé que celte paralysie puisse entraver le cours de la bile, au point d'en produire la stagnation. Frericbs, Reichert et Valentiner, qui ont expérimenté les effets de l'extirpation du plexus cœliaque (à la manière de Ludwig), et de la section de la moelle au-dessus et au-dessous du plexus cervical (à la manière de Bernard), n'ont jamais observé de stase biliaire consécutive. — Plus anciennement Rokitansky a attribué l'atrophie k la colliqualion biliaire des cellules; selon lui, des éléments biliaires surabondants sont formés dans le système porte, et, arrivant avec le sang dans le foie, ils en surchargent l'appareil vasoulaire; de là le collapsus, la colliqualion des éléments sécréteurs. Cette explication a contre elle un fait physiologique positif, qui est le suivant : les éléments de la bile, en particulier les acides copulés (glyco- et taurocholique) qui la spécifient, ne sont pas préformés dans le sang, ils naissent dans le foie par l'activité propre de l'organe. — Budd, envisageant l'atrophie comme l'expression d'une maladie générale infectieuse, a invoqué un poison morbide agissant
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